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Chronique : Paul Kalkbrenner

Paul Kalkbrenner

L’ascension Kalkbrennerienne relève du miracle : Berlin Calling l’a propulsé sur les hautes sphères de la techno dès la sortie du film éponyme. Sa masse de fans n’a fait qu’augmenté avec le temps, toutefois il devient nécessaire d’éclairer la partie immergé de l’iceberg. PK a commencé bien avant sa célèbre bande son et j’ai l’impression qu’une bonne partie de ses fans ne se rend pas compte des nombreux maxis et albums qu’il a produit par le passé. Cette (longue) chronique retracera la totalité de ses sorties, de ses surnoms « Grenade » et « Paul dB+ » jusqu’à son dernier album Guten Tag sortie en 2012. Haters ou fan absolue du bonhomme vous avez le choix de suivre cette longue rétrospective !

Paul DB+

Rusé comme un squale, Kalkbrenner démarre dans la scène électronique Berlinoise avec ce surnom de Paul DB+. Il est toutefois encadré par un Label en plein essor : Bpitch Control. A sa tête Ellen Allien, jeune patronne en quête de réforme sonore et prête à tout pour dynamiser la capitale. L’influence qu’elle exercera sur Paulo sera conséquente avec le temps, pour du bon ou du moins bon il faut reconnaitre que la miss est une des premières a avoir propulsé notre allemand bien aimé sur le devant de la scène.

Friedrichshain (1999) est la toute première sortie officielle de Paul Kalkbrenner. Dans un style résolument Tech House voir pour certains morceaux Techno, le Berlinois planche sur des rythmes agressifs et des montées par palier (voyez y l’ajout d’un kick central puis celui d’un autre kick cette fois secondaire et etc). Force est de reconnaitre que ce maxi de 4 morceaux est efficace, Crazyness Of Myself restera d’ailleurs dans les mémoires. Même si l’utilisation de boucle reste prédominante, le style de Kalkbrenner s’étoffe au fur et à mesure des pistes. Le choix des samples et autres boites à rythmes est certe classique, son utilisation et son mélange n’en sont pas moins maitrisés. Cet EP lance timidement sa carrière du bon coté des choses et lui permet d’observer la réceptivité du public face à ses productions.

Largesse EP (1999) : tout fan de Techno ou du précédent EP trouvera de très bon titres dans ce maxi. Le temps accordé aux noms des morceaux est certes dérisoires (il s’est pas cassé la tête pour le coup notre Paulo) mais ne faites surtout pas l’impasse sur ce détail, beaucoup de surprises sont à découvrir.

Largesse Plus EP (2000) : La difficulté que j’ai eu pour trouver les différents morceaux de ce maxi a été énorme : comment voulez vous trouvez des RIP acceptables d’un Vinyl tiré en 300 exemplaires ? La encore c’est à vous de forger votre propre avis sur l’oeuvre. Vous pouvez très bien adoré comme cela a été le cas pour le précédent maxi ou bien vous pouvez détester. A vous de voir !

Gigahertz (2000) : Ah ah, on arrive à une étape importante. Point d’informations superflues ici, tout les titres s’appellent « Untitled ». On reste encore dans la même veine que les précédentes productions mais un morceau sort du lot : Untitled B1. Derrière ce nom robotique se cache une pure merveille de Minimale, un titre à l’énorme potentiel lors d’un SET.

 

dB+ (2000) innove en la matière. Composé de 4 morceaux, ce maxi envoie du lourd, très lourd même. Au point que le choc se fait rude, on passe de sa précédente expérience Tech House/Techno à de la Techno/Minimal bien bourrine. Le meilleur exemple c’est bien sur Eins avec ses 6 minutes de tabassage à coup de grave bien huilées. L’ajout de quelques mélodies au fur et à mesure du morceau (qui au passage deviendront sa spécialité par la suite) laisse penser que l’allemand à déjà beaucoup d’idées derrière la tête. En opposition à la montée frénétique du 1er titre, Vier conclue le maxi sur un rythme axé vers la Dub qui tranche sévèrement avec le reste. Cela reste toutefois une bonne idée, on en sort tout content et reposé après la claque du début. Tournant nécessaire ou non, dB+ reste tout de même une grosse surprise.

Performance Mode (2001) est un cas à part : sortis sous le pseudo de Grenade, Paul Kalkbrenner s’écarte un peu de Bpitch Control pour allez vers le label Cadeaux. Structure moins importante, le bonhomme dispose d’une certaine liberté de composition : pour moi ce maxi représente sans doute un des meilleurs délires de l’allemand. On reste dans de la Techno bien brute mais un petit plus se dégage : l’ambiance froide, le rythme rapide, les sonorités agressives, tout y est pour  te faire au moins remuer la tête pendant un bon quart d’heure. Les trois morceaux se différencient pas mal mais le coup de coeur majeur est la 3ième track. Un petit air de Blade Runner (cf Vangelis) mélangé à de la Techno bien froide et puissante sont la recette gagnante de cette sortie.

Superimpose (2001), premier album et première étape majeure à franchir pour tout artiste qui se respecte. Dans le cas présent, Kalkbrenner use de tout ses talents pour ce LP. La présences de graves bien puissantes est toujours à noter mais cette fois l’aspect mélodique est plus poussé. L’allemand a pris soin de mêler une pointe de chaleur dans ses productions bien hivernales. La montée par escalier des kicks (phénomène déjà connu et qu’il reprendra par la suite) accompagnée des magnifiques vocales plonge l’auditeur dans une ambiance très très glauque. Pas sur que l’album plaise à tout le monde d’ailleurs car même si une bonne partie des morceaux sont diablement efficaces il y a tout de même des séquences ratées. Certains accuseront la « simplicité » déconcertante de quelques tracks, d’autres la merveille de puissance de Far Away ou de La Force, bref c’est à chacun de trancher. A noter tout de même que Lp doit s’écouter dans de bonnes conditions, arrêter tout de suite l’écoute avec votre Iphone en mode haut parleur, ça vous ruinera l’expérience.

Chrono (2001). Douce merveille sortie du paradis de la Minimal, ce maxi se hisse clairement dans le top 3 des productions de notre allemand. Avec ses 4 morceaux, il résume à lui seul la synthèse de tout ce que Kalkbrenner sait faire de mieux. Guardia démarre en trombe, le morceau ouvre le bal d’une belle façon  : une boucle toute conne mais o combien phasante qui se voit secondée par la suite d’une série de kick rapide. Sur le papier la recette semble dérisoire mais bordel de merde que c’est efficace, tu es dans l’obligation de remuer tes petites pattes. Le trip se poursuit avec D.E.E.P, magnifique balade électronique de 5,30 minutes. Très poétique, ce titre pourrait très bien rentrer dans une OST de film SF. Glacier quand à lui te relance dans le bain de la foule : la track malgré sa forme épurée dispose d’un énorme potentiel en club et passera largement en before avec tes potes. Faites cependant une pause deux petites secondes parce que la consécration de cette sortie c’est Precision. Ce morceau de 6 minutes te fera bander/mouiller en l’espace de trentes secondes. C’est le combo parfait entre la carte mélodique et celle des graves, le mixage est dépouillée mais foutrement dansant, les différentes montées calculées à la perfection et j’en passe tellement il y a de points forts. LE titre à retenir dans la carrière de PK ! Ecoutez le en casque ou sur un sound system efficace car c’est pas avec des petits caissons de chez Sony ou Samsung que vous allez prendre votre pied croyez moi.

Zeit (2001), second album et étape incontournable pour tout fan qui se respecte. A l’opposé de son premier LP, Kalkbrenner se lance dans des ambiances bien plus chaudes. La preuve dès Sie Liebt Mich qui te fait décoller en douceur sur une nappe de mélodie envoutante. Frühling tape dans le même délire mais cette fois l’arrivée du kick est plus rapide. Les simples petites notes de piano qui résonnent au bout d’une minute te donneront forcément un bon souvenir de la track. Zeit change par contre la donne : sur un sample fort proche de My Weakness (Moby) l’allemand pose son matos et déploie toute sa puissance. Long trip de 5,30 minutes, ce morceau est injustement méconnu selon moi. L’album se poursuit avec Kranich, titre plus orienté vers le calme ambiant de ton petit duvet. Selber surfe sur la même vague que Crazyness Of Myself, toujours le genre de sonorité bonne à entendre. Unterton est un monstre d’ambient, le genre de titre forcément présent sur une playlist de vacances. Smaragd conclue le Lp d’une belle manière : cette courte odyssée synthétique joue parfaitement le rôle qu’on lui a assigné. Je passe bien sur les quelques interludes qui pour moi ont peu d’importance et certains morceaux présents sur la version vinyle : et oui, Bpitch Control a sortis deux versions de Zeit toutes deux agencées différemment. J’ai un faible pour la version numérique mais les deux sont appréciables. Tournant majeur dans carrière, ce second album lance Kalkbrenner sous les tropiques loin de son Berlin natal et c’est tant mieux au vu du résultat.

Brennt (2002) est le maxi qui suit la sortie de Zeit. Mille excuses humble auditeur je me suis trompé : notre allemand a passé environ 1 an a écumer les soirées et autres teknivals de son gout. Cette absence s’est malheureusement fait sentir sur la production : on sent que l’allemand a eu une petite panne d’inspiration et un profond coup de mou. Brennt est un morceau plutôt sympa pourtant mais le délire de l’ambiance prend trop le dessus sur la force brute. Dampf parvient à remonter le niveau mais là encore sans réel coup de coeur. Les deux autres tracks du maxi sont quand à elle inintéressantes. Petite erreur donc, pas de quoi se tirer une balle dans le crâne non plus.

F.FWD (2003) : Derrière ces initiales mystérieuses se cache deux morceau bandant. Bandant dans le sens que le minimalisme a beau être poussé à son maximum je continue à me dire que ça envoie sévère jour après jour. Clairement orienté vers une Techno bien classique, F.FWD (titre éponyme) te plongera dans une transe de Raver pendant 7,30 minutes. Miles Away poursuit l’expérience et calme le jeu : produit sous MD (99% certain) ce titre est d’un barré sans égal. Content de voir que notre PK est de retour, surtout avec deux bombes comme celles ci.

Steinbeisser (2003) : Tu n’as pas le temps de te poser qu’un autre maxi pointe le bout de son nez. Pas des moindres d’ailleurs, on reste dans la tradition des deux titres et on garde le même niveau de production que F.FWD. Ah non attendez, on passe Mac 5 cette fois ci. Steinbesser surfe sur un délir quasi tribal saupoudré de pointes mélodiques jouissives. Les graves saturées font bientôt place à des kicks teigneux et à des petites pauses nécessaires pour se rétablir mentalement. Oui c’est efficace, oui tu passes ça à Neuilly passy on te prendra pour un tarré mais bordel ça déchire sa race ! Le pire c’est que ça continue avec Mundgucci. Derrière ce nom enfin prononçable (« Thanks Dutch ») se cache une petite bombe de speed, le genre de titre qui peu importe l’heure d’écoute te réveillera forcément et te poussera à allez clubber plus vite qu’un rat des champs. Il aura suffit d’un tout petit quart d’heure pour démontrer le talent de Paul Kalkbrenner.

Self (2004) : si il n’y a plus de bouffe on va à la Cafet’ ! Ok blague de merde, je sors. Plus sérieusement on est face au 3ième Lp du bonhomme donc on arrête de déconner et on se met à l’écoute. Tout le monde connait le célèbre et bon Dockyard donc je ne m’attarderais pas dessus. Je passe aussi les interludes de 2 minutes qui sont sympa mais pas très intéressantes à l’écoute casque. Je commence donc avec Page Three : on reconnait direct le style et ça sonne un peu à la Zeit. Bon point qui se poursuit avec Queer Follow, bouse sans nom qui ne mérite aucune description de ma part. Heureusement The Grounch arrive et on retrouve le sourire : retour vers la minimal et les graves bien hardcore que PK nous faisait il y a peu. Ah ça fait du bien tout d’un coup, on se prend une méchante claque mais on en redemande. C’est donc en absorbant ta dose que se lance Since 77. Plus reposant et entrainant que ça tu meures, les douces nappées mélodiques sont tout bonnement jouissives. Gros travail dans le mixage (ça se sent dès les premières secondes) et idée prodigieuse sont les crédos de ce titre. Marbles fait presque mal à tes tympans, les sonorités ont beau me rappeler Moby elles restent agressives (bien trop après l’expérience précédente). Le problème vient surtout (et a mon avis) de la tracklist qui est mal agencée, il aurait fallu placer le morceau en début d’album. Ah ah, on arrive enfin à Castanets, mystère total du sampling. Pourquoi je vous dit ça ? Et bien el padre et moi même avions un jour écouté une cassette de Dub qui comportait le sample en question sauf que par malheur aucun de nous deux n’a pris le temps de prendre note. Alors quand il s’agit de retrouver LE bon morceau sur 500 cassettes, « good luck and may the force be with you ». Ne tentez pas de chercher sur le net car j’ai déjà procédé à des fouilles industrielles et nul internaute n’a eu la patience de révélez le titre. Au delà de cette petite histoire fort sympathique Castanets est un très bon morceau, de la Minimal pure mais efficace. Je passe The Palisades et pour une fois je vous laisse écouter tout seul (et oui comme des grands).

Press On (2004) : Encore un maxi ?! Bordel il a une armée d’esclave sous ses ordres ou c’est moi qui bug ? Trève de plaisanterie, Kalkbrenner est un grand bosseur et prend du plaisir a enchainer les sorties. On retrouve le titre éponyme déjà présent sur Self. Surprise par contre avec John 3-21 : on reste dans le style du premier morceau mais cette fois on prend ça comme une belle invitation à bouger. Petite réussite donc, Bpitch Control a surement voulu se faire un peu de tunes par ci par là histoire d’arranger les fins de mois.

Tatü-Tata (2005) : déjà culte pour les fans de Kalkbrenner, ce maxi est un sans faute total. Vous me direz qu’avec deux morceaux c’est pas bien compliquer de réussis la mission. Et bien… Oui et non : Kalkbrenner innove non seulement avec Gebrunn Gebrunn tout comme il reste dans sa ligne directrice (et bien bonne) avec Tatü-Tata. Le premier titre est d’une puissance sans nom (quels kicks putin !) tandis que l’autre mise sur une montée presque dans le groove (oui oui écoutez bien les graves dans le fond). Point bonus, les vocales utilisés pour Gebrunn Gebrunn seront plus tard repris dans un des remix de Paulo (vous verrez dans une prochaine chronique).

Maximalive (2005) : POWAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA !!!!!!!!! Je vais être clair : mon live album préféré de techno, celui que j’écoute tout les jours sans jamais m’en lasser. Et ce qui me donne envie de péter une gueulante c’est que ce Lp (si on peut le qualifier comme ça) est totalement inconnu pour une majorité des fans de Paulo. Et oui, les hipsters auront toujours deux petits neurones pour suivre tout ce qui fait le « buzz ». Sérieusement je donnerais cher pour assister à un live de cette qualité : Kalkbrenner reprend ici tout ses plus grands morceaux (période Bpitch Control) et les mixes avec une aisance sans égal. Du pur talent de producteur allié à une prouesse de DJ. Composé de 3 parties (chacune d’elles comprenant environ 4/5 morceaux), ce Lp transformera ta piaule en rave party pendant une bonne heure, garantie illimité. On entend du Torching (« Ah ah, Yes Yes » sur des kicks bien fat), du Gigahertz, du Mundgucci, du Steinbesser, du F.FWD et pleins d’autres morceaux unreleased. Mais quel kiff quoi, on m’aurait donné ça à mes 10 ans j’aurais chialé de bonheur. L’une des meilleures voir LA meilleure sortie de Paul Kalkbrenner.

Reworks (2006) : album en version numérique, Maxi dans sa forme vinyle. Ici ce sont tout les potes à Paulo qui se lancent dans le remixage de ses productions. On a droit à tout les genres et c’est tant mieux car chacun y trouvera son compte. Outre Ellen Allien, Modselektor ou encore Agoria (et j’en passe) Kalkbrenner nous offre même un autoremix de Der Berserker (je préfère toute de même l’original). C’est un peu comme si toute la famille avait voulu rendre un hommage au mentor du label, au gas qui a propulsé Bpitch Control sur la scène Européenne de la Techno. Alors allume ton spliff et accorde toi une petite minute de silence en faveur de tout ce Crew de passionné.

Keule (2006) : Décidément la sortie de maxi à tout va est un des autres talent caché de PK. On se magne le cul de poser la galette sur la platine et c’est partis pour Keule. Chose rare dans sa carrière, Kalkbrenner use d’une panoplie de synthétiseur boosté a du 120 BPM. Etrange au premier abord, diablement jouissif après écoute approfondie. Atzepeng que vous connaissez surement (Berlin Calling bonjour !) marque un petit tournant dans le style de l’Allemand. On sent que la force brute de ses précédentes sorties fait peu à peu place à des lignes mélodiques plus intenses. Bonne ou mauvaise chose, à vous de voir ! Freund Blase arrive à la fin de la galette (vinyle si vous ne comprenez pas) : a moitié surpris, le titre ne se hisse pas dans les espérances tant attendues. Demie succès qui se rapproche du sans faute, Keule (le maxi hein) est un bon trip qui annonce de grandes choses.

Altes Kamufel (2007) : Maxi sorti avant Berlin Calling, on retrouve le maintenant célèbre Altes Kamufel mais cette fois en version longue. Autre point important, la présence d’Icl Muss Aus Dit Milieu Heraus (oui je sais c’est totalement imprononçable, surtout pour un breton). Belle surprise pour l’occasion, ce morceau de 7 minutes s’écoute avec plaisir. On se croirait même en plein festoch’ de Transe lorsque les mélodies débarquent. Encore un de ses Maxi qui rentre dans la catégorie du sans faute.

Camping 02 (2007) : Cette fois on a droit à un jolie Single. Der Senat s’enclenche et démarre tout doucement. Baignée dans la minimale, cette track surprend plutôt au premier abord. C’est éloigné du style de Kalkbrenner, on pourrait certes faire un léger rapprochement entre les sonorités mécaniques de Mundgucci mais ça en reste là. 6 minutes d’ascension électroniques dans elle plus grand calme et la plus grande finesse. Chapeau l’artiste.

Berlin Calling (2008) : Je dirais que 99% des personnes de mon âge (18 ans en clair) connaissent Kalkbrenner avec cet album/OST. Ce doux mélange de morceaux déjà connus (Castanets, Queer Follow, etc…) et d’inédits (Train, QSA, Bengang, Torted, Absynthe) dégage un putin de souffle jouissif. C’est varié et après avoir vu le film ça colle parfaitement aux scènes en questions. Que ce soit avec Revolte ou notre Paulo (alias ickarus) pète un énorme câble ou Torted quand sa copine et une de ses amies se tapent gros trip en boite, tout y passe. Clairement une des meilleures OST électroniques de la décennie, Berlin Calling est très vite devenu le symbole d’un Berlin paradisiaque et d’une Allemagne porté vers la Techno. Et bon dieu que ça fait du bien ! Qui n’a pas chantonné les lyrics de Sky and Sand ?! Qui n’a jamais écouté le moindre morceau de cette OST ?! Petite piqure de rappel, l’album est disponible en version numérique (logique quoi) mais aussi en Vinyl (3 maxis vendus séparément de mémoire).

Bingo Bongo (2008) : accrocheur comme nom tu me diras. La première track éponyme rentre dans cette idée de « tu mixe n’importe quoi et ça donne du n’importe quoi ». Un peu comme si tu déballais une groovebox et que tu te lançais dans un paquet d’expérimentation. Schwere Ware tape quand à elle dans le dark : graves et mélodies acides sont les deux piliers du morceau. Enorme tube pour after selon moi, ce deuxième titre est injustement méconnu du grand public.

Icke Wieder (2011) : Détesté par une masse de fan en délire, ce 5ième album est un cas à part dans la discographie de Paul Kalkbrenner. Non pas qu’il soit forcément brouillon, loin de là d’ailleurs, ce Lp comporte pourtant son lot de surprise : Böxing Leise, Gutes Nitzwerk ou encore Kleines Bubu sont de très bon titres par exemple. Malheureusement il y a aussi tout un lot d’erreur : Des Stabes Reuse ou Jestrüpp sont proche de l’hérésie si l’on se fie à la carrière prospère de l’allemand. Album « moyen », Icke Wieder trouvera ses partisans chez les nouveaux venus dans la Techno : c’est un bon moyen pour rentrer dans la sphère électronique en douceur. Je décerne toutefois un point bonus pour Der Breuzen et la claque que le morceau envoie.

Guten Tag (2012) : Ici l’ami je t’invite à jeter un oeil sur ma précédente chronique. Allez, c’est détaillé et tu trouveras sans doute les réponses à tes questions. Clique ici

Voili voilou, cette chronique sur la carrière de Paul Kalkbrenner s’achève ici. Je suis bien conscient que j’ai oublié pas mal de choses : entre les remixes et les inédits de A Live Documentary ça fait un paquet de truc. Mais croyez moi une autre chronique sera nécessaire afin d’en parler convenablement. J’espère avoir éclairé une partie d’entre vous sur cet artiste talentueux qu’est PK. Je remercie aussi les gens qui prennent le temps de ripper leurs vinyles pour ensuite les poster sur youtube (et ce gratuitement). Ces personnes là sont vitales pour analyser la carrière de tel ou tel personne dans la Techno. Sur ce fête bien ça l’ami, dis toi que tu trouvera forcément ton bonheur dans cette masse de maxi/Lp/OST/single 😉

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Daft Punk – Random Access Memories

 

Random Access Memories

 

J’en vois déjà certain sourire en voyant cette chronique arriver : pour la n^ième fois quelqu’un va parler de Random Access Memories, 4ième Lp des Daft Punk. Oui certains n’ont pas aimé (c’est leur choix) tandis que d’autres en sont tombés sous le charmes dès les premières minutes. Chacun ses gouts l’amis, tout le monde doit s’adapter un jour ou l’autre, les deux robots nous ont habitué à changer de veste a tout de bras. A commencer d’abord par Homework en 1997, première sortie majeure doublé d’une réussite fantastiquement jouissive. Mélange subtil et typique de la House de Chicago et de la Techno plus agressive de Detroit, l’album a marqué les esprits et continue encore de faire son effet à l’heure actuelle. Discovery en 2001 viendra  scinder la masse de fans en quelque sorte : album réussis, les « Samplages-Disco » en masse ont tapé dans les oreilles d’une partie des habitués. Cela n’empêchera pas pour autant de voir de nombreux morceaux figurer dans les set Dj actuels (One More Time et Digital Love en première place). Human After All (comique ces deux robots) arrive en 2005 à coup d’Electro-clash, perturbant d’un côté les adeptes « Discoveryen » et mettant mal à l’aise une partie des « Homeworkien ». Ce 3ième Lp est pourtant réussis dans la forme, certes Robot Rock ne comporte que très peu de différences avec le titre original (ici) mais la tournée en 2007 (Alive) viendra fermer les clapets de pas mal de détracteurs. Puis le Stand-By. Parce que non, la bande son de Tron est bonne mais ne peut qu’être savouré qu’en regardant le film éponyme. Au-delà de cette tendance qu’on certaines personnes à leur vouer un culte, je restais sur mes gardes : la venue de teasers réveillait en moi l’idée d’un successeur d’Homework (le meilleur je vous le dit, ceux qui pensent le contraire peuvent déjà quitter cette page). Mais non, Get Lucky est venu briser un rêve de gosse en quelques secondes. Sous le choc mais curieux de découvrir cette nouvelle facette des Parisiens (ils l’ont dit en interview, ils ne sont pas Versaillais) je me regardais les vidéos des collaborateurs (Paul Williams, Nile Rodgers etc…) et commençait à voir venir plusieurs indices.

1)      Ce sera de la Funk.

2)      Ca sonnera bien au soleil (côte Californienne oblige).

3)       L’album sera diversifiés (nombreux collaborateurs)

4)      Ca surfera sur l’esprit de Discovery (pensez aux vocodeurs)

 

Par la première écoute du Lp j’en déduirai la validité des premières, deuxièmes et troisièmes prévisions. Toutefois la quatrième ne sera qu’à demie respectée (vous allez savoir pourquoi).

 

Give Life Back To Music nous met donc dans l’ambiance dès les premières notes : batterie furieuse, petit riffs de guitare typique de Rodgers, les premières secondes rassurent d’emblée l’esprit du fan. Sur un rythme bien funky viennent se poser les vocodeurs des robots. Toutefois (et c’est pour cela que je ne pense pas que Discovery ait eu tant d’influence dans la composition de ce 4ième album) les Daft Punk ont eu la savante idée de ne pas aller trop loin dans cette idée, ici les voies restent discrètes et ne visent pas la surenchère. Titre remplie d’une multitude de détail, l’auditeur se laisse transporter dans une bulle sonore. Une introduction parfaitement orchestrée au final.

 

Ca se corse par contre avec The Game Of Love. C’est comme si on passait de la vitesse de la lumière aux 60km/h d’une mobylette. Certes le morceau est envoutant passé les premières secondes (je pense par exemple aux petites lignes mélodiques qui se marient parfaitement avec les vocodeurs) mais on est dérouté de voir ce changement de vitesse dès le début de l’album. Le problème vient surtout de la Tracklist : placé aux milieu du Lp, The Game Of Love aurait joué son rôle à merveille mais le mettre en seconde position casse l’ambiance précédemment installée avec Give Life Back To Music. Artistiquement par contre c’est encore un sans-faute : de la surprise, du romantisme, une pointe de sexe, voilà ce qui se dégage après la première écoute (et c’est amener à se renforcer avec le temps).

 

Giorgio by Moroder vient heureusement dépoussiérer la mécanique de l’album. On passe à la trappe cette disparité rythmique au début de l’écoute du Lp, là on est face à du grand art. Gorgio (mythique producteur de Disco) vient poser sa voie sur un petit rythme feutré, tout en douceur. Les bilingues interpréteront le récit selon leur guise (cela reste une autobiographie de toute manière) mais chapitre le plus innovant de ce morceau est bel et bien la diversité sonore. Instrumental dans les deux premières minutes du morceau, l’armée de synthétiseur vient changer l’ambiance en une demie seconde. Très brutal au départ, les multiples réécoutes viendront rendre ce cassage tout à fait naturel avec le temps. Deux minutes plus tard c’est au tour du son groovy de faire son apparition (pensez à une basse bien lourde). Mais cette fois point de scission sonore, les synthés reviennent pour opérer un magnifique mélange des deux genres. Quant au final endiablé, vous en aurez pour plus de 3 minutes de kiff (batterie furieuse, guitare en feu, l’orgasme auditif). On termine finalement ce voyage musical par le petit « Click » présent au début de morceau. 9 minutes d’orgasme historico-musical.

 

Et là c’est le drame : Within commence et…… on se fait chier, c’est moue, chiant et clairement pas au niveau de ce début d’album. A des moments c’est presque à se tirer une balle tellement c’est triste de voir un morceau comme ça venir se hisser dans Random Access Memories. Je ne mâche pas mes mots, mais pour moi Within est le thème sonore des « Feux De L’Amour » à quelques détails près.

 

Heureusement Instant Crush donne un gros coup de fouet. Batterie compressée, guitare rythmique savamment posée, au moins on augmente en vitesse. La voix de Julian Casablancas passée à coup de Vocodeurs laisse toutefois un arrière-goût bizarre à la première écoute, comme si les deux robots l’avaient déformée au maximum pour ne pas laisser l’empreinte des Strokes apparaitre. Mais rassurez-vous, les réécoutes vous feront très vite oublier ce détail, au contraire même le morceau passera encore plus facilement avec le temps. Misant avant tout sur la simplicité (que ce soit les accords de guitare, la rythmique des graves ou les paroles) on sent que Thomas et Guy-Man ont fait du mixage studio leur spécialité. C’est propre, tout bête et tout con, mais c’est propre ! Croyez moi c’est ce qui manque à l’heure actuelle chez une majorité d’artiste (chaîne Hi-Fi du padre à l’appui, un mauvais mixage se repère en un dixième de seconde). Pas un des meilleurs morceaux de l’album (ni des plus recherché) mais la recette fait son effet tout de même.

 

Alors oui on a longtemps crié sur Pharrell Williams, certains le traitant de Hipsters, d’autre l’accusant d’être un nul total en musique. Mais mettez vos clichés de côté le temps de Lose Yourself To Dance parce que vraiment le bonhomme nous montre qu’il a quand même du talent au fond. Le sage (Nile Rodgers), l’apprenti (Pharrell) et nos deux robots dévoilent donc l’étendue de leur collaboration, ô combien fructueuse. Parce que là encore c’est la carte de la simplicité qui est choisie, une batterie bien lourde accompagnée de riffs de guitare et d’une basse en fond  et voilà vous avez l’instrumentale du morceau. Mais attention, la pointe de changement dans tout ça c’est la prestation de l’apprenti : changeant complètement de timbre de voix par rapport à sa carrière de rappeur, Pharrell apporte un supplément de Funk au morceau. Les Vocodeurs débarqueront pour nous montrer que c’est bien les deux robots qui ont produit et géré tout ça. Recette gagnante à tous les niveaux, Lose Yourself To Dance ouvre la voie.

 

Mais le sésame absolu de Random Access Memories c’est Touch. Du point de vue artistique, un véritable défi. Des dires des deux robots, le titre comporterait 250 pistes ! Je ne sais pas si vous vous rendez compte mais ça relève de l’exploit, surtout au mixage studio (un véritable casse-tête à mon humble avis). 1,51 minutes d’intro psyché (on nage en plein 2001 : l’odyssée de l’espace) pour arriver sur le « Touch » de Paul Williams, juste parfait. Son timbre de voix colle parfaitement au reste du morceau, il annonce la suite des évènements en quelque sorte. Comme une entité en pleine résurrection et voyant ses souvenirs défilés à la vitesse lumière, les influences sonores s’enchainent, au gré de chœurs et mélodies subtilement recherchées. Si vous devez retenir un seul morceau de ce 4ième album c’est bel et bien Touch. Une magnifique surprise, surtout que notre chère amis Paul Williams est injustement méconnu en Europe. Le titre a dérouté pas mal de fans à ce que j’ai pu voir, mais croyez-moi ce sont les réécoutes qui vous convaincront.

 

Get Lucky. Je fais partis des nombreuses personnes à avoir été agacé par toute la campagne promo des Daft Punk, en grande partie à cause des hipsters et autre suiveurs qui nous dégainait ce morceau à tout bout de chant (et vas-y qu’on le passe en soirée, et vas-y qu’on le repasse 150 fois…). La version Radio Edit du morceau est tout bonnement à chier, des coupures aux moments les plus recherchés sans compter sur les trop nombreux réédit des fanboys absolus et j’en passe. J’attendais l’album avant de me forger une idée réelle du titre. Et franchement Get Lucky mérite amplement son statut de tube de l’été. Encore une fois Pharrell nous livre un sans-faute et il n’est pas le seul : Nile Rodgers manie toujours aussi bien ses petits accords (devenus mythiques maintenant que j’écris cette chronique) nos deux robots produisent le tout en fin stratège, non sérieusement ils connaissent les bonnes recettes nos deux Parisiens !

 

Beyond vient se caler juste après et c’est très bien pensé : une petite pause dans tout ça qu’on puisse garder les pieds sur les pédales. La petite introduction de 45 secondes laisse toutefois penser le contraire : violons et instruments classiques à l’appui, j’ai tout de suite pensé aux musiques de Final Fantasy ou d’autres célèbres RPG Japonais (bizarre vous me direz). Mais c’est la petite ballade suivante qui fait tout son charme : ici c’est l’absence de démesure qui séduit l’auditeur, une simple guitare accompagné d’une batterie et de 2 synthés et voilà. Ah non j’oubliais les Vocodeurs, cette fois ci utilisé parfaitement et à bon escient. C’est jouissivement maitrisé.

 

Motherboard vient briser net l’utopie précédemment installée : un bordel de percussions, des mélodies bien trop discrètes (et qui ne décollent jamais) sans parler d’une flute trop sous-exploitée, que de déception. Le seul élément gagnant du titre est sa conclusion : là par contre l’aspect mélodique prend le dessus et les batteries (oui il y en a un paquet) se font plus discrètes. Mais que de gâchis, un des points noir de Random Access Memories.

 

Fragments of Time est lui aussi un titre forgé pour l’été : un bateau ou une bonne bagnole à pleine vitesse, lunettes de soleil et bédo au bec tu seras prêt à écouter le titre. Todd Edwards vient poser sa voie tout le long du morceau, jamais de sur abusé (contrairement à sa précédente performance sur Too Long) mais juste un timbre naturel. L’instrumentale vient en rajouter beaucoup de son coté, des notes de pianos brillamment placées à la petite guitare (si typique de cet album) je manque de mot pour décrire tous les aspects sonores de Fragments Of Time. A chacun ses avis sur la question, mais je reste sur de moi là-dessus : attendez l’été avant de juger.

 

La carte de la simplicité a malheureusement ses propres limites : Doin’it Right en est l’exemple. Pourtant le Beat bien lourd annonçait un avenir radieux, mais c’est la maudite voix de Panda Bear qui atomise le charme du morceau. Il crie une fois, ok ça passe, deux fois, ok ça passe moins, mais quand c’est tout du long ce n’est même plus supportable. Point de mélodie, ici c’est le minimalisme (pas la Minimal, le minimalisme, comme si c’était juste une maquette en plein enregistrement). Déception cruelle, j’en attendais beaucoup de cette association Daft-Bear vu les bonnes critiques. Mais bon, chacun ses délires et tendances musicales.

 

Et là c’est le Contact. Reprise d’un vieux morceau coproduit par DJ Falcon, les Daft Punk l’arrangent ici à la sauce Funky. Enfin non, point de Funk dans cette conclusion, au contraire on se rapproche de Rollin & Scratchin’ par moments. Une batterie de dingue (préparez-vous à décoller), un Sample de The Sherb’s qui nous fait monter, monter et monter… Contact est en quelque sorte le morceau que tout fan de Daft Punk (Homeworkien, Discoveryien, Human After Allien confondus) aimera et se réécoutera pendant longtemps. Une ouverture sur un nouveau projet (album Remix de RAM à venir), sur un nouveau monde, chacun est libre d’interpréter comme il le voudra cette petite merveille.

 

Réussite est le mot qui correspond à Random Access Memories, premièrement parce que le paris était incroyablement dur à gagner : 8 ans d’absence, un public à reconquérir, un énorme travail en studio et etc… Deuxièmement parce que quand on commence à faire de la Techno dans sa chambre, qu’on sort 3 albums électroniques et qu’on décide de se lancer dans la Funk Disco, il y a un grand gouffre entre les deux genres. Et troisièmement parce que venant des Daft (et de leur soucis de changer de veste musicale à chaque album) c’est un incroyable bond en avant. Oui ils n’ont pas fait l’erreur de nous refaire un Discovery 2, non ils n’ont pas refait un Homework, non ils n’ont pas réinventé la Funk, mais putin OUI ils ont réussis à sortir un album en 2013 qui se démarque du reste et qui est correctement travaillé. Comme je l’ai souvent dit dans cette chronique, ce 4ième Lp se savoure après de multiples réécoutes, du début à la fin, alors fonce vers tes platines et prépare ton amplis à tube l’amis, les Daft Punk n’ont pas finis de te faire jouir !

 

Laurent Garnier – Crispy Bacon

Laurent Garnier : pilier de la French Touch (je n’aime pas ce terme, on a clairement rien inventé, juste du recyclage), gourou producteur et excellent DJ, enfin bref le genre de mec qui impose le respect. Forcément bon nombre d’entre vous le connaissent, impossible de passer à coté quand on aime l’Electro. Mais trêve de plaisanterie, passons aux choses sérieuses à savoir le morceau en question : Crispy Bacon. Devant ce nom bien loufoque se cache une petite merveille de Techno, ça décolle en très peu de temps… pour arriver à l’orgasme auditif. Chapeau bas Laurent, on a pu entendre ton morceau dans 99 Francs, mais c’est en live que tu nous donnes le meilleur de toi même ! La preuve avec cet extrait du live à L’Elysée Montmartre : un mix orchestré à la perfection, un calme du personnage apparent qui laisse perplexe quand on sait la quantité de sono présente dans la salle (ça fait du DB tout ça). Bref l’amis, admire !

Mind 80 Selection #1

Petite nouveauté de cette année, au lieu de publier morceau par morceau (rubrique sons du jour en clair), j’ai décidé de faire de temps en temps des petites sélections : par genre ou par artistes (je verrais en fonction de mes humeurs), je ferais en sorte de varier les plaisirs et pouvoir rendre heureux toute la petite foule qui me suit.

On commence donc avec un peu de Funk. Premier choix, I Wanna Boogie d’Amine Edge. Derrière ce titre se cache dans doute l’un des meilleurs et des plus subtile mélange de techno et de Funk. Edge nous sample un petit vocal (aucune référence par contre de ce coté là) qui donne juste envie de s’éclater sur la piste. Niveau grave, le grand jeu est dévoilé, ça tabasse dur sans saturer, enfin en clair c’est valable pour un bon milieu de soirée histoire de lancer les affaires sérieuses.

Second choix dans la même optique Funky,  Go to Work feat The Pimps of Joytime (Hot Toddy Remix) de J Boogies Dubtronic Science. Ligne de basse envoutante, un petit coté World/House dans le vocal, un rythme fortement accrocheur (franchement présentez moi quelqu’un qui reste immobile pendant l’écoute, strictement impossible). Le matin, ça passe comme dans du beurre (pour le réveil mais aussi le trajet) : « Let’s Go To Work ! » comme nous dirait le chanteur.

On continue avec le DJ SET de notre amis Rebolledo. Ca se passe à la Boiler Room de Berlin, le tout dans une bonne ambiance underground et franchement en matière de sélection, le boss de Coméme fait très fort : un savant mix de tout les genres, ce qui l’a inspiré pendant sa jeunesse jusqu’à ses propres productions comme Black Naga qui vient de sa collaboration avec Superpitcher (Pachanga Boys). L’orgie intervient cependant au bout de 28 minutes avec Supasong de X-Press 2. Grosse découverte, rien que pour cette track je le bénie ! En bonus, je vous invite à regarder du coté des commentaires, vous pourrez voir la tracklist faite par mes soins (et oui j’ai été le seul à me bouger pour en faire une)

Et c’est repartis pour Kalkbrenner. Ah oui, certains vont me dire que le bonhomme est déjà assez connu pour qu’on en parle même dans d’obscurs blogs comme le mien, mais attention je ne compte pas revenir sur ses productions récentes (pour ça allez voir ma chronique de Guten Tag). Non, moi c’est à ses maxis que je m’intéresse particulièrement, j’ai récemment découvert plusieurs de ses surnoms de l’époque, comme Paul DB+ par exemple. Et c’est sous ce premier réel nom de scène qu’il nous a pondu  le maxis Gigahertz : attention on touche à la crème de la minimale Allemande, la preuve avec le 3ième morçeau (le génie dans son besoin de presser son oeuvre n’a pas pris le temps de nommer les tracks) :

 (Juste comme indication, le gugus a utilisé d’autres surnom comme Grenade, Kalkito ou encore Ickarus)

Ayant vu le dernier Tarantino (Django Unchained), je n’ai pas pu me retenir de terminer cette petite sélection par un morceau de la bande son : le choix a été dur, mais c’est finalement le thème principal qui m’a le plus marqué. Un vrai Western Spaghettis comme on en fait plus, vraiment la musique s’accorde particulièrement bien avec les plans et scènes du films. Composé par Luis Bacalov (inconnu de ma petite tête jusque là, oui je suis peut être inculte sur certains sujets), on ne pouvait pas rêver mieux comme musique de Western !