Étiquette : 12″

Mind 80 Selection #4

L’heure de la sélection a sonné, ça fait pas mal de temps que je n’ai pas eu l’occasion de m’y remettre mais c’est chose faite aujourd’hui. Il est temps d’embarquer, attache ta ceinture, prépare toi au démarrage et fourre ton casque sur ta petite tête parce que les perturbations tu va en subir l’amis !

 

Quelle doux parfum de voir les Pachanga Boys de retour à la production, surtout quand c’est pour un Remix totalement psyché de 12,30 minutes.  La tradition des longues envolées reste de vigueur, rajoutes y un zeste d’acide et te voilà dans la bulle qu’est Hippie Dance, à savoir un méga délire psychacidien totalement assumé. Et quand en plus tu sait qu’ils sont passé au Burning Man 2013, tu commences a te dire pourquoi le monde est si cruel d’être si loin du désert de Black Rock.

Kölsch est vraiment un cas a part, il est rattaché de longues date à Kompakt mais ses productions dégagent vraiment un petit plus qui fait la différence. Surtout sur Goldfisch qui est pour moi la synthèse de tout ce qu’il sait faire de bon à l’heure actuelle : une ambiance parsemée de synthés et de bonnes grosses caisses qui te fera bouger toute la nuit.

On en arrive au grand (et pourtant jeunot) Dusty Kid, prince d’une nouvelle génération de producteurs talentueux. III, 1h52, gratuit, telles seront les quelques informations sur ce nouveau LP. Changement de trip aussi, l’italien nous sert ici ce qui pourrait être une des plus belles OST de film SF. Mention spéciale pour Crepuscolaris, un monstre de graves qui n’a pas finit de te faire bouger. Une grosse surprise donc, la tracklist est disponible sur le soundcloud de l’artiste.

On l’attendait, le buzz était à son plus haut niveau depuis la sortie de RAM par les Daft Punk mais non, Gesaffelstein n’a pas sortis l’énorme claque de l’année. Enfin cela reste nuancé, Aleph est un album trop disparate dans la qualité selon moi, un titre a cependant retenu mon attention, Destinations. La recette est simple pourtant : un rythme posé, des basses bien dark, des vocals bien barrés et la cerise sur le gâteau une panoplie de mélodies bien psyché. Mais ça marche, et j’aurais souhaité de même pour le reste du LP.

Au risque de passer pour un lourdingue/groupie/tarré/gollum, Paul Kalkbrenner a toujours de belles pépites dans sa besace. Si il se fait fort discret ces temps ci, sa masse de remix est par contre un véritable petit trésor virtuel : The Sky Was Pink de Nathan Fake fut un des titres à avoir attiré l’attention de notre Allemand bien aimé. Le résultat final est une bombe d’énergie pure, le genre de morceau ou tu ne peut pas te permettre de rester impassible (surtout quand tu es bien perché et que le volume est poussé au plus haut).

C’est par hasard que Sunshine de John Talabot m’est tombé dessus et putin enfin un peu de chaleur dans cet hiver moisis. Non pas que je soit dépressif (loin de là, la techno me donne toujours le sourire) mais c’est pour moi un des titres à impérativement passer en début de soirée ou en plein été. Un retour vers la saison chaude en quelque sorte, mais au moins la track a l’avantage de passer a à peu près n’importe quel moment de la journée. Matin, Midi, Aprèm, Soirée, After, etc…

Darkside a fait pas mal de bruit ces derniers temps avec la sortie de Psychic, leur premier album. Certains détestent, d’autre vénèrent, je préfère me placer entre les deux car c’est uniquement Golden Arrow qui a retenu mon attention. 11 minutes de délires, ou BPM ultra lent couplé à une petite panoplie de VST et d’instruments donnent du gros. On reste cependant dans la veine psychédélique, le morceau ne plaira pas à tout le monde.

On termine sur un petit pêché mignon avec Summer Tape, la compil’ d’Hypnolove sortie il y a déjà quelques mois. On se laisse emporter sur une vague de naïveté tout en douceur pendant ces 45 minutes. Les connaisseurs reconnaitront plusieurs titres d’antan mais là n’est pas la question, Summer Tape a l’immense avantage de mêler nostalgie et genre contemporain.

 

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Mind 80 Selection #3

Une longue absence marque toujours un retour. Daft Punk l’a compris, la preuve étant que le duo a annoncé aujourd’hui la venue de son 4ième album. Il va donc falloir patienter jusqu’au 21 Mai, pour celà je vous propose ma 3ième sélection en guise d’amuse bouche.

Je ne suis pas un fin connaisseur de Hip Hop, mais je m’efforce d’en apprendre plus sur ce style de jour en jour. Nujabes est un des artistes qui m’a fait comprendre tout la beauté du genre justement, alors autant la poster pour vous faire comprendre tout le talent du bonhomme.

Changement d’ambiance avec le morceau suivant, Trade nous livre de la Techno à sa sauce et ça tabasse. Quelque chose d’industriel plane sur le maxi (sans doute le vocal), mais la track qui en jette le plus reste Half Nelson. Ajoutez une mur de caisson et vous comprendrez qu’en Allemagne on déconne pas avec le client.

La Synthwave à vu émerger de nombreux artistes tout aussi talentueux les uns que les autres depuis quelques années. Toutefois Tommy se démarque en composant ses morceaux comme si une trame SF passait en fond (voyez par là une sorte de bande son d’un film imaginaire). Looking For A Lost Friend est le parfait exemple de ce mélange.

Grand fan de Molecule depuis quelques années (mon padre m’a fait découvrir la Dub, à moi de reprendre le flambeau) je reste sur le cul en voyant le talent du Parisien. Tournant sa veste Dub pour venir à la Techno, la reconversion s’est faite dans les règles de l’art, en premier lieu par ses deux maxis (Virage et Orage) et maitenant par un album Remix (Script001). Son remix de Mikron est tout bonnement jouissif, au même niveau que Gesaffelstein selon moi.

On poursuit avec Isaac Lane, fraîche découverte de la semaine. Balançant des sons sur son Soundcloud, le Français a retenu mon attention avec Lost Happy Days, magnifique track de Minimal. Il semble que je ne sois pas le seul a attendre une sortie en 12″, dans tout les cas j’espère qu’un Label s’intéressera à ses productions.

Je conclue cette sélection avec I Monster. Avec leur morceau Heaven, le duo anglais nous montre tout le talent du samplage. Une pointe de paradis dans un monde en crise.

Aeroplane – In Flight Entertainment

 

 

Je partage aujourd’hui avec vous une compilation qui m’a marqué l’année dernière et dont je viens de remettre la main dessus. In Flight Entertainment est et restera une des meilleures compil’ de l’année 2011 selon moi, en tout cas pour ce qu’il s’agit de la Nu Disco, et pour tout fan du genre on ne peut pas passer inaperçu face à cette merveille. Aeroplane (déjà bien connu en Europe pour ses productions énormissimes) rassemble ici les morceaux de ses amis, collaborateurs et même d’illustres inconnus sur une galette. Composé de 13 tracks, certaines exclusives (comme Save Me Now d’Aeroplane ou encore Foolishness (Vocodub mix) de Bxentric), permette très vite de se laisser emporté par le talent des différents artistes : rien n’est à jeter, chaque track dispose de son propre esprit. Aeroplane à en quelque sorte lié ces différentes petites merveilles pour notre plus grand plaisir. On se régalera du petit coté nostalgique de Take Me Home, de la claque qu’est Snakes Head, du synthé typique 80’s de Through Thorns To The Stars ou encore de la nervosité de Let’s Burn It All. Pour ceux qui désirent acheter le vinyle, celui ci est disponible sur discogs sous la forme de deux 12″ ou d’un CD ici.

Franchement, ça en vaut la peine, de plus ça permet de soutenir Eskimo Recordings, le label d’Aeroplane et de pas mal d’autres collaborateurs présents sur cette compilation. Sur ce, et comme l’aurait dit notre chère Barry White, « Let The Music play ! »