Catégorie : Sons du jour

Mind 80 #5

Il est temps de faire péter la 5ième sélection, ça fait déjà un petit moment que je n’ai pas entretenu le blog. Il y aura donc du choix ce mois ci même si bien sur on reste sur la ligne de la minimal/techno bien causy. Alors fais chauffer l’ampli ou ton bon vieux casque histoire de te préparer à la petite heure de son qui va suivre.

 

Nu restait, reste et restera une valeur sure au niveau de la Minimal/Ambient de luxe : point d’ajout pompeux, ici la carte de la simplicité est tirée dès les première secondes. Entre des graves savamment maitrisées, des vocales recherchées et surtout un talent pour nous dégotter des airs bien planant, ce jeune producteur s’attire de nombreuses amitiés. La relation qu’il entretient avec Acid Pauli est sans aucun doute vouée à un très long futur comme le témoigne ce remix de We Love The Sun.

Le nom de Jurgen Paape m’étant encore inconnu jusqu’à la semaine dernière. Derrière celui ci se cache pourtant un des cofondateurs de Kompakt Records, véritable industrie de la techno à Cologne. Le gugus se fait bien discret, ses sorties étant généralement bien espacées et sa publicité quasi absente mais bon dieu qu’il est doué ! So Weit Wie Noch Nie n’est qu’un exemple dans son palmarès.

Rabbits In A Hurry ? Oui oui l’ami on est face au coté psyché de notre cher Superpitcher et même si son rôle dans les Pachanga Boys tend à l’écarter de sa carrière solo l’allemand restait à l’époque un producteur de renom. Rassurez vous le splendide n’a rien perdu, bien au contraire il a gagné en expérience avec le temps mais c’est tout de même avec une petite pointe de nostalgie que je réécoute ses productions d’antan.

Nina Kraviz, la belle russe qui au lieu de choisir le mannequinat a préféré se lancer dans la voix du caisson et de la fiesta. Vaste énigme que d’analyser cette décision, toutefois elle a bien eu raison : ses productions regorgent d’une ambiance a te foutre en transe en seulement 5 minutes chrono. Les vocals en boucle sur toutes les séries de kicks bien minimalistes ne peuvent que te faire bouger l’ami, Desire a bien été conçue pour ça.

JM Jackmaster est à ce jour un des plus dévoué et fervent défenseur des vieux tubes perdus ou en manque de popularité. Attention je parle bien de morceaux qui ont eu leur gloire dans les 80’s ou 90’s allant de la techno à l’Acide House. Histoire de passer du bon temps le gas nous réédite/remixe quotidiennement un tas de productions et les pose sur son soundcloud, le tout gratuitement et sans réclamer la moindre récompense. If You Will,Why Don’t You ? est une petite bombe de puissance, le genre de son à te propulser une masse en délire sur les hautes strates du 7ième ciel.

On continue par……. Bon bref il y a bien des moments ou la description rapide me casse la tête donc pose ton casque et écoute tout simplement, ça tape dans le reposant et tu vas pouvoir allez te faire un petit somme tranquille (un peu de green et t’es partis pour la nuit).

La phase Minimal/techno de passée il est temps de faire place à des rythmes un peu plus cool : non seulement ça va ta soulager ton petit crâne en bouillie (substances mystérieuses tu me tient) mais aussi tes jambes carrément brisées. This Time, véritable hymne à la détente entre pote s’impose comme une petit must à l’approche de Nöel : soirée de retrouvailles pour certains, moment de repos pour d’autres, peu importe les scénarios Vanilla nous a livré ici une petite perle de cool-attitude.

Gramatik est un artiste honnête : pirater pour lui ce n’est pas mal, au contraire c’est amener à découvrir et à toujours allez plus loin. Que les plus fourbes d’entres vous qui sont déjà sur les sites de torrent ne s’étonnent pas, l’artiste à lui même posté sa discographie gratuitement. Petit retour sur Tearin’ It Up qui reste pour moi un de ses plus gros hit.

Que dieu remercie Shazam pour l’aide que cette petite merveille a pu m’apporté : el padre a un jour dégotté une petite bombe d’Electro-Dub sur l’une de ses radios. Seul hic au tableau : l’artiste qui restait dans le domaine du mystère. C’est là ou mister Shazam intervient et m’économise des heures de recherches infructueuses sur le net. Lightning Head – Stilla Move, telles sont les infos que tu dois retenir l’ami parce qu’il est temps de se quitter !

Röyksopp – Running to the Sea (Pachanga Boys Remix)

On traverse un Noël avant l’heure ou alors toutes les merveilles de 2013 sortent dans le courant du mois de Novembre ? Parce que là j’ai l’impression qu’on traverse une passe ultra créative, entre Renart et son maxi déjà culte et maintenant ce nouveau Remix des Pachanga Boys tout bonnement jouissif. Je ne vais pas me répéter mais bordel de merde ils n’ont jamais de panne d’inspiration ces deux là ! Après les remix de Bot’ox, Slove, Saschienne, Jagwar Ma, voilà qu’ils se sont attaqués à Röyksopp. On reconnait en plus quelques sonorités de leur célèbre Time dans cette dernière sortie, un petit clin d’oeil nostalgique qui rajoute le petit plus nécessaire. Increvables ces deux là, leur carrières s’annoncent bandante.

Mind 80 Selection #4

L’heure de la sélection a sonné, ça fait pas mal de temps que je n’ai pas eu l’occasion de m’y remettre mais c’est chose faite aujourd’hui. Il est temps d’embarquer, attache ta ceinture, prépare toi au démarrage et fourre ton casque sur ta petite tête parce que les perturbations tu va en subir l’amis !

 

Quelle doux parfum de voir les Pachanga Boys de retour à la production, surtout quand c’est pour un Remix totalement psyché de 12,30 minutes.  La tradition des longues envolées reste de vigueur, rajoutes y un zeste d’acide et te voilà dans la bulle qu’est Hippie Dance, à savoir un méga délire psychacidien totalement assumé. Et quand en plus tu sait qu’ils sont passé au Burning Man 2013, tu commences a te dire pourquoi le monde est si cruel d’être si loin du désert de Black Rock.

Kölsch est vraiment un cas a part, il est rattaché de longues date à Kompakt mais ses productions dégagent vraiment un petit plus qui fait la différence. Surtout sur Goldfisch qui est pour moi la synthèse de tout ce qu’il sait faire de bon à l’heure actuelle : une ambiance parsemée de synthés et de bonnes grosses caisses qui te fera bouger toute la nuit.

On en arrive au grand (et pourtant jeunot) Dusty Kid, prince d’une nouvelle génération de producteurs talentueux. III, 1h52, gratuit, telles seront les quelques informations sur ce nouveau LP. Changement de trip aussi, l’italien nous sert ici ce qui pourrait être une des plus belles OST de film SF. Mention spéciale pour Crepuscolaris, un monstre de graves qui n’a pas finit de te faire bouger. Une grosse surprise donc, la tracklist est disponible sur le soundcloud de l’artiste.

On l’attendait, le buzz était à son plus haut niveau depuis la sortie de RAM par les Daft Punk mais non, Gesaffelstein n’a pas sortis l’énorme claque de l’année. Enfin cela reste nuancé, Aleph est un album trop disparate dans la qualité selon moi, un titre a cependant retenu mon attention, Destinations. La recette est simple pourtant : un rythme posé, des basses bien dark, des vocals bien barrés et la cerise sur le gâteau une panoplie de mélodies bien psyché. Mais ça marche, et j’aurais souhaité de même pour le reste du LP.

Au risque de passer pour un lourdingue/groupie/tarré/gollum, Paul Kalkbrenner a toujours de belles pépites dans sa besace. Si il se fait fort discret ces temps ci, sa masse de remix est par contre un véritable petit trésor virtuel : The Sky Was Pink de Nathan Fake fut un des titres à avoir attiré l’attention de notre Allemand bien aimé. Le résultat final est une bombe d’énergie pure, le genre de morceau ou tu ne peut pas te permettre de rester impassible (surtout quand tu es bien perché et que le volume est poussé au plus haut).

C’est par hasard que Sunshine de John Talabot m’est tombé dessus et putin enfin un peu de chaleur dans cet hiver moisis. Non pas que je soit dépressif (loin de là, la techno me donne toujours le sourire) mais c’est pour moi un des titres à impérativement passer en début de soirée ou en plein été. Un retour vers la saison chaude en quelque sorte, mais au moins la track a l’avantage de passer a à peu près n’importe quel moment de la journée. Matin, Midi, Aprèm, Soirée, After, etc…

Darkside a fait pas mal de bruit ces derniers temps avec la sortie de Psychic, leur premier album. Certains détestent, d’autre vénèrent, je préfère me placer entre les deux car c’est uniquement Golden Arrow qui a retenu mon attention. 11 minutes de délires, ou BPM ultra lent couplé à une petite panoplie de VST et d’instruments donnent du gros. On reste cependant dans la veine psychédélique, le morceau ne plaira pas à tout le monde.

On termine sur un petit pêché mignon avec Summer Tape, la compil’ d’Hypnolove sortie il y a déjà quelques mois. On se laisse emporter sur une vague de naïveté tout en douceur pendant ces 45 minutes. Les connaisseurs reconnaitront plusieurs titres d’antan mais là n’est pas la question, Summer Tape a l’immense avantage de mêler nostalgie et genre contemporain.

 

Confetti’s – The Sound Of C

Aujourd’hui ça va être la carte du barré et pour ça il y a Confetti’s. Originaire de la Belgique, le groupe a inventé ce qu’on appelle dans le jargon musical la New Beat à savoir un style novateur qui a fait un terrible succès dans les 90’s. The Sound Of C compte parmi les tubes de cette époque désormais révolu : sonorités d’époque (synthé et autres Korg mythiques), beat tapageur (ça tape dans le lourd), tout est présent pour faire un petit voyage dans le passé. Et franchement on dira ce qu’on voudra (les détracteurs argueront que le clip est d’un kitsch complet par exemple) mais ça passe toujours aussi bien qu’à l’époque. Peter Renkens (le grand gugus déguisé qui n’est autre que le leader) est tout d’abord partis dans l’idée de promouvoir un club du pays, mais ça a ensuite muté pour devenir un groupe à part entière. Respect l’amis !

Laurent Garnier – Crispy Bacon

Laurent Garnier : pilier de la French Touch (je n’aime pas ce terme, on a clairement rien inventé, juste du recyclage), gourou producteur et excellent DJ, enfin bref le genre de mec qui impose le respect. Forcément bon nombre d’entre vous le connaissent, impossible de passer à coté quand on aime l’Electro. Mais trêve de plaisanterie, passons aux choses sérieuses à savoir le morceau en question : Crispy Bacon. Devant ce nom bien loufoque se cache une petite merveille de Techno, ça décolle en très peu de temps… pour arriver à l’orgasme auditif. Chapeau bas Laurent, on a pu entendre ton morceau dans 99 Francs, mais c’est en live que tu nous donnes le meilleur de toi même ! La preuve avec cet extrait du live à L’Elysée Montmartre : un mix orchestré à la perfection, un calme du personnage apparent qui laisse perplexe quand on sait la quantité de sono présente dans la salle (ça fait du DB tout ça). Bref l’amis, admire !