Étiquette : 90’s

Mind 80 #18 … and the Groove.

... and the Groove.

Cette 18ième Playlist m’aura demandé beaucoup de tris mais pardi j’en suis venu à bout. Au contraire de la précédente qui visait les sentiers battus de la Tech’ et autres joyeusetés bien Dark celle ci se focalisera sur des sonorités un peu plus chaudes. Disco, House, Nu Disco, Deep House, autant de genres et sous genres qui je l’espère te feront agréablement groover. Les 12 titres sont tirés de recherches et trouvailles diverses, certains étant perdu dans les limbes de Discogs et de l’Internet tandis que d’autres réveilleront peut être des souvenirs de soirées bien dansantes. A la bonne heure, profites tant que la canicule est avec nous !

Si tu veut un seul (et je dis bien un seul) titre pour ouvrir ton set en plein air ou bien pour te tirer de ton plumard je suis fier de t’annoncer que PBR Streetgang a répondu à ta demande avec succès. Leur excellent J2ThaB en est un bon exemple  : les vocal de James Brown associées au rythme groovy sont déjà deux bonnes choses, quand le duo Anglais décide de faire monter la sauce tout en finesse c’en est une autre. Big Up à ces fiers producteurs de Leeds, ils viennent sans doute de te mettre une belle claque en direct !

Et ce sentiment de gros kiff revient avec Dancing In Outer Space (MAW Lunar Mix Part 1) de Atmosfear. L’arrivée du saxophone fait toujours plaisir à entendre, les connards de Bakermat et toute sa clique ont pourtant bien pourris l’aura de la bébête mais petit détail fort sympathique : Dancing In Outer Space reste une track fidèle à elle même. Entre une grosse ambiance des 90’s (que ce soit pour le rythme aussi bien que les enchainements du titre) plus un travail de Masterisation efficace, le titre a tout pour joué dans la cour des grands et c’est tant mieux.

Adeptes du Lounge ou autres Grooves de Saint Tropez (à la bonne époque des 90’s/début 00’s bien entendu) tu devrais être servis avec le classique et indémodable Tania de Harry  »Choo Choo » Romero. A la croisée des mondes entre St Germain, le rythme House et les débuts sonores de la French Touch, Tania est indémodable pour une seule et bonne raison : la nostalgie d’une époque ou les petits péteux de la Jet Set du Sud écoutaient encore du bon son. Cruauté et réalité en somme.

Même chose pour Soul Right On de Silicone : force est de reconnaitre au titre une ambiance que l’on ne retrouve plus trop ces derniers temps (et qui pourrait paraitre kitch aux oreilles de certains). Les Haters crieront que le rythme fait vieillot, qu’il faut allez de l’avant mais je vous met au défis de trouver une Track qui puisse réunir les ingrédients de celle ci aussi simplement. Allez bande de rageux, vous avez 2 heures.

Whirlpool Productions, plutôt louche comme nom de scène. Mais attendez un peu que je vous explique l’histoire derrière le classique que les trois compères ont sortis en 1996 : Eric D. Clark, Hans Nieswandt ainsi que le troisième et plus connu Justus Köhncke (membre de Compact de longue date) venaient de rentrer de boite à Cologne. Dans un état bien fracassé, le trio décide de se faire une petite session en studio histoire de passer le temps. Sur le coup de l’improvisation, Clark (les vocales) entonne un léger « From Disco To Disco » sur un rythme House fraichement tiré de l’imagination des deux autres biturés. Enregistré à l’arrache, ces quelques minutes d’improvisations donneront naissance à un classique des 90’s : From Disco To Disco. Peace & Respect les gars.

I’m So Crazy est à réserver pour les occasions spéciales. Spéciales car malgré le succès de l’époque peu de gens se souviennent de la track. Spéciales aussi car c’est typiquement le genre de son à dégainer quand tout part bien en couille dans votre soirée adorée. Encore plus spéciales quand vous regarderez la réaction des gens : entre questionnements et gros défoulements sur la piste c’est à chacun de décider quoi faire au moment venu. Mettre en versus Par-T-One et Inxs fut une bonne idée finalement.

Gichy Dan est de ceux qui nous ont quitté bien trop tôt. Au vu de son excellent Cowboys & Gangsters (qui est déjà culte pour les adeptes de la Disco/Nu Disco) on ne peut que saluer le bonhomme. Quand en plus le morceau est sortis de base en 1981 et qu’il continue fièrement de tourner sur les platines du monde entier on a une bonne pensée pour ce bon vieux Ron Rodgers. Cet édit de Social Disco redonne un petit coup de pep’s à l’oeuvre originale sans trahir ses acquis, Well Done !

Cappuccino m’était encore inconnu il y a peu. C’était sans compter le mix de King So So (nouveau poulain de Hippie Dance Record) qui comportait justement leur titre phare, Hell Dance With Me. Je n’ai rien à redire sur cette track que j’ai déjà positionné dans mon top personnel de la Disco, que ce soit en écoute ralentie (qui donnent une ambiance plus « Caliente ») ou en écoute originale le résultat reste toujours aussi agréable à entendre.

Relativement inclassable dans cette playlist plus orientée Disco, j’ai choisis de tout même mentionner mister Blue Boy. Et oui, vous connaissez pour beaucoup d’entre vous son célèbre tube Remember Me. Prenez un peu de plaisir à réécouter ces 7 minutes de minimalisme, pour les nouveaux plongez vous dans ce subtile mix des 70’s/90’s.

J’ai fait la découverte de Poolside grâce à Aeroplane et sa compile (de grand malade) In Flight Entertainment. Quand j’ai appris que c’était eux qui était derrière un morceau qui me tenait à coeur, Only Everything en l’occurence, j’ai vite compris pourquoi Aéroplane les ont inclus dans sa liste des artistes Nu Disco en pleine montée. Ils sont californiens, aiment leurs potes et le bon son et préfèrent rester positif : en quelque sorte Only Everything les résume parfaitement eux comme la vie sur la côte Ouest.

Au contraire de la playlist Darkside j’avais déjà trouvé ma conclusion pour celle ci, c’était plutôt pratique. Pratique parce que le célèbre (et dans le même temps trop délaissé) Be Thankful For What You Got de Winston Curtis mérite sa place. Surtout quand l’on a droit à une subtile version Dub/Reggae signée William de Vaughn, pas n’importe qui dans le domaine. Rien à redire sur le tempo aussi bien que sur le travail de remake/remix, c’est effectué d’un main d’orfèvre. A recommander à toute heure, le matin pour éviter la sale gueule, l’aprèm pour décompresser comme le début de soirée pour entamer l’apéro, une vrai anguille. « Just relax my friend, it’s over ».

Mind 80 #17

Mind 80 #17

It’s time to move on guys… ». Un peu comme un teufeur en mal de Techno il était temps que cette petite playlist débarque, qui plus est sous les bonnes auspices en plus. Qui dit début de printemps dit l’arrivée du beau temps : le contexte de fin d’année universitaire, le débarquement des ravers à l’affut du Kick de la région, cette période de l’année est juste le parfait pour se remettre à jongler sur du 120 BPM. Et en parlant de ça d’ailleurs j’ai une fine sélection qui devrait égayer vos soirées, comme d’habitude on surfera entre les vieux tubes Old School de chez Old School avant de s’attarder sur les quelques pépites des temps modernes. Étant donné la longue pause que j’ai du prendre pour revenir sur mes cours il y aura de la matière aujourd’hui, le plus étant que vous êtes de plus en plus nombreux à me suivre ce qui me laisse penser que peut être je réussirai à flatter l’égo de quelques uns d’entre vous. Allez on enchaine !


Plus besoin de présenter Green Velvet aux officionados de la Techno, le bonhomme a tellement marqué son époque que je vous laisse allez sur Discogs pour allez un peu plus loin. Non si j’ai choisis de mettre en première place ce fameux « Destination Unknown » c’est bien parce que ça relève du gros coup de coeur de mon enfance : à l’époque El Padre passait souvent une cassette d’un mix à Paris dans les années 90, mix qui réunissait toute la fine crème de la scène électronique de l’époque (Laurent Garnier, Jeff Mills, Carl Craig et j’en passe jusqu’au cas de Green Velvet). « Destination Unknown » est juste une petite bombe de nervosité qui fera toujours son effet en soirée. Par ses schémas très simples pourtant, Green Velvet réussis avec cette track un exploit qui ne lui est pas étranger : faire péter le soundsystem dans une foule tout bonnement hystérique. « Mission complete ».


Lhasa est un duo qui malgré un faible nombre de sortie a réussis l’exploit de faire partie de la première vague de Techno Allemande. Leur mythique tube « The Attic » avec ses sonorités très New Wave continue toujours à faire son effet : l’ambiance qui se dégage d’ailleurs des 4 minutes du titre est tout bonnement incroyable. C’est comme si vous étiez de retour à l’UFO en pleine période de réunification de l’Allemagne et que vous écoutiez pour la première fois l’Acid House de l’époque. Expression de toute une période avec ses ambiances et messages, savourez ce petit retour aux 90’s en toute simplicité.


Là j’ai touché le Graal de toute une époque. Le doux nom de « Viper » ne vous dit surement rien, et je vous rassure c’était mon cas aussi, mais croyez moi quand j’ai pu remettre la main sur « Titty Twister » c’est un peu comme si je venais de gagner à la loterie. Là encore c’est El Padre qui m’a fait écouter ce tube il y a fort longtemps : du haut de mes 7-8 piges je me souvient de ces vocals si charismatiques, de ce gros kick bien fat qui te lance dans le rythme, bref d’une petite merveille de Trance comme on la faisait si bien à l’époque. Redécouverte par grand hasard sur la planète Youtube il y a quelques semaines, j’ai toujours cet énorme smile pendant l’écoute : rien de mieux que de retomber dans les bon vieux souvenirs de l’enfance de temps en temps.


Oh oh vous pensiez le temps des gros hit de l’époque révolue ? Que nenni les gars, les chevaliers de la Tech’ auront toujours des putin de pépites à leur disposition. La preuve avec le bon vieux Phuture (trio crée par DJ Pierre) et leur mythique hymne de l’Acid House, j’ai nommé « We are phuture ». Non mais sans rire, la claque rythmique que j’ai pas prise à la première écoute c’est juste monumental comme effet. Prenez ensuite un bon zeste d’Acid House (groovebox et synths inclus) et vous avez là la recette ultime pour forcer les gens à se bouger comme des grands malades. 9 minutes, voilà le temps qu’il suffit pour semer le chaos absolue et c’est tant mieux !


D.I.S.C.O.T.A.G !!!! Florian Kupfer réitère ici une sortie audacieuse et encore une fois toujours dans une démarche simplifiée à l’extreme. Accompagné d’une poignée de machines (Roland et ses MC ou TD n’est pas loin) le bonhomme pose une vocal bien efficace. Dans la lignée de Phuture (ci dessus) il déchainera les septs enfers sur la piste et t’emmènera dans le paradis de la House et de la Techno. Je recommande l’écoute complète du maxis (I Feel You en 12’’) pour savourer la maitrise, longue vie et prospérité à l’artiste !


Pause, pause ! C’est ici que la playlist prend son tournant House, les raisons sont multiples mais j’ai de bonnes pépites à vous. Sans Kerri Chandler on peut penser que la Deep House aurait un énorme cran de retard. Heureusement le talent de l’Américain est arriver en temps voulu et a permis le développement de tout un sous genre riche de pépites. « Mommy What’s a record » se la joue tranquille comme si tu venais de rentrer d’after et que tu avais envie de te poser dans ton canapé histoire de clôturer en beauté la soirée. Rien de plus rien de moins, le morceau est épuré mais toujours aussi agréable à entendre. C’est d’ailleurs la grande force de la Deep House : la soirée ne se termine jamais….


« Do It Again » de ce bon vieux Soichi Terada te ramènera dans les bon moments de ta vie. Très énigmatique avec sa petite mélodie entêtante, le titre passe à merveille lors de tes trajets récurrents en ville. La naïveté qui se dégage du titre est d’ailleurs le point essentiel du titre, c’est cette idée d’insouciance et de simplicité qui fait tout le talent du producteur. En un peu moins de 6 minutes te voilà sur un petite nuage de douceur et c’est ça qui est juste cool, pas besoin d’en dire plus.


Moodymann, le pilier si ce n’est le dieu mythologique de la House. Déjà riche d’une tonne de sortie, le bonhomme n’a jamais perdu en qualité. Connu pour ses live et Dj set quelque peu bordéliques (mais de qualité), expliquer la carrière de Moodymann revient à faire une synthèse de Detroit dans la période 90’s/00’s. Sa musique est l’expression même de la ville, la chaleur qu’il réussit à retranscrire dans ses productions atteste de la richesse d’un genre qui perdurera à jamais. J’aurai pu choisir un tas de ses hits mais « J.A.N. » m’a semblé être un bon exemple. Les 11 minutes du titre te poseront dans une ambiance tout à fait agréable. Enfin non en réalité c’est juste le putin de pied et tu peut t’allumer ton stick, tout va toujours bien avec l’illustre Moodymann.


Même chose pour Theo Parrish, amis « discogiens » le temps est venu pour vous de vous plonger dans ses productions. Il est dur de sélectionner un seul et unique titre d’un artiste pareil, toutefois l’excellent « Friendly Children » me paraissait être le bon choix. Tu as surement du déjà entendre ce sample si énigmatique, si c’est le cas j’imagine déjà ton sourire qui se forme. Oh oui ces 11 minutes te redonneront foi en l’humanité.


Je vais faire court : Gallifré pose les bases du son à la Chicago des 80’s. Ça vous l’auriez compris rien qu’en regardant le titre, personnellement j’ai une autre vision du morceau : au lieu d’être sur ton petit nuage imagines toi plutôt au soleil, petit stick et Gin Tonic à la main, le soundsystem en plein air, la vue sur la mer, bref les conditions parfaites pour groover. Rajoutes maintenant cet excellent « Night Beats (House Rhythm) », lance toi dans le groove et si possible convie tes potes pour l’occasion. Là tu auras un semblant d’ambiance de l’époque qui te marquera jusqu’à la fin de ta vie.


On tape dans le White Label avec cet « Untitled B2 » d’un producteur inconnu. Là encore c’est parfait pour groover tranquille dans ton jardin. Le petit plus du titre c’est bien son ambiguité : très calme sur le plan des sonorités, le rythme du morceau vaut de l’or pure. Aérien comme réaliste, je discerne un putin de chapeau bas à l’artiste qui se cache derrière ces 5 minutes de génie.


Raw M.T. et sa dernière sortie ont frappé fort dans le paysage de la Techno ces temps ci. J’ai choisis « Strike » pour illustrer le talent du bonhomme et montrer qu’en 8 minutes l’artiste réussis son paris haut la main. A tout hasard si tu te retrouves en pleine « technique du spliff / spliff politics » lance ce titre et tu augmenteras tes chances d’à peu près 62%.


Allier les gros Kick d’une Techno démesuré avec le côté aérien de la Deep House c’est pas ce qu’il y a de plus facile. Je me suis pourtant royalement trompé quand j’ai écouté « Neuromance » : prépare toi à une putin de claque sismique, l’effet en soirée est juste monumental. Promis je tâcherai de tester avec la sono à pleine balle pour voir le résultat, j’ai ça en tête depuis quelques temps déjà 😉

J’espère que cette petite selection t’aura redonner foi en la sainte et douce mère « Techno ». Ma besace de titre est plutôt pleine en ce moment, mes avis que quelques chroniques et playlist vont arriver d’ici peu de temps. Allez l’amis, profites bien de ce début de printemps et prépare toi bien aux grosses teuf de l’été !

Chronique : Zenker Brothers

Zenker Brothers

Les deux compères nous viennent d’une belle contrée Allemande, Munich. Relativement jeunes (et armés de leurs éperons) les « Zenker Brothers » forment le fer de lance d’une génération talentueuse. Ils en sont encore à leur débuts mais Marco et Darius savent faire cracher ton caisson c’est moi qui te le dit. Ta vie après une simple écoute de leurs galettes va sensiblement changer mais je laisse encore le mystère tout entier… Pas de Dolorean cette fois ci mais la bonne vieille loco’ de Doc, vous comprendrez par la suite.

2011 – Berg 10 EP : C’est sur leur label Ilian Tape que les frères Zenker décident de se lancer. Quoi de plus logique après tout ? La jeune structure a auparavant signer de belles productions donc tout semble allez pour le mieux. En résulte donc 3 morceaux à commencer par Berg 10. Savante entrée dans la matière dans leur univers, l’auditeur est fraichement acceuillie par une rafale de grave ponctuée d’une petite réverb’. Quoi de plus classique après tout ? Que nenni, c’était sans compter sur la petite ligne mélodique qui te ramènes dans ta tendre enfance. La magie du titre c’est avant tout ce mélange : les deux frères se renvoient la balle en y rajoutant chacun un peu de leur savoir et si au premier abord l’écoute te laisse de marbre, les suivantes feront leur effet. Inti poursuit l’idée mais on est plus face à un titre d’ambiance qu’à une track Techno. Remarquez, le morceau a peut être de l’avenir du coté des OST qui sait. Pourtant ce cher Inti en a dans le ventre, la montée se fait en douceur et sans se presser ce qui plaira à certain. Sans être le bouc-émissaire de leurs productions, cette seconde track à un petit air d’inachevé mais passons, il y a heureusement une suite qui arrive. Studio est dans la place que tu te retrouves déjà à groover dans ton salon. La précédente bavure est immédiatement corrigée avec cette solide track : le rythme est on ne peut plus entrainant, la ligne de grave envoutante, les petites mélodies attachantes, je manque d’adjectif pour exprimer ma pensée mais restons en là. Yeahhhhhhh, un premier maxis réussis ça fait toujours plaisir !

 

 

2013 – Lion On Mars : Bingo, 2 ans d’attentes équivalent bien souvent à 4 années de pure plaisir. Tu veut savoir pourquoi ? Et bien commence l’écoute du magnifique Knighthof. Cette petite bombe de Techno te redonnera le pep’s qui te manquait en début de soirée. La base rythmique (qui pourrait se résumer à une bonne groovebox des 90’s) s’accompagne merveilleusement bien avec la boucle « semie-orientale » du morceau. Répétitif mais jouissif, Knighthof est l’une des plus grandes réussites des Zenker Brothers. On renchaine cependant avec The Future Is You, second titre de la galette. Changement d’ambiance cette fois ci, les deux frères ont tapé dans l’ambiance tribale des afters de folie. Le pire c’est que le rendu final, plutôt simple à l’écoute, fait son effet. Tu garderas même en mémoire le « Big Kick » qui rythmeras ton petit coeur pendant 6 minutes. Heureusement que Davin est là pour te calmer un minimum. Si cette troisième track emprunte légèrement à Knighthof, les douces nappes mélodiques qui apparaissent en milieu de morceau sauront t’apaiser. Remplie d’émotion, Davin est le genre de titre qui apportera un semblant de mélancolie en plein SET tout en demeurant fidèle à la sainte et douce Techno. « Petite pause neurologique en cours, merci de patienter quelques minutes ». Voilà c’est bon, tes petites oreilles reposées sont prêtes à se lancer sur Cosmilian. Cosmique ou comique à chacun de choisir, j’opte toutefois pour le premier choix. Cette dernière track est un cas à part : sans être en avance sur son temps elle a le mérite d’innover chez les Zenker Brothers. Attention toutefois, dégainer ce titre en plein SET peut vite faire chambouler l’ambiance donc je recommande l’écoute studio. J’ai envie de dire qu’on en arrive à la conclusion de ce second maxis. L’ambiance générale est plus que positive, aucun sans faute au compteur à déplorer et en plus de cela un style vraiment à part de ce qui se fait traditionnellement à Berlin. Comme quoi sur un malentendu ça peut marcher.

 

 

2014 – Stratus Phunk : Mouhahaha on en arrive au sésame ultime, mon coup de coeur absolue. J’ai fait la connaissance des Zenker Brothers par le biais d’une amie (thanks « Grande Chambellante ») et surtout avec Knighthof. Je ne vais pas me plaindre de ça, loin de là même. Non, si j’ai très vite adhéré au style des deux allemands c’est surtout par le biais du morceau éponyme Stratus Phunk. 10 minutes de pure folie et parfaitement orchestrées, le tout plongé dans un magnifique clip du studio « The 29 November Films ». Au programme : samplage des cheminots, gros rythme bien tapeur, envolée nerveuse pour une fin diablement jouissive, communion parfaite entre la vidéo et l’audio, bref du très très très bon boulot à l’Allemande. Je comprend pourquoi les gars du Tresor ont signé, ce seul titre parvient à renverser ton petit crâne en quelques secondes. Renchainons toutefois avec Thirty-Who. Ce second morceau est très facilement assimilable à une grosse Rave Party sur Pluton. Nos potes extraterrestres pourraient pas s’empêcher de se déchainer sur la piste c’est moi qui te le dit. Chose malheureuse, la précédente claque avec Stratus Phunk est difficilement éclipsable d’ou un sentiment de manque à la fin des 6 minutes. Heureusement Vamp Like (ultime track) rajoute un peu de trash à l’ambiance générale : le gros rythme furieux transportera les junkies dans un nouvel espace tridimensionnel. Bref une finale en beauté !

 

Mind 80 #7

 

Teknival

7ième sélection du blog, ça commence à former quelque chose d’intéressant. Croyez moi quand je termine des chroniques comme celle de NU je considère que les playlist peuvent attendre un peu. Mais bon, comme je vois que pas mal de temps est passé depuis je m’y remet !

 

Ah Minilogue, ce duo de génie qui lâche des tracks de 15/20 minutes comme ça sans rien dire. Ils surfent constamment entre la Minimal et la bonne vieille Techno mais bon dieu on reconnait toujours leur patte artistique. Coup de coeur de la semaine avec Nothing Is Lost, un tube présent dans leur dernier maxis qui n’a pas fini de te faire décoller. Qui a dit que la musique électronique était froide ?

Junip était il y a peu une formation totalement inconnu à mes petites oreilles. Jusqu’au jour ou en pleine nostalgie de Breaking Bad (série bandante à souhait) je me regarde le trailer du finale. La série a toujours eu le chic d’avoir une chouette bande son mais Line On Fire colle tellement avec le scénario (il n’y qu’a écouter les paroles) que je la place dans cette sélection.

Toujours agréable de replonger dans des périodes prolifiques comme celle de Detroit : impossible de savoir la quantité d’oeuvre produite dans les 90’s tellement ça en regorge sur youtube. Mais cette masse cache toujours son lot de petites merveilles, des sons bien souvent connus des connaisseurs du genre mais totalement oublié par une génération penchée sur son Iphone à rien faire. Ouh je sens que ça en titille certains donc je vais faire bref : Rhythm On The Loose a sortis une petite série de maxis dans les 90’s dont le tube Break Of Dawn devenu culte notamment à Ibiza (et oui à l’époque c’était encore cool). Ecoute et plonge toi dans le passé un petit coup ça ne fait jamais de mal 😉

Trip Do Brazil Vol 1 est assurément une des meilleurs bande son qu’il m’ai été donné d’écouter. Mélange subtil entre des sonorités Brésiliennes et celle d’une House bien UK, c’est un peu l’équivalent de la compil’ d’Acid Arab mais dans un autre genre. Croyez moi en pleine canicule d’été cette galette a de quoi vous faire bouger. Magenta dépasse cependant les espérances avec Un Café!, tube en puissance d’un peu plus de 5 minutes. Allez l’amis, bouge tes pattes et achète ton ticket pour Rio illico !

Reach dans sa version « Little More Mix » est clairement une grosse tuerie en boite : quand tu es plaqué contre les caissons et que la petite mélodie débarque avec les bonnes vieilles sirènes de l’Acid House tu ne peut que rentrer en transe. Dansant, envoutant, trouve toi ta propre définition du morceau parce que tu y repenseras forcément en soirée.

Si tu as jeté un petit coup d’oeil aux chronique que j’ai réalisé alors tu sais forcément que les Twins se hissent déjà dans mes favoris. C’est très subjectif, je comprend totalement qu’on ne puisse pas adhérer au concept mais quand je vois sur Facebook l’annonce d’un nouveau maxi mon coeur s’emballe. Julienne Dessagne nous livre cette fois ci (avec le mastering de Superpitcher) le magnifique Water Coaster. A écouter sans modération et dans de bonnes conditions.

Allez comme c’est la 7ième autant conclure avec quelque chose de posé. Tyson Ballard nous a un jour sortis son titre My House et tout changea dans ma tête. Plus sérieusement le schéma est classique et tape dans tout ce qui a pu se faire depuis pas mal d’années mais cette recette est toujours aussi efficace. C’est entrainant et parfait en pleine après midi d’été quand tu cuves ton trip de la veille mais que tu as quand même envie de son.

Allez l’amis il est temps de se quitter, profites de ta semaine et n’oublie pas que le jeudi soir est proche, ça sera le bon moyen d’utiliser cette playlist 😉

Mind 80 #5

Il est temps de faire péter la 5ième sélection, ça fait déjà un petit moment que je n’ai pas entretenu le blog. Il y aura donc du choix ce mois ci même si bien sur on reste sur la ligne de la minimal/techno bien causy. Alors fais chauffer l’ampli ou ton bon vieux casque histoire de te préparer à la petite heure de son qui va suivre.

 

Nu restait, reste et restera une valeur sure au niveau de la Minimal/Ambient de luxe : point d’ajout pompeux, ici la carte de la simplicité est tirée dès les première secondes. Entre des graves savamment maitrisées, des vocales recherchées et surtout un talent pour nous dégotter des airs bien planant, ce jeune producteur s’attire de nombreuses amitiés. La relation qu’il entretient avec Acid Pauli est sans aucun doute vouée à un très long futur comme le témoigne ce remix de We Love The Sun.

Le nom de Jurgen Paape m’étant encore inconnu jusqu’à la semaine dernière. Derrière celui ci se cache pourtant un des cofondateurs de Kompakt Records, véritable industrie de la techno à Cologne. Le gugus se fait bien discret, ses sorties étant généralement bien espacées et sa publicité quasi absente mais bon dieu qu’il est doué ! So Weit Wie Noch Nie n’est qu’un exemple dans son palmarès.

Rabbits In A Hurry ? Oui oui l’ami on est face au coté psyché de notre cher Superpitcher et même si son rôle dans les Pachanga Boys tend à l’écarter de sa carrière solo l’allemand restait à l’époque un producteur de renom. Rassurez vous le splendide n’a rien perdu, bien au contraire il a gagné en expérience avec le temps mais c’est tout de même avec une petite pointe de nostalgie que je réécoute ses productions d’antan.

Nina Kraviz, la belle russe qui au lieu de choisir le mannequinat a préféré se lancer dans la voix du caisson et de la fiesta. Vaste énigme que d’analyser cette décision, toutefois elle a bien eu raison : ses productions regorgent d’une ambiance a te foutre en transe en seulement 5 minutes chrono. Les vocals en boucle sur toutes les séries de kicks bien minimalistes ne peuvent que te faire bouger l’ami, Desire a bien été conçue pour ça.

JM Jackmaster est à ce jour un des plus dévoué et fervent défenseur des vieux tubes perdus ou en manque de popularité. Attention je parle bien de morceaux qui ont eu leur gloire dans les 80’s ou 90’s allant de la techno à l’Acide House. Histoire de passer du bon temps le gas nous réédite/remixe quotidiennement un tas de productions et les pose sur son soundcloud, le tout gratuitement et sans réclamer la moindre récompense. If You Will,Why Don’t You ? est une petite bombe de puissance, le genre de son à te propulser une masse en délire sur les hautes strates du 7ième ciel.

On continue par……. Bon bref il y a bien des moments ou la description rapide me casse la tête donc pose ton casque et écoute tout simplement, ça tape dans le reposant et tu vas pouvoir allez te faire un petit somme tranquille (un peu de green et t’es partis pour la nuit).

La phase Minimal/techno de passée il est temps de faire place à des rythmes un peu plus cool : non seulement ça va ta soulager ton petit crâne en bouillie (substances mystérieuses tu me tient) mais aussi tes jambes carrément brisées. This Time, véritable hymne à la détente entre pote s’impose comme une petit must à l’approche de Nöel : soirée de retrouvailles pour certains, moment de repos pour d’autres, peu importe les scénarios Vanilla nous a livré ici une petite perle de cool-attitude.

Gramatik est un artiste honnête : pirater pour lui ce n’est pas mal, au contraire c’est amener à découvrir et à toujours allez plus loin. Que les plus fourbes d’entres vous qui sont déjà sur les sites de torrent ne s’étonnent pas, l’artiste à lui même posté sa discographie gratuitement. Petit retour sur Tearin’ It Up qui reste pour moi un de ses plus gros hit.

Que dieu remercie Shazam pour l’aide que cette petite merveille a pu m’apporté : el padre a un jour dégotté une petite bombe d’Electro-Dub sur l’une de ses radios. Seul hic au tableau : l’artiste qui restait dans le domaine du mystère. C’est là ou mister Shazam intervient et m’économise des heures de recherches infructueuses sur le net. Lightning Head – Stilla Move, telles sont les infos que tu dois retenir l’ami parce qu’il est temps de se quitter !