Mois : juillet 2014

Mind 80 #11

Mind 80 #11

Entamons le vif du sujet si tu le veut bien. La précédente playlist s’attaquait au Nu Disco en passant par quelques petites pépites de House, maintenant que le Before touche à sa fin un peu de Techno ne ferait pas de mal. Et par un peu je sous entend une bonne vingtaine de track finement sélectionnées pour tes petites oreilles. Si j’en suis déjà rendu à ma 11ième compil’ c’est grâce à toi cher lecteur, ce modeste blog va bientôt (et de manière symbolique) dépasser les 3000 vues. Moi qui pensait toucher tout au plus une dizaine de personne imaginez ma surprise ! Gratitude et remerciement suprême seront donc mes maîtres mots si vous le voulez bien. Trêve de fourberies cependant, il est temps d’allumer l’ampli et de pousser ta sono à bloc ! « Skekses Power ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PS : House, Techno, Minimal, Tech Progressive, bref il y a de tout et pour tout les gouts. Rappelle toi simplement que cette sélection plutôt hétéroclite fait l’impasse sur pas mal de choses mais ça c’est pour la suite 😉

Chronique : Zenker Brothers

Zenker Brothers

Les deux compères nous viennent d’une belle contrée Allemande, Munich. Relativement jeunes (et armés de leurs éperons) les « Zenker Brothers » forment le fer de lance d’une génération talentueuse. Ils en sont encore à leur débuts mais Marco et Darius savent faire cracher ton caisson c’est moi qui te le dit. Ta vie après une simple écoute de leurs galettes va sensiblement changer mais je laisse encore le mystère tout entier… Pas de Dolorean cette fois ci mais la bonne vieille loco’ de Doc, vous comprendrez par la suite.

2011 – Berg 10 EP : C’est sur leur label Ilian Tape que les frères Zenker décident de se lancer. Quoi de plus logique après tout ? La jeune structure a auparavant signer de belles productions donc tout semble allez pour le mieux. En résulte donc 3 morceaux à commencer par Berg 10. Savante entrée dans la matière dans leur univers, l’auditeur est fraichement acceuillie par une rafale de grave ponctuée d’une petite réverb’. Quoi de plus classique après tout ? Que nenni, c’était sans compter sur la petite ligne mélodique qui te ramènes dans ta tendre enfance. La magie du titre c’est avant tout ce mélange : les deux frères se renvoient la balle en y rajoutant chacun un peu de leur savoir et si au premier abord l’écoute te laisse de marbre, les suivantes feront leur effet. Inti poursuit l’idée mais on est plus face à un titre d’ambiance qu’à une track Techno. Remarquez, le morceau a peut être de l’avenir du coté des OST qui sait. Pourtant ce cher Inti en a dans le ventre, la montée se fait en douceur et sans se presser ce qui plaira à certain. Sans être le bouc-émissaire de leurs productions, cette seconde track à un petit air d’inachevé mais passons, il y a heureusement une suite qui arrive. Studio est dans la place que tu te retrouves déjà à groover dans ton salon. La précédente bavure est immédiatement corrigée avec cette solide track : le rythme est on ne peut plus entrainant, la ligne de grave envoutante, les petites mélodies attachantes, je manque d’adjectif pour exprimer ma pensée mais restons en là. Yeahhhhhhh, un premier maxis réussis ça fait toujours plaisir !

 

 

2013 – Lion On Mars : Bingo, 2 ans d’attentes équivalent bien souvent à 4 années de pure plaisir. Tu veut savoir pourquoi ? Et bien commence l’écoute du magnifique Knighthof. Cette petite bombe de Techno te redonnera le pep’s qui te manquait en début de soirée. La base rythmique (qui pourrait se résumer à une bonne groovebox des 90’s) s’accompagne merveilleusement bien avec la boucle « semie-orientale » du morceau. Répétitif mais jouissif, Knighthof est l’une des plus grandes réussites des Zenker Brothers. On renchaine cependant avec The Future Is You, second titre de la galette. Changement d’ambiance cette fois ci, les deux frères ont tapé dans l’ambiance tribale des afters de folie. Le pire c’est que le rendu final, plutôt simple à l’écoute, fait son effet. Tu garderas même en mémoire le « Big Kick » qui rythmeras ton petit coeur pendant 6 minutes. Heureusement que Davin est là pour te calmer un minimum. Si cette troisième track emprunte légèrement à Knighthof, les douces nappes mélodiques qui apparaissent en milieu de morceau sauront t’apaiser. Remplie d’émotion, Davin est le genre de titre qui apportera un semblant de mélancolie en plein SET tout en demeurant fidèle à la sainte et douce Techno. « Petite pause neurologique en cours, merci de patienter quelques minutes ». Voilà c’est bon, tes petites oreilles reposées sont prêtes à se lancer sur Cosmilian. Cosmique ou comique à chacun de choisir, j’opte toutefois pour le premier choix. Cette dernière track est un cas à part : sans être en avance sur son temps elle a le mérite d’innover chez les Zenker Brothers. Attention toutefois, dégainer ce titre en plein SET peut vite faire chambouler l’ambiance donc je recommande l’écoute studio. J’ai envie de dire qu’on en arrive à la conclusion de ce second maxis. L’ambiance générale est plus que positive, aucun sans faute au compteur à déplorer et en plus de cela un style vraiment à part de ce qui se fait traditionnellement à Berlin. Comme quoi sur un malentendu ça peut marcher.

 

 

2014 – Stratus Phunk : Mouhahaha on en arrive au sésame ultime, mon coup de coeur absolue. J’ai fait la connaissance des Zenker Brothers par le biais d’une amie (thanks « Grande Chambellante ») et surtout avec Knighthof. Je ne vais pas me plaindre de ça, loin de là même. Non, si j’ai très vite adhéré au style des deux allemands c’est surtout par le biais du morceau éponyme Stratus Phunk. 10 minutes de pure folie et parfaitement orchestrées, le tout plongé dans un magnifique clip du studio « The 29 November Films ». Au programme : samplage des cheminots, gros rythme bien tapeur, envolée nerveuse pour une fin diablement jouissive, communion parfaite entre la vidéo et l’audio, bref du très très très bon boulot à l’Allemande. Je comprend pourquoi les gars du Tresor ont signé, ce seul titre parvient à renverser ton petit crâne en quelques secondes. Renchainons toutefois avec Thirty-Who. Ce second morceau est très facilement assimilable à une grosse Rave Party sur Pluton. Nos potes extraterrestres pourraient pas s’empêcher de se déchainer sur la piste c’est moi qui te le dit. Chose malheureuse, la précédente claque avec Stratus Phunk est difficilement éclipsable d’ou un sentiment de manque à la fin des 6 minutes. Heureusement Vamp Like (ultime track) rajoute un peu de trash à l’ambiance générale : le gros rythme furieux transportera les junkies dans un nouvel espace tridimensionnel. Bref une finale en beauté !