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Chronique : Traumprinz, le génie anonyme…

Traumprinz

Mon avis sur ce producteur au visage caché est fait après plus d’un mois d’écoute. De la même manière que Renart, j’ai eu droit à un de ces flash qui a bien marqué mon regard sur la musique électronique actuelle. Issu du prestigieux label « Giegling », Traumprinz (nouvel alias après carrière sous le nom de « Prince Of Denmark ») apporte un sublime touché à la House : il manie comme un maître les recettes gagnantes tout en s’inscrivant dans la lignée de producteurs talentueux du moment. Déjà titulaire d’un album et d’une très bonne série de maxis, il faut aussi rajouter une série de mix vraiment à par dans le paysage actuel. Commençons !

2011 : Freedom

Premier maxis sous son nouvel alias, le tout en vinyle sous un sous-label éponyme. « Freedom » ouvre le bal avec ses graves tout en rondeur. Le rythme t’emporte dans un morceau minimaliste destiné avant tout à te lancer dans la partie. Dès lors on peut parvenir à percevoir un certain calme dans le style du producteur. Cette volonté d’emporter l’auditeur sans l’égratigner est la ligne conductrice d’un travail de production conséquent : le mixage est propre, la base simple, le boulot est fait. « Hey Baby » fait la coupure avec des kicks bien lourd, typique d’une House Old School. En samplant, la voix de l’animatrice de Best Radio 92.6 (sample aussi utilisé pour un remix de « Time » des Pachanga Boys) l’effet est à son comble : l’envoutement te saisit dans une douceur juste parfaite pour tes petites oreilles. Lourd de conséquence dans une douceur olympienne, voilà de quoi te rendre heureux après les 7 minutes du titre. « Speak To Me » opte pour ce même dépouillement : la structure du morceau reste nerveuse mas étonnamment simple. Cette simplicité se retrouve même dans les petites pointes acides qui videront ponctuer le rythme. Mais malgré tout ça, la recette est diablement gagnante : un kick tapeur, une boucle mélodique épurée, un sample d’une vocal, rien de plus n’est nécessaire pour faire durer ton kiff. « Because we love House music », cette phrase résonne parfaitement l’intention de premier maxis.

 

2012 : Say Or Do EP

Seconde sortie sur le sous-label « Traumprinz », Say Or Do EP est de loin la plus grande réussite du producteur mystérieux. Un sans faute d’une portée vraiment magistrale, voilà l’Ovni de l’année 2014 pour moi. « Say Or Do » ouvre le bal dans un demie-calme vite coupé par l’arrivée d’un kick tout simplement massif. Les graves lourdes confèrent ce côté vraiment puissant de la House, quand à cela vient s’ajouter en douceur une magnifique ligne vocal (et très émouvante par la même occasion) tu es bercé de bonheur. Transporté dans cette tornade d’ambiguité, les 5 minutes du titres racontent à elle seule tout une histoire. « Changes », dans sa nervosité rythmique, t’étonnera elle aussi quand la vague de synthé s’immiscera tout en douceur dans le morceau. Encore une fois Traumprinz y rajoute un petit sample vocal parfaitement ajusté au reste. Dis comme ça c’est peut être trop synthétique mais tu sera vraiment transporté dans un autre univers avec un bon sound system. « Changes » résonne d’intensité, d’émotions et en même temps d’une chaleur ô combien rare pour les productions électroniques du moment. Viens te percher sur cet océan de douceur l’ami, la partie n’est pas encore jouée. « Eachstep » envoie du lourd, du très très lourd. Mais pas du n’importe quoi, la dimension inquiétante du titre restera pour moi sans égal dans l’histoire que Traumprinz cherche à nous raconter. Finis les vocales joyeuses des deux premières tracks, cette fois les graves imposantes et la sombre vocale qui vient y s’ajouter tapent dur, vraiment dur. Cette lourde ambiance dégagée annonce dans le même temps une ultime track non négligeable. « Neeeeed » s’amorce, le rythme ultra chill des graves te pose tout en douceur. L’équation est simple : prend deux caissons Onken, aligne les devant toi, laisse les roucouler et tu comprendra ce qu’a voulu faire Traumprinz. Le pire dans l’histoire c’est qu’il refait le coup de la vocale bercé à coup d’écho et de réverb’ mais ça marche ! Ca marche avec un énorme smile même, tu t’enquilles un petit tarpé dans cette vague de grave et tu te dis que chiller c’est plutôt frais avec du bon son.

 

2012 : Paradise With A Lobotomy

Cette fois l’ami Traumprinz est allé du côté de Kann Records pour sortir son 3ième maxis. Ce choix est somme toute logique étant donné la direction que prennent ses sonorités, le producteur choisis ici un peu plus de puissance pour booster la piste. « Big Baby Jesus » ouvre le bal sur un kick déjà si reconnaissable, l’envolée se fait tout en douceur sur des petites touches de réverb’ typique de la Dub Techno. La structure du titre, minimaliste de bout en bout, n’empêche pas une immersion des plus agréable, encore un pari réussi pour le producteur talentueux. Les premières secondes d’écoute de « Love Yeah » résonnent de la même manière, il faut par contre noter un sampling assez intéressant : la boucle (instrumentale comme vocal) utilisée donne un côté quasi-skizophrénique au morceau, pas de quoi te mettre mal à l’aise mais suffisamment pour marquer ton intérêt. Allié à la rigueur et au minimalisme de Traumprinz, « Love Yeah » marche de la manière la plus simple et élégante pour tout auditeur amateur de House. Renchainons maintenant avec le court « Feel », titre qui conclue cette 3ième sortie. Le gros changement de rythme occasionné fait plaisir à entendre, Traumprinz s’est créé une petite track de Dub Techno à sa manière mais la recette est gagnante. Avec ses 4 minutes, « Feel » déverse un bel ensemble de piste subtilement placée pour te faire vibrer. Certains pointeront la petite touche nostalgique du titre, cela reste au choix de l’auditeur cependant. Pour une 3ième sortie, Traumprinz s’écarte de l’écurie Giegling pour faire un petit détour non déplaisant cher Kann Records. Le producteur prend ici du plaisir à lâcher en toute tranquillité le fruit de son travail, cette impression se ressent fortement par rapport à ses autres sorties mais cela ne fait pas de mal. Après tout chacun à la droit à sa petite pause non ? 😉

 2012 – Into The Sun

Le grand retour sur Giegling est de la parti l’ami, que de plaisir ! Pour cette 4ième sortie (encore une fois un maxis) Traumprinz opte pour un côté plus progressif, plus en longueur et surtout plus orienté vers la Techno. Un choix qui va d’abord se ressentir sur la longue ballade de « I’ll Never Let You Alone » : plus de 11 minutes d’envolées nerveuses bercée par une ligne vocal de toute beauté, voilà le rapide résumé du titre pour faire court. Avec le recul cette première track pourrait aisément se placer en début de Set, sa structure simple mais entrainante pourra aisément faire vibrer la foule en un rien de temps. L’éponyme « Into The Sun » tranche indubitablement avec le précédent morceau : Traumprinz fait alliance avec un aspect bien plus synthétique tout en conservant sa patte rythmique. Cette ambivalence forme pourtant un résultat assez convaincant, la douceur qui s’en dégage est d’ailleurs surprenante d’intensité. A la manière de la leçon du soir, Traumprinz démontre tout son talent pour te faire rentrer dans sa bulle malgré les aprioris. Il est simple de trouver les prémices de son futur pseudonyme « DJ Metatron » mais j’en reparlerai après pour éviter de spoiler à tout va. En 3ième place sur les starting blocks on retrouve le curieux « Lady Lazerus ». La surprise à l’écoute est normale cher auditeur, j’ai moi même été étonné par ces sonorités organiques et le côté expérimental qui s’en dégage. J’ose le dire mais c’est sans doute la track la moins ouverte de Traumprinz, malgré sa simplicité et son originalité je déconseille aux nouveaux venus de commencer par là.

2013 – Mothercave

Et voici venu le premier LP de ce bon vieux Traumprinz. Etape charnière pour bien des artistes, on peut comprendre la nécessité de s’illustrer avec une série de maxis avant de passer à l’étape suivante. Et force est de reconnaitre la sagesse de ce conseil, Traumprinz semble avoir pleinement compris la leçon de A à Z. Le timide « One Love » joue à merveille le rôle d’introduction, sa simplicité et son côté répétitif donneront le sourire. L’éponyme « Mothercave » frappe par l’envoutement de ses nappes mélodiques et son rythme nerveux, c’est le décalage spatial vers Neptune qui est en jeux l’ami, Traumprinz te donne juste l’OST qu’il fallait pour l’occasion. « It Takes Two Wings » joue plus le rôle de track pour accompagner l’ambiance de début de soirée. La Dub Techno se ressent pleinement mais quelques changements figurent en proue comme c’est le cas du vocal répétitif qui annonce la suite des hostilités. Cette suite, c’est « Believe ». Fort de ses plus de 6 minutes, ce morceau accompagnera à merveille tes excursions en territoire urbain tout en apportant son lot d’émotion au fur et à mesure de l’écoute. Plus besoin de rappeler la sobriété de Traumprinz, ses maxis t’ont déjà mis en confiance et du devrais être à l’heure actuelle sous le charme de son style. Continuons cependant avec le mystérieux « There Will Be XTC » : ce morceau est une énigme à lui tout seul, un assemblage de genres pourtant diamétralement opposés. Prenez les mythiques synthétiseurs de Vangelis sur la l’OST de Blade Runner, ajoutez y un kick tribal, un rythme typique du Dubstep et des vocales nerveuses et vous voilà éberlué devant ce monument de Techno. C’est sans doute l’un des plus gros virage qu’aie fait Traumprinz, tirons lui le chapeau pour cette prise de risque qui donne des merveilles. « Yo man, petit tarpé au De Graal d’Amsterdam ? Yeah man on y go ». Tu rentres dans l’établissement, tu te poses et tu fais le point de ta journée. Une musique spécifique pour ce petit moment d’aparté ? « The Monkey » bien entendu, voilà la track absolue pour chiller dans les règles de Traumprinz. Crois moi que le rythme de ce titre trainera dans ta petite tête et te forcera à la réécoute d’ici peu, crois moi… Il est toutefois des merveilles qui ne sont pas exemptes de défauts, la preuve avec « Kiefermuskelkater » qui malgré son rôle d’interlude ne parvient pas à te mettre sur le cul comme cela a été le cas avec les précédentes tracks. Trop répétitif, trop simpliste, c’est la première erreur de Traumprinz mais on peut lui pardonner avec le sourire. Si tu es amateur des longues envolée à la Minilogue, « I Found Truth In A Soft Night Of Confusion But I Lost It » devrait te plaire. En jouant sur des graves en arrière fond et un rythme typique d’une machine qu’on redémarre, le mystérieux producteur délivre ici un penchant pour la Minimal tout nouveau pour tes petites oreilles. Mission réussis pour cette petite douceur, tu es encore une fois dans la bulle de Traumprinz avant de t’en rendre compte. Terminons maintenant le LP avec « Ambient 006 », une curieuse ballade synthétique qui conclue l’expérience d’une surprenante manière. En effet, Traumprinz a jugé bon de rajouter quelques notes de violons (bien entendu passé à quelques modifications sur ordinateur) pour apporter un peu de chaleur à son titre. Le morceau gagne d’ailleurs en intensité, but voulu pour conclure ce premier album ô combien réussie. Sortis sur Giegling (encore une fois !) en 2013, « Mothercave » a apporté sa pierre à l’édifice tout en permettant à Traumprinz de se forger sa propre identité sur la scène électronique Européenne. A partir de là, il a tout d’un grand !

2014 – All The Things

Rappelle toi l’ami du virage vers lequel s’orientait Traumprinz avec son premier album et tu pourras te donner un premier aperçu de cet énième maxis. Le terme énième n’a aucune visée péjorative étant donné la recette à succès du producteur qui continue de faire vibrer nos petites oreilles. La preuve avec « Messed Up Jam », un morceau de 7 minutes froid en apparence mais à fort potentiel cinématographique. Très répétitif (je pense aux notes de synthétiseur), le titre n’a rien d’une ébauche mais s’apparente plutôt à une entrée en douceur dans un Traumprinz 2.0. « All The Things » est LE titre qu’il faut retenir sur ce maxis. Il initie les nouvelle sonorités phares que choisis Traumprinz tout en gardant la patte rythmique si chère au producteur. Ce mélange donne naissance à 9 minutes de voyages auditif, parfait pour chiller sur une plage en plein été. Les vocales magnifiquement mises en valeurs se marient parfaitement avec le kick robotique et la rythmique Techno du début de titre. « Don’t cryyyyyyyyy », rien que cette petite vocale te mettra sous le charme… « I Gave My Life » sort en apparence de cette petite île de douceur mais t’amènera à terme sur une claque similaire au titre précédent. C’est cette fois l’alliance grave-vocale qui est mise en avant, la ligne mélodique apparaissant plus tardivement mais apportant sa petite pointe de mélancolie comme il le fallait. Tout est millimétré pour te transporter lentement sur de nouveaux horizons. « Let It Go » est un pure titre d’Ambient comme il se doit d’être, rien à redire là dessus si ce n’est l’ouverture musicale de l’auditeur vers d’autres genres. Mission unièmement réussie pour ce maxis, Traumprinz utilise les bonnes combinaisons pour un résultat innovant de réalisme.

 2014 – Intrinity

Avec ce nom plein de promesses, Traumprinz sWe lance une nouvelle fois dans la composition d’un maxis. « I love Ya » renoue avec ses précédentes productions, un kick lourd d’intensité ouvre le titre avant d’être accompagné d’un combo vocal-synthétiseur tout autant frappant. C’est un peu comme si tu te remettais un bon vieux Creedence Clearwater Revival mais à la sauce House, un classique jamais déplaisant à réécouter. « Intrinity » décoiffe net après une petite dizaine d’écoute. Je dis ça de manière expéditive mais ce titre est un vrai plaisir pour tes petites oreilles, il t’entrainera dans un univers si représentatif des productions de Traumprinz que tu redemanderas ta dose à tout va. C’est pendant ces 7 minutes de folies auditive que tu te lâcheras pleinement sur la piste, ça je peut te le promettre. « Something Magic » te rappellera quand à elle tout l’esprit du Chicago des 90’s. Pas besoin de dire plus, tout est résumé pour que tu puissances te lancer dans l’écoute de cet EP.

2014 : DJ Metatron – U’ll Be The King Of The Stars

C’est avec un plaisir non dissimulé que je rajoutes ce maxis signé sous le pseudonyme « DJ Metatron ». Si le nom sonne un peu comme le grand méchant de Transformers (cimer la référence), il n’en est rien de la qualité de production qui a été accordée pour cette sortie. Traumprinz s’est forgé un autre nom pour explorer de nouvelles possibilités. On est face à du lourd, du très lourd, la perle gagnante de l’année qui terminera indubitablement sur le Podium. « U’ll Be The King Of The Stars » sonne avec innocence, ouverture d’esprit et émotions. En te conviant avec douceur dans cette 1ère tentative sous son nouveau nom, Traumprinz s’illustre sous un nouveau jour mais toujours avec qualité. « Rave Child » est plus nerveux mais initie encore une fois avec succès la notion d’ouverture d’esprit. Mes avis que ce morceau pourrait aisément figurer dans la bande son d’un film de SF correctement réalisé. Digne du travail d’un grand, « Rave Child » est unique, indissociable de Traumprinz/DJ Metatron mais unique, rien que ça c’est très fort. La petite pause contemplative de « Spiral Worlds » est indissociable du reste du maxis, elle apporte son lot de douceur et de calme nécessaire pour une écoute dans les bonnes conditions. « The Colour (Sad Sad Euphoria Breakbeat Mix) » reprend la situation précédente dans un rythme nouveau pour le producteur anonyme. Si l’esprit du morceau colle parfaitement avec le reste, les changements occasionnés (rythmiques surtout) donnent un nouveau rendu et une surprise non déplaisante. Comme toute chose à une fin, il est temps de terminer avec « Oh Ah ». Avec cette recette on ne peut plus simple, DJ Metatron achèvera de convaincre les derniers récalcitrants à son style. La track est assimilable à une synthèse de tout ce qu’il y a de mieux sur le maxis, l’émotions toujours au rendez vous, le rythme est entrainant, le minimalisme régnant toujours aussi efficace, bref tout est sélectionné et placé à merveille pour te transporter dans un nouveau monde. C’est l’ENORME CLAQUE DE 2014, la grosse révélation de malade qui restera incrusté dans ta tête.

 

J’ai écris cette retrospective avec un plaisir non dissimulé : celui de faire connaitre à au moins quelques personnes la carrière d’un producteur génialissime à mes yeux. Traumprinz figure déjà dans ma liste des grands artistes de notre génération. L’évolution de son style est elle aussi à prendre en compte : elle est représentative d’un artiste désireux de se renouveler et porteur d’un message on ne peut plus agréable pour tes oreilles. Que ce soit sur ses maxis, son LP ou encore sous son pseudonyme DJ Metatron, Traumprinz a tout du mec qui saura se hisser aisément au panthéon de la House ! En cadeau (et pour te montrer que on en a jamais terminer réellement) voici un remix encore Unreleased, un autre remix officiel et surtout deux mixes qui te convaincront du talent du gars, à la prochaine l’ami !

PS : Mention spéciale pour le mix RA.387, une pure merveille à fort potentiel d’addiction.

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Chronique : Renart

Renart

Derrière cette photo qui te rappellera le roi Arthur (et toute sa bande de joyeux copains) se cache pourtant l’un des producteurs les plus en vogue du moment. Son nom c’est Renart, le Goupil des temps modernes mais surtout un gars qui te propulse en pleine renaissance auditive à chaque écoute. Mais comment le mystérieux Frédéric Destres parvient il à te sortir ces sons de l’espace ? Je vais tenter d’apporter une petite réponse à ce propos, mon but est déjà de parler de la carrière du jeune producteur et ce à quoi elle est amenée à être dans quelque temps. Pose toi en forêt avec un bon soundsystem et lance toi dans une « Medieval Party » si tu as le cran Macfly !

 

2010 – Music For The Royal Fireworks EP : C’est dans le courant de cette année là que le Goupil est sortis de sa tanière pour te balancer son tout premier Maxis. 3 compositions pour 3 remixes, ça commence déjà bien avant même d’allumer le compteur. Comme introduction à l’ensemble on a droit au magnifique Wolf Winterwood, titre nerveux bourré de synthés qui saura égayé tes afters de folie d’été. On remarque presque une petite pointe de sonorité arabes à certains moments (Acid Arab bonjour), c’est un très bon point mais cela reste à nuancer selon les avis (et oui je vois des choses partout, je suis un petit fou !). La track éponyme, Music For The Royal Fireworks, est quand à elle beaucoup plus subtile. La base rythmique très solide du titre (ainsi que ses graves) fait place à des envolées mélodiques par à coup très bien pensées. Ça pourra te rappeler Qualia (de son dernier maxis) au départ mais tu deviendras quand même vite accros à ce morceau. Autre détail les deux morceaux déjà abordés comportent un petit coté Electro-Clash très plaisant à entendre. Néanmoins la merveille du maxis c’est avant tout chose ce bon vieux Oiseau de Malheur. Combine la nervosité de Voyage Chromatique avec des graves ultra saturés et te voilà plongé en plein trip avec les corbac’s de Game Of Thrones. J’abuse peut être un peu les choses mais quand on te procure tes 6,30 minutes de kiff avec cette track tu en ressors indéniablement satisfait. Mais oui monsieur, je fait l’impasse sur les trois remixes de la galette car mon but est avant tout de chroniquer notre célèbre Goupil !

https://soundcloud.com/ftw/sets/renart-music-for-the-royal-fireworks-ep   (Sorry l’amie pas de lien intégrable).

2010 – Voyage Chromatique (Single) : Je ne vous présente plus ce tube devenu mythique en un rien de temps. Voyage Chromatique c’est un peu comme si tu prenais un zeste de l’esprit de Philip K. Dick et que tu l’associais finalement avec une Techno tout droit sortis du monolithe de 2001 : L’odyssée de l’espace. « That’s a fucking Bingo » tu pourras dire, je serais d’accord avec toi l’amis car les 7,40 minutes du morceau ont eu droit à un très beau clip (et quand je dis très beau c’est très beau). Badaboum cosmique dans ta tête !

2011 – Voyage Chromatique EP : Il fallait réitérer le trip pour convaincre la foule. Renart nous livre ici un maxis très spécial, des inédits saupoudrés de bon remix par ses potes. Malpertuis nous dévoile un Edit vraiment sympa de Voyage Chromatique : si peu de choses changent réellement, cette version est plus uniforme et assez intéressante pour y jeter un coup d’oeil. Renart renchaine avec Charlatan, une track au nom aguicheur qui te prouvera que la Techno en période de fête ça peut être cool en fin de compte. Tu commenceras même à te poser une question : mais d’ou sort-il tous ces samples, mélodies et j’en passe ?! Grande énigme l’amie, intéresse toi plutôt au morceau suivant, Confiture. Le petit son du carillon, aussi bête soit il, donne une sacré immersion dès les premiers coups lancés. Pour résumer ce titre de manière objective on est face à une sacré expérimentation rythmique comme mélodique. Confiture est et restera un sacré morceau, tu t’amuseras à le fredonner dans des situations bien barjo en compagnie de tes potes. FAON en a lui aussi fait les frais en nous en pondant un remix « illico-presto ». Plus traditionnel sur certains aspects, le résultat reste tout bonnement jouissif. Tu es dans ta bulle, perdu dans tes idées à te questionner sur la manière dont la track a été composée. Larcier rejoint le champ de bataille et nous livre sa version des choses : la carte de l’envoutement est tirée, tu ne peut rien y faire ton trip ne fait que commencer.

2010-2011 – Inédits : Ne stresse pas l’amie j’ai tout bonnement donné le nom « Inédits » aux différentes tracks du Goupil qui étaient inclassables. Enfin non, pas inclassables mais plus à part. Je commencerais donc avec le très bon Al Isra, titre méconnu du grand public mais qui a pourtant un énorme potentiel en milieu de soirée. C’est sans doute pour moi l’une des plus belle fusion qu’il m’ai été donné d’entendre : le coté expérimentateur de Renart se marrie avec celui de la balade électronique en plein moyen-orient. La carte rythmique est elle aussi impeccable, nerveux mais juste comme il faut. Mais comme toute chose à une fin il va être temps de lancer Songe Enigmatique Séquentiel. 13,30 minutes de délire auditif à réserver aux puristes de l’extreme. C’est précisément avec CETTE track que tu peut apercevoir le génie créatif de Renart : une belle part d’imagination poussée à coup d’expérimentations innovantes sans aucun temps morts. Il est certain que ce morceau n’est pas adressé à tout le monde mais les quelques personnes qui sauront apprécier l’idée du titre comprendront ce que je veut dire. La suite se trame déjà avec Styx. Cette fois ci Renart s’attaque presque au travail d’un compositeur d’OST : sortir la carte de l’ambiance et faire planer le mystère. Sans faute absolue, à bon rendement sur un bon système audio vous pourrez presque vous imaginez dans le Solaris russe de 1972.

2012 – Petits Charmes : Ma découverte de Renart remonte précisément à ce Maxis. Déjà 2 ans que je m’écoute cette petite merveille, c’est fous comme le temps passe vite quand on y pense. 4 morceaux uniques composent la galette, galette qui commence ainsi avec Au Matin, La Mort De L’Astre. Outre ce nom plutôt évocateur Renart a tiré la carte de simplicité en utilisant tout ce qu’il sait faire de mieux à bon escient. Le résultat est impressionnant : un style particulier t’envoute pendant les 6 minutes du morceau, bref du travail de maestro. L’expérience se poursuit avec la track éponyme, Petits Charmes. Elle porte bien son nom d’ailleurs, l’ambiance chaude doublée des magnifiques petites notes de synthé est convaincante dès les premières secondes d’écoutes. Les nappes mélodiques qui surviennent et disparaissent au fur et à mesure du titre rajoutent vraiment un petit plus qu’on attendait tous. Pour avoir vu ce que ça donnait en live (et je suis loin d’être le seul) l’ambiance que procure Petits Charmes est absolument unique. Tellement unique que Renart nous a dégotté une autre version, Petits Charmes (Le Poème). La structure reste similaire mais tout auditeur qui se respecte aura remarqué les subtiles réverb’ placé sur le synthé d’origine. Comble du plaisir on a droit à une très bonne vocale (de qui, je ne sais pas) qui rajoute un coté presque skyzophrénique au titre. La seconde partie s’accélère nettement avec des réverb’ encore plus dingue, en bref du grand génie à la Française. Ouh ouh ouh on arrive au met ultime, le Saint Graal absolue de ma bibliothèque audio. Quand j’ai entendu la première fois Conte D’Été je n’ai pas réussis à classer le morceau dans telle ou telle catégorie. Le titre va à l’encontre même des concepts préétablis de la musique électronique : Renart a fait preuve d’audace en ressortant de sa besace ses meilleurs samples. Ou plutôt la totale, groovebox, synthés, vocales et j’en passe. Ces 7,50 minutes te transporteront sur un petit paradis imaginaire et feront de toi un être repus de musique (du moins pendant longtemps, très longtemps). Trop de Techno dans la tête depuis quelque temps ? Alors jette toi sur Conte d’Été de suite et amuse toi à écouter les vocales de la petite fille qui s’amuse à observer le studio du Goupil. Du grand art, et à la Française merde !

2013 – Et Le Rêve Des Absents : C’est en ce mois de Novembre 2013 que Frédéric nous lâche cet EP : Et le rêve des absents est une vraie surprise, un savant mélange tribal/mélodique sur une vague d’ambiance psychédélique. Rares sont les sorties à me procurer un tel plaisir, j’ai mis du temps à rédiger cette chronique en partie pour cette raison car l’oeuvre se savoure sur le long terme, en écoute casque ou avec un très bon Sound-System. Stratagème nous laisse pénétrer doucement dans cet univers chaotique, champ de bataille entre les Kick d’une techno agressive et d’une suite de mélodies synthétiques. On se reprend à penser à Voyage Chromatique, l’atmosphère du single revient à quelques moments mais ici elle est poussée à son paroxysme. Introduction en douceur et qui joue à merveille son rôle, cette première track démontre un important travail de production et de réflexion, tout  est millimétré et orchestré à la perfection. Ces 6 minutes de plaisir se poursuivent avec Qualia placé en seconde position de la galette. L’agressivité est remontée de 10 crans avec des Kick bien lourd, ça surprend même au départ mais très vite on se prend a planer. L’envoutement se fait ici par palier successif, des notes de synthés saturées qui s’amplifient, ralentissent et se relancent au fur et à mesure de l’écoute. Point d’ajouts barbants, ici Renart vise un minimalisme maitrisé et qui te fait bouger pendant 5,30 minutes. La Bataille de Synthèse poursuit cette épopée et le moins que l’on puisse dire c’est que ça envoie : une montée en puissance tout bonnement jouissive, cette track a un sérieux avenir en club ! Ce 3ième morceau même s’il est de la même veine que les deux précédents surprend beaucoup plus dès la première écoute car on nage en plein dans un mélange Minimal agressive/Ambient. Surprise surprise l’ami ça ne s’arrête pas pendant les 5 minutes suivantes et bien au contraire, ici l’animal te livre une véritable fresque mélodique. Comme quoi une boite à rythme, un synthé, une pannelle de VST et un producteur talentueux peuvent donner un véritable chef d’oeuvre. Attention l’ami ne te dit pas que l’aventure est finie, bien au contraire il reste encore la fameuse track éponyme Et le Rêve de absents. Parce que l’apogée de ton trip se situe bien entendu dans ces dernières 7,30 minutes. Ecouter la galette de manière disparate ne ferait que casser l’idée, l’écoute d’une traite est largement conseillée (surtout avec une bon casque ou une belle paire d’enceintes). Car oui, ce dernier morceau équivaut à la démultiplication de Voyage Chromatique à coup de M16. Les kicks te lancent en pleine Rave, les mélodies en plein voyage interstellaire. Faire mieux me paraît difficile voir suicidaire tellement l’idée est géniale.

2012-2013 – Renart Remixes : Pour faciliter le rangement de ma Bibliothèque MP3 j’aime bien simplifier les choses. C’est ainsi que j’ai décidé de rassembler tout les remix de Renart dans une seul compil’ histoire de faire perdurer le trip comme il se doit de faire. Avant toute chose il s’agit de te faire apprécier l’esprit du Goupil donc je commencerais avec Love Is Not A Joke (Renart Remix). Initialement composé par Ahmad Al Kosem, ce morceau marque l’affection que porte Renart vis à vis des sonorités du moyen-orient. Et c’est tant mieux vu le résultat nerveux que ça donne : crois moi ta soirée risque de devenir complètement tarée si tu passes ce titre. Bon point donc, en plus d’être un producteur émérite Renart affirme désormais ses talents de remixeur. Bell (Renart Remix) est aussi une petite merveille : les graves sont bien mixés et se marie parfaitement avec le coté un peu déjanté des mélodies. Parfait pour faire monter l’ambiance et en même temps rester dans le cadre du milieu de soirée. Dream Is On (Renart Remix) de Loony Wise Men change la donne en faisant péter ton caisson. Les graves envoutantes font très vite place au son industriel qui se répète tout du long, et ce en appelant en renfort des vocales robotiques à certains moments. « Très intriguant » : telle sera ta réaction, mais « très kiffant » tel sera ton souvenir (Maître Yoda est avec moi les gars). Si tu veut de reposer après cette bataille nerveuse alors enchaine avec Sometimes I See (Renart Remix) de Larcier. Je pourrais presque reconnaitre un sample de John Shepheard (Type on A pour être précis) mais l’ambiance posée du titre me dissuade de faire preuve de réflexion. Calme toi l’amie et endors toi tout simplement. Si tu veut que ça groove tout en planant alors démarre Atoms & Axes (Renart Remix). Tu vas bien phaser sur les vocales lancinantes en intro mais ce sont les graves qui forgent l’essence même du titre. Petit détail tu peut même entendre le petit clic d’un trackpad Apple, et oui le Goupil a pensé à tout ! Ça ne te suffit pas ? Alors pars avec moi dans le désert Syrien pour découvrir l’histoire des souverains Perses avec Atabat (Renart Remix). C’est le géniallissime Omar Souleyman qui a été remixé, en élément de comparaison tu peut imaginer l’excellent Surf Smurf (Rebolledo Version) transformé à la sauce du moyen-orient et de l’asie mineure. Alicia (Renart Remix) va te booster un petit coup avant d’affronter le mur du son du Berghain. Imagine l’USS Enterprise passer en vitesse lumière avec Renart qui te pose un set dans le même temps, tout est dit. Si tu es tombé sous le charme de Petits Charmes (yeah la blague) alors jette toi sur The Wheel (Renart Remix) de Square Mode. Petit retour aux ambiances chaudes du sud de la France le tout servis sur un petit nuage de volupté musicale. Mushroom (Renart Remix) de vOPhoniQ surfe sur la même tendance, dis toi que des petits champignons seront parfait pour savourer l’expérience (pas de blague voulue). Je t’ai gardé le meilleur pour la fin l’amie, c’est pas tout le monde qui est capable de pondre un remix pareil. Je parle de Enfant Flamme (Renart Remix) originalement composé par Blind Digital Citizen. Point d’introduction mélodieuse le kick est déjà lancé à fond. Non ce qui frappe c’est le goût prononcé de Renart pour les envolées mélodiques. Le coté d’abord agressif du titre fait la part belle à un côté bien plus poétique, coté qui m’a d’ailleurs rappelé le talent de Vangelis sur la bande son de Blade Runner. Je te laisse découvrir le remix de Home Music par tes propres moyens, là aussi c’est du grand art. Oh mon petit c’en est finis des remixes malheureusement, le Goupil a disparu dans un buisson. Pas grave, la suite est tout aussi énorme.

2013 – Normal Music 01 : La courte apparition de Renart chez Normal Music est une histoire à ne pas oublier. Un seul titre en a découlé pour l’instant, Or Sang Tu Mens. Une petite bombe d’envoutement comme le jeune producteur sait le faire, que ce soit en Live ou bien en écoute chez toi tu resteras fasciné par cette track. Là est le talent de Renart justement…

2013 – Acid Arab Collections #1 : LE titre absolu de la compilation. Versatile Records à du être bien content en voyant la réaction des gens à l’écoute de Sahra min tahab. LA combinaison parfaite de la puissance de la Techno, de l’envoutement des mélodies et enfin des sonorités arabes (Syriennes pour plus précis). Si tu as l’occasion de partir dans le désert un de ces quatre embarque ton Ipod et ce morceau d’office. Si tu es encore plus chanceux ramène ta sono et fais péter le son avec les scorpions du Sahara. Bref c’est Renart quoi.

Chronique : Salut C’est Cool

Salut C'est Cool

Et bien oui j’ai craqué, j’étais dans l’incapacité de fermer ma gueule à propos d’eux. Eux d’ailleurs c’est Salut C’est Cool, une bande de mec totalement barré mais qui s’assume pleinement. Si j’étais sceptique à propos de leurs productions audio (mais visuelle aussi), le temps a su montrer que ces joyeux lurons sont sans doute ceux qui s’éclatent le plus tout en apportant du pure kiff à leur public. Je les ai manqué lors de leur passage à Rennes (TransMusicales 2013) donc imaginez ma déception. Enfin non laissez moi plutôt vous montrer un rapide aperçu, il n’y a que ça pour comprendre et obtenir une bonne vieille révélation mystique.

Le Very Best Of (2011) : A peine arrivé dans cette nouvelle galaxie qu’ils nous pondent déjà un premier album. Et comme première « sortie » le contenu est mixte : si on commence l’écoute avec Je Suis Une Poule (un bon gros délire électro avec une partie vocale bien tarée) c’est surtout Acera qui a su me marquer. Rythme agressif saupoudré d’un zeste d’acide et complété par des paroles totalement loufoques, non non je ne m’égare pas l’amie je suis dans le vrai. Vous serez tout autant surpris de voir qu’après réécoutes et réécoutes on commence à se prendre au jeux (si vous n’êtes pas déjà en train de casser les chaises de votre appart’). La mythique Purée débarque juste après : l’hymne de la folie chanté à coup d’une recette de purée tout simplement, rien de plus rien de moi. N’essayez pas de voir une thèse conspirationniste ou quoi que ce soit du même acabis, Salut C’est Cool pousse les limites du rire en faisant du mauvais goût juste jouissivement écoutable. USB est parfaite pour pioncer un soir de geekerie en tout genre, mention spéciale d’ailleurs pour les graves furieuses qui débarquent à 2,30 minutes. Les plus sérieux reculeront de la piste, les plus tarés siégeront devant les caissons et la bande du groupe. Le potentiel live atteint des sommets avec Croissant Fertile : tu es face à un speech historique sur le croissant fertile accompagné de gros kicks en tout genres. L’imagination de Salut C’est Cool n’a aucune limite l’amie, embarque juste avec eux sur leur petit nuage ! Le pire c’est que dans certains cas précis les paroles ou sonorités toutes plus folles que les autres arrivent à donner quelque chose dé sérieux et accrocher. C’est le cas de DFGF (Desert Flash Game Flute) qui pourrait être passée à la perfection en petit before restreint. Bon faudra voir avec vos potes mais si ils sont aussi fous que vous ça devrait le faire. Je fais l’impasse sur Ces Sentiments parce que la track suivante m’attire déjà trop (tu vas comprendre). Pierre (pas moi l’amie, le morceau) est l’ultime combo clip/musique du groupe : te revoilà plongé en pleine période miédévale. Les vocales du titre resteront longtemps, très longtemps dans ta petite tête. Tu te surprendras même à chantonner : « Si un enfant a été choisis, cet enfant sera notre Roi ! Notre roi roi roi roi roi roi roi roi ! ». C’est ça l’esprit de Salut C’est Cool, faire tout ce que tu ferais si tu n’avais pas de tabous et surtout si tu te laissais submerger de temps en temps par un bon gros délire. Le Doigt En L’air a le mérite de poursuivre le trip, encore ces sons 90’s tous plus dépassé que les autres mais juste bandant quand c’est posé dans le bon contexte. Si tu es écolo tu auras même une track exclusive, Merci Nature. Et en plus de ça les paroles sont hypra simples à apprendre donc lance toi de suite. On est triste d’en arriver à la fin avec Je Suis Charpentier : oui il est temps que tu roupilles un peu après ce petit voyage sur Mars et ce périple en crabe.

Le Deuxieme Album (2012) : Réveille toi bordel parce que c’est pas finis ! Hypnose te tire de ta torpeur en douceur, le speech est simple à comprendre mais la surprise demeure. Il est temps de Comprendre un petit coup les rudiments du monde qui nous entoure. Comme deuxième titre on peut dire que c’est accrocheur, « FAT » comme qui dirait l’autre. Et c’est rien quand tu enchaines après avec Révélation Mystique. Allez dis moi que ça te fait de l’effet parce que sinon je préfère tout de suite me pendre. On te donne les moyens de comprendre la physique quantique à échelle macroscopique ou encore les vagues coupées par le bateau, tout ça n’a pas de prix ! LE titre parfaitement taillé pour des afters de folies je te le dis. Courte pause avec Tchin Tchin, ton coeur se calme tout en douceur. Le Simulateur De Pêche est déjà en marche que tu te crois dans une partie de Mario 64 en plein trip hallucinogène. Mais c’est pas grave, ici tu as le droit de faire tout et n’importe quoi, on te donne même les moyens pour accéder à ce petit nuage. MP3 déçoit d’ailleurs un peu mais au fond qu’est ce qu’on en a a foutre, c’est Salam Aleykoum qu’on attend tous. « Salam..Aleykoumkoum..c’est le kiff.. dans.. le club du désert ! ». Le titre démarre pourtant en douceur avec des petites notes mélodiques dignes de Disney mais crois moi l’entrée du trio piano/Vocal/Graves change la donne. La aussi la plupart de tes potes pourront aisément accrocher avec ce morceau donc n’hésite pas à le placer en starting block de la liste des tubes à leur faire écouter. Olala rehausse encore plus la barre du speed, tes jambes te maudiront par la suite. Place toutefois à la petite comptine toute douce de J’espère qu’on s’aimera encore longtemps : petit nuage et gros tonj à la clé pour les plus motivés. Tu écoutes La Brute, tu réfléchis puis tu sait que le morceau était choisis par les dieux pour s’appeler comme ça. Le jardinier Magicien, Une confidence de Paul Compaoré, Sarreer, tous des titres qui mettront à rude épreuve vos limites de l’humour. Quoi que avec un peu de substances sous la main ça peut vite se transformer en grosse teuf de l’espace. Et parce que Salut C’est Cool sont cools (wow c’est illisible) ils dédient même une chanson à ta mère avec La Maman. L’ambiance teknival qui s’en dégage est tellement agréable que tu te laisses emporter. Comme toute chose la fin est proche : Cowboy conclue ce second album et tu te dis que même si tu as perdu des neurones en chemin tu es content comme un petit fou.

Lot De Fichiers (2013) : Ce troisième album demande un minimum de patience avant d’être écouté. Pourquoi me direz vous ? Et bien le seul et unique moyen pour l’obtenir consiste à faire l’étape finale du calendrier de l’avent (sur leur site). Des épreuves tragiques et sans noms vous attendent et c’est pour cela que tu vas te bouger tes fesses ICI. OUI tu as réussis l’ami, bien joué et place à la critique. Le son sort des Enceintes démarre en trombe, kicks de hardteck et paroles barrées à la clé. Croyez moi ce titre à un potentiel ravageur pour réveiller la foule de votre after. Vacance poursuit le délire, c’est tellement con que t’en souries de plaisir et d’insouciance. Avec Fond d’Ecran c’est presque l’ambiance de l’Eurovision qui débarque dans ton salon : beaufs et crade à souhait encore une fois mais bordel c’est jouissif merde ! Oublie pas aussi le fameux Trick Global, toute une religion ce titre. Si tu as regardé quelques vidéos de Salut C’est Cool tu comprendras que c’est directement lié à la pratique du skate. Pour le reste tu te feras ta propre idée de la chose, j’utilise pour ma part le Skill. Tony Hawk repoussera les limites auditives de tes joyeux petits copains, ça crache du synthé à tout va sur un rythme bien trash le tout saupoudré de notre chère Tony Hawk et de personnalité hors du commun. Bon je fait l’impasse sur Gigi, grosse flemme d’exprimer un semblant d’idée la dessus. C’est repartis heureusement avec Interdit de jouer au foot : de la Tribalogoatechapoil comme style je dirais après tout mais c’est du bon en la matière. La Mourre poursuit l’aventure en réinterprétant un jeux local de l’europe de l’est (ou de je ne sais ou crévindiou) et en ajoutant un rythmique et des mélodies toutes plus acides que les autres. Pointe de nostalgie pour les connaisseurs chevronné de Salut C’est Cool, tu pourras même t’amuser à apprendre les règles du jeu dans les bonus fournis avec l’album. Langues mortes, Il joue de l’ordinateur debout, Les petites vies mignonnes, Sherlock, toutes des tracks qui ne demandent qu’à être écouté pour poser un avis. La claque de Techno Toujours Pareil restera cependant dans les mémoires : grosse ambiance bien glauque sur des « Boom boom dans les oreilles » et en veut tu en voila. Vous êtes des pros a presque un aspect comique avec ses synthés bien 90’s mais le morceau reste quand même une belle tuerie. On entame enfin la conclusion finale avec Copain de soupe, hymne parfait pour cuisiner un tas de chose lors de vos temps morts. Tu es essoré mais en même temps satisfait d’avoir écouter ce 3ième album, tu en auras chié avec le calendrier de l’avent mais ça a payé !

Mind 80 #7

 

Teknival

7ième sélection du blog, ça commence à former quelque chose d’intéressant. Croyez moi quand je termine des chroniques comme celle de NU je considère que les playlist peuvent attendre un peu. Mais bon, comme je vois que pas mal de temps est passé depuis je m’y remet !

 

Ah Minilogue, ce duo de génie qui lâche des tracks de 15/20 minutes comme ça sans rien dire. Ils surfent constamment entre la Minimal et la bonne vieille Techno mais bon dieu on reconnait toujours leur patte artistique. Coup de coeur de la semaine avec Nothing Is Lost, un tube présent dans leur dernier maxis qui n’a pas fini de te faire décoller. Qui a dit que la musique électronique était froide ?

Junip était il y a peu une formation totalement inconnu à mes petites oreilles. Jusqu’au jour ou en pleine nostalgie de Breaking Bad (série bandante à souhait) je me regarde le trailer du finale. La série a toujours eu le chic d’avoir une chouette bande son mais Line On Fire colle tellement avec le scénario (il n’y qu’a écouter les paroles) que je la place dans cette sélection.

Toujours agréable de replonger dans des périodes prolifiques comme celle de Detroit : impossible de savoir la quantité d’oeuvre produite dans les 90’s tellement ça en regorge sur youtube. Mais cette masse cache toujours son lot de petites merveilles, des sons bien souvent connus des connaisseurs du genre mais totalement oublié par une génération penchée sur son Iphone à rien faire. Ouh je sens que ça en titille certains donc je vais faire bref : Rhythm On The Loose a sortis une petite série de maxis dans les 90’s dont le tube Break Of Dawn devenu culte notamment à Ibiza (et oui à l’époque c’était encore cool). Ecoute et plonge toi dans le passé un petit coup ça ne fait jamais de mal 😉

Trip Do Brazil Vol 1 est assurément une des meilleurs bande son qu’il m’ai été donné d’écouter. Mélange subtil entre des sonorités Brésiliennes et celle d’une House bien UK, c’est un peu l’équivalent de la compil’ d’Acid Arab mais dans un autre genre. Croyez moi en pleine canicule d’été cette galette a de quoi vous faire bouger. Magenta dépasse cependant les espérances avec Un Café!, tube en puissance d’un peu plus de 5 minutes. Allez l’amis, bouge tes pattes et achète ton ticket pour Rio illico !

Reach dans sa version « Little More Mix » est clairement une grosse tuerie en boite : quand tu es plaqué contre les caissons et que la petite mélodie débarque avec les bonnes vieilles sirènes de l’Acid House tu ne peut que rentrer en transe. Dansant, envoutant, trouve toi ta propre définition du morceau parce que tu y repenseras forcément en soirée.

Si tu as jeté un petit coup d’oeil aux chronique que j’ai réalisé alors tu sais forcément que les Twins se hissent déjà dans mes favoris. C’est très subjectif, je comprend totalement qu’on ne puisse pas adhérer au concept mais quand je vois sur Facebook l’annonce d’un nouveau maxi mon coeur s’emballe. Julienne Dessagne nous livre cette fois ci (avec le mastering de Superpitcher) le magnifique Water Coaster. A écouter sans modération et dans de bonnes conditions.

Allez comme c’est la 7ième autant conclure avec quelque chose de posé. Tyson Ballard nous a un jour sortis son titre My House et tout changea dans ma tête. Plus sérieusement le schéma est classique et tape dans tout ce qui a pu se faire depuis pas mal d’années mais cette recette est toujours aussi efficace. C’est entrainant et parfait en pleine après midi d’été quand tu cuves ton trip de la veille mais que tu as quand même envie de son.

Allez l’amis il est temps de se quitter, profites de ta semaine et n’oublie pas que le jeudi soir est proche, ça sera le bon moyen d’utiliser cette playlist 😉

Chronique : NU

Nu

Dans le flot de sorties de ce début d’année se cache quelques petites merveilles qui méritent un léger détour. Un gros détour même si on prend l’exemple de NU. Si notre cher allemand a déjà écumé toute l’Europe avec ses Set dévastateurs il devient vital de faire une petite pause histoire de voir ou il en est niveau studio. NU se détache clairement de la masse dès les premières secondes d’écoute : on surf sur un immense amas d’inspiration tout en restant dans la carte de la finesse. Si certains voient là un paris irréalisable, l’allemand prend un énorme plaisir à nous contredire. Rolf Fabian Laumer (la personne en question) est le genre de gas ultra discret qui ne donne aucune information à son sujet. Point d’interview et encore moins de passage à la TV, le mystère reste total. Enfin pas vraiment puisque ses productions laissent entrevoir un semblant d’information si on prend le temps de faire gaffe aux détails. Allez l’amis, laisse toi embarquer dans l’expérience et prépare le calumet tu vas être servis !

(2008) Voca : Ce petit maxis de deux morceaux (l’un de Nu, l’autre de Mo’Joe) laisse entrevoir les débuts d’une carrière prestigieuse (non non je ne déconne pas). Derrière la sobriété de Voca se trouve un morceau de 10 minutes tout bonnement envoutant. La fibre électronique est présente mais très vite on se demande ou il a pu trouvé les divers samples et boites à rythmes nécéssaires à la composition. L’envolée se fait douceur et te fait tripper pendant les 5 premières minutes. Ce petit amuse bouche cède toutefois la place à une seconde partie beaucoup plus envoutante. Oui oui tu te surprendras même à attendre comme un drogué la petite mélodie qui te fait tant sourire. Efficacité, simplicité, originalité, BOUM dans ta face.

 (2009) Viento : Ah sayais on a enfin droit à une galette un peu plus remplie. 3 morceaux de 7 à 9 minutes voilà de quoi se faire plaisir en rentrant du boulot. La Fuente t’introduit dans sa sphère encore une fois en douceur : NU cherche à te faire rentrer dans son petit univers de sonorités toutes plus dingue que les autres. Si ce premier titre fait son effet c’est aussi grace à un léger changement d’orientation : les graves sont bien plus présentes et s’accordent parfaitement avec la petite flute à partir de 3 minutes. Le coté tribal est aussi une des raisons pour laquelle le morceau s’écoute bien. Sangre n’apporte cependant pas de réelles nouveautés, le vocal mis en boucle aura peut être le don de te faire décoller mais le coté instrumental du titre reste timide. Trop timide d’ailleurs, la simplicité a ses propres limites. Certains aimeront d’autres moins, c’est à vous de voir. Razones arrive à la rescousse et rétablie très vite les bases : on retrouve bien heureusement le talent du producteur mystérieux. Le rythme a plus de peps, les montées mieux maitrisées, yepa yepa il est de retour.

Sorry, pas d’intégration possible pour ces vidéos donc clique sur le lien.

(2011) We Love The Sun : Une pause de deux ans fait toujours du bien. La preuve avec ce maxis tout bonnement jouissif et qui se hisse dans le top de ses créations. Jo Ke vient donner un coup de main par la même occasion et c’est tant mieux. Véritable tournant dans sa carrière, Nu s’attaque enfin à une symbiose entre vocal et instrumental. Who Love The Sun démarre en trombe sans te laisser le temps de réagir : c’est agressif sans l’être réellement, un peu comme si on vous passait du classique sur un sound system de Ravers. Aucun choc notoire à l’horizon l’amis, retiens uniquement ton souffle à l’arrivée des 1,55 minutes du titre parce que tu ne pourras plus reculer sur la piste. Le remix d’Acid Pauli tape dans le même délire sans non plus dénaturer le mythe : la structure du morceau colle au passé du bonhomme, les bonnes graves bien lourdes accompagnent une partie vocale tout aussi bonne. Le morceau de base ou son remix trouveront forcément des adeptes. Dance In My Pants t’invite à bouger d’une autre manière et ce sans faire tâche sur le maxis. Ton petit crâne se souviendra longtemps de ce titre surtout si tu es dans un état second. Alors, satisfait ?

(2011) Fool : même année, même label, même producteur. Le trio de choc pour tout label en quelque sorte, surtout quand l’artiste se révèle être un petit génie. Yerbal mériterait à lui seul un flot de récompense : sur un sample tiré d’un trip en pleine forêt d’Amazonie vient débarquer des putins de graves juste bandantes. Ambiance teknival à la forêt de Brocéliande bon dieu ! Trève de plaisanteries le titre est simplement la petite merveille à dégainer en début de Set pour faire bouger la foule. Manque plus que des champignons et t’es bon. Jo Ke est de retour sur Fool pour notre plus grand plaisir : ultra mélancolique, ce second titre laisse un temps de repos après la claque du début de maxis. C’est encore une fois maitrisé et diablement mixé, du NU dans toute sa splendeur. Soltero restera d’ailleurs dans le même esprit et t’achèvera un bon coup.

(2012) This Land : Ah que de souvenirs en écoutant This Land. Ce maxi (encore ?!) comporte de belles perles toutes plus bonnes que les autres. A commencer par la track éponyme qui du haut de ses 9,40 minutes vient abaisser ton rythme cardiaque en flèche. Tu te retrouves même à être envoutés par le combos Grave/Vocales toujours aussi efficaces. C’est sans aucun doute le morceau le plus accessibles de Nu pour monsieur tout le monde. All That Sound est plus orienté vers les club même si sa longue introduction de 2 minutes laissait présager une belle épopée. Ah merde c’est encore une tuerie au final. A l’état pur. Jouissivement jouissive. Enfin bref je m’égare. DUBomat change d’univers mais aussi de contrée, le Brésil est cette fois la destination de NU. Oubliez le principe de nationalités, Nu te fait voyager n’importe ou et quand il le désire. Te voilà plongé en plein festival sur les plages de Rio, 3 grammes dans le sang mais toujours de l’énergie à donner après 10heures de teuf. Et oui c’est NU qui te met dans cet état là. Eyeflower s’adresse quand à elle aux amateurs d’After chargé à coup de substances toutes plus diverses que les autres. Mais bordel, tu trippes alors à quoi bon arrêter le son ?

(2012) About Love : C’est chez Katermukke que Nu vient cette fois poser son matos. Encore un maxi tu me diras, le bonhomme semble maître en la matière. Mais bordel que c’est bien produit, pourquoi reste il dans l’ombre ?! On en sait strictement rien mais sa carrière va être amener à décoller par la suite. La Sirena Negra illustre tout son talent en 7 minutes : une profonde connaissance des rythmes, des vocales minimalistes en boucle, des sonorités chaudes, et etc et etc… La recette sera toujours la bonne même dans 3000 ans. About Love se lance que tu es déjà à sautiller comme un petit fou dans ton salon. Le son a beau être sérieux dans l’esprit, sur la forme c’est bien sympa. La consécration rythmique de NU se trouve cependant dans Kleiner Prinz. Troisième titre de la galette qui dure à peu près 8 minutes, la touche de swing nécessaire à te propulser sur la piste est bien présente. On continue à entendre ces fameux vocales tous plus fous les un des autres mais nom de dieu ça marche quoi ! Histoire de te laisser te reposer NU t’a concocté Cielo, magnifique conclusion qui t’entrainera sur les hauts nuages du 7ième ciel. About Love marque un échelon gravis, un peu comme si l’allemand s’était soudain rendu compte que ses productions pouvaient coller avec des images, même dans le creux de ta tête.

(2012) Places EP : C’est au tour de Sprinkler de recevoir notre pote NU. Je vous le dit depuis tout à l’heure mais le bonhomme est habitué à changé d’air. Mais plus le temps passe et plus il est productif : 4 morceaux inédits rien que pour ce maxis. On lance la sono pour arriver sur Places, titre hypnotique et bien répétitif de 5 minutes. Enfin oublions le terme répétitif, la seconde moitié du morceau voit débarquer une armada mélodique accompagné de la douce voix de Julia Go. Apprenez bien la leçon apprentis producteur, c’est la démonstration même de l’efficacité. Kaiser continue ainsi l’épopée mais pas dans le bon sens malheureusement : certes on est à force des écoutes devenu accro aux samples et autres effets bien loufoques de NU mais dans le cas présent on est plus face à une maquette qu’au master. Petit raté voyons, ne soyez pas aussi impitoyables. Schmerz est le genre de son à pouvoir aisément jouer le rôle de transition entre le before et ta soirée. D’un coté tu as la longue série de kick bien fat qui t’explose la tête, de l’autre les vocales entrainant. Fais ton choix, avec un peu de chance tes potes adhèreront au concept. Amor conclue la sortie de belle manière. Nu est clairement un producteur ambitieux capable de mélanger tout les genres et inspirations sur terre mais pour moi il manque encore l’image. Oui Amor pourrait aisément figurer dans la bande son d’un grand film. De le Deep House comme peu savent en faire.

(Malheureusement point de vidéos ou de Soundcloud du maxis, à toi de chercher sur le net)

(2013) Four Season Album Episodes : Cette chronique a été en grande partie rédigé dans le but de vous faire connaitre cet album. Ou plutôt cette série de mix. Ou plutôt cette série de mix entièrement faite de ses productions. Oui c’est Nu derrière ces 9h40 de sons. Un mec et une dizaine d’heure de teuf. Un pari extrêmement risqué et relevé haut la main : c’est très simple, prenez la crème de la crème des précédents maxis, mariez la avec un flot de titres unreleased et mixez ça d’une belle manière et c’est bon. Non sérieusement cet exploit est clairement une des choses à retenir de l’année 2013. De l’excellent Otonio (celui le plus ouvert sans doute aux nouveaux venus) à La Prima Vera en passant par SOL pour terminer sur Lluvia Blanca, bref du délire du délire. NU repousse les limites des formats actuels et invente carrément une nouvelle pratique. Certains critiqueront la longueur ou encore la ressemblance des morceaux le long de tel ou tel mix mais croyez moi vous êtes dans l’erreur : le talent de NU réside dans le fait qu’il peut te faire passer le dit mix comme une seule et unique track. Et c’est ça l’intérêt justement, tu clique sur play et c’est partis pour une aprem’ tranquille à vaguer à tes occupations sans regarder ton  macbook. Du grand art, la leçon à retenir par dessus tout.

(2013) Carat EP : Ayant eu la chance (plutôt le réflexe) d’acheter le maxis en Vinyl dès sa sortie j’ai pu en profiter quelque temps. Comme d’habitude de la grande maitrise même si les deux premiers morceaux (Abre et Sleepsong) ne resteront pas forcément dans les esprits. Dans le cas contraire c’est bel et bien Carat (version originale plus le remix) ainsi que Emarceva qui récoltent la palme. La pointe de classique du premier t’apportera forcément le calme nécessaire tandis que la reprise bien loufoque du second te relancera sur la piste. C’est agréable d’écouter NU, avec lui on est sur et certains de ne jamais en sortir dégouté.

(2014) Saga Chapter One : Fidèles, il est temps de partir en croisade pour défendre notre cher et magnifique BAR 25. Et oui, s’il a disparu il y a déjà quelque temps son esprit reste lui bien présent. Après une série de maxis, un album-mix de 9h40 et une masse de lives à travers l’Europe NU est de retour. Et les nouvelles sont bonnes, on aura encore droit à un album-mix. Hein quoi, c’est déjà disponible et gratuitement ?! Oui ça l’est l’amis, fonce sur son souncloud pour télécharger l’oeuvre et magne toi d’allumer ta sono. Le premier chapitre concentre à lui seul une bonne trentaine de morceaux. L’évolution réside dans la diversité de l’ensemble : multi inspirations, multi genres, multi rythmes, bref le Saint Graal de tout amateur de Deep House. Et attend l’amis parce que c’est pas finis, la suite est en chantier. Quand je te parle de Saga on en est actuellement qu’au premier chapitre ce qui laisse présager de bonnes choses pour la suite.

https://soundcloud.com/n-u/saga-chapter-one

La encore Soundcloud m’empêche d’intégrer certains contenus (tout comme youtube) donc n’hésitez pas à allez fouiner sur le net histoire de trouver les morceaux manquants.