Étiquette : Deep House

Mind 80 #19 « Peregrination d’un joyeux luron « 

Le guerrier silencieux

Cette 19ième playlist sort un peu des sentiers battus : les amateurs de Techno en sortiront peut être ravis, d’autres auront reconnus certains « comportements » typiques des soirées du genre, bref l’heure est à l’humour. Il y a en grande majorité de belles pépites de Techno qui m’ont durablement marqués cette année mais la fin de playlist comporte aussi quelques sons plus soft et plus accessible pour le commun des mortels. Libre à vous de suivre la petite histoire inventée par mes soins, ça n’est qu’un petit accompagnement destiné à vous donner le sourire. Bonne écoute !

Le label anglais Digital Tsunami regorge déjà de bonnes pépites mais la surprise fut totale avec le mix de ce cher An-I. Pour les plus curieux celui derrière cet alias n’est autre que Lee Douglas, un génie touche à tout capable de déchainer les septs enfer avec la montagne de matos à sa disposition. Ça se ressent particulièrement sur ce mix d’ailleurs, la touche analogue fera toujours des putins de merveilles.  Si tu es à la recherche de sonorités qui oscillent entre le punk, la new beat (5% pour être précis), la techno et un soupçon d’électro-clash (pardi!) tu es entre de bonnes mains. Mention spéciale pour la track à 22min et son groove galactique !

SITUATION : 21h23, bide remplis de pattes carbo’ cuisinée à l’arrache 38minutes avant, sourire en coin qui démontre ton envie pressante d’allez te prendre un demie au bar, un désir exaucé après 1minute14 d’attente parce que Melissa (17ans, blogueuse mode, hipster kékoide superficielle) draguait le serveur dans l’objectif de nouer un contact professionnel (sexu….). Tu gardes cependant foi en l’humanité et décide de continuer à danser.

 

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Toute en puissance. 14anger & Dep Affec nous avaient déjà habitués à des sorties méchamment vénère de chez vénère. Ils récidivent ici avec ce qui pourrait s’apparenter à « l’OST d’une 3ième guerre mondiale en 2034 » : littéralement Eye Trap a tout le potentiel pour transformer une foule de Techos en joyeux lurons tous plus déchainés les uns que les autres. Et c’est justement ça le délire.

SITUATION : 22h56, 1 bon stick et 3 bières t’ont mis dans un début de zion plutôt agréable, soudain le tonnerre retentit quand un mur de grave s’éclate en plein dans ta tronche. Plusieurs aventuriers comme toi hésiteront dans l’attitude à employer :

  1. Foncer comme un déluré (à savoir danser comme un joyeux primate bloqué dans le groove mais complètement furieux, vu de l’extérieur personne ne comprendra mais vu de l’intérieur c’est la guerre psychique totale)
  2. Demander le 50/50 (tu alterneras entre micro-sessions furieuses et descente de ta pinte en vitesse subliminique, et oui il faut tout de même garder son image un minimum préservée dans ces moments de chaos et tu as très soif. Tellement soif que tu te décides à emmerder tout le monde en te ramenant au premier rang et, au passage, en renversant la moitié de ta pinte sur d’innocentes petits âmes. Voici Ryan, petit con en école de commerce prêt à tout pour montrer qu’être ravagé c’est encore mieux quand tu fais le bon enculé)
  3. Jouer au « squatteur de tabouret » (beh oui tu vois tu as galère 17minutes pour pouvoir reposer tes pattes et tu commences à découvrir la faune et la flore du bar, peut être qu’il y a moyen de procrastiner sait on jamais, en plus les shots ne sont qu’à 7euros c’est pas cher, c’est pas comme si il y avait 500 personnes dans la boite et que tu faisais chier à bloquer le passage. Doux connard.)
  4. Tu y vas timidement (Jean Christophe, bouge ses bras dans un petit mimick sympathique mais tente avant tout de chercher une présence féminine, eh oui Jean Christophe pense avec sa bite et n’en a rien à carrer de la Techno, c’est un con tout simplement. Un con qui se donne un genre mais un con)
  5. Tu cries de joie (tu gueules des « allez la » qui emmerdent tout le monde, méritent une grosse paire de claque et surtout font perdre foi en l’humanité. 4h après le Kevin ayant choisis cette option sera raide mort, même plus capable de danser et réduit à l’état d’une loque déshydratée. Repensez à Frodon qui épargne Gollum et vous comprendrez la situation, la pitié l’emportera toujours)
  6. Tu continues ton chemin (« eh eh cé ti que cé aussi simple »)

 

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Prenez Moby, souvenez vous que le mec a pondu l’un des plus bel album de Trip Hop qui existe, qu’il a récidivé par la suite et s’est forgé une carrière ô combien gigantesque. Pour beaucoup on l’imagine comme un mec plutôt cool, le genre de gars posé en studio, un bon spliff au bec et une innovation débordante. Sauf que voyez vous le gugus avait déjà fait ses faits d’armes dans la Techno depuis bien longtemps : preuve en est l’un des morceaux les plus givrés que j’ai pu écouter dans le domaine n’est autre que son excellent Thousand (check du padre). Un classique que Perc a subtilement repris en apportant sa petite touche.

SITUATION : 00h23, tu es raide mort et vainement conscient mais tu est dans un kiff auditif des plus total. La soirée n’en est encore qu’à ses prémices ce qui te donnes une joie de fou, un oublie total de l’existence de cours le lendemain (ouh le vilain TD) et surtout une envie de faire la fiesta comme un joyeux petit fou. Continue aventurier, ton chemin est loin d’être terminé.

Leçon de mathématique : 1993 -> (HARDCORE TECHNO+ MOBY) +  (PERC -> EDIT) = CAISSONS EN MIETTES/FOULE EN DÉLIRE.

 

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C’est fou de voir que 5 ans après Renart continue de foutre de grandes paires de claques aux plus grands. Son remix de The Dead Mantra a cette fois ci explosé les compteurs : je ne sais pas si on peut parler de Techno ou de Hardcore, le son du goupil a assurément une ambiance à part dans le paysage de la musique électronique actuelle. Voyez la track comme un voyage galactique à vitesse lumière : extrêmement brutal, fondamentalement intriguant, la mention spéciale revient aux notes stridentes en fin de morceau, la cerise sur le gâteau qui te fait comprendre que tu n’écoutes pas n’importe quoi.

SITUATION : 3h36, Jean Christophe désespère mais persévère, Ryan et Kevin sont tout deux dans le chaos mental tandis que la 3ième vague de « squatteurs de tabourets » s’est décidée à allez danser « à la lounge » sur du gros son. Melissa a fait d’incroyables photos de l’Event et est fier d’être allez en backstage (votre imagination fera le reste). La situation est paradoxalement délire : d’un côté les quelques vétérans encore présents, de l’autre les nouveaux venus assez déroutés par le choc émotionnel et l’ambiance surréaliste des lieux. Mais c’est pas grave, tout le monde s’éclate et dans l’ensemble c’est un peu l’apothéose de la soirée.

 

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Si vous avez écoutez un à un les sons précédents avec une bonne sono’ alors vos tympans vous remercient. Partons vers quelque chose de plus soft, de plus aérien : « coucou la trance ». Hallucinogen (pas les champis, l’artiste) est l’un des piliers du genre, les connaisseurs reconnaitront d’emblée ses productions. Pourquoi cette track ?  Parce que Starling Black Mabel est étonnamment minimaliste mais tout aussi entrainante et fun. Pas de réflexion, tout est dans l’intuition.

SITUATION : 4h47, gueule enfarinée mais toujours dans le groove, tu demandes une mi-temps mais tes potes te font signe qu’ils préfèrent largement s’enquiller leur dernier stick avant de bouger chez Sylvain, une connaissance hétéroclite qui promet du gros son et une fin de soirée prometteuse. Aventurier sois vigilant, les autres « Concreteux et Techoide » sont à proscrire tout comme les afters à l’autre bout de la ville (tes jambes ont déjà souffert). A part ça un léger vent de fatigue t’envahis et tu observes les requins tourner autour de Cindy (20ans, étudiante en Psycho polyvalente et pleine d’énergie). Tu comprend le petit manège en jeux, souris, puis continue ton chemin.

 

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Encore lui ! J’insiste checker le sur Discogs voir ma chronique précédente (ici). Toujours dans des sonorités trances.

SITUATION : 5h22, Bob arbore son stick dans une longue conversation sur les dérives politiques du couple Balkany. Pendant ce temps tu phase sur la playlist youtube lancée par Sylvain (25ans, DJ et producteur de Trance, N°2765 sur la liste nationale des « gars sympa mais bien trop dans leur délire »). Le gang des requins s’est considérablement réduit, passant de 5 congénères à seulement 2. Les perdants descendent une bière en guise de consolation, les gagnants eux choisissent de redoubler d’effort dans la bataille finale. Tu es bien, terriblement bien et tu commences à lorgner le canapé. Ton ventre t’appelle, le détour au macdonald du coin commence à germer dans ton esprit. Tu lances l’appel à Steven qui lui aussi est à la recherche d’un casse dalle rapide. Bonne résolution.

 

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Alias résolument perché (les Borgs doivent y être pour quelque chose) Gnork va te transporter sur un doux petit nuage de fraicheur. Mêlant une bonne recette à l’ancienne avec des sonorités plus synthétiques Lose Control porte à merveille son nom. Envolée auditive, voilà les qualificatifs de cette petite pépite.

SITUATION : 6h26, ton ventre est repue et tu es sur le chemin du retour. Tes potes sont repartis à pied ou pour les plus chanceux en metro/tram/bus. Tu as quitté l’after depuis 41minutes et la fatigue t’envahis pleinement, minute par minute. Bob s’était endormis, Cindy avait décliné l’offre de Steven (qui déçu, avait décidé de rentrer lui aussi). Sylvain avait mis un terme à la soirée 23minutes après ton départ en raison des voisins qui faisaient chier la planète. Tu observes les quelques vétérans sur leurs chemins de retour respectifs. Tu décides de mettre tes écouteurs pour passer le temps, qui sait tu auras peut être l’âme d’un philosophe en marchant dans cette ville que tu connais tant. L’ambiance est surréaliste : pleinement déphasé du monde réel tu regardes les lieux se réveiller progressivement. Tu atteints ton appart’, te brosse les dents et sombre dans les bras de morphé en 2minutes. Ton parcours, ô grand aventurier, prend fin. Une autre épreuve t’attend pourtant le lendemain.

Mind 80 #18 Darkside…

Darkside...

Une pointe de beau temps, un zeste de recherche et une bonne dose de sono, voici les ingrédients pour trouver le temps et l’inspiration de faire une petite playlist. Au programme une flopée de titres qui touchent à tout : de la Dub/Deep Techno envoutante au rythme nerveux des 90’s, les adeptes de mère et sainte divine Techno seront servis. Entamons les hostilités !

Ne serait ce qu’en entendant les pointes synthéthiques du début de morceau on peut aisément retrouver le grain et la marque des 90’s. Basic Channel, autrement considérés comme les Padre de la Minimal, ont littéralement tout écrasé à leur passage : leurs sons épurés et nerveux ont marqué les esprits notamment grâce à des prestations Live de qualité et toujours impressionnantes à voir pour les nouveaux venus. Preuve en est l’efficacité de Phylyps Trak n’est plus à prouver, un simple passage en milieux de Set suffit pour re-motiver les troupes.

Paula Temple s’est taillé sa place à l’ancienne : déjà titulaire d’un paquet de mix/set en tout genre dans lesquels la perle rare est souvent présente, la Miss m’a surtout mis une claque avec Contact. Titre fortement apprécié par beaucoup de « DUR » du milieu (aka Jeff Mills par exemple), la track d’un peu moins de 6,30 minutes est comme dirait… sataniquement efficace. Le son Rave associé aux différentes envolées en puissance qui succèdent le titre sont tout bonnement jouissif, profites bien l’ami !

Plus besoin de vous présenter Jeff Mills, c’est de la culture générale de base pour tout Techos’ qui se respecte. En revanche impossible de ne pas parler de Changes Of Life dans les conditions actuelles : c’est sans doute l’un des titre des 90’s qui saura mettre tout le monde d’accord. Festif, hardcore et intemporel seront les trois qualificatifs à garder en tête.

Minute d’attention jeunes gens, au vu de ce qui se passe sur notre bonne vieille terre il est toujours bon de voir quelques oeuvres impliquées. Et c’est chose faite avec l’excellent Amazon de World 2 World (aka Jeff Mills & Mad Mike). Le titre a eu pour inspiration la destruction de la forêt amazonienne et les répercussions sur ses habitants, pas des nouvelles joyeuses mais le constat est posé, malgré les 23 ans qui nous séparent de la sortie d’Amazon la situation reste la même : les 4minutes du morceau illustrent à la perfection l’ambiance tragique des évènements.

On continue sur une bonne lancée, Phuture est dans la place. J’ai longuement hésité à choisir un titre qui puisse résumer rapidement l’esprit du groupe mais Rise From Your Grave m’a convaincu. Maitre des Groovebox et de l’Acid House, les pères spirituels du genre restituent avec classe toute la folie créatrice de la fin des 80’s/90’s. Vocal bien grave, rythme accrocheur, grave bien enrobées, bref la recette est toujours gagnante.

Quand Benjamin Damage a sortie son cultissime Delirium Tremens, le monde des Techos’ a savouré le moment. Quand la supra-pointure-subliminique de la Tech’, j’ai nommé Robert Hood, décide de remixer le morceau on ne peut qu’apprécier. Toujours aussi nerveux et puissant, ce remix devrait aisément se placer au top de vos playlist.

Jorden Hodgetts a beaucoup de talent dans la Techno. Son nom vous échappe mais si je prononce Cleric certains d’entre vous comprendront vite ou je veut en venir. Adepte des gros Kick et autres graves de la Dark Tech, ce « jeune » producteur est un vrai pro quand il s’y met. Blitz porte d’ailleurs bien son nom : préparez vous à une vague de son bien vénère. Finis les BOUM, place aux BANG.

Oh que j’ai savouré la découverte de Keith Carnal. Le kiff a été encore plus intense lorsque j’ai eu l’occasion d’écouter son maxis Instantaneously. Et la stratosphère du kiff a été atteinte une bonne fois pour toute avec Untold. A écouter avec de bons visuels, c’est typiquement le genre de track qui le mérite.

P.E.A.R.L. est sans conteste LA tête montante à étroitement surveiller dans le prochaines années. Découvert il y a peu le bonhomme m’a convaincu en rien de temps. Son dernier maxis Four Cardinal est déjà l’une des pépites de ma collection mais je choisirai de mettre en avant IVC I qui en plus de me rappeler mister Renart m’a foutu une claque de batard lors de la première écoute (et nombreuses ont été les suivantes). A recommander a vos potes de toute urgence, il a le profil du mec qui va cramer les Soundsystems de sa région.

Passons maintenant à des sonorités un tant soit peu plus contemplative. Histoire d’ouvrir le bal dans de bonnes conditions c’est Reeko qui a été choisis : je ne suis pas totalement admiratif de ses autres sorties mais je dois avouer que sa track Miracle est un vrai bonheur. La montée progressive associée aux graves puissantes (mais tout en rondeur encore une fois) se voient rapidement accompagner par un final en apothéose. A réserver dans les ambiances nocturnes en présence de gens ouverts.

Si il y a bien une catégorie de sortie qui est un peu à part c’est le fameux « Unknown Artist ». Ne jamais sous estimer ces petites pépites, bien souvent les producteurs s’y lancent justement pour sortir des sentiers battus et c’est gagnant dans beaucoup de cas. L’exemple que j’ai en tête justement suffira à vous convaincre : #0000ff a et ses 10minutes sont parfaits pour te caler tranquille au soleil avec un bon petit spliff et pourquoi pas une bonne bière bien fraiche. Profites bien l’ami.

On en arrive à la conclusion, étape ô combien difficile. J’ai choisis Fresh & Low qui est une valeur sure de la scène Deep House anglaise. Le titre date de 1997 et n’a toujours pas pris une ride, les amateurs de Groove seront donc servis. Pour les autres, New Life est un titre très accessible : ça donnera à certain l’impulsion nécessaire pour rechercher les perles rares dans les tréfonds du web. Bonne écoute !

Mind 80 #17

Mind 80 #17

It’s time to move on guys… ». Un peu comme un teufeur en mal de Techno il était temps que cette petite playlist débarque, qui plus est sous les bonnes auspices en plus. Qui dit début de printemps dit l’arrivée du beau temps : le contexte de fin d’année universitaire, le débarquement des ravers à l’affut du Kick de la région, cette période de l’année est juste le parfait pour se remettre à jongler sur du 120 BPM. Et en parlant de ça d’ailleurs j’ai une fine sélection qui devrait égayer vos soirées, comme d’habitude on surfera entre les vieux tubes Old School de chez Old School avant de s’attarder sur les quelques pépites des temps modernes. Étant donné la longue pause que j’ai du prendre pour revenir sur mes cours il y aura de la matière aujourd’hui, le plus étant que vous êtes de plus en plus nombreux à me suivre ce qui me laisse penser que peut être je réussirai à flatter l’égo de quelques uns d’entre vous. Allez on enchaine !


Plus besoin de présenter Green Velvet aux officionados de la Techno, le bonhomme a tellement marqué son époque que je vous laisse allez sur Discogs pour allez un peu plus loin. Non si j’ai choisis de mettre en première place ce fameux « Destination Unknown » c’est bien parce que ça relève du gros coup de coeur de mon enfance : à l’époque El Padre passait souvent une cassette d’un mix à Paris dans les années 90, mix qui réunissait toute la fine crème de la scène électronique de l’époque (Laurent Garnier, Jeff Mills, Carl Craig et j’en passe jusqu’au cas de Green Velvet). « Destination Unknown » est juste une petite bombe de nervosité qui fera toujours son effet en soirée. Par ses schémas très simples pourtant, Green Velvet réussis avec cette track un exploit qui ne lui est pas étranger : faire péter le soundsystem dans une foule tout bonnement hystérique. « Mission complete ».


Lhasa est un duo qui malgré un faible nombre de sortie a réussis l’exploit de faire partie de la première vague de Techno Allemande. Leur mythique tube « The Attic » avec ses sonorités très New Wave continue toujours à faire son effet : l’ambiance qui se dégage d’ailleurs des 4 minutes du titre est tout bonnement incroyable. C’est comme si vous étiez de retour à l’UFO en pleine période de réunification de l’Allemagne et que vous écoutiez pour la première fois l’Acid House de l’époque. Expression de toute une période avec ses ambiances et messages, savourez ce petit retour aux 90’s en toute simplicité.


Là j’ai touché le Graal de toute une époque. Le doux nom de « Viper » ne vous dit surement rien, et je vous rassure c’était mon cas aussi, mais croyez moi quand j’ai pu remettre la main sur « Titty Twister » c’est un peu comme si je venais de gagner à la loterie. Là encore c’est El Padre qui m’a fait écouter ce tube il y a fort longtemps : du haut de mes 7-8 piges je me souvient de ces vocals si charismatiques, de ce gros kick bien fat qui te lance dans le rythme, bref d’une petite merveille de Trance comme on la faisait si bien à l’époque. Redécouverte par grand hasard sur la planète Youtube il y a quelques semaines, j’ai toujours cet énorme smile pendant l’écoute : rien de mieux que de retomber dans les bon vieux souvenirs de l’enfance de temps en temps.


Oh oh vous pensiez le temps des gros hit de l’époque révolue ? Que nenni les gars, les chevaliers de la Tech’ auront toujours des putin de pépites à leur disposition. La preuve avec le bon vieux Phuture (trio crée par DJ Pierre) et leur mythique hymne de l’Acid House, j’ai nommé « We are phuture ». Non mais sans rire, la claque rythmique que j’ai pas prise à la première écoute c’est juste monumental comme effet. Prenez ensuite un bon zeste d’Acid House (groovebox et synths inclus) et vous avez là la recette ultime pour forcer les gens à se bouger comme des grands malades. 9 minutes, voilà le temps qu’il suffit pour semer le chaos absolue et c’est tant mieux !


D.I.S.C.O.T.A.G !!!! Florian Kupfer réitère ici une sortie audacieuse et encore une fois toujours dans une démarche simplifiée à l’extreme. Accompagné d’une poignée de machines (Roland et ses MC ou TD n’est pas loin) le bonhomme pose une vocal bien efficace. Dans la lignée de Phuture (ci dessus) il déchainera les septs enfers sur la piste et t’emmènera dans le paradis de la House et de la Techno. Je recommande l’écoute complète du maxis (I Feel You en 12’’) pour savourer la maitrise, longue vie et prospérité à l’artiste !


Pause, pause ! C’est ici que la playlist prend son tournant House, les raisons sont multiples mais j’ai de bonnes pépites à vous. Sans Kerri Chandler on peut penser que la Deep House aurait un énorme cran de retard. Heureusement le talent de l’Américain est arriver en temps voulu et a permis le développement de tout un sous genre riche de pépites. « Mommy What’s a record » se la joue tranquille comme si tu venais de rentrer d’after et que tu avais envie de te poser dans ton canapé histoire de clôturer en beauté la soirée. Rien de plus rien de moins, le morceau est épuré mais toujours aussi agréable à entendre. C’est d’ailleurs la grande force de la Deep House : la soirée ne se termine jamais….


« Do It Again » de ce bon vieux Soichi Terada te ramènera dans les bon moments de ta vie. Très énigmatique avec sa petite mélodie entêtante, le titre passe à merveille lors de tes trajets récurrents en ville. La naïveté qui se dégage du titre est d’ailleurs le point essentiel du titre, c’est cette idée d’insouciance et de simplicité qui fait tout le talent du producteur. En un peu moins de 6 minutes te voilà sur un petite nuage de douceur et c’est ça qui est juste cool, pas besoin d’en dire plus.


Moodymann, le pilier si ce n’est le dieu mythologique de la House. Déjà riche d’une tonne de sortie, le bonhomme n’a jamais perdu en qualité. Connu pour ses live et Dj set quelque peu bordéliques (mais de qualité), expliquer la carrière de Moodymann revient à faire une synthèse de Detroit dans la période 90’s/00’s. Sa musique est l’expression même de la ville, la chaleur qu’il réussit à retranscrire dans ses productions atteste de la richesse d’un genre qui perdurera à jamais. J’aurai pu choisir un tas de ses hits mais « J.A.N. » m’a semblé être un bon exemple. Les 11 minutes du titre te poseront dans une ambiance tout à fait agréable. Enfin non en réalité c’est juste le putin de pied et tu peut t’allumer ton stick, tout va toujours bien avec l’illustre Moodymann.


Même chose pour Theo Parrish, amis « discogiens » le temps est venu pour vous de vous plonger dans ses productions. Il est dur de sélectionner un seul et unique titre d’un artiste pareil, toutefois l’excellent « Friendly Children » me paraissait être le bon choix. Tu as surement du déjà entendre ce sample si énigmatique, si c’est le cas j’imagine déjà ton sourire qui se forme. Oh oui ces 11 minutes te redonneront foi en l’humanité.


Je vais faire court : Gallifré pose les bases du son à la Chicago des 80’s. Ça vous l’auriez compris rien qu’en regardant le titre, personnellement j’ai une autre vision du morceau : au lieu d’être sur ton petit nuage imagines toi plutôt au soleil, petit stick et Gin Tonic à la main, le soundsystem en plein air, la vue sur la mer, bref les conditions parfaites pour groover. Rajoutes maintenant cet excellent « Night Beats (House Rhythm) », lance toi dans le groove et si possible convie tes potes pour l’occasion. Là tu auras un semblant d’ambiance de l’époque qui te marquera jusqu’à la fin de ta vie.


On tape dans le White Label avec cet « Untitled B2 » d’un producteur inconnu. Là encore c’est parfait pour groover tranquille dans ton jardin. Le petit plus du titre c’est bien son ambiguité : très calme sur le plan des sonorités, le rythme du morceau vaut de l’or pure. Aérien comme réaliste, je discerne un putin de chapeau bas à l’artiste qui se cache derrière ces 5 minutes de génie.


Raw M.T. et sa dernière sortie ont frappé fort dans le paysage de la Techno ces temps ci. J’ai choisis « Strike » pour illustrer le talent du bonhomme et montrer qu’en 8 minutes l’artiste réussis son paris haut la main. A tout hasard si tu te retrouves en pleine « technique du spliff / spliff politics » lance ce titre et tu augmenteras tes chances d’à peu près 62%.


Allier les gros Kick d’une Techno démesuré avec le côté aérien de la Deep House c’est pas ce qu’il y a de plus facile. Je me suis pourtant royalement trompé quand j’ai écouté « Neuromance » : prépare toi à une putin de claque sismique, l’effet en soirée est juste monumental. Promis je tâcherai de tester avec la sono à pleine balle pour voir le résultat, j’ai ça en tête depuis quelques temps déjà 😉

J’espère que cette petite selection t’aura redonner foi en la sainte et douce mère « Techno ». Ma besace de titre est plutôt pleine en ce moment, mes avis que quelques chroniques et playlist vont arriver d’ici peu de temps. Allez l’amis, profites bien de ce début de printemps et prépare toi bien aux grosses teuf de l’été !

Chronique : Traumprinz, le génie anonyme…

Traumprinz

Mon avis sur ce producteur au visage caché est fait après plus d’un mois d’écoute. De la même manière que Renart, j’ai eu droit à un de ces flash qui a bien marqué mon regard sur la musique électronique actuelle. Issu du prestigieux label « Giegling », Traumprinz (nouvel alias après carrière sous le nom de « Prince Of Denmark ») apporte un sublime touché à la House : il manie comme un maître les recettes gagnantes tout en s’inscrivant dans la lignée de producteurs talentueux du moment. Déjà titulaire d’un album et d’une très bonne série de maxis, il faut aussi rajouter une série de mix vraiment à par dans le paysage actuel. Commençons !

2011 : Freedom

Premier maxis sous son nouvel alias, le tout en vinyle sous un sous-label éponyme. « Freedom » ouvre le bal avec ses graves tout en rondeur. Le rythme t’emporte dans un morceau minimaliste destiné avant tout à te lancer dans la partie. Dès lors on peut parvenir à percevoir un certain calme dans le style du producteur. Cette volonté d’emporter l’auditeur sans l’égratigner est la ligne conductrice d’un travail de production conséquent : le mixage est propre, la base simple, le boulot est fait. « Hey Baby » fait la coupure avec des kicks bien lourd, typique d’une House Old School. En samplant, la voix de l’animatrice de Best Radio 92.6 (sample aussi utilisé pour un remix de « Time » des Pachanga Boys) l’effet est à son comble : l’envoutement te saisit dans une douceur juste parfaite pour tes petites oreilles. Lourd de conséquence dans une douceur olympienne, voilà de quoi te rendre heureux après les 7 minutes du titre. « Speak To Me » opte pour ce même dépouillement : la structure du morceau reste nerveuse mas étonnamment simple. Cette simplicité se retrouve même dans les petites pointes acides qui videront ponctuer le rythme. Mais malgré tout ça, la recette est diablement gagnante : un kick tapeur, une boucle mélodique épurée, un sample d’une vocal, rien de plus n’est nécessaire pour faire durer ton kiff. « Because we love House music », cette phrase résonne parfaitement l’intention de premier maxis.

 

2012 : Say Or Do EP

Seconde sortie sur le sous-label « Traumprinz », Say Or Do EP est de loin la plus grande réussite du producteur mystérieux. Un sans faute d’une portée vraiment magistrale, voilà l’Ovni de l’année 2014 pour moi. « Say Or Do » ouvre le bal dans un demie-calme vite coupé par l’arrivée d’un kick tout simplement massif. Les graves lourdes confèrent ce côté vraiment puissant de la House, quand à cela vient s’ajouter en douceur une magnifique ligne vocal (et très émouvante par la même occasion) tu es bercé de bonheur. Transporté dans cette tornade d’ambiguité, les 5 minutes du titres racontent à elle seule tout une histoire. « Changes », dans sa nervosité rythmique, t’étonnera elle aussi quand la vague de synthé s’immiscera tout en douceur dans le morceau. Encore une fois Traumprinz y rajoute un petit sample vocal parfaitement ajusté au reste. Dis comme ça c’est peut être trop synthétique mais tu sera vraiment transporté dans un autre univers avec un bon sound system. « Changes » résonne d’intensité, d’émotions et en même temps d’une chaleur ô combien rare pour les productions électroniques du moment. Viens te percher sur cet océan de douceur l’ami, la partie n’est pas encore jouée. « Eachstep » envoie du lourd, du très très lourd. Mais pas du n’importe quoi, la dimension inquiétante du titre restera pour moi sans égal dans l’histoire que Traumprinz cherche à nous raconter. Finis les vocales joyeuses des deux premières tracks, cette fois les graves imposantes et la sombre vocale qui vient y s’ajouter tapent dur, vraiment dur. Cette lourde ambiance dégagée annonce dans le même temps une ultime track non négligeable. « Neeeeed » s’amorce, le rythme ultra chill des graves te pose tout en douceur. L’équation est simple : prend deux caissons Onken, aligne les devant toi, laisse les roucouler et tu comprendra ce qu’a voulu faire Traumprinz. Le pire dans l’histoire c’est qu’il refait le coup de la vocale bercé à coup d’écho et de réverb’ mais ça marche ! Ca marche avec un énorme smile même, tu t’enquilles un petit tarpé dans cette vague de grave et tu te dis que chiller c’est plutôt frais avec du bon son.

 

2012 : Paradise With A Lobotomy

Cette fois l’ami Traumprinz est allé du côté de Kann Records pour sortir son 3ième maxis. Ce choix est somme toute logique étant donné la direction que prennent ses sonorités, le producteur choisis ici un peu plus de puissance pour booster la piste. « Big Baby Jesus » ouvre le bal sur un kick déjà si reconnaissable, l’envolée se fait tout en douceur sur des petites touches de réverb’ typique de la Dub Techno. La structure du titre, minimaliste de bout en bout, n’empêche pas une immersion des plus agréable, encore un pari réussi pour le producteur talentueux. Les premières secondes d’écoute de « Love Yeah » résonnent de la même manière, il faut par contre noter un sampling assez intéressant : la boucle (instrumentale comme vocal) utilisée donne un côté quasi-skizophrénique au morceau, pas de quoi te mettre mal à l’aise mais suffisamment pour marquer ton intérêt. Allié à la rigueur et au minimalisme de Traumprinz, « Love Yeah » marche de la manière la plus simple et élégante pour tout auditeur amateur de House. Renchainons maintenant avec le court « Feel », titre qui conclue cette 3ième sortie. Le gros changement de rythme occasionné fait plaisir à entendre, Traumprinz s’est créé une petite track de Dub Techno à sa manière mais la recette est gagnante. Avec ses 4 minutes, « Feel » déverse un bel ensemble de piste subtilement placée pour te faire vibrer. Certains pointeront la petite touche nostalgique du titre, cela reste au choix de l’auditeur cependant. Pour une 3ième sortie, Traumprinz s’écarte de l’écurie Giegling pour faire un petit détour non déplaisant cher Kann Records. Le producteur prend ici du plaisir à lâcher en toute tranquillité le fruit de son travail, cette impression se ressent fortement par rapport à ses autres sorties mais cela ne fait pas de mal. Après tout chacun à la droit à sa petite pause non ? 😉

 2012 – Into The Sun

Le grand retour sur Giegling est de la parti l’ami, que de plaisir ! Pour cette 4ième sortie (encore une fois un maxis) Traumprinz opte pour un côté plus progressif, plus en longueur et surtout plus orienté vers la Techno. Un choix qui va d’abord se ressentir sur la longue ballade de « I’ll Never Let You Alone » : plus de 11 minutes d’envolées nerveuses bercée par une ligne vocal de toute beauté, voilà le rapide résumé du titre pour faire court. Avec le recul cette première track pourrait aisément se placer en début de Set, sa structure simple mais entrainante pourra aisément faire vibrer la foule en un rien de temps. L’éponyme « Into The Sun » tranche indubitablement avec le précédent morceau : Traumprinz fait alliance avec un aspect bien plus synthétique tout en conservant sa patte rythmique. Cette ambivalence forme pourtant un résultat assez convaincant, la douceur qui s’en dégage est d’ailleurs surprenante d’intensité. A la manière de la leçon du soir, Traumprinz démontre tout son talent pour te faire rentrer dans sa bulle malgré les aprioris. Il est simple de trouver les prémices de son futur pseudonyme « DJ Metatron » mais j’en reparlerai après pour éviter de spoiler à tout va. En 3ième place sur les starting blocks on retrouve le curieux « Lady Lazerus ». La surprise à l’écoute est normale cher auditeur, j’ai moi même été étonné par ces sonorités organiques et le côté expérimental qui s’en dégage. J’ose le dire mais c’est sans doute la track la moins ouverte de Traumprinz, malgré sa simplicité et son originalité je déconseille aux nouveaux venus de commencer par là.

2013 – Mothercave

Et voici venu le premier LP de ce bon vieux Traumprinz. Etape charnière pour bien des artistes, on peut comprendre la nécessité de s’illustrer avec une série de maxis avant de passer à l’étape suivante. Et force est de reconnaitre la sagesse de ce conseil, Traumprinz semble avoir pleinement compris la leçon de A à Z. Le timide « One Love » joue à merveille le rôle d’introduction, sa simplicité et son côté répétitif donneront le sourire. L’éponyme « Mothercave » frappe par l’envoutement de ses nappes mélodiques et son rythme nerveux, c’est le décalage spatial vers Neptune qui est en jeux l’ami, Traumprinz te donne juste l’OST qu’il fallait pour l’occasion. « It Takes Two Wings » joue plus le rôle de track pour accompagner l’ambiance de début de soirée. La Dub Techno se ressent pleinement mais quelques changements figurent en proue comme c’est le cas du vocal répétitif qui annonce la suite des hostilités. Cette suite, c’est « Believe ». Fort de ses plus de 6 minutes, ce morceau accompagnera à merveille tes excursions en territoire urbain tout en apportant son lot d’émotion au fur et à mesure de l’écoute. Plus besoin de rappeler la sobriété de Traumprinz, ses maxis t’ont déjà mis en confiance et du devrais être à l’heure actuelle sous le charme de son style. Continuons cependant avec le mystérieux « There Will Be XTC » : ce morceau est une énigme à lui tout seul, un assemblage de genres pourtant diamétralement opposés. Prenez les mythiques synthétiseurs de Vangelis sur la l’OST de Blade Runner, ajoutez y un kick tribal, un rythme typique du Dubstep et des vocales nerveuses et vous voilà éberlué devant ce monument de Techno. C’est sans doute l’un des plus gros virage qu’aie fait Traumprinz, tirons lui le chapeau pour cette prise de risque qui donne des merveilles. « Yo man, petit tarpé au De Graal d’Amsterdam ? Yeah man on y go ». Tu rentres dans l’établissement, tu te poses et tu fais le point de ta journée. Une musique spécifique pour ce petit moment d’aparté ? « The Monkey » bien entendu, voilà la track absolue pour chiller dans les règles de Traumprinz. Crois moi que le rythme de ce titre trainera dans ta petite tête et te forcera à la réécoute d’ici peu, crois moi… Il est toutefois des merveilles qui ne sont pas exemptes de défauts, la preuve avec « Kiefermuskelkater » qui malgré son rôle d’interlude ne parvient pas à te mettre sur le cul comme cela a été le cas avec les précédentes tracks. Trop répétitif, trop simpliste, c’est la première erreur de Traumprinz mais on peut lui pardonner avec le sourire. Si tu es amateur des longues envolée à la Minilogue, « I Found Truth In A Soft Night Of Confusion But I Lost It » devrait te plaire. En jouant sur des graves en arrière fond et un rythme typique d’une machine qu’on redémarre, le mystérieux producteur délivre ici un penchant pour la Minimal tout nouveau pour tes petites oreilles. Mission réussis pour cette petite douceur, tu es encore une fois dans la bulle de Traumprinz avant de t’en rendre compte. Terminons maintenant le LP avec « Ambient 006 », une curieuse ballade synthétique qui conclue l’expérience d’une surprenante manière. En effet, Traumprinz a jugé bon de rajouter quelques notes de violons (bien entendu passé à quelques modifications sur ordinateur) pour apporter un peu de chaleur à son titre. Le morceau gagne d’ailleurs en intensité, but voulu pour conclure ce premier album ô combien réussie. Sortis sur Giegling (encore une fois !) en 2013, « Mothercave » a apporté sa pierre à l’édifice tout en permettant à Traumprinz de se forger sa propre identité sur la scène électronique Européenne. A partir de là, il a tout d’un grand !

2014 – All The Things

Rappelle toi l’ami du virage vers lequel s’orientait Traumprinz avec son premier album et tu pourras te donner un premier aperçu de cet énième maxis. Le terme énième n’a aucune visée péjorative étant donné la recette à succès du producteur qui continue de faire vibrer nos petites oreilles. La preuve avec « Messed Up Jam », un morceau de 7 minutes froid en apparence mais à fort potentiel cinématographique. Très répétitif (je pense aux notes de synthétiseur), le titre n’a rien d’une ébauche mais s’apparente plutôt à une entrée en douceur dans un Traumprinz 2.0. « All The Things » est LE titre qu’il faut retenir sur ce maxis. Il initie les nouvelle sonorités phares que choisis Traumprinz tout en gardant la patte rythmique si chère au producteur. Ce mélange donne naissance à 9 minutes de voyages auditif, parfait pour chiller sur une plage en plein été. Les vocales magnifiquement mises en valeurs se marient parfaitement avec le kick robotique et la rythmique Techno du début de titre. « Don’t cryyyyyyyyy », rien que cette petite vocale te mettra sous le charme… « I Gave My Life » sort en apparence de cette petite île de douceur mais t’amènera à terme sur une claque similaire au titre précédent. C’est cette fois l’alliance grave-vocale qui est mise en avant, la ligne mélodique apparaissant plus tardivement mais apportant sa petite pointe de mélancolie comme il le fallait. Tout est millimétré pour te transporter lentement sur de nouveaux horizons. « Let It Go » est un pure titre d’Ambient comme il se doit d’être, rien à redire là dessus si ce n’est l’ouverture musicale de l’auditeur vers d’autres genres. Mission unièmement réussie pour ce maxis, Traumprinz utilise les bonnes combinaisons pour un résultat innovant de réalisme.

 2014 – Intrinity

Avec ce nom plein de promesses, Traumprinz sWe lance une nouvelle fois dans la composition d’un maxis. « I love Ya » renoue avec ses précédentes productions, un kick lourd d’intensité ouvre le titre avant d’être accompagné d’un combo vocal-synthétiseur tout autant frappant. C’est un peu comme si tu te remettais un bon vieux Creedence Clearwater Revival mais à la sauce House, un classique jamais déplaisant à réécouter. « Intrinity » décoiffe net après une petite dizaine d’écoute. Je dis ça de manière expéditive mais ce titre est un vrai plaisir pour tes petites oreilles, il t’entrainera dans un univers si représentatif des productions de Traumprinz que tu redemanderas ta dose à tout va. C’est pendant ces 7 minutes de folies auditive que tu te lâcheras pleinement sur la piste, ça je peut te le promettre. « Something Magic » te rappellera quand à elle tout l’esprit du Chicago des 90’s. Pas besoin de dire plus, tout est résumé pour que tu puissances te lancer dans l’écoute de cet EP.

2014 : DJ Metatron – U’ll Be The King Of The Stars

C’est avec un plaisir non dissimulé que je rajoutes ce maxis signé sous le pseudonyme « DJ Metatron ». Si le nom sonne un peu comme le grand méchant de Transformers (cimer la référence), il n’en est rien de la qualité de production qui a été accordée pour cette sortie. Traumprinz s’est forgé un autre nom pour explorer de nouvelles possibilités. On est face à du lourd, du très lourd, la perle gagnante de l’année qui terminera indubitablement sur le Podium. « U’ll Be The King Of The Stars » sonne avec innocence, ouverture d’esprit et émotions. En te conviant avec douceur dans cette 1ère tentative sous son nouveau nom, Traumprinz s’illustre sous un nouveau jour mais toujours avec qualité. « Rave Child » est plus nerveux mais initie encore une fois avec succès la notion d’ouverture d’esprit. Mes avis que ce morceau pourrait aisément figurer dans la bande son d’un film de SF correctement réalisé. Digne du travail d’un grand, « Rave Child » est unique, indissociable de Traumprinz/DJ Metatron mais unique, rien que ça c’est très fort. La petite pause contemplative de « Spiral Worlds » est indissociable du reste du maxis, elle apporte son lot de douceur et de calme nécessaire pour une écoute dans les bonnes conditions. « The Colour (Sad Sad Euphoria Breakbeat Mix) » reprend la situation précédente dans un rythme nouveau pour le producteur anonyme. Si l’esprit du morceau colle parfaitement avec le reste, les changements occasionnés (rythmiques surtout) donnent un nouveau rendu et une surprise non déplaisante. Comme toute chose à une fin, il est temps de terminer avec « Oh Ah ». Avec cette recette on ne peut plus simple, DJ Metatron achèvera de convaincre les derniers récalcitrants à son style. La track est assimilable à une synthèse de tout ce qu’il y a de mieux sur le maxis, l’émotions toujours au rendez vous, le rythme est entrainant, le minimalisme régnant toujours aussi efficace, bref tout est sélectionné et placé à merveille pour te transporter dans un nouveau monde. C’est l’ENORME CLAQUE DE 2014, la grosse révélation de malade qui restera incrusté dans ta tête.

 

J’ai écris cette retrospective avec un plaisir non dissimulé : celui de faire connaitre à au moins quelques personnes la carrière d’un producteur génialissime à mes yeux. Traumprinz figure déjà dans ma liste des grands artistes de notre génération. L’évolution de son style est elle aussi à prendre en compte : elle est représentative d’un artiste désireux de se renouveler et porteur d’un message on ne peut plus agréable pour tes oreilles. Que ce soit sur ses maxis, son LP ou encore sous son pseudonyme DJ Metatron, Traumprinz a tout du mec qui saura se hisser aisément au panthéon de la House ! En cadeau (et pour te montrer que on en a jamais terminer réellement) voici un remix encore Unreleased, un autre remix officiel et surtout deux mixes qui te convaincront du talent du gars, à la prochaine l’ami !

PS : Mention spéciale pour le mix RA.387, une pure merveille à fort potentiel d’addiction.

Mind 80 #12 « Special Amsterdam »

 

Lezard cosmique

J’ai eu le temps de fouler les douces contrées de la capitale Hollandaise. 10 jours auront suffis pour me convaincre qu’Amsterdam est un lieu ou il fait bon vivre (même si tout n’est pas parfait non plus, je pense à ces Tram diaboliques). Entre l’armada de vélos à tout les coins de rue, l’ambiance de « collitude man » qui règne dans l’ensemble et la somme de trucs à faire, autant le dire tout de suite : éclate toi bien si tu y vas, tu as de la marge ! 

Place maintenant aux choses sérieuses : la playlist qui suit correspond à une partie de ce qu’on l’a pu écouter là bas, beaucoup de choses sont manquantes mais dans l’esprit cela résume assez bien le séjour. Attends toi à de multiples rebondissements, tu passeras des Black Uhuru à du Drake, tu pourras même retrouver les bon vieux Stealers Wheel. Autre détail, j’ai ajouté des petites descriptions résumant très rapidement le moment ou tel morceau est passé (l’ambiance, le lieu et nos états respectifs sont renseignés d’ailleurs, un peu d’humour ne fait pas de mal). Avec l’espérance que je fasse une compil’ similaire pour Berlin l’année prochaine je t’ordonne de profiter de suite l’ami !

 

Quoi de mieux que de rentrer dans un coffeeshop, passer à la caisse et savourer pleinement les heures de labeurs du mois d’aout sur du bon reggae (très très bon même). Quand en plus tu as dormis seulement quelques heures dans le bus, tu comprendras que l’adaptation est plutôt rude. Mais justement, tout prend sens avec les Black Uhuru, pose toi tranquillement sur le canap’ et amuse toi à observer le caméléon du De Graal.

 

Si tu as été bercé par le célèbre album Play de Moby ou bien si tu as déjà vu le film « La Plage » avec mister Guillaume Canet et Di Caprio, tu comprendras tout de suite le sens de Porcelain. Sorte de petit iceberg de douceur, cette track a aussi l’énorme potentiel de te réveiller un peu de tes torpeurs (thanks « Indica » !). On reste encore au De Graal mais cette fois c’est au studio que ça ce passe : outre une sonorisation correcte, l’esprit du coffee colle parfaitement. Que demander de mieux ?

 

Le petit nuage de douceur sur lequel on s’était allongé a continué. En parfaite continuité avec Moby, Morcheeba réussis là ou tant d’autres ont échoué : transmettre assez d’émotion sans non plus transformer la track en niaiserie pop. Au moment de l’écoute nous étions rentré dans la phase dite « contemplative » : jeux de regards avec les personnes aux alentours suivis d’une bonne balade au Vondelpark. Se balader en toute sérénité est clairement l’un des avantages d’Amsterdam. C’est d’autant plus appréciable avec cette track de Morcheeba.

 

 

Place à l’action cette fois ci. Totalement inconnu de mes petites oreilles, J Dilla a l’énorme avantage de te faire bouger un peu quand tu as passé une journée un peu enfumée. Say My Name est idéale à écouter quand la ville commence à passer du côté obscur. Pas de Chill’ ni de Groove’, l’heure est à la nervosité. C’est d’ailleurs grâce à ça que l’on a eu les forces de se bouger dans le centre le temps d’une soirée (l’endroit est affreusement touristique à la base mais il faut bien le faire, c’est pour la bonne cause).

 

Déjà que l’original transpire le groove absolu, ce mashup redonne un petit coup de jeune au titre plus que culte d’Indeep. Découverte sur Radio Meuh, nous n’avons pas eu la chance de pouvoir écouter cette petite merveille pendant le séjour. Si je l’ai rajouté dans la playlist c’est parce que l’idée de s’écouter cette track en plein dans le zoo de la ville m’aurait parut être une savante idée. Qui sait, peut être que les vautours auraient apprécier !

 

En rentrant dans l’Atlantis (coffeeshop dans le sud est de la ville), je ne pensais pas trouver une ambiance pareille à Amsterdam. Vois tu l’ami quand l’on te sert un bon Burning Spear (root de chez root) ton petit sourire transparait. Ce même sourire s’élargit encore plus quand l’on te sert l’or vert sur la table. Et pour compléter le tout quand tu commences à reconnaitre les habitués des lieux au fur et a mesure de la journée, là tu es bel et bien là ou tu dois être. Amateur de fauteuils massants ou de bons canapés bien moelleux, fonce tout de suite à l’Atlantis, tes oreilles ne le regretteront pas.

 

On reste à l’Atlantis encore un peu l’ami, faut bien profiter. Place à une reprise du grand Bob, ce dernier s’est attaquer au très connu « Soul Rebel » des Gladiators. Les deux versions ont heureusement le même esprit : la détente absolue. L’anecdote sympa c’est qu’au moment de l’écoute un grand rasta s’est mis à accompagner les vocales : le résultat était vraiment réussis, chapeau bas !

 

J’ai depuis longtemps dépassé le stade des recherches intensives sur Soundcloud. Les raisons sont multiples mais disons que j’avais l’impression de toujours découvrir le même genre de son. Pushing On aurait surement pu rentrer dans cette catégorie mais heureusement pour vous ce n’est pas le cas. A la place des divers schémas « soundcloudien » (ça se trouve à la pelle) on a droit à un bon morceau de House bien envoutant. Du coté de l’ambiance nous étions à ce moment là au Barney, un très bon coffee dans le centre à l’ambiance bien « lounge ». Fonce là bas si tu désires tester les vaporisateurs sur de la bonne Deep House, tu seras pleinement convaincu !

 

Je sens le petit sourire qui se forme sur tes lèves à la vue de l’artiste au dessus. Et oui, quand je t’ai dit que c’était diversifié c’était vrai l’ami. En revanche je t’avoue que Drake ou même les divers éléments du Rap US actuel ne sont pas ma tasse de thé, il faudra laissez ça entre les mains d’un plus fin connaisseur. Trève de bavardages, nous étions à l’Atlantis et tout se passait pour le mieux. On a même eu droit à la venue d’un magicien qui nous a fait une petite démonstration de l’étendue de ses pouvoirs (prend un Bang, remplis la douille jusqu’à en crever, aspire la totalité en une taff et tu comprendras qu’il y a des gars qui déconnent vraiment pas).

 

OUHHHHH YEAHHHHH. Vois tu l’ami dans la vie il y a quelques éléments qu’il convient de définir à propos de l’or vert :

  • La Monté : Tu l’attribues à la puissance de ton or vert mais en réalité c’est une vilaine fourberie de « Mrs Nicotine ». Attention toutefois à passer à l’étape suivante.
    • Le premier palier : Généralement un passage décisif car tout se joue à ce moment précis ; soit tu gères le coup et ta soirée est lancée, soit tu lâches les reines bien trop tôt au risque de te ramasser royalement. Je t’aurais prévenu !
  • La vitesse de croisière : Rigole rigole mais c’est bel et bien prouvé. Si tout s’est bien passé lors du premier palier alors tu as les honneurs de pouvoir gouter à cette seconde partie. Encore mieux, si tu accompagnes le tout avec du bon son tu seras comme sur un petit nuage.
  • Le « Groove » : Là on entame le gros de la bataille. Ton état de fusion avec la musique transcende les étapes précédentes, tu te dois de garder constant le flux qui te relie au Sound System car si coupure il y a tu seras condamné à errer dans le vide galactique de tes pensées.

Mais pourquoi toute cette explication et surtout dans quel but ? Celui de groover jusqu’à la tombée de la nuit l’ami, et c’est bien avec You Will Know de LTJ que tu vas y arriver.

 

Si tu as lu ma chronique sur les gentils bonhommes de Salut c’est cool tu connais déjà l’esprit qui anime leurs délires. En revanche si tu ne les connais pas mais que tu es à la recherche d’une histoire marrante ouvre bien tes petites oreilles : 21h, deux gugus bien frais, le dernier dans son plumard avec une énorme fièvre. Le point commun entre ces trois énergumènes : une belle montée euphorique avec un soupçon de ballade nocturne dans la tête. Après une longue (relative) escapade en ville (périmètre de 600 mètres tout au plus) et une montée d’enfer nous revoilà de retour dans ce bon vieux dortoir. Le casque solidement attaché, voilà venu le temps du bon vieux Salam Alaykoum. Et la, « c’est leeeeee kiffffffffff ». Sous champ l’ami.

 

« Venez comme vous êtes ». Ne pensez pas à Macdonald en entendant ça mais plutôt au centre ville d’Amsterdam. Car si comme moi la diversité est un gage de qualité, vous serez servis en arrivant dans la capitale hollandaise. Plutôt que de caser les différentes ethnies par quartier comme d’autres grandes villes, tout est mélangé dans un vaste melting-pot. Il n’y a pas un moment ou vous vous sentirez mal à l’aise là bas, chacun a ses idées, ses points de vue et chacun respecte son prochain. De la a dire que c’est le paradis sur terre il ne faut pas trop déconner, Amsterdam a aussi des quartiers un peu tendu mais l’idée de base est là : respect, ouverture, cohabitation.

 

Triste moment que le départ. Après 10 jours dans la capitale, le constat est simple : on reviendra. Mais en attendant c’est le retour à la réalité qui nous attend, une chose qui est loin d’être facile. C’est pour cela que l’Edit des Stealer Wheels par Todd Terje m’a accompagné tout le long du chemin du retour. Même si on s’éloignait de plus en plus, nos petites têtes respectives étaient encore dans le rythme de la ville. Et Stuck In The Middle With You me permettait de garder le souvenir de ces 10 jours déjantés.

 

Crois moi l’ami j’aurais vraiment aimé mettre l’ensemble de ce qu’on a écouter là bas dans la compile. En y réfléchissant pendant quelques temps le paris était bien trop compliqué d’ou une playlist limité aux moments marquants (et dont on se souvient bien entendu). Il manque beaucoup de choses néanmoins, sachez juste que les morceaux sélectionnés sont représentatifs de ce qu’on a pu vivre là bas. Mais n’oubliez pas, « là ou on va il n’y a pas de routes ! ».