Mois : novembre 2012

Pachanga Boys – We Are Really Sorry

Et voilà, nos deux compères ont enfin sortis leur premier LP, tant attendu par leurs fans (dont je fais partis). L’attente aura été longue, plusieurs mois de tortures, mais ça en valait la peine et c’est ce que je vais tenter de vous expliquer. Mais avant ça, faisons un léger récapitulatif de carrière du duo : 3 Ep, plusieurs remixes (je ferais un autre article pour préciser cet aspect de leur carrière tellement ils ont pu nous accoucher des perles), un titre Time long de 15 minutes qui restera forgée dans les mémoires et qui les a propulsé au devant de la scène mondiale, oui pour l’instant Rebolledo et Superpitcher ont fait un parcours exemplaire !

Le moment est donc venu pour eux de passer l’épreuve décisive, le premier album. Etant déjà fan de leurs productions, j’ai acheté sans hésité la version double LP avec CD et DVD compris (et en bonus un petit livret récapitulant leur périple divins à travers le monde en image). A 18 euros, c’est presque donné tant le contenu est riche, et je voulais gouter de la patate du groupe avec le format Vinyle. Je reçois le précieux, et m’empresse de mettre la galette sur la platine, déjà tout content d’avoir l’objet en main. Et ça commence donc avec Studio Galactic Pachanga, un titre introductif à l’album.Un synthé se pose dès les premières notes, accompagné plus tard par une petite percussion. Le son monte en puissance, ici les Pachangas jouent la carte du minimalisme, et on pense tout de suite à l’ouverture d’un film de SF des années 80. Succès garantie à toute personne ouverte d’esprit. Ca se poursuit avec Basic Vocabulary, une track composé d’une petite mélodie faite avec je ne sais quel instrument et d’une voie synthétisée (venant des Dessagne Twins a mon avis) clamant l’esprit du duo. Délire farfelue, le titre peut faire sourire à condition d’avoir du vert sous la main. Pachanga Voice arrive ensuite pour te remettre les idées en place. Avec un début sommaire (une petite percussion comme Rebolledo sait les utiliser), les graves arrivent ensuite très rapidement (imaginez une basse sous octave d’un clavier MIDI, le tout élégamment orchestrée). Des voies scandent des « Pachangaaaaa » à l’unisson, une batterie arrive ensuite pour donner la pêche au morceau, on se laisse charmer par le coté barré et complètement délirant qu’on pu nous donner le duo. Sans doute un des meilleur titre de l’album. On continue ensuite avec All You Need Is A Tree, titre similaire et dans le même esprit que Basic Vocabulary. On enchaine avec ClapDance, un « morceau » si on peut l’appeler comme ça uniquement composé d’un clap répétitif et d’une voie criant « DANCE ». Point noir de l’album, je n’ai toujours pas compris l’intérêt d’avoir enregistrée une tel blasphème. On zappe pour arriver à Superfancy Lifestyle : une percussion saturé typique encore une fois de Rebolledo, même si cela peut rappeler aussi certains courants de la New Wave des 80’s, la même voie présente dans Basic Vocabulary et All You Need Is A Tree enchaine le récit, cette fois en parlant du mode de vie des Pachanga Boys, de leur philosophie, vision, joie et de l’insouciance qu’ils aiment transmettre. Encore une fois, il est à rappeler que We Are Really Sorry est une histoire, un récit d’un voyage des deux compères à travers le monde (Cologne, Cheesetown, Boottown, Coffeetown et le retour comme ils le disent). Pour comprendre ce LP, il faut se mettre dans cet état d’esprit, le duo a enregistré dans divers lieux, et ce de 2009 à 2012 (pour les sceptiques, regarder le Booklet présent dans l’édition vinyle, c’est très bien précisé). Mais trêve d’histoire, continuons l’écoute ! Speedo And Boots arrive : ça commence avec cette même percussion que le duo aime utiliser et un refrain répétant le nom du morceau. Ca avance ensuite avec des notes de synthé complètement saturées, pour monter en puissance tout le long du morceau. C’est dit, on reconnait l’esprit des Pachanga Boys, les vocals, les instrumentales, on est de retour dans leurs joyeux délires ! Tout heureux de cette merveille, la galette se poursuit avec The River, un titre ma foie jouissif. Avec des basses bien poussées, une mélodie de guitare agréablement planante et un bruit de rivière samplé en fond, on se laisse emporter. Un synthé vient plus tard pour accompagner la track : rien à redire, un sans faute, ça diffère cette fois de l’esprit des Pachanga Boys mais dans le bon coté des choses heureusement.

On passera à coté de Shopping For Voodoo et Tequila The Club, transitions qui se révèleront pauvres d’intérêts même si on gardera le sourire en s’imaginant leurs périples. Drunken Dancer poursuit l’aventure : on reprend les schémas qui ont fait le succès du duo, on met un soupçon d’ambiance oppressante, on garnie le tout d’un coté instrumental (la basse qui arrive vers les 2 minutes du morceau, un synthé analogique vers les 3 minutes) et voilà, on a une petite merveille ! Drunker Dancer représente l’idéologie même du duo : aucune barrière, aucune limite, la liberté de composition sans fin. Wrong Guys continue l’aventure, mais sort des sentiers du groupe : à coup de synthé ultra saturé, on se croirait en plein bad trip. Cependant, le titre s’achève de manière joyeuse avec la même petite mélodie présente dans All You Need Is A Tree et Basic Vocabulary. Meet The Boys arrive : le titre met la patate, tout en demeurant réservé aux fans du groupe. On termine le LP avec Fiesta Forever (Reprise), même titre que celui présent dans leur EP Thanks For Nothing. Cette fois pourtant, le titre prend tout son sens : pour cloturer leur premier album, ils ne pouvaient pas trouver mieux. On retire le bras de la platine avec le sourire, tout en se disant que l’on a pas finis de rêver avec ces deux gugus.

En conclusion, malgré les interludes narrés par les Dessagne Twins (Basic Vocabulary, All You Need Is A Tree, Superfancy Lifestyle et Wrong Guys) qui peuvent paraitre pas vraiment adaptée pour la sortie d’un tel album (les Pachanga Boys voyons !), deux titres clairement inutiles (ClapDance, Shopping For Voodoo), on se retrouve heureusement avec 9 titres qui eux, et pour sur, correspondent parfaitement à ce qu’attendent les fans acharnés du duo. Encore une fois, a chacun d’écouter l’album dans son propre état d’esprit, mais il convient quand même de réaliser que nos deux gugus en chef savent s’y faire pour nous pondre des tracks totalement inattendues. C’est pourquoi We Are Really Sorry ne convient pas à tout le monde : n’allez pas demander à un fan de Skrillex et ci d’écouter l’album, ce serait un désastre. Ce sont les plus endurants et acharnés qui comprendront le concept caché derrière ce premier LP, et c’est ce qui donne le sourire justement : constater qu’on peut encore se taper un gros délire avec quelque chose que la grande majorité n’arrivera sans doute jamais à comprendre.

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Manu Chao – Siberie M’etait Contéee

 

Comment dire… Manu Chao est un de ces artistes qui a longuement marqué les esprits (dont le mien dans ma jeunesse). Sortis en 2004 de manière totalement amateur (notre amis est un des rare à rester totalement indépendant), Siberie M’etait Contée est une petite merveille, totalement barrée certes, mais des albums comme ça, on en voit très rarement. Alors pourquoi donc reparler de ce phénomène qui a déjà été chroniqué à gogo ? Tout simplement parce que malgré les années, cet album figure toujours parmis mes coup de coeur ultimes. De la cassette quand j’était encore jeune jusqu’à la version MP3 maintenant, je prend toujours autant de plaisir à me laisser accompagner par cette histoire, qui soit dit en passant révèle certains détails de la vie de Manu Chao plutôt sombre (la mort de son amis Noël Rota pour cause de surdose). Et justement, le disque aime alterner les humeurs, des morceaux délirants comme Les Petites Planètes à Sibérie Fleuve Amour, une balade mélancolique, Manu nous raconte ses péripéties à travers des vocals de toute beauté. Bien sur, la nostalgie est là pour redonner un coup de fouet, mais pour de l‘alternatif, Manu Chao devrait avoir une place au panthéon Français pour l’occasion. On le connaissait pour son immense talent à chanter en espagnol, l’amis change de registre en s’attaquant au Français, au grande langue inadapté pour certains genres dans la musique. Composé de 23 pistes (!), les instrumentales sont réutilisés à foison mais la diversité vocale rend chaque track uniques. Avec un coté très orienté vers la capitale Française, on se sent tout de suite attiré par le coté « rustique » de l’album, comme une hymne à la fanfare dans les petits quartiers d’époques bien obscures au commun des touristes. De ses coup de geules, hymnes au délire (La Valse à Sale Temps), moments de défonces psycho-hallucinant (Les Petites Planètes), récits de train de vie (Petite Blonde Du Boulevard Brune) et encore, j’en passe une très grande partie en raison d’un manque de temps, on ne peut que remercier Manu Chao pour ces merveilles. Penser c’est bien beau, mais notre amis lui passe ici à l’action : ses textes alternent des histoires fictives, des détails de son séjour à Paris jusqu’à ses points de vue sur divers sujets alors à l’actualité (on pense directement au chômage de l’époque quand on écoute La Valse A Sale Temps). Alors oui, certains n’adhèreront pas au concept, et malgré la grande réputation de l’artiste, j’espère que certains découvriront ici ce que je considère comme un des meilleur album de toute la décennie.

 

Zero 7 – Give It Away

En terme de relaxation, ou même de plaisir d’été, j’ai dégoté une sacré merveille il y a quelques temps et je m’empresse donc de la mettre sur le blog. Au gré de mes favoris Soundcloud, parfois c’est le bordel pour retrouver les musiques que je veut écouter, mais celle ci est vite revenu dans mon esprit. Le genre de track a passer en été, sur une belle plage (ou peu importe) avec un paquet de potes pour se poser quelques minutes. Chapeau à la petit guitare qui donne tout le charme et aux multiples petites mélodies à la fin du morceau, le voyage est pleinement assuré !

Aeroplane – In Flight Entertainment

 

 

Je partage aujourd’hui avec vous une compilation qui m’a marqué l’année dernière et dont je viens de remettre la main dessus. In Flight Entertainment est et restera une des meilleures compil’ de l’année 2011 selon moi, en tout cas pour ce qu’il s’agit de la Nu Disco, et pour tout fan du genre on ne peut pas passer inaperçu face à cette merveille. Aeroplane (déjà bien connu en Europe pour ses productions énormissimes) rassemble ici les morceaux de ses amis, collaborateurs et même d’illustres inconnus sur une galette. Composé de 13 tracks, certaines exclusives (comme Save Me Now d’Aeroplane ou encore Foolishness (Vocodub mix) de Bxentric), permette très vite de se laisser emporté par le talent des différents artistes : rien n’est à jeter, chaque track dispose de son propre esprit. Aeroplane à en quelque sorte lié ces différentes petites merveilles pour notre plus grand plaisir. On se régalera du petit coté nostalgique de Take Me Home, de la claque qu’est Snakes Head, du synthé typique 80’s de Through Thorns To The Stars ou encore de la nervosité de Let’s Burn It All. Pour ceux qui désirent acheter le vinyle, celui ci est disponible sur discogs sous la forme de deux 12″ ou d’un CD ici.

Franchement, ça en vaut la peine, de plus ça permet de soutenir Eskimo Recordings, le label d’Aeroplane et de pas mal d’autres collaborateurs présents sur cette compilation. Sur ce, et comme l’aurait dit notre chère Barry White, « Let The Music play ! »

Stars On 33 – Something You Can Feel

Le moins que l’on puisse dire, c’est que Kris Menace a toujours trouvé le chic de se réinventer. Par ses remixes (foncer sur celui de Lana Del Rey par exemple) et ses propres tracks, l’artiste sait clairement comment faire vibrer la foule. Mais notre chère « clubber en chef » a d’autre talent, celui de créer des projets qui feront germer de véritables pépites musicales. Et c’est le cas de Something You Can Feel, un magnifique morceau qui laisse pantois de par sa simplicité mais aussi son schéma qui bien que classique dans le domaine de la Nu Disco parvient à se démarquer de la concurrence. Toutefois (et pour l’occasion) Kris Menace s’est fait accompagner de ses amis Laurent Tompson et Radical Peterson, le trio formant alors Stars On 33. Certes ça date déjà un peu (la musique est intemporelle de toute manière) mais une merveille comme celle ci doit être partagée.