Étiquette : 2015

Mind 80 #18 … and the Groove.

... and the Groove.

Cette 18ième Playlist m’aura demandé beaucoup de tris mais pardi j’en suis venu à bout. Au contraire de la précédente qui visait les sentiers battus de la Tech’ et autres joyeusetés bien Dark celle ci se focalisera sur des sonorités un peu plus chaudes. Disco, House, Nu Disco, Deep House, autant de genres et sous genres qui je l’espère te feront agréablement groover. Les 12 titres sont tirés de recherches et trouvailles diverses, certains étant perdu dans les limbes de Discogs et de l’Internet tandis que d’autres réveilleront peut être des souvenirs de soirées bien dansantes. A la bonne heure, profites tant que la canicule est avec nous !

Si tu veut un seul (et je dis bien un seul) titre pour ouvrir ton set en plein air ou bien pour te tirer de ton plumard je suis fier de t’annoncer que PBR Streetgang a répondu à ta demande avec succès. Leur excellent J2ThaB en est un bon exemple  : les vocal de James Brown associées au rythme groovy sont déjà deux bonnes choses, quand le duo Anglais décide de faire monter la sauce tout en finesse c’en est une autre. Big Up à ces fiers producteurs de Leeds, ils viennent sans doute de te mettre une belle claque en direct !

Et ce sentiment de gros kiff revient avec Dancing In Outer Space (MAW Lunar Mix Part 1) de Atmosfear. L’arrivée du saxophone fait toujours plaisir à entendre, les connards de Bakermat et toute sa clique ont pourtant bien pourris l’aura de la bébête mais petit détail fort sympathique : Dancing In Outer Space reste une track fidèle à elle même. Entre une grosse ambiance des 90’s (que ce soit pour le rythme aussi bien que les enchainements du titre) plus un travail de Masterisation efficace, le titre a tout pour joué dans la cour des grands et c’est tant mieux.

Adeptes du Lounge ou autres Grooves de Saint Tropez (à la bonne époque des 90’s/début 00’s bien entendu) tu devrais être servis avec le classique et indémodable Tania de Harry  »Choo Choo » Romero. A la croisée des mondes entre St Germain, le rythme House et les débuts sonores de la French Touch, Tania est indémodable pour une seule et bonne raison : la nostalgie d’une époque ou les petits péteux de la Jet Set du Sud écoutaient encore du bon son. Cruauté et réalité en somme.

Même chose pour Soul Right On de Silicone : force est de reconnaitre au titre une ambiance que l’on ne retrouve plus trop ces derniers temps (et qui pourrait paraitre kitch aux oreilles de certains). Les Haters crieront que le rythme fait vieillot, qu’il faut allez de l’avant mais je vous met au défis de trouver une Track qui puisse réunir les ingrédients de celle ci aussi simplement. Allez bande de rageux, vous avez 2 heures.

Whirlpool Productions, plutôt louche comme nom de scène. Mais attendez un peu que je vous explique l’histoire derrière le classique que les trois compères ont sortis en 1996 : Eric D. Clark, Hans Nieswandt ainsi que le troisième et plus connu Justus Köhncke (membre de Compact de longue date) venaient de rentrer de boite à Cologne. Dans un état bien fracassé, le trio décide de se faire une petite session en studio histoire de passer le temps. Sur le coup de l’improvisation, Clark (les vocales) entonne un léger « From Disco To Disco » sur un rythme House fraichement tiré de l’imagination des deux autres biturés. Enregistré à l’arrache, ces quelques minutes d’improvisations donneront naissance à un classique des 90’s : From Disco To Disco. Peace & Respect les gars.

I’m So Crazy est à réserver pour les occasions spéciales. Spéciales car malgré le succès de l’époque peu de gens se souviennent de la track. Spéciales aussi car c’est typiquement le genre de son à dégainer quand tout part bien en couille dans votre soirée adorée. Encore plus spéciales quand vous regarderez la réaction des gens : entre questionnements et gros défoulements sur la piste c’est à chacun de décider quoi faire au moment venu. Mettre en versus Par-T-One et Inxs fut une bonne idée finalement.

Gichy Dan est de ceux qui nous ont quitté bien trop tôt. Au vu de son excellent Cowboys & Gangsters (qui est déjà culte pour les adeptes de la Disco/Nu Disco) on ne peut que saluer le bonhomme. Quand en plus le morceau est sortis de base en 1981 et qu’il continue fièrement de tourner sur les platines du monde entier on a une bonne pensée pour ce bon vieux Ron Rodgers. Cet édit de Social Disco redonne un petit coup de pep’s à l’oeuvre originale sans trahir ses acquis, Well Done !

Cappuccino m’était encore inconnu il y a peu. C’était sans compter le mix de King So So (nouveau poulain de Hippie Dance Record) qui comportait justement leur titre phare, Hell Dance With Me. Je n’ai rien à redire sur cette track que j’ai déjà positionné dans mon top personnel de la Disco, que ce soit en écoute ralentie (qui donnent une ambiance plus « Caliente ») ou en écoute originale le résultat reste toujours aussi agréable à entendre.

Relativement inclassable dans cette playlist plus orientée Disco, j’ai choisis de tout même mentionner mister Blue Boy. Et oui, vous connaissez pour beaucoup d’entre vous son célèbre tube Remember Me. Prenez un peu de plaisir à réécouter ces 7 minutes de minimalisme, pour les nouveaux plongez vous dans ce subtile mix des 70’s/90’s.

J’ai fait la découverte de Poolside grâce à Aeroplane et sa compile (de grand malade) In Flight Entertainment. Quand j’ai appris que c’était eux qui était derrière un morceau qui me tenait à coeur, Only Everything en l’occurence, j’ai vite compris pourquoi Aéroplane les ont inclus dans sa liste des artistes Nu Disco en pleine montée. Ils sont californiens, aiment leurs potes et le bon son et préfèrent rester positif : en quelque sorte Only Everything les résume parfaitement eux comme la vie sur la côte Ouest.

Au contraire de la playlist Darkside j’avais déjà trouvé ma conclusion pour celle ci, c’était plutôt pratique. Pratique parce que le célèbre (et dans le même temps trop délaissé) Be Thankful For What You Got de Winston Curtis mérite sa place. Surtout quand l’on a droit à une subtile version Dub/Reggae signée William de Vaughn, pas n’importe qui dans le domaine. Rien à redire sur le tempo aussi bien que sur le travail de remake/remix, c’est effectué d’un main d’orfèvre. A recommander à toute heure, le matin pour éviter la sale gueule, l’aprèm pour décompresser comme le début de soirée pour entamer l’apéro, une vrai anguille. « Just relax my friend, it’s over ».

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Lohhof – Untitled

Lohhof - Untitled

Amateur de House à sonorités « d’époque » vous serez charmés, j’ai là une belle pépite à vous faire écouter, qui sait peut être que ce petit maxis vous retournera l’esprit comme cela a été le cas pour moi. Aux manettes de l’EP, Lohhof, un parfait inconnu qui je suppose doit avoir des racines Allemandes (si l’on se base sur le pays de provenance des galettes). Mais là n’est pas la question, l’artiste a une place mais comme vous le savez si bien le paysage de la musique électronique dite « underground » ne s’attarde pas autant sur la personnalité du mec dans le studio. Non le plus important dans l’histoire c’est bien les 5 morceaux présent sur la galette de base. Encore tout frais (sortis je le rappelle en Février 2015) l’EP suit la continuité d’une bonne ambiance organique que l’on peut retrouver sur bon nombres de producteurs anonymes à l’heure actuelle (tel Traumprinz, DJ Metatron, les nombreux Unknown Artist et j’en passe…). Je viens de vous résumer très rapidement l’esprit du maxis mais la libre interprétation est encore de mèche, ce sera à vous de vous bouger les neurones pour capter l’ambiance de l’oeuvre. Pas besoin non plus de s’attarder sur le label, j’ai nommé Woodwork : encore tout jeune, l’EP du jour en est sa première sortie et fort heureusement la structure marque un sacré tour de force en la matière.

Le premier morceau, Algentee, pose les bases d’une House tout en rondeur : que ce soit les kick, les nappes mélodiques en arrière plan ou même les timides graves, tout les éléments s’immiscent en douceur et mettent en place une ambiance ô combien planante, « Sweet » comme dirais les anglais. Ce n’est qu’à l’arrivée de la première boucle rythmique que la sauce prend toute sa saveur : la douceur de l’intro cède la place à un mélange innovant et agréable à entendre, ça ne choque pas mais ça accompagne le contexte de base tout en douceur. D’ailleurs cette impression s’accentue considérablement dans le titre suivant, Vaulty By Nature. Malgré une base rythmique plus acide et frappeuse, l’engouement de l’artiste pour les boucles organiques donne au titre une chaleur mais dans le même temps une certaine froideur non déplaisante. Ce parcours entre les deux pôles est l’un des éléments clé des compositions de Lohhof : délivrer une House qui a le mérite de ne pas prendre parti et oscille délibérément entre sentiments ambivalents tout au long de l’écoute. La suite démontre d’ailleurs à merveille cet argument : le généralissime Midway Moodswings est tout simplement l’un des morceaux les plus inventif que j’ai pu trouver sur la toile ces derniers temps. Le mur de graves associé à la boucle rythmique (Roland avec ses Groovebox n’est pas loin) laisse d’abord l’auditeur sur un sentiment plutôt dark mais c’est sans compter l’arrivée (ou plutôt le retour) des si belles nappes mélodiques dont Lohhof a le secret. Le résultat est aérien, libérateur et procure juste une claque des plus totale si le contexte y est. Associé à un rendu visuel qui lui correspond, ce titre est capable de procurer une multitude de sentiments si la foule tente de s’immerger un tant soit peu dans l’ambiance. Voilà donc un titre à fort potentiel si vous voulez « ambiancer » votre soirée sans non plus choquer les non initiés. La suite s’amorce cependant avec Midway Moodswings (Terekke Remix) : l’auteur du remix, Terekke, est lui aussi en orbite autour de la House organique dont je vous parlais ci dessus (coup d’oeil sur Discogs recommandé). Le mix des deux univers des artistes respectifs donne lieu à un mélange encore plus accentué : oubliez le gros kick de l’original et remplacez le par des graves bien imposantes. Garder les nappes mélodiques mais mettez en second plan la partie rythmique. Je dis ça mais croyez moi ces petits détails et changements donnent naissance à une base solide, plus imposante certes mais tout autant réussie sur le plan qualitatif. Littéralement si le coup de coeur vous prend aux tripes comme cela a été le cas pour moi vous vous réjouirez à l’écoute du dernier titre, Happy Times. Le minimalisme dépouillé est la règle qui guide ce morceau pour conclure le maxis. Les DJ verront d’ailleurs en ces 6minutes de House un formidable Tool (titre qui sert à poser une base rythmique pour ensuite tranquillement enchainer sur un autre morceau). Un peu comme le nombre de marches dans votre escalier, Lohhof prend un plaisir à faire monter la sauce tout en douceur pour arriver un final dépouillé mais qui satisfera vos petites oreilles. A haut niveau d’écoute les impressions n’en seront que renforcés, c’est un petit conseil je vous conseille d’abord une écoute passive avant d’enchaîner sur l’analytique, dans ce genre de sortie l’esprit passe avant la technique et vous n’en serez que plus satisfait sur long terme.

Pour les plus flemmard qui n’auront pas lu la totalité de cette chronique, je vous résume l’oeuvre en quelques mots clés : écoute passive, sentiment de chill, House d’ambiance, pas de partis pris, voilà dans les grandes lignes ce à quoi vous devez vous attendre au moment de lancer la galette. Croyez moi je ne regrette pas la découverte, j’espère que cet anonyme Lohhof sortira de sa tanière pour nous délivrer des sorties dans le même esprit !

Mind 80 #15

 

Jeux de la pièceCe début d’année 2015 mouvementé est dans le même temps assez prolifique au niveau des sorties musicales. Pourtant j’ai préféré plonger dans le passé et faire une petite playlist qui s’écarte des sentiers battus de la Techno. Par ci et par là vous trouverez les traces de tubes des 70’s, de pas mal de titres des 00’s que vous connaissez sans doute mais avec lesquels vous vous êtes fâchés au niveau des noms. S’il fallait résumer rapidement les choses je dirai que vous oscillerez entre le Chill et l’émotion, un peu comme si vous étiez cloitré dans votre salon avec un gros temps moisie à l’extérieur. Pour savourer l’instant privilégiez une écoute en continu de la playlist, c’est comme ça que vous arriverez au ressentis souhaité. Commençons donc !

Avec son rock progressif si reconnaissable, King Crimson ouvre le bal avec son très célèbre « In The Court Of The Crimson King ». Souvenez vous des « Fils de l’homme » d’Alfonso Cuaron, plus précisément du moment ou Théo (alors dans la voiture luxueuse) traverse les rues d’un Londres en plein chaos. L’association des deux éléments rendaient vraiment bien, faites en sorte de trouver un moment judicieux pour écouter ce morceau dans les conditions.

 

Vous avez tous déjà entendu « A Whiter Shade Of Pale ». Tous sans exception, si ce n’est pas le cas partez illico sur Mars vous faire une petite révélation mystique histoire de cuver l’information. La nostalgie que dégage cette balade de Procol Harum (en plus du clip) te fera remémorer les moments marquants de ta vie. C’est aussi simple que ça, ne cherches pas plus loin.

 

Même chose pour Massive Attack, ce n’est pas moi qui vous ferai découvrir ce pilier culte de la Trip-Hop. En revanche je vais faire une petite piqure de rappel pour certains avec leur tube « Angel ». L’ambiance qui se dégage de ses 6 minutes est juste hallucinante de réalisme : le mixage est clean’, les sonorités sont travaillées et surtout originales, bref du grand art. Parfait pour s’enquiller un petit stick dans ton salon et faire le point sur ta semaine dans la classe totale.

 

Oh celle la aussi tu la connais l’ami. Si je te dis Zero 7 ça ne te diras rien. Le nom du titre, « In The Waiting Line » pas plus d’informations. Lance l’écoute et tu comprendras maintenant. Redécouverte il y a peu de temps, ce morceau t’enverra chiller sur n’importe quel coin de cette bonne vieille planète terre. Tu seras sur un océan de douceur, c’est garantie !

 

De temps en temps quelques morceaux tristounets bien placés peuvent faire leur effet. Celui du groupe Mazzy Star, « Into Dust » en est le parfait exemple. La voix magnifique d’Hope Sandoval (chanteuse) rend à merveille sur cette petite guitare folk, on nage en pleine simplicité mais dieu que c’est bon !

 

Les années 2000 sont un peu comme les années 1980’s : un torrent de merde musicale qui cache son lot de perles. S’il y a bien un artiste qui a réussis à mêler les deux versants de la pièce c’est Gorillaz. Empruntant à tout les genres tout en créant la bande de joyeux lurons censée représenter le groupe, Gorillaz a pondu beaucoup beaucoup, mais vraiment beaucoup de tubes qui ont bercé la jeunesse de la génération 90’s. La preuve avec « Tomorrow Comes Today », un titre remplie d’émotion qui te rappellera toujours tes plus beau moments de ta jeunesse. Et TOC !

 

Amateurs de Docteur House vous êtes les bienvenus ! Souvenez vous des moments tendues de la série indubitablement suivis par ces petites pauses émotions de fin d’épisode. La bande son de Docteur House est très riche mais c’est bien sur avec « Any Other Name » de Thomas Newman que mon dévolue est jeté. Savoure ça au casque, le rendu sera mieux.

 

Trève d’émotions, retournons au Chill, le vrai, le pur. « Think Twice » va t’amener tout en douceur dans le vaste domaine du Futur Jazz. Crois moi que le titre vaut le détour, une fois que le rythme s’installe avant la première minute tu es déjà dans le Groove. The Detroit Experiment (avec tout le beau monde concerné) signe là une petite pépite. Comme quoi mettre dans la même pièce plus d’une douzaine de producteurs/musiciens talentueux, le tout en 2002, est quelque chose de très lucratif sur le plan artistique. CHILL.

 

Dédicace à mister « Thomaso Pasollini Rebolledo » avec l’excellent « Keep Building ». Reagenz va te transporter pendant 13 minutes dans une bulle de légèreté. Les vocales de Fred P. donnent ce petit côté immersif qui te feras chavirer dans les méandres de ton inconscient. La découverte a beau être fraiche, « Keep Building » va continuer à tourner sur mon système pendant pas mal de temps, c’est moi qui vous le dit !

 

J’esperes que ces quelques vibes mélancoliques ont réussis à te faire vibrer l’ami, l’aventure n’est jamais terminée, c’est simplement à toi de la poursuivre !

Mind 80 #13

Bud Le Vénérable

Il était temps que je sorte cette satané playlist les amis, il était grand temps. Au programme pas mal de Tech’ triée sur le volet, on ne change pas la recette gagnante après tout. Il y a beaucoup de choses que j’aurait pu rajouter dans le même temps mais je garde quelques surprises pour la suite de l’année, on est pas pressé !

Randomer était déjà présent dans ma bibliothèque depuis quelques temps mais malheur à moi j’avais oublié son excellent titre « Stupid Thing I Do ». Je me rattrape donc, mon meilleur pote m’a relancé sur le sujet et c’est ainsi que ce monstre de Techno à la Old School se retrouve en tête de cette 11ième playlist. Ta mission : encaisser les kicks bien fat de ce tube en puissance, Randomer a sorti les grosses machines pour l’occasion !

 

Toute personne qui suit un tant soit peu les Boiler Room ou autres events du paysage de l’Underground de la Techno ont entendu ce bon vieux « Model 1 » de Truncate. Utilisé par pas mal de vieux squales pour raviver les DJ Sets, cette track reste sobre et puissante et fait office de Tool parfait pour renchainer dans ton mix. Une recette classique certes mais qui dont on ne s’en lasse pas.

 

Ah ah passons maintenant à la vitesse supérieure avec cet énormissime « Corp » de Markus Suckut. Déjà entendu (et longtemps introuvable) dans la Boiler Room du paternaliste Len Faki, l’effet qui se dégage de ces 7minutes de Techno à l’Allemande est tout bonnement hallucinant. Tu te retrouves pris dans les rouages d’une machinerie prête à tout faire péter à coup de graves furieuses. Sur un bon système et à un niveau correct tu vas t’en prendre PLEIN LA TÊTE !

 

Mark Broom a des hauts et des bas en tant que producteur mais il faut lui reconnaitre une certaine ingéniosité non déplaisante. La preuve en 5minutes avec « Nucleus » : Ben Klock est lui aussi tombé sous le charmes de ces graves si caractéristiques et a pour habitude de la passer dans pas mal de ses Sets. Sans être trop agressive, cette track a l’intérêt de relancer la fête un bon coup et de motiver les troupes sur la piste. Yeah man, je perçois un semblant de Groove.

 

Finis de rigoler, l’heure est venu d’inclure une petite track de Virgil Enzinger et de son pote Submerge. « Eternal Flame » comme elle se nomme rassemble deux versants pourtant opposé : une Dark Techno puissante et à un rythme frappeur avec de l’autre côté une touche orientale non déplaisante. Pour le coup cette track te mettra directement dans l’ambiance et te lancera peut être sur les vagues de la Dark Techno, domaine vaste et remplie de tube en puissance…

 

Petite pause émotion l’ami, l’heure est venue de se poser dans ton canapé et de t’écouter « Crystal City » de Jackson Ryland. Prend le côté contemplatif de Moonin, rajoutes y un zeste de House à l’ancienne et une rythmique vraiment décente et te voilà devant un véritable petit trip auditif. Du très très bon boulot, Jackson Ryland a réussi son paris de nous transporter dans une cité futuriste en douceur.

 

Les titres de Tech House qui sortent du lot sont plutôt rares mais j’ai réussis à dégotter une petite merveille : « Roach Hotel » de Pele & Shawnecy. Inconnus à mes oreilles, ces deux gars m’ont foutu une sacré claque rythmique dans la tête. L’ambiance du titre est travaillée, la page rythmique excellente et entrainante à n’importe qu’elle heure, bref de quoi te lancer sur les starting block de la soirée l’ami !

 

Je vais faire un petit hommage au magnifique « Never Grow Old » de Floorplan (aka Robert Hood, l’un des Padre de Detroit). La touche mélodique qu’il maitrise si bien s’allie avec élégance avec la voix d’Aretha Franklin, preuve en est la track s’est déjà classé dans le top de la Tech de cette année 2014. De temps en temps une petite leçon par un grand maître du milieu ça ne fait pas de mal !

 

Ah quel plaisir j’ai pris à l’écoute de « A Ground Without a Figure ». Shuttle358 m’était pourtant totalement inconnu (et un peu trop obscur) mais je dois reconnaitre que j’ai été transporté pendant ces courtes 4 minutes. Le message est on ne peut plus simple : fait le point sur ton année, réfléchis à la suite mais ne renie pas ton passé. Gros gros merci Shuttle358 pour cette track contemplative.

 

PAUSE. S’il y a bien une énorme révélation pour l’année 2014 c’est DJ Metatron qui reçoit la palme d’or avec sa dernière sortie « U’ll Be The King Of The Stars ». Subjugué, voilà le mot pour décrire ma réaction lors de la première écoute de ses productions. Entre un travail d’orfèvre sur le mixage de ses titres, une ambiance vraiment à part dans le paysage des sorties électroniques de cette année, DJ Metatron est LE génie du même rang que Renart, un expérimentateur de haute volée qui donne le sourire après écoute. Avec « Oh Ah » et ses plus de 8minutes d’envolées, tu tombera sous le charme l’ami !