Mois : janvier 2014

Mind 80 #7

 

Teknival

7ième sélection du blog, ça commence à former quelque chose d’intéressant. Croyez moi quand je termine des chroniques comme celle de NU je considère que les playlist peuvent attendre un peu. Mais bon, comme je vois que pas mal de temps est passé depuis je m’y remet !

 

Ah Minilogue, ce duo de génie qui lâche des tracks de 15/20 minutes comme ça sans rien dire. Ils surfent constamment entre la Minimal et la bonne vieille Techno mais bon dieu on reconnait toujours leur patte artistique. Coup de coeur de la semaine avec Nothing Is Lost, un tube présent dans leur dernier maxis qui n’a pas fini de te faire décoller. Qui a dit que la musique électronique était froide ?

Junip était il y a peu une formation totalement inconnu à mes petites oreilles. Jusqu’au jour ou en pleine nostalgie de Breaking Bad (série bandante à souhait) je me regarde le trailer du finale. La série a toujours eu le chic d’avoir une chouette bande son mais Line On Fire colle tellement avec le scénario (il n’y qu’a écouter les paroles) que je la place dans cette sélection.

Toujours agréable de replonger dans des périodes prolifiques comme celle de Detroit : impossible de savoir la quantité d’oeuvre produite dans les 90’s tellement ça en regorge sur youtube. Mais cette masse cache toujours son lot de petites merveilles, des sons bien souvent connus des connaisseurs du genre mais totalement oublié par une génération penchée sur son Iphone à rien faire. Ouh je sens que ça en titille certains donc je vais faire bref : Rhythm On The Loose a sortis une petite série de maxis dans les 90’s dont le tube Break Of Dawn devenu culte notamment à Ibiza (et oui à l’époque c’était encore cool). Ecoute et plonge toi dans le passé un petit coup ça ne fait jamais de mal 😉

Trip Do Brazil Vol 1 est assurément une des meilleurs bande son qu’il m’ai été donné d’écouter. Mélange subtil entre des sonorités Brésiliennes et celle d’une House bien UK, c’est un peu l’équivalent de la compil’ d’Acid Arab mais dans un autre genre. Croyez moi en pleine canicule d’été cette galette a de quoi vous faire bouger. Magenta dépasse cependant les espérances avec Un Café!, tube en puissance d’un peu plus de 5 minutes. Allez l’amis, bouge tes pattes et achète ton ticket pour Rio illico !

Reach dans sa version « Little More Mix » est clairement une grosse tuerie en boite : quand tu es plaqué contre les caissons et que la petite mélodie débarque avec les bonnes vieilles sirènes de l’Acid House tu ne peut que rentrer en transe. Dansant, envoutant, trouve toi ta propre définition du morceau parce que tu y repenseras forcément en soirée.

Si tu as jeté un petit coup d’oeil aux chronique que j’ai réalisé alors tu sais forcément que les Twins se hissent déjà dans mes favoris. C’est très subjectif, je comprend totalement qu’on ne puisse pas adhérer au concept mais quand je vois sur Facebook l’annonce d’un nouveau maxi mon coeur s’emballe. Julienne Dessagne nous livre cette fois ci (avec le mastering de Superpitcher) le magnifique Water Coaster. A écouter sans modération et dans de bonnes conditions.

Allez comme c’est la 7ième autant conclure avec quelque chose de posé. Tyson Ballard nous a un jour sortis son titre My House et tout changea dans ma tête. Plus sérieusement le schéma est classique et tape dans tout ce qui a pu se faire depuis pas mal d’années mais cette recette est toujours aussi efficace. C’est entrainant et parfait en pleine après midi d’été quand tu cuves ton trip de la veille mais que tu as quand même envie de son.

Allez l’amis il est temps de se quitter, profites de ta semaine et n’oublie pas que le jeudi soir est proche, ça sera le bon moyen d’utiliser cette playlist 😉

Chronique : NU

Nu

Dans le flot de sorties de ce début d’année se cache quelques petites merveilles qui méritent un léger détour. Un gros détour même si on prend l’exemple de NU. Si notre cher allemand a déjà écumé toute l’Europe avec ses Set dévastateurs il devient vital de faire une petite pause histoire de voir ou il en est niveau studio. NU se détache clairement de la masse dès les premières secondes d’écoute : on surf sur un immense amas d’inspiration tout en restant dans la carte de la finesse. Si certains voient là un paris irréalisable, l’allemand prend un énorme plaisir à nous contredire. Rolf Fabian Laumer (la personne en question) est le genre de gas ultra discret qui ne donne aucune information à son sujet. Point d’interview et encore moins de passage à la TV, le mystère reste total. Enfin pas vraiment puisque ses productions laissent entrevoir un semblant d’information si on prend le temps de faire gaffe aux détails. Allez l’amis, laisse toi embarquer dans l’expérience et prépare le calumet tu vas être servis !

(2008) Voca : Ce petit maxis de deux morceaux (l’un de Nu, l’autre de Mo’Joe) laisse entrevoir les débuts d’une carrière prestigieuse (non non je ne déconne pas). Derrière la sobriété de Voca se trouve un morceau de 10 minutes tout bonnement envoutant. La fibre électronique est présente mais très vite on se demande ou il a pu trouvé les divers samples et boites à rythmes nécéssaires à la composition. L’envolée se fait douceur et te fait tripper pendant les 5 premières minutes. Ce petit amuse bouche cède toutefois la place à une seconde partie beaucoup plus envoutante. Oui oui tu te surprendras même à attendre comme un drogué la petite mélodie qui te fait tant sourire. Efficacité, simplicité, originalité, BOUM dans ta face.

 (2009) Viento : Ah sayais on a enfin droit à une galette un peu plus remplie. 3 morceaux de 7 à 9 minutes voilà de quoi se faire plaisir en rentrant du boulot. La Fuente t’introduit dans sa sphère encore une fois en douceur : NU cherche à te faire rentrer dans son petit univers de sonorités toutes plus dingue que les autres. Si ce premier titre fait son effet c’est aussi grace à un léger changement d’orientation : les graves sont bien plus présentes et s’accordent parfaitement avec la petite flute à partir de 3 minutes. Le coté tribal est aussi une des raisons pour laquelle le morceau s’écoute bien. Sangre n’apporte cependant pas de réelles nouveautés, le vocal mis en boucle aura peut être le don de te faire décoller mais le coté instrumental du titre reste timide. Trop timide d’ailleurs, la simplicité a ses propres limites. Certains aimeront d’autres moins, c’est à vous de voir. Razones arrive à la rescousse et rétablie très vite les bases : on retrouve bien heureusement le talent du producteur mystérieux. Le rythme a plus de peps, les montées mieux maitrisées, yepa yepa il est de retour.

Sorry, pas d’intégration possible pour ces vidéos donc clique sur le lien.

(2011) We Love The Sun : Une pause de deux ans fait toujours du bien. La preuve avec ce maxis tout bonnement jouissif et qui se hisse dans le top de ses créations. Jo Ke vient donner un coup de main par la même occasion et c’est tant mieux. Véritable tournant dans sa carrière, Nu s’attaque enfin à une symbiose entre vocal et instrumental. Who Love The Sun démarre en trombe sans te laisser le temps de réagir : c’est agressif sans l’être réellement, un peu comme si on vous passait du classique sur un sound system de Ravers. Aucun choc notoire à l’horizon l’amis, retiens uniquement ton souffle à l’arrivée des 1,55 minutes du titre parce que tu ne pourras plus reculer sur la piste. Le remix d’Acid Pauli tape dans le même délire sans non plus dénaturer le mythe : la structure du morceau colle au passé du bonhomme, les bonnes graves bien lourdes accompagnent une partie vocale tout aussi bonne. Le morceau de base ou son remix trouveront forcément des adeptes. Dance In My Pants t’invite à bouger d’une autre manière et ce sans faire tâche sur le maxis. Ton petit crâne se souviendra longtemps de ce titre surtout si tu es dans un état second. Alors, satisfait ?

(2011) Fool : même année, même label, même producteur. Le trio de choc pour tout label en quelque sorte, surtout quand l’artiste se révèle être un petit génie. Yerbal mériterait à lui seul un flot de récompense : sur un sample tiré d’un trip en pleine forêt d’Amazonie vient débarquer des putins de graves juste bandantes. Ambiance teknival à la forêt de Brocéliande bon dieu ! Trève de plaisanteries le titre est simplement la petite merveille à dégainer en début de Set pour faire bouger la foule. Manque plus que des champignons et t’es bon. Jo Ke est de retour sur Fool pour notre plus grand plaisir : ultra mélancolique, ce second titre laisse un temps de repos après la claque du début de maxis. C’est encore une fois maitrisé et diablement mixé, du NU dans toute sa splendeur. Soltero restera d’ailleurs dans le même esprit et t’achèvera un bon coup.

(2012) This Land : Ah que de souvenirs en écoutant This Land. Ce maxi (encore ?!) comporte de belles perles toutes plus bonnes que les autres. A commencer par la track éponyme qui du haut de ses 9,40 minutes vient abaisser ton rythme cardiaque en flèche. Tu te retrouves même à être envoutés par le combos Grave/Vocales toujours aussi efficaces. C’est sans aucun doute le morceau le plus accessibles de Nu pour monsieur tout le monde. All That Sound est plus orienté vers les club même si sa longue introduction de 2 minutes laissait présager une belle épopée. Ah merde c’est encore une tuerie au final. A l’état pur. Jouissivement jouissive. Enfin bref je m’égare. DUBomat change d’univers mais aussi de contrée, le Brésil est cette fois la destination de NU. Oubliez le principe de nationalités, Nu te fait voyager n’importe ou et quand il le désire. Te voilà plongé en plein festival sur les plages de Rio, 3 grammes dans le sang mais toujours de l’énergie à donner après 10heures de teuf. Et oui c’est NU qui te met dans cet état là. Eyeflower s’adresse quand à elle aux amateurs d’After chargé à coup de substances toutes plus diverses que les autres. Mais bordel, tu trippes alors à quoi bon arrêter le son ?

(2012) About Love : C’est chez Katermukke que Nu vient cette fois poser son matos. Encore un maxi tu me diras, le bonhomme semble maître en la matière. Mais bordel que c’est bien produit, pourquoi reste il dans l’ombre ?! On en sait strictement rien mais sa carrière va être amener à décoller par la suite. La Sirena Negra illustre tout son talent en 7 minutes : une profonde connaissance des rythmes, des vocales minimalistes en boucle, des sonorités chaudes, et etc et etc… La recette sera toujours la bonne même dans 3000 ans. About Love se lance que tu es déjà à sautiller comme un petit fou dans ton salon. Le son a beau être sérieux dans l’esprit, sur la forme c’est bien sympa. La consécration rythmique de NU se trouve cependant dans Kleiner Prinz. Troisième titre de la galette qui dure à peu près 8 minutes, la touche de swing nécessaire à te propulser sur la piste est bien présente. On continue à entendre ces fameux vocales tous plus fous les un des autres mais nom de dieu ça marche quoi ! Histoire de te laisser te reposer NU t’a concocté Cielo, magnifique conclusion qui t’entrainera sur les hauts nuages du 7ième ciel. About Love marque un échelon gravis, un peu comme si l’allemand s’était soudain rendu compte que ses productions pouvaient coller avec des images, même dans le creux de ta tête.

(2012) Places EP : C’est au tour de Sprinkler de recevoir notre pote NU. Je vous le dit depuis tout à l’heure mais le bonhomme est habitué à changé d’air. Mais plus le temps passe et plus il est productif : 4 morceaux inédits rien que pour ce maxis. On lance la sono pour arriver sur Places, titre hypnotique et bien répétitif de 5 minutes. Enfin oublions le terme répétitif, la seconde moitié du morceau voit débarquer une armada mélodique accompagné de la douce voix de Julia Go. Apprenez bien la leçon apprentis producteur, c’est la démonstration même de l’efficacité. Kaiser continue ainsi l’épopée mais pas dans le bon sens malheureusement : certes on est à force des écoutes devenu accro aux samples et autres effets bien loufoques de NU mais dans le cas présent on est plus face à une maquette qu’au master. Petit raté voyons, ne soyez pas aussi impitoyables. Schmerz est le genre de son à pouvoir aisément jouer le rôle de transition entre le before et ta soirée. D’un coté tu as la longue série de kick bien fat qui t’explose la tête, de l’autre les vocales entrainant. Fais ton choix, avec un peu de chance tes potes adhèreront au concept. Amor conclue la sortie de belle manière. Nu est clairement un producteur ambitieux capable de mélanger tout les genres et inspirations sur terre mais pour moi il manque encore l’image. Oui Amor pourrait aisément figurer dans la bande son d’un grand film. De le Deep House comme peu savent en faire.

(Malheureusement point de vidéos ou de Soundcloud du maxis, à toi de chercher sur le net)

(2013) Four Season Album Episodes : Cette chronique a été en grande partie rédigé dans le but de vous faire connaitre cet album. Ou plutôt cette série de mix. Ou plutôt cette série de mix entièrement faite de ses productions. Oui c’est Nu derrière ces 9h40 de sons. Un mec et une dizaine d’heure de teuf. Un pari extrêmement risqué et relevé haut la main : c’est très simple, prenez la crème de la crème des précédents maxis, mariez la avec un flot de titres unreleased et mixez ça d’une belle manière et c’est bon. Non sérieusement cet exploit est clairement une des choses à retenir de l’année 2013. De l’excellent Otonio (celui le plus ouvert sans doute aux nouveaux venus) à La Prima Vera en passant par SOL pour terminer sur Lluvia Blanca, bref du délire du délire. NU repousse les limites des formats actuels et invente carrément une nouvelle pratique. Certains critiqueront la longueur ou encore la ressemblance des morceaux le long de tel ou tel mix mais croyez moi vous êtes dans l’erreur : le talent de NU réside dans le fait qu’il peut te faire passer le dit mix comme une seule et unique track. Et c’est ça l’intérêt justement, tu clique sur play et c’est partis pour une aprem’ tranquille à vaguer à tes occupations sans regarder ton  macbook. Du grand art, la leçon à retenir par dessus tout.

(2013) Carat EP : Ayant eu la chance (plutôt le réflexe) d’acheter le maxis en Vinyl dès sa sortie j’ai pu en profiter quelque temps. Comme d’habitude de la grande maitrise même si les deux premiers morceaux (Abre et Sleepsong) ne resteront pas forcément dans les esprits. Dans le cas contraire c’est bel et bien Carat (version originale plus le remix) ainsi que Emarceva qui récoltent la palme. La pointe de classique du premier t’apportera forcément le calme nécessaire tandis que la reprise bien loufoque du second te relancera sur la piste. C’est agréable d’écouter NU, avec lui on est sur et certains de ne jamais en sortir dégouté.

(2014) Saga Chapter One : Fidèles, il est temps de partir en croisade pour défendre notre cher et magnifique BAR 25. Et oui, s’il a disparu il y a déjà quelque temps son esprit reste lui bien présent. Après une série de maxis, un album-mix de 9h40 et une masse de lives à travers l’Europe NU est de retour. Et les nouvelles sont bonnes, on aura encore droit à un album-mix. Hein quoi, c’est déjà disponible et gratuitement ?! Oui ça l’est l’amis, fonce sur son souncloud pour télécharger l’oeuvre et magne toi d’allumer ta sono. Le premier chapitre concentre à lui seul une bonne trentaine de morceaux. L’évolution réside dans la diversité de l’ensemble : multi inspirations, multi genres, multi rythmes, bref le Saint Graal de tout amateur de Deep House. Et attend l’amis parce que c’est pas finis, la suite est en chantier. Quand je te parle de Saga on en est actuellement qu’au premier chapitre ce qui laisse présager de bonnes choses pour la suite.

https://soundcloud.com/n-u/saga-chapter-one

La encore Soundcloud m’empêche d’intégrer certains contenus (tout comme youtube) donc n’hésitez pas à allez fouiner sur le net histoire de trouver les morceaux manquants.