Mois : octobre 2014

Gidge – Autumn Bells

Gidge - Autumn BellsChaque saison a son ambiance, son rythme ou encore ses paysages. Si la plupart des mortels privilégient l’été comme la période la plus fastueuse de l’année, des gars comme Jonatan Nilsson et Ludvig Stolterman ont eux choisis de voir différemment les choses. Déjà titulaires d’un premier EP plutôt intéressant (cf -> For Seoul EP), les deux compères ont sortis en Septembre 2014 leur premier LP, Autumn Bells, disponible sur Bandcamp en version numérique comme physique (Vinyl ma gueule !). Le moins que je puisse dire après 2 semaines d’écoutes c’est que le résultat décoiffe de jour en jour : enfin un album avec une vrai atmosphère, une continuité parfaitement maitrisée, des sonorités innovantes… Bref, « The Must Have » du moment selon moi ! Si ce petit aparté t’as mis la puce à l’oreille, continue la lecture de cette chronique, tu ne le regretteras pas.

 

Rentrons dans l’immersion avec Fauna, Pt I. Cette entrée en la matière peut vite décourager au premier abord (je pense au « pseudo vacarme » qui s’en dégage) mais une écoute analytique au casque te permettra de comprendre la valeur du morceau. La multitude de détails qui se dégage dans cette petite introduction va vite s’accélérer avant d’atteindre un final envoutant de réalisme. De l’Ambiant comme je n’en avais pas vu depuis des lustres, les deux Suédois ont particulièrement peaufiné le traitement du son afin de restituer toute l’ambiance de l’Automne. Ni chaud, ni froid, l’équilibre est parfait pour démarrer le LP.

Comme je l’ai dit précédemment, Autumn Bells est un LP plus que cohérent pour son époque. A l’heure d’internet et de la masse musicale qui sort tout les jours sur je ne sais combien de plateformes différentes, les artistes comme les auditeurs ne prennent pas forcément assez le temps de se poser pour « vivre » la musique. You poursuit la même veine artistique que Fauna Pt I mais dans un genre subtilement différent. Peut être plus tribale, le rythme de la track fait immédiatement penser aux magnifiques paysages d’Europe du Nord. La 1ère partie du titre pose ainsi les bases en t’insérant dans le rythme, la seconde partie quand à elle apporte sa touche mélodique et te transporte elle au coeur même de l’ambiance du titre. Toujours en douceur, Gidge, te transporte dans son petit univers feutré d’Automne et parvient à te redonner le sourire. C’est cependant l’envolée théâtrale de la fin du morceau qui te procurera le plus de plaisir, sourire au lèvre obligatoire.

Oh oh oh, voilà déjà arrivé Fell In Love. Ne vous étonnez pas, c’est clairement le titre le plus accessible du duo. Toutefois ne vous méprenez pas aussi sur la simplicité du morceau : mieux vaut un engrenage simple et efficace plutôt qu’une cohorte de pistes toutes plus mal mixées les unes que les autres. Les notes de piano qui font figure d’introduction suivront continuellement le titre avant d’être accompagné par les « si reconnaissables » beat du duo. C’est cet écart entre la finesse du piano et les graves imposantes qui donnent à Fell In Love tout son charme, rajoutez y des vocales poétiques et la recette prend alors tout son sens. Croyez moi que vous allez vite être réceptif à tout ça. Que de poésie l’ami, que de poésie…

Prenez Eric Serra et sa cultissime OST du Grand Bleu. Prenez les nappes mélodiques qu’il maitrise à merveille et rajoutez y l’esprit de Gidge, voici venu Rest. Même si l’album prend ses racines dans les forêts d’Europe du Nord, Rest a clairement des influences marines dès les premières secondes d’écoute. La composition minimaliste du titre rend le résultat hautement interprétatif. A chacun de trouver le cadre qui collera avec cet esprit, dans tout les cas l’immersion sera plus que convaincante.

Mon avis subjectif sur Autumn Bells atteint son paroxisme avec Dusk. Ma première écoute du morceau s’est soldée par l’une des plus grosses claque du moment. Prenez l’ambivalence et la poésie de Fell In Love et vous pourrez vous faire un rapide aperçu de la chose. Cependant les deux compères ont abaissé les changements de rythme dans un soucis de continuité avec le morceau précédent. Le choeur mélodique, élément majeur du titre, te transportera sur un petit nuage de douceur cosmique. Je ne sais pas quel instrument/VST/synthétiseur Gidge ont pu utiliser afin d’en arriver à ce résultat mais je tire mon plus grand chapeau bas de la saison pour cette originalité plus que convaincante. Bref, de la grande maitrise par deux gars qui ont une grande imagination.

Amateur de Rone vous serez servis comme des rois avec Fauna Pt II. Le début plutôt chaotique (je pense aux gros kicks qui s’alignent rapidement) sera vite suivis d’une bonne vieille nappe mélodique comme seul Gidge savent le faire. Ressemblance avec Rone il y a c’est bien vrai, là ou ça tranche cependant c’est clairement sur l’envolée du titre. Vos oreilles de fourbes remarqueront d’emblée l’accélération progressive du morceau : les 8 minutes du morceau semblent donc logique. Là encore Fauna Pt II fait figure de titre plus qu’accrocheur pour les nouveaux venus, encore plus pour les adorateurs de mister Erwan Castex.

Le soucis du détail de Gidge se retrouve vraiment sur Huldra. Track la plus agressive de l’album, il ne faut surtout pas négliger la part importante des vocales ou encore les schémas rythmique qui viennent s’ajouter progressivement en cascade avec le kick des graves. Cet assemblage donne un résultat vraiment frais, proche même de l’interprétation en direct. La patte de Gidge, est vite reconnaissable après l’écoute des morceaux précédents, toujours comme si le duo surfait entre territoire connu et nouvelles découvertes.

On enchaine ensuite avec Growth, avant dernière track du LP. Comme si l’expérience précédente nous avait déjà bien essoufflé, les deux compères ont choisi le paris de la douceur avant la conclusion finale. Tout l’aspect contemplatif se retrouve dans ces 8,46 minutes d’écoutes : à mes yeux Growth s’allie instinctivement à l’image, comme si le tout avait été conçu comme une OST d’un film indépendant. Les graves toujours aussi lourdes (mais pas agressives non plus) se marient élégamment avec la naïveté des vocales. D’un point de vue rythmique la stabilité est encore maitresse : certes les coupures des kicks interviennent par ci par là au fur et à mesure de l’écoute mais c’est toujours dans un soucis de naturel, comme si l’auditeur devait être choyé pour qu’il garde son casque sur son petit crâne. Impressionnant de réalisme, Growth joue son rôle à merveille, double chapeau bas pour le duo !

Et on en arrive à la grosse part du gâteau, le sésame d’Autumn Bells, j’ai nommé Norrland. Si je devais vous recommander un seul et unique morceau à sélectionner en toute urgence c’est bien celui ci. Le cor nordique ouvre le bal de la meilleure des façons qu’il soit : tu es scotché sur ton siège dès les premières secondes d’écoute en te demandait « mais ou diable ont ils trouvé cette idée géniale ?! ». L’interlude qui suit t’accorde une petite pause, pause ponctuée des mélodies maintenant si reconnaissable du duo et des petites touches qui rendent leurs productions indissociables de l’image. La reprise, qui a beau être encore une fois très progressive, est magnifiquement orchestrée : le cor se remet en marche sur un rythme auquel tu t’es déjà bien habituée, tes petites oreilles frétillent d’impatience, bref tu es dans le kiff total. Tout se poursuit jusqu’à la conclusion, timide soit elle, et sa petit ligne mélodique qui te rappelle que l’expérience prend malheureusement fin. Les derniers moments d’écoutes, sorte d’ultime captation sonore du grand Nord Suédois, achèvent le tout dans un léger murmure.

Si certains peuvent me trouver très imprécis (voir abstrait) sur cette chronique d’Autumn Bells il y a une raison logique pour expliquer ça : tout le monde ne rentrera pas dans l’esprit de cet album. Et pourquoi ? Simplement parce que l’ambiance qui s’en dégage n’est perceptible qu’à travers une écoute prolongée du LP. Gidge a fait un paris de grand malade : sortir un VRAI album, et non une suite de morceaux qui termineront dispersés sur ton baladeur favoris. Cette habitude de merde d’écouter un mp3 par ci un mp3 par là (en qualité de merde qui plus est) constitue d’ailleurs la plaie de notre période : les gens ne prennent plus le temps de se poser et de savourer honnêtement et naturellement la musique. Le maigre pourcentage d’auditeur que je pourrais toucher avec cette chronique ne compte pas : si même une personne réussissait à capter l’esprit d’Autumn Bells ma mission serait un succès. Pourquoi donc ? Parce que Gidge a composer ce magnifique LP dans ce sens là et que moi (dans mon petit rôle d’intermédiaire) aurait réussis à transmettre le message. C’est aussi simple que ça l’ami, ça ne sert à rien de déformer le message d’origine, autant le faire passer de manière sincère. Sur ce je fonce me faire une petite session d’écoute en solo, tchao l’ami !

 

Mind 80 #12 « Special Amsterdam »

 

Lezard cosmique

J’ai eu le temps de fouler les douces contrées de la capitale Hollandaise. 10 jours auront suffis pour me convaincre qu’Amsterdam est un lieu ou il fait bon vivre (même si tout n’est pas parfait non plus, je pense à ces Tram diaboliques). Entre l’armada de vélos à tout les coins de rue, l’ambiance de « collitude man » qui règne dans l’ensemble et la somme de trucs à faire, autant le dire tout de suite : éclate toi bien si tu y vas, tu as de la marge ! 

Place maintenant aux choses sérieuses : la playlist qui suit correspond à une partie de ce qu’on l’a pu écouter là bas, beaucoup de choses sont manquantes mais dans l’esprit cela résume assez bien le séjour. Attends toi à de multiples rebondissements, tu passeras des Black Uhuru à du Drake, tu pourras même retrouver les bon vieux Stealers Wheel. Autre détail, j’ai ajouté des petites descriptions résumant très rapidement le moment ou tel morceau est passé (l’ambiance, le lieu et nos états respectifs sont renseignés d’ailleurs, un peu d’humour ne fait pas de mal). Avec l’espérance que je fasse une compil’ similaire pour Berlin l’année prochaine je t’ordonne de profiter de suite l’ami !

 

Quoi de mieux que de rentrer dans un coffeeshop, passer à la caisse et savourer pleinement les heures de labeurs du mois d’aout sur du bon reggae (très très bon même). Quand en plus tu as dormis seulement quelques heures dans le bus, tu comprendras que l’adaptation est plutôt rude. Mais justement, tout prend sens avec les Black Uhuru, pose toi tranquillement sur le canap’ et amuse toi à observer le caméléon du De Graal.

 

Si tu as été bercé par le célèbre album Play de Moby ou bien si tu as déjà vu le film « La Plage » avec mister Guillaume Canet et Di Caprio, tu comprendras tout de suite le sens de Porcelain. Sorte de petit iceberg de douceur, cette track a aussi l’énorme potentiel de te réveiller un peu de tes torpeurs (thanks « Indica » !). On reste encore au De Graal mais cette fois c’est au studio que ça ce passe : outre une sonorisation correcte, l’esprit du coffee colle parfaitement. Que demander de mieux ?

 

Le petit nuage de douceur sur lequel on s’était allongé a continué. En parfaite continuité avec Moby, Morcheeba réussis là ou tant d’autres ont échoué : transmettre assez d’émotion sans non plus transformer la track en niaiserie pop. Au moment de l’écoute nous étions rentré dans la phase dite « contemplative » : jeux de regards avec les personnes aux alentours suivis d’une bonne balade au Vondelpark. Se balader en toute sérénité est clairement l’un des avantages d’Amsterdam. C’est d’autant plus appréciable avec cette track de Morcheeba.

 

 

Place à l’action cette fois ci. Totalement inconnu de mes petites oreilles, J Dilla a l’énorme avantage de te faire bouger un peu quand tu as passé une journée un peu enfumée. Say My Name est idéale à écouter quand la ville commence à passer du côté obscur. Pas de Chill’ ni de Groove’, l’heure est à la nervosité. C’est d’ailleurs grâce à ça que l’on a eu les forces de se bouger dans le centre le temps d’une soirée (l’endroit est affreusement touristique à la base mais il faut bien le faire, c’est pour la bonne cause).

 

Déjà que l’original transpire le groove absolu, ce mashup redonne un petit coup de jeune au titre plus que culte d’Indeep. Découverte sur Radio Meuh, nous n’avons pas eu la chance de pouvoir écouter cette petite merveille pendant le séjour. Si je l’ai rajouté dans la playlist c’est parce que l’idée de s’écouter cette track en plein dans le zoo de la ville m’aurait parut être une savante idée. Qui sait, peut être que les vautours auraient apprécier !

 

En rentrant dans l’Atlantis (coffeeshop dans le sud est de la ville), je ne pensais pas trouver une ambiance pareille à Amsterdam. Vois tu l’ami quand l’on te sert un bon Burning Spear (root de chez root) ton petit sourire transparait. Ce même sourire s’élargit encore plus quand l’on te sert l’or vert sur la table. Et pour compléter le tout quand tu commences à reconnaitre les habitués des lieux au fur et a mesure de la journée, là tu es bel et bien là ou tu dois être. Amateur de fauteuils massants ou de bons canapés bien moelleux, fonce tout de suite à l’Atlantis, tes oreilles ne le regretteront pas.

 

On reste à l’Atlantis encore un peu l’ami, faut bien profiter. Place à une reprise du grand Bob, ce dernier s’est attaquer au très connu « Soul Rebel » des Gladiators. Les deux versions ont heureusement le même esprit : la détente absolue. L’anecdote sympa c’est qu’au moment de l’écoute un grand rasta s’est mis à accompagner les vocales : le résultat était vraiment réussis, chapeau bas !

 

J’ai depuis longtemps dépassé le stade des recherches intensives sur Soundcloud. Les raisons sont multiples mais disons que j’avais l’impression de toujours découvrir le même genre de son. Pushing On aurait surement pu rentrer dans cette catégorie mais heureusement pour vous ce n’est pas le cas. A la place des divers schémas « soundcloudien » (ça se trouve à la pelle) on a droit à un bon morceau de House bien envoutant. Du coté de l’ambiance nous étions à ce moment là au Barney, un très bon coffee dans le centre à l’ambiance bien « lounge ». Fonce là bas si tu désires tester les vaporisateurs sur de la bonne Deep House, tu seras pleinement convaincu !

 

Je sens le petit sourire qui se forme sur tes lèves à la vue de l’artiste au dessus. Et oui, quand je t’ai dit que c’était diversifié c’était vrai l’ami. En revanche je t’avoue que Drake ou même les divers éléments du Rap US actuel ne sont pas ma tasse de thé, il faudra laissez ça entre les mains d’un plus fin connaisseur. Trève de bavardages, nous étions à l’Atlantis et tout se passait pour le mieux. On a même eu droit à la venue d’un magicien qui nous a fait une petite démonstration de l’étendue de ses pouvoirs (prend un Bang, remplis la douille jusqu’à en crever, aspire la totalité en une taff et tu comprendras qu’il y a des gars qui déconnent vraiment pas).

 

OUHHHHH YEAHHHHH. Vois tu l’ami dans la vie il y a quelques éléments qu’il convient de définir à propos de l’or vert :

  • La Monté : Tu l’attribues à la puissance de ton or vert mais en réalité c’est une vilaine fourberie de « Mrs Nicotine ». Attention toutefois à passer à l’étape suivante.
    • Le premier palier : Généralement un passage décisif car tout se joue à ce moment précis ; soit tu gères le coup et ta soirée est lancée, soit tu lâches les reines bien trop tôt au risque de te ramasser royalement. Je t’aurais prévenu !
  • La vitesse de croisière : Rigole rigole mais c’est bel et bien prouvé. Si tout s’est bien passé lors du premier palier alors tu as les honneurs de pouvoir gouter à cette seconde partie. Encore mieux, si tu accompagnes le tout avec du bon son tu seras comme sur un petit nuage.
  • Le « Groove » : Là on entame le gros de la bataille. Ton état de fusion avec la musique transcende les étapes précédentes, tu te dois de garder constant le flux qui te relie au Sound System car si coupure il y a tu seras condamné à errer dans le vide galactique de tes pensées.

Mais pourquoi toute cette explication et surtout dans quel but ? Celui de groover jusqu’à la tombée de la nuit l’ami, et c’est bien avec You Will Know de LTJ que tu vas y arriver.

 

Si tu as lu ma chronique sur les gentils bonhommes de Salut c’est cool tu connais déjà l’esprit qui anime leurs délires. En revanche si tu ne les connais pas mais que tu es à la recherche d’une histoire marrante ouvre bien tes petites oreilles : 21h, deux gugus bien frais, le dernier dans son plumard avec une énorme fièvre. Le point commun entre ces trois énergumènes : une belle montée euphorique avec un soupçon de ballade nocturne dans la tête. Après une longue (relative) escapade en ville (périmètre de 600 mètres tout au plus) et une montée d’enfer nous revoilà de retour dans ce bon vieux dortoir. Le casque solidement attaché, voilà venu le temps du bon vieux Salam Alaykoum. Et la, « c’est leeeeee kiffffffffff ». Sous champ l’ami.

 

« Venez comme vous êtes ». Ne pensez pas à Macdonald en entendant ça mais plutôt au centre ville d’Amsterdam. Car si comme moi la diversité est un gage de qualité, vous serez servis en arrivant dans la capitale hollandaise. Plutôt que de caser les différentes ethnies par quartier comme d’autres grandes villes, tout est mélangé dans un vaste melting-pot. Il n’y a pas un moment ou vous vous sentirez mal à l’aise là bas, chacun a ses idées, ses points de vue et chacun respecte son prochain. De la a dire que c’est le paradis sur terre il ne faut pas trop déconner, Amsterdam a aussi des quartiers un peu tendu mais l’idée de base est là : respect, ouverture, cohabitation.

 

Triste moment que le départ. Après 10 jours dans la capitale, le constat est simple : on reviendra. Mais en attendant c’est le retour à la réalité qui nous attend, une chose qui est loin d’être facile. C’est pour cela que l’Edit des Stealer Wheels par Todd Terje m’a accompagné tout le long du chemin du retour. Même si on s’éloignait de plus en plus, nos petites têtes respectives étaient encore dans le rythme de la ville. Et Stuck In The Middle With You me permettait de garder le souvenir de ces 10 jours déjantés.

 

Crois moi l’ami j’aurais vraiment aimé mettre l’ensemble de ce qu’on a écouter là bas dans la compile. En y réfléchissant pendant quelques temps le paris était bien trop compliqué d’ou une playlist limité aux moments marquants (et dont on se souvient bien entendu). Il manque beaucoup de choses néanmoins, sachez juste que les morceaux sélectionnés sont représentatifs de ce qu’on a pu vivre là bas. Mais n’oubliez pas, « là ou on va il n’y a pas de routes ! ».