Étiquette : Hippie Dance

Mind 80 #18 … and the Groove.

... and the Groove.

Cette 18ième Playlist m’aura demandé beaucoup de tris mais pardi j’en suis venu à bout. Au contraire de la précédente qui visait les sentiers battus de la Tech’ et autres joyeusetés bien Dark celle ci se focalisera sur des sonorités un peu plus chaudes. Disco, House, Nu Disco, Deep House, autant de genres et sous genres qui je l’espère te feront agréablement groover. Les 12 titres sont tirés de recherches et trouvailles diverses, certains étant perdu dans les limbes de Discogs et de l’Internet tandis que d’autres réveilleront peut être des souvenirs de soirées bien dansantes. A la bonne heure, profites tant que la canicule est avec nous !

Si tu veut un seul (et je dis bien un seul) titre pour ouvrir ton set en plein air ou bien pour te tirer de ton plumard je suis fier de t’annoncer que PBR Streetgang a répondu à ta demande avec succès. Leur excellent J2ThaB en est un bon exemple  : les vocal de James Brown associées au rythme groovy sont déjà deux bonnes choses, quand le duo Anglais décide de faire monter la sauce tout en finesse c’en est une autre. Big Up à ces fiers producteurs de Leeds, ils viennent sans doute de te mettre une belle claque en direct !

Et ce sentiment de gros kiff revient avec Dancing In Outer Space (MAW Lunar Mix Part 1) de Atmosfear. L’arrivée du saxophone fait toujours plaisir à entendre, les connards de Bakermat et toute sa clique ont pourtant bien pourris l’aura de la bébête mais petit détail fort sympathique : Dancing In Outer Space reste une track fidèle à elle même. Entre une grosse ambiance des 90’s (que ce soit pour le rythme aussi bien que les enchainements du titre) plus un travail de Masterisation efficace, le titre a tout pour joué dans la cour des grands et c’est tant mieux.

Adeptes du Lounge ou autres Grooves de Saint Tropez (à la bonne époque des 90’s/début 00’s bien entendu) tu devrais être servis avec le classique et indémodable Tania de Harry  »Choo Choo » Romero. A la croisée des mondes entre St Germain, le rythme House et les débuts sonores de la French Touch, Tania est indémodable pour une seule et bonne raison : la nostalgie d’une époque ou les petits péteux de la Jet Set du Sud écoutaient encore du bon son. Cruauté et réalité en somme.

Même chose pour Soul Right On de Silicone : force est de reconnaitre au titre une ambiance que l’on ne retrouve plus trop ces derniers temps (et qui pourrait paraitre kitch aux oreilles de certains). Les Haters crieront que le rythme fait vieillot, qu’il faut allez de l’avant mais je vous met au défis de trouver une Track qui puisse réunir les ingrédients de celle ci aussi simplement. Allez bande de rageux, vous avez 2 heures.

Whirlpool Productions, plutôt louche comme nom de scène. Mais attendez un peu que je vous explique l’histoire derrière le classique que les trois compères ont sortis en 1996 : Eric D. Clark, Hans Nieswandt ainsi que le troisième et plus connu Justus Köhncke (membre de Compact de longue date) venaient de rentrer de boite à Cologne. Dans un état bien fracassé, le trio décide de se faire une petite session en studio histoire de passer le temps. Sur le coup de l’improvisation, Clark (les vocales) entonne un léger « From Disco To Disco » sur un rythme House fraichement tiré de l’imagination des deux autres biturés. Enregistré à l’arrache, ces quelques minutes d’improvisations donneront naissance à un classique des 90’s : From Disco To Disco. Peace & Respect les gars.

I’m So Crazy est à réserver pour les occasions spéciales. Spéciales car malgré le succès de l’époque peu de gens se souviennent de la track. Spéciales aussi car c’est typiquement le genre de son à dégainer quand tout part bien en couille dans votre soirée adorée. Encore plus spéciales quand vous regarderez la réaction des gens : entre questionnements et gros défoulements sur la piste c’est à chacun de décider quoi faire au moment venu. Mettre en versus Par-T-One et Inxs fut une bonne idée finalement.

Gichy Dan est de ceux qui nous ont quitté bien trop tôt. Au vu de son excellent Cowboys & Gangsters (qui est déjà culte pour les adeptes de la Disco/Nu Disco) on ne peut que saluer le bonhomme. Quand en plus le morceau est sortis de base en 1981 et qu’il continue fièrement de tourner sur les platines du monde entier on a une bonne pensée pour ce bon vieux Ron Rodgers. Cet édit de Social Disco redonne un petit coup de pep’s à l’oeuvre originale sans trahir ses acquis, Well Done !

Cappuccino m’était encore inconnu il y a peu. C’était sans compter le mix de King So So (nouveau poulain de Hippie Dance Record) qui comportait justement leur titre phare, Hell Dance With Me. Je n’ai rien à redire sur cette track que j’ai déjà positionné dans mon top personnel de la Disco, que ce soit en écoute ralentie (qui donnent une ambiance plus « Caliente ») ou en écoute originale le résultat reste toujours aussi agréable à entendre.

Relativement inclassable dans cette playlist plus orientée Disco, j’ai choisis de tout même mentionner mister Blue Boy. Et oui, vous connaissez pour beaucoup d’entre vous son célèbre tube Remember Me. Prenez un peu de plaisir à réécouter ces 7 minutes de minimalisme, pour les nouveaux plongez vous dans ce subtile mix des 70’s/90’s.

J’ai fait la découverte de Poolside grâce à Aeroplane et sa compile (de grand malade) In Flight Entertainment. Quand j’ai appris que c’était eux qui était derrière un morceau qui me tenait à coeur, Only Everything en l’occurence, j’ai vite compris pourquoi Aéroplane les ont inclus dans sa liste des artistes Nu Disco en pleine montée. Ils sont californiens, aiment leurs potes et le bon son et préfèrent rester positif : en quelque sorte Only Everything les résume parfaitement eux comme la vie sur la côte Ouest.

Au contraire de la playlist Darkside j’avais déjà trouvé ma conclusion pour celle ci, c’était plutôt pratique. Pratique parce que le célèbre (et dans le même temps trop délaissé) Be Thankful For What You Got de Winston Curtis mérite sa place. Surtout quand l’on a droit à une subtile version Dub/Reggae signée William de Vaughn, pas n’importe qui dans le domaine. Rien à redire sur le tempo aussi bien que sur le travail de remake/remix, c’est effectué d’un main d’orfèvre. A recommander à toute heure, le matin pour éviter la sale gueule, l’aprèm pour décompresser comme le début de soirée pour entamer l’apéro, une vrai anguille. « Just relax my friend, it’s over ».

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Rebolledo – Momento Drive

Rebolledo - Momento Drive

« Me voilà débarrassé des fameux partiels du second semestre, c’est repartis pour un petit moment d’insouciance ! ». Ça, c’est ce que j’ai direct pensé en sortant de l’amphi, la réalité m’a pourtant très vite dépassé. Mais alors l’ami, c’est quoi cette dite réalité qui t’a poussé à te remettre au boulot ? R.E.B.O.L.L.E.D.O. Le gourou mexicain est de retour avec une superbe compil’ éditée en CD tout comme en numérique. Intéressant tu me diras, tu resteras tout de même sceptique car avant de tester on ne peut rien dire. Allez l’amis, part avec moi découvrir les steppes du désert américain et armes de ton ampli Gryphon, ça va trasher dur dans ton salon.

Outre la pochette tout simplement épique mister Rebolledo a pris soin de faire varier tes plaisirs. Si tu écoutes de temps en temps ses mix tu as du te rendre compte de l’énorme culture dont il dispose, culture qui lui permet d’ailleurs d’être archi polyvalent niveau ambiance. Wally’s Blues (Rebo Intro Edit) se lance déjà que tu te crois de retour dans les 80’s avec une bonne malbo’ à tes lèvres, en bagnole à fond dans le désert. Pour poser l’ambiance le titre réussit amplement sa mission : te rappeler que derrière les caissons que tu chéris tant tu peut aussi trouver tout un tas de petites merveilles d’autres genres. Petit détail (pas des moindres d’ailleurs) la compile et sa pochette sont un hommage à Wally Gonzales qui est lui même l’auteur de ce 1er morceau. Bien joué Mauricio (Rebolledo), tu parviens à nous étonner !

On rentre en terrain connu pour ceux qui me suivent et ça va rassurer les plus sceptiques. Le mexicain a choisis Is This What They Were Born For? de Barnt pour continuer l’aventure. C’est psychique, post-apocalyptique voir galactique, merde je n’ai plus de mots en tête pour décrire l’effet de ce morceau sur ma petite cervelle. Ça passe ou ça casse selon les personnalités, pour ma part le petit coté industriel mêlé aux mélodies envoutantes fait merveilles !

Toujours pas rassuré ? Les Pachanga Boys sauront te remettre d’aplomb, Rebolledo à cette fois eu un faible pour le remix de Slove : Flash. C’est sortis depuis quelque temps mais il est toujours aussi bon de se baigner dans la sphère « Hippie Dance ». Le rythme plutôt speed associé aux vocales et SURTOUT au synthétiseur ultra saturé (tu comprendras) donnent un résultat final surprenant. Pour ma part la sauce à eu du mal à passer au départ mais très vite j’ai compris le truc. Et c’est les Pachanga Boys quoi !

Next step : Du Musst Nichts Sagen (Fanfaren Mix). Oh que tu vas phaser sur ce BPM digne de Skynet. En même temps on est face à Wolfgang Voigt, co-créateur de Kompakt Records et grand expérimentateur dans l’âme. Et enfaite… bah … non allez éclate toi un petit coup sur la piste, ça fais toujours du bien même quand ton cerveau est off.

« Seigneur, les anglais attaquent ! Le roy Henri IV est à la tête d’une immense armée, il faut l’arrêtez monseigneur ! » Et dans un cris d’unisson digne des plus grands combattants de l’époque, les Français partirent dérouiller ces maudits anglais impies… ». Ce cris, c’est celui de Windsurf, Sunburn And Dollar. J’attendais la sortir de CE TITRE EN PARTICULIER depuis 2 ans : si on pouvait le trouver sur certains mix perdus de Soundcloud, la version officielle était toujours absente. Fort heureusement Rebolledo l’a inclue dans sa bande son et c’est gagnant/gagnant. On tape par contre dans le minimalisme ultra poussé : une bonne batterie bien huilée, une guitare lancée à coup de réverb et une vocale toute bête. Le genre de titre qui te motiverais à partir en guerre de suite contre ces connard de pêcheurs de baleines. Je m’égare…

Allez, après la bataille il est temps d’avoir un peu de réconfort. Tu te poses dans ton canapé, télécommande en main (mince, le programme télé est à chier) avec ta bière et tu profites. Énorme erreur, Jagos de Christian S. vient de démarrer. Sort vite ta pipe (tout en disant à tes potes de faire de même) et lance toi dans ce voyage vers Saturne. Peut être même que tu pourras observer de gentils martiens qui te donneront un petit ovni tout rond en cadeau.

Rebolledo va cependant faire péter ta sono’ avec Tempestuous de Sebastien Bouchet. Je l’ai dis, je le dis et je le redirais des centaines de fois : si la Techno fait autant de succès (voir même l’ensemble de la musique électronique) c’est bien parce qu’en concert/festival ton trip sera « Tribale ». Et ce coté « Tribale » ne doit pas être négligé l’amis, crois moi l’expérience en vaut largement le détour surtout avec ce morceau. Allez, savoure cette tempête de sons et éclate toi comme un petit fou !

Pouah pouah pouah, quelle claque j’ai pris avec Dance And More de Gebr. Teichmann. Un défouloir absolue quand tu veut vite faire monter l’ambiance de ta soirée. La recette est pourtant toute bête, une bonne groovebox, un petit synthé bien acide et un bon riff’ de guitare et basta ! Un conseil d’ailleurs (l’expérience en sera d’autant plus marrante) faits écouter cette track à tes potes par hasard et observes leur réaction, tu vas bien te marrer l’amie 😉

La perle unique de cette compil’ c’est bien Angelina (Manfredas Instrumental Mixed Version). Des morceaux comme ça on en trouve pas tout les jours si on ne s’appelle pas Rebolledo. Tu vas te souvenir pendant longtemps de ces petites cloches, de ces vocales, de cette grosse claque que tu prends quand le drop arrive et j’en passe… Pour ce qui est de l’auteur, C.A.R., l’inconnu demeure mis à part la présence d’un Soundcloud bien remplis. Mais bon, Rebolledo a le chic pour te dégotter du bon son, que demander de plus ?

Tes prochaines minutes seront très angoissantes l’amie. Tu viens d’abandonner ta jolie experience avec Angelina, place maintenant au sadisme de ‘Caminho De Dreyfus’ (Rebolledo Remix). Le maestro (Rebolledo) a certainement du sampler des sons galactiques (tout comme certaines substances) pour faire ce remix, on nage dans la folie psychique. Résisteras tu ? Telle est la question…

« Oh yeah guy, this tune is so fucking awesome ! ». Si tu veut t’imaginer voir Obama groover un peu sur la piste et bien écoute Pork Chop Express de The Lovesupreme. C’est frais, parfait pour entamer la soirée et surtout assez bien ficelé pour convaincre tes potes qu’ils vont passer un pure moment. Point de conflit intergénérationnel, El Padre a lui aussi été convaincue dès la première écoute. Enfin bref c’est propre.

Après un épisode « Techno » Rebolledo semble revenu au rock des 70’s/80’s. Je dis ça je dis rien enfaite, I Wanna See The Light (Ivan Smagghe Version) de VoX LoW est sortis en 2013. Mais bon, un peu à la manière de Tame Impala on se dit que le titre serait parfaitement passé à l’époque. Comble du bonheur ça passe encore dans notre bon vieux présent.

Si tes oreilles sont en manque de « sons electronique » alors met toi en garde mécréant, Poem For The Youth débarque dans la place. Ma chronique (incomplète d’ailleurs) des Pachanga Boys abordait justement ce morceau de 11 minutes mais jusqu’à aujourd’hui pas moyen de voir le titre figurer sur la moindre playlist. C’est chose faite maintenant, le soleil va même débarquer dans ton salon histoire de te mettre dans l’ambiance.

En parlant d’ambiance, la track suivante change la donne : en choisissant Homogen de Justus Köhncke, Rebolledo prend le paris d’une ambiance plutôt funky. Avec son rythme plutôt agressif, Homogen reste une bonne découverte mais surtout une belle leçon : a Cologne on ne se fout pas de ta gueule niveau musique. Et ça, Rebolledo l’a compris.

Raaaaaaaaaaa que de plaisir après avoir entendu les premières notes de You’ve Got A Twin In The Attic (You Lunatic). Rebolledo a choisis de conclure sa sortie avec un peu de The Twins. Il a repris pour ça l’un des titres du dernier maxis de la belle Julienne Dessagne, maxis que j’ai déjà chroniqué ici même l’amie. La vitesse Mac 1 du passé est maintenant révolue, cette compile saura te propulser à Mac 10 en un peu plus d’une heure. Alors merci Rebolledo, merci pour ce petit trip dans le désert et surtout merci pour ces charmantes découvertes !

 

 

 

Mind 80 #8

Techno ? Aliens.

Une absence signifie toujours un retour en force. Pas besoin de vous demander d’où sort ce dicton je n’en ai aucune idée moi même. Arf je m’égare, il est temps de faire place à cette 8ième compil’ et de vous faire découvrir (ou redécouvrir) de belles choses !

On va commencer fort avec « mister » Jeff Mills : le représentant de la seconde vague Techno de Detroit est connu pour ses expérimentations musicales en France. Par là j’entend que le maître passionné de SF (Blade Runner et 2001 dans le viseur) continue sa carrière en sortant des projets bien alléchants. La preuve avec son album Blue Potential en coopération avec l’orchestre philharmonique de Montpellier : on est face à du Classico-Techno de haute volée. Je sais que ça date de 2006 mais l’écoute en vaut le détour, surtout pour le mythique « The Bells ».


On enchaine avec Prins Thomas et son nouvel album sobrement intitulé III. Le Norvégien fait partis d’une vague de producteur à succès (dixit Todd Terje) et sort donc son troisième LP. Chose intéressante il a réussis à dégager une petite pointe orientale dans ce nouvel opus, pointe qui pourrait parfaitement se résumer avec le titre Arabisk Natt (Dub). Détends toi l’amie, le rythme est posée et le trip dans le Sahara est proche.


On va voyager un petit coup  si tu veut bien. Place à Red Axes, deux Djs et producteurs basés à Tel Aviv. Les deux compères (que je connaissais juste de nom il y a peu de temps) on l’air d’être souvent cités dans pas mal de Sets d’après ce que j’ai pu voir. Histoire de simplifier les choses j’ai choisis leur titre Too Late To Samba : de un c’est l’un des plus connus, de deux le morceau a un énorme potentiel d’ouverture/conclusion en situation de mix.


Place maintenant à l’Angleterre avec Lord Of The Isles. Le bonhomme nous a concocté un petit maxis remplis d’émotions avec Kurve. Le titre éponyme est d’ailleurs à lui seul une petite merveille. Classique dans l’apparence mais poussé dans la forme cette track saura te motiver à sortir en un clin d’oeil. Allez danse l’amie !

 

J’ai sans doute déjà parlé de Barnt mais l’Allemand bien aimé de la sphère mystique est vraiment un chef. Un chef parce qu’avec Is This What They Were Born For? il parvient à nous transporter sur Jupiter en un claquement de doigt. Vous pourrez dire ce que vous voulez mais un système audio efficace parviendra vite à vous convaincre du talent de ce gars.

Ah ce bon vieux Soundcloud a le mérite de rendre un paquet de services. De la fouille aux mixs perdus à la découverte de jeunes talents prêts à en découdre le service est très prolifique. Mais vaste aussi, c’est pour ça qu’il est toujours utile de se faire guider de temps en temps. Place donc à Max Max Max et son titre Large Cellar : le jeune producteur nous livre ici une track tout en finesse mais croyez moi ça claque très vite quand vous poussez un tantinet le volume. C’est l’exemple même de mon aversion pour ces « putins d’écouteurs Apple de merde » : utilisez un casque ou des bons HP pour profitez de l’expérience, c’est un ordre.

Ah ah jamais je n’oublie le père Rebolledo. Missionnaire de la Hippie Dance au coté de son pote Superpitcher, le mexicain a participé en mars à une Boiler Room et revient nous faire danser sur la piste. Les grincheux me diront « ah mais t’es relou avec ton Rebolledo », je leur répondrais simplement qu’ils n’ont toujours pas compris le message. Allez l’amie, laisse toi emporter sur la mystérieuse track à 34 minutes car c’est là tout le talent d’ « El Mexicanoooooo » !

Sur cette bonne vieille planète la Techno fait vibrer ton petit corps. Mais a des moments il est toujours sympa de se faire une petite pause avec de la musique bien posée. Si tu es en quête de voyages historiques et géographiques je t’impose de faire un détour sur Dead Can Dance : outre Lisa Gerrard (Gladiator, Paï) et Brendan Perry (toujours la même et si belle vocale) la formation a un sans faute total. Même leur récent album Anastasis est un pure chef d’oeuvre… Je ne vais pas faire une chronique de leur carrière (du moins pas maintenant) donc je résumerais les choses avec Ullyses.

The Twins – Who Let The Twins Out ?

The Twins - Who Let The Twins Out ?

Et oui ce n’est pas un hasard si derrière les Twins se cache en réalité Julienne Dessagne, compagne mais aussi membre de Saschienne avec Sascha Funke. Leur premier album Unknown était une petite merveille de Minimal, ça laissait forcément présager une possible et prospère carrière solo pour la belle. Chose faite avec ce maxi qui est une belle surprise dans le paysage de Kompakt et qui rentre parfaitement dans l’idée de Hippie Dance. Petite piqure de rappel pour certains, la belle était déjà apparue sur We Are Really Sorry des Pachanga en 2012 : pas forcément de la meilleure des façons selon moi, j’avais été quelque peu intrigué mais rassurez vous ce petit EP vient changer la donne. Certes je suis à la ramasse (l’oeuvre est sortie en Aout 2013) mais bordel il faut savoir prendre son temps quoi, mieux vaut écrire quelque chose de sincère sur le long terme qu’une chronique balancée sur le net en 2 minutes chrono histoire d’être le « First ».

Bref, entamons les hostilité avec Trulywood, une piste d’un peu moins de 10 minutes qui nous laisse entrer timidement dans l’ambiance. On reconnait dès les premières seconde la patte rythmique de Saschienne : du 120 BPM qui peu à peu laisse apparaitre une boucle de synthé bien psyché. L’entrée en la matière se fait timidement, ici l’on vise plus la carte de l’ambiance que de la force brute. L’arrivée (autour de 3 minutes) des vocales sonne l’apothéose du délire, le talent y est. Cette introduction progressive et maitrisée me place très vite en situation de confiance pour la suite, on sent que la belle Saschienne a gagné en maturité dans ses productions. La suite par ailleurs, c’est The Backlash Blues Of The Twins. Changement d’idée, on nous offre ici une montée en puissance endiablée : des riffs de guitares à coup de réverb’, un synthé minimaliste en boucle (typique des 90’s), des vocales dans la même veine que le précédent morceau, tout est présent pour te faire monter en deux minutes chrono. Le titre présente un petit coté 70’s : même si le son est contemporain, on se dit que ça aurait très bien pu sortir à l’époque et faire un énorme succès. Pour le coup la surprise est forte : moi qui ai acheté la galette sur un coup de tête j’en sort plus que satisfait. Mais attention l’ami, si tu as apprécié Trulywood (1er morceau du maxi) alors prépare toi à sa version « Odyssey ». Le mixage y a été particulièrement modifié, ici les synthés prennent le dessus sur les kicks et les vocales sont poussées à bloc. Si tu es encore d’attaque pour planer alors ce dernier son est fait pour toi. Quoi ?! C’est déjà finis ? ?! Oui l’ami, je sais qu’un maxi de 3 morceau c’est un peu court, toutefois estime toi heureux d’être tombé sur quelque chose d’aussi poussé avant Noël. Tu en as quand même pour 25 minutes de trip hallucinatoire, c’est pas rien pour la première sortie d’une carrière solo tout de même. Allez on se quitte, pour les plus généreux d’entre vous le maxi se télécharge ici en format numérique. Pour les amateurs de vinyle, la galette quand à elle est en rupture de stock sur le site de Kompakt mais peut tout de même s’acheter en occasion ici. Simple conseil faites vraiment gaffe à l’état des vinyles sur le net, certains vendeurs ont le talent d’exagérer leur description donc privilégiez toujours l’achat neuf.

Mind 80 Selection #4

L’heure de la sélection a sonné, ça fait pas mal de temps que je n’ai pas eu l’occasion de m’y remettre mais c’est chose faite aujourd’hui. Il est temps d’embarquer, attache ta ceinture, prépare toi au démarrage et fourre ton casque sur ta petite tête parce que les perturbations tu va en subir l’amis !

 

Quelle doux parfum de voir les Pachanga Boys de retour à la production, surtout quand c’est pour un Remix totalement psyché de 12,30 minutes.  La tradition des longues envolées reste de vigueur, rajoutes y un zeste d’acide et te voilà dans la bulle qu’est Hippie Dance, à savoir un méga délire psychacidien totalement assumé. Et quand en plus tu sait qu’ils sont passé au Burning Man 2013, tu commences a te dire pourquoi le monde est si cruel d’être si loin du désert de Black Rock.

Kölsch est vraiment un cas a part, il est rattaché de longues date à Kompakt mais ses productions dégagent vraiment un petit plus qui fait la différence. Surtout sur Goldfisch qui est pour moi la synthèse de tout ce qu’il sait faire de bon à l’heure actuelle : une ambiance parsemée de synthés et de bonnes grosses caisses qui te fera bouger toute la nuit.

On en arrive au grand (et pourtant jeunot) Dusty Kid, prince d’une nouvelle génération de producteurs talentueux. III, 1h52, gratuit, telles seront les quelques informations sur ce nouveau LP. Changement de trip aussi, l’italien nous sert ici ce qui pourrait être une des plus belles OST de film SF. Mention spéciale pour Crepuscolaris, un monstre de graves qui n’a pas finit de te faire bouger. Une grosse surprise donc, la tracklist est disponible sur le soundcloud de l’artiste.

On l’attendait, le buzz était à son plus haut niveau depuis la sortie de RAM par les Daft Punk mais non, Gesaffelstein n’a pas sortis l’énorme claque de l’année. Enfin cela reste nuancé, Aleph est un album trop disparate dans la qualité selon moi, un titre a cependant retenu mon attention, Destinations. La recette est simple pourtant : un rythme posé, des basses bien dark, des vocals bien barrés et la cerise sur le gâteau une panoplie de mélodies bien psyché. Mais ça marche, et j’aurais souhaité de même pour le reste du LP.

Au risque de passer pour un lourdingue/groupie/tarré/gollum, Paul Kalkbrenner a toujours de belles pépites dans sa besace. Si il se fait fort discret ces temps ci, sa masse de remix est par contre un véritable petit trésor virtuel : The Sky Was Pink de Nathan Fake fut un des titres à avoir attiré l’attention de notre Allemand bien aimé. Le résultat final est une bombe d’énergie pure, le genre de morceau ou tu ne peut pas te permettre de rester impassible (surtout quand tu es bien perché et que le volume est poussé au plus haut).

C’est par hasard que Sunshine de John Talabot m’est tombé dessus et putin enfin un peu de chaleur dans cet hiver moisis. Non pas que je soit dépressif (loin de là, la techno me donne toujours le sourire) mais c’est pour moi un des titres à impérativement passer en début de soirée ou en plein été. Un retour vers la saison chaude en quelque sorte, mais au moins la track a l’avantage de passer a à peu près n’importe quel moment de la journée. Matin, Midi, Aprèm, Soirée, After, etc…

Darkside a fait pas mal de bruit ces derniers temps avec la sortie de Psychic, leur premier album. Certains détestent, d’autre vénèrent, je préfère me placer entre les deux car c’est uniquement Golden Arrow qui a retenu mon attention. 11 minutes de délires, ou BPM ultra lent couplé à une petite panoplie de VST et d’instruments donnent du gros. On reste cependant dans la veine psychédélique, le morceau ne plaira pas à tout le monde.

On termine sur un petit pêché mignon avec Summer Tape, la compil’ d’Hypnolove sortie il y a déjà quelques mois. On se laisse emporter sur une vague de naïveté tout en douceur pendant ces 45 minutes. Les connaisseurs reconnaitront plusieurs titres d’antan mais là n’est pas la question, Summer Tape a l’immense avantage de mêler nostalgie et genre contemporain.