Étiquette : Kick

Mind 80 #16

Mind 80 #16

De retour avec la playlist à Bibi, il y a matière à groover cette semaine. Je réitère le sempiternel topo histoire de te mettre dans les conditions : de la House qui te fout le smile (le contraire aurait été très bizarre), de la Techno comme il se doit d’être et quelques petites perles que les Officionados qualifieront de « Classics ». Si toi aussi tu fais un big fuck à cet hiver qui s’étire en longueur, que tu as juste envie de teuffer sous le soleil du Printemps et que pour conclure tu as envie de changer d’air cette playlist pourrait te plaire. Allez c’est partis, branche ton ampli et fais cracher ton Soundsystem comme si tu étais en enfer !

Des graves biens lourdes, le nom d’Inner City, Kevin Sanderson pose déjà les bases. Prend maintenant en compte le fait que c’est l’un des piliers de Detroit, rajoutes y des sonorités typiques de l’époque et te voilà perché dans l’au delà. Sans rire si tu veut te ré-imprégner de cet esprit quasi-idyllique des débuts de la Techno fonce regarder le documentaire « Universal Techno », tout est dit (dans les grandes lignes) et tu te rêveras à teuffer aux côtés de toute la fine bande.

 

Voilà sans doute la petite perle de la journée qui te redonnera le sourire même dans les conditions les plus extrêmes. Genn Watanabe fait partis des producteurs qui ont tout juste sortis quelques Maxis avant de s’ériger au panthéon de la House. Le rythme frappeur, ce bon vieux piano si reconnaissable, des pauses suivis de montées, la petite mélodie entêtante, tout les ingrédients te mettront dans un état de Groove le plus total. Le mec a trouvé le moyen de résumer en 5 minutes tout les moments les plus marquants des soirées de l’époque, Putin de merci man.

 

On reste dans les bonnes vieilles terres de l’Amérique pour continuer dans la veine House. Place au Chill cette fois ci, The African Dream sort son album éponyme en 1994 dans un tumulte de sortie diverse. Pourtant un morceau m’a particulièrement marqué dans l’ensemble, Makin A Living. Je vais te résumer la chose en deux points bien précis : primo les nappes bien Deep ont fait leur effet en un clin d’oeil, secondo les auditeurs avisés reconnaitront ce bon vieux sample de 20th Century Steel Band. Maintenant  je te renvoie à ma chronique de l’ami Paul Kalkbrenner, si tu es avisé tu sauras que le filou renard a utilisé le même sample pour Gebrunn Gebrunn. La boucle est elle bouclée ? Maybe.

 

Tout le monde connait Robert Hood donc je ne m’attarderai pas sur la carrière du célèbre bonhomme. A l’inverse Ø [Phase], même s’il se hisse à la vitesse de la lumière sous les projecteurs, peut être inconnu pour certains d’entres vous. Pour ceux concernés je vous offre la cerise sur le gâteau : un Remix diablement accrocheur accompagné d’un clip mystique qui fera indéniablement son effet en After. Libre a vous de comprendre la signification planquée de la vidéo, pour ma part je reste en plein kiff sur l’ambiance psyché qui s’en dégage.

 

Ah ah j’ai toujours aperçu ce bon vieux Tommy Four Seven un bon paquet de fois sur la toile. Inculte de ses productions pendant bien longtemps l’ami Rebolledo m’a mis sur la piste avec ce monstrueux Sor. Encore une fois le clip de 29 November Films fait son effet : tu pourrais presque croire que les graves bien Trash passaient réellement en boite à l’époque. L’un des rares morceaux de Techno Industrielle qui en plus de te donner le Smile te mettra dans un état de grand malade sur la piste. Pour les curieux je vous invite à écouter les Podcats CLR de Tommy Four Seven, on retrouve la même ambiance.

 

Pur instant délire cette fois ci. Petit topo pour que vous compreniez le pourquoi du comment : el Padre a eu pendant un temps sa période « Radio allemande » (Surf Music et j’en passe…). Comprenez moi bien, ces radios comportent un lot infinis de styles, genres allant du Krautrock à cette bonne vieille Techno Industrielle. Dans la continuité du morceau précédent je me suis dit que ce serait bien sympa de caler les mecs de Feindflug : vous aussi vous deviendrez accro à ces mélodies bien kitch, à ce Kick bien Trash, en clair à cette bonne vieille ambiance comme seul les Allemands savent la restituer. Avertissement, fais gaffe à ton système audio parce que ça crache les sept enfers.

 

Ah ah dieu que j’aime la bande à Giegling. Non seulement ces gars là produisent de la Techno de rêve mais en plus il restent dans l’anonymat le plus total, le top pour garder la forme en tant que producteur. Avec UV, Vril nous pond 10 minutes de Techno ultra nerveuses. Avec un peu d’habitude tu saura reconnaitre son style en quelques secondes et c’est bien ça le Kiff suprême : être préparé face à l’assaut des graves tout en savourant l’instant présent. Peace, Respect & Techno. Voilà les trois émotions qui se dégagent du morceau malgré sa force brute.

 

Pas besoin de vous présenter Low Jack, un simple tour sur Discogs, R.A et tout les sites de musiques électroniques reconnus vous permettront de bien connaitre le bonhomme. Si j’ai choisis Slow Dance c’est bien parce que ce morceau illustre à merveille le style du producteur : une masse de sonorités disparates réunis dans une ambiance proche du glauque, le tout accompagné d’un kick bien fat. En un peu plus de 7 minutes le gars impose sa marque de fabrique : si vous avez l’occasion d’allez le voir en DJ Set ou bien en Live, foncez !

 

Je vous ai gardé le meilleur pour la fin. Si ce Remix de Barnt tranche nettement avec les morceaux précédents de la playlist je ne pouvais pas m’empêcher de le mettre. Etant un grand fan de Barnt j’ai toujours suivis l’actualité qui entoure le producteur. Toutefois ce Remix m’a pendant longtemps échappé des mains, la faute à des Tracklists incomplètes (j’ai découvert le titre dans un mix de mister Rebolledo). Voilà la chose corrigée, Barnt a repris le travail déjà excellent de Daniel Avery pour nous délivrer ces 10 minutes de trip cosmique avec les Mayas. Ce Remix, en plus de s’inscrire dans la ligne artistique des deux producteurs, est un Putin d’ovni capable de mettre la foule en délire si les l’endroit le permet. Et je pèse mes mots bordel, écoutes ce morceau dans les bonnes conditions parce que tu vas t’en souvenir pendant longtemps si tu gères le truc.

Cette Mind 80 #16 est maintenant terminée, à toi l’ami de chercher les perles rares qui te feront vibrer toute la nuit. Continue de suivre l’actualité du blog, pas mal de chroniques sont à venir dont certaines qui devraient forcément te faire groover au 7ième ciel. Allez, je me tire

 

Publicités

Chronique : Zenker Brothers

Zenker Brothers

Les deux compères nous viennent d’une belle contrée Allemande, Munich. Relativement jeunes (et armés de leurs éperons) les « Zenker Brothers » forment le fer de lance d’une génération talentueuse. Ils en sont encore à leur débuts mais Marco et Darius savent faire cracher ton caisson c’est moi qui te le dit. Ta vie après une simple écoute de leurs galettes va sensiblement changer mais je laisse encore le mystère tout entier… Pas de Dolorean cette fois ci mais la bonne vieille loco’ de Doc, vous comprendrez par la suite.

2011 – Berg 10 EP : C’est sur leur label Ilian Tape que les frères Zenker décident de se lancer. Quoi de plus logique après tout ? La jeune structure a auparavant signer de belles productions donc tout semble allez pour le mieux. En résulte donc 3 morceaux à commencer par Berg 10. Savante entrée dans la matière dans leur univers, l’auditeur est fraichement acceuillie par une rafale de grave ponctuée d’une petite réverb’. Quoi de plus classique après tout ? Que nenni, c’était sans compter sur la petite ligne mélodique qui te ramènes dans ta tendre enfance. La magie du titre c’est avant tout ce mélange : les deux frères se renvoient la balle en y rajoutant chacun un peu de leur savoir et si au premier abord l’écoute te laisse de marbre, les suivantes feront leur effet. Inti poursuit l’idée mais on est plus face à un titre d’ambiance qu’à une track Techno. Remarquez, le morceau a peut être de l’avenir du coté des OST qui sait. Pourtant ce cher Inti en a dans le ventre, la montée se fait en douceur et sans se presser ce qui plaira à certain. Sans être le bouc-émissaire de leurs productions, cette seconde track à un petit air d’inachevé mais passons, il y a heureusement une suite qui arrive. Studio est dans la place que tu te retrouves déjà à groover dans ton salon. La précédente bavure est immédiatement corrigée avec cette solide track : le rythme est on ne peut plus entrainant, la ligne de grave envoutante, les petites mélodies attachantes, je manque d’adjectif pour exprimer ma pensée mais restons en là. Yeahhhhhhh, un premier maxis réussis ça fait toujours plaisir !

 

 

2013 – Lion On Mars : Bingo, 2 ans d’attentes équivalent bien souvent à 4 années de pure plaisir. Tu veut savoir pourquoi ? Et bien commence l’écoute du magnifique Knighthof. Cette petite bombe de Techno te redonnera le pep’s qui te manquait en début de soirée. La base rythmique (qui pourrait se résumer à une bonne groovebox des 90’s) s’accompagne merveilleusement bien avec la boucle « semie-orientale » du morceau. Répétitif mais jouissif, Knighthof est l’une des plus grandes réussites des Zenker Brothers. On renchaine cependant avec The Future Is You, second titre de la galette. Changement d’ambiance cette fois ci, les deux frères ont tapé dans l’ambiance tribale des afters de folie. Le pire c’est que le rendu final, plutôt simple à l’écoute, fait son effet. Tu garderas même en mémoire le « Big Kick » qui rythmeras ton petit coeur pendant 6 minutes. Heureusement que Davin est là pour te calmer un minimum. Si cette troisième track emprunte légèrement à Knighthof, les douces nappes mélodiques qui apparaissent en milieu de morceau sauront t’apaiser. Remplie d’émotion, Davin est le genre de titre qui apportera un semblant de mélancolie en plein SET tout en demeurant fidèle à la sainte et douce Techno. « Petite pause neurologique en cours, merci de patienter quelques minutes ». Voilà c’est bon, tes petites oreilles reposées sont prêtes à se lancer sur Cosmilian. Cosmique ou comique à chacun de choisir, j’opte toutefois pour le premier choix. Cette dernière track est un cas à part : sans être en avance sur son temps elle a le mérite d’innover chez les Zenker Brothers. Attention toutefois, dégainer ce titre en plein SET peut vite faire chambouler l’ambiance donc je recommande l’écoute studio. J’ai envie de dire qu’on en arrive à la conclusion de ce second maxis. L’ambiance générale est plus que positive, aucun sans faute au compteur à déplorer et en plus de cela un style vraiment à part de ce qui se fait traditionnellement à Berlin. Comme quoi sur un malentendu ça peut marcher.

 

 

2014 – Stratus Phunk : Mouhahaha on en arrive au sésame ultime, mon coup de coeur absolue. J’ai fait la connaissance des Zenker Brothers par le biais d’une amie (thanks « Grande Chambellante ») et surtout avec Knighthof. Je ne vais pas me plaindre de ça, loin de là même. Non, si j’ai très vite adhéré au style des deux allemands c’est surtout par le biais du morceau éponyme Stratus Phunk. 10 minutes de pure folie et parfaitement orchestrées, le tout plongé dans un magnifique clip du studio « The 29 November Films ». Au programme : samplage des cheminots, gros rythme bien tapeur, envolée nerveuse pour une fin diablement jouissive, communion parfaite entre la vidéo et l’audio, bref du très très très bon boulot à l’Allemande. Je comprend pourquoi les gars du Tresor ont signé, ce seul titre parvient à renverser ton petit crâne en quelques secondes. Renchainons toutefois avec Thirty-Who. Ce second morceau est très facilement assimilable à une grosse Rave Party sur Pluton. Nos potes extraterrestres pourraient pas s’empêcher de se déchainer sur la piste c’est moi qui te le dit. Chose malheureuse, la précédente claque avec Stratus Phunk est difficilement éclipsable d’ou un sentiment de manque à la fin des 6 minutes. Heureusement Vamp Like (ultime track) rajoute un peu de trash à l’ambiance générale : le gros rythme furieux transportera les junkies dans un nouvel espace tridimensionnel. Bref une finale en beauté !

 

Chronique : NU

Nu

Dans le flot de sorties de ce début d’année se cache quelques petites merveilles qui méritent un léger détour. Un gros détour même si on prend l’exemple de NU. Si notre cher allemand a déjà écumé toute l’Europe avec ses Set dévastateurs il devient vital de faire une petite pause histoire de voir ou il en est niveau studio. NU se détache clairement de la masse dès les premières secondes d’écoute : on surf sur un immense amas d’inspiration tout en restant dans la carte de la finesse. Si certains voient là un paris irréalisable, l’allemand prend un énorme plaisir à nous contredire. Rolf Fabian Laumer (la personne en question) est le genre de gas ultra discret qui ne donne aucune information à son sujet. Point d’interview et encore moins de passage à la TV, le mystère reste total. Enfin pas vraiment puisque ses productions laissent entrevoir un semblant d’information si on prend le temps de faire gaffe aux détails. Allez l’amis, laisse toi embarquer dans l’expérience et prépare le calumet tu vas être servis !

(2008) Voca : Ce petit maxis de deux morceaux (l’un de Nu, l’autre de Mo’Joe) laisse entrevoir les débuts d’une carrière prestigieuse (non non je ne déconne pas). Derrière la sobriété de Voca se trouve un morceau de 10 minutes tout bonnement envoutant. La fibre électronique est présente mais très vite on se demande ou il a pu trouvé les divers samples et boites à rythmes nécéssaires à la composition. L’envolée se fait douceur et te fait tripper pendant les 5 premières minutes. Ce petit amuse bouche cède toutefois la place à une seconde partie beaucoup plus envoutante. Oui oui tu te surprendras même à attendre comme un drogué la petite mélodie qui te fait tant sourire. Efficacité, simplicité, originalité, BOUM dans ta face.

 (2009) Viento : Ah sayais on a enfin droit à une galette un peu plus remplie. 3 morceaux de 7 à 9 minutes voilà de quoi se faire plaisir en rentrant du boulot. La Fuente t’introduit dans sa sphère encore une fois en douceur : NU cherche à te faire rentrer dans son petit univers de sonorités toutes plus dingue que les autres. Si ce premier titre fait son effet c’est aussi grace à un léger changement d’orientation : les graves sont bien plus présentes et s’accordent parfaitement avec la petite flute à partir de 3 minutes. Le coté tribal est aussi une des raisons pour laquelle le morceau s’écoute bien. Sangre n’apporte cependant pas de réelles nouveautés, le vocal mis en boucle aura peut être le don de te faire décoller mais le coté instrumental du titre reste timide. Trop timide d’ailleurs, la simplicité a ses propres limites. Certains aimeront d’autres moins, c’est à vous de voir. Razones arrive à la rescousse et rétablie très vite les bases : on retrouve bien heureusement le talent du producteur mystérieux. Le rythme a plus de peps, les montées mieux maitrisées, yepa yepa il est de retour.

Sorry, pas d’intégration possible pour ces vidéos donc clique sur le lien.

(2011) We Love The Sun : Une pause de deux ans fait toujours du bien. La preuve avec ce maxis tout bonnement jouissif et qui se hisse dans le top de ses créations. Jo Ke vient donner un coup de main par la même occasion et c’est tant mieux. Véritable tournant dans sa carrière, Nu s’attaque enfin à une symbiose entre vocal et instrumental. Who Love The Sun démarre en trombe sans te laisser le temps de réagir : c’est agressif sans l’être réellement, un peu comme si on vous passait du classique sur un sound system de Ravers. Aucun choc notoire à l’horizon l’amis, retiens uniquement ton souffle à l’arrivée des 1,55 minutes du titre parce que tu ne pourras plus reculer sur la piste. Le remix d’Acid Pauli tape dans le même délire sans non plus dénaturer le mythe : la structure du morceau colle au passé du bonhomme, les bonnes graves bien lourdes accompagnent une partie vocale tout aussi bonne. Le morceau de base ou son remix trouveront forcément des adeptes. Dance In My Pants t’invite à bouger d’une autre manière et ce sans faire tâche sur le maxis. Ton petit crâne se souviendra longtemps de ce titre surtout si tu es dans un état second. Alors, satisfait ?

(2011) Fool : même année, même label, même producteur. Le trio de choc pour tout label en quelque sorte, surtout quand l’artiste se révèle être un petit génie. Yerbal mériterait à lui seul un flot de récompense : sur un sample tiré d’un trip en pleine forêt d’Amazonie vient débarquer des putins de graves juste bandantes. Ambiance teknival à la forêt de Brocéliande bon dieu ! Trève de plaisanteries le titre est simplement la petite merveille à dégainer en début de Set pour faire bouger la foule. Manque plus que des champignons et t’es bon. Jo Ke est de retour sur Fool pour notre plus grand plaisir : ultra mélancolique, ce second titre laisse un temps de repos après la claque du début de maxis. C’est encore une fois maitrisé et diablement mixé, du NU dans toute sa splendeur. Soltero restera d’ailleurs dans le même esprit et t’achèvera un bon coup.

(2012) This Land : Ah que de souvenirs en écoutant This Land. Ce maxi (encore ?!) comporte de belles perles toutes plus bonnes que les autres. A commencer par la track éponyme qui du haut de ses 9,40 minutes vient abaisser ton rythme cardiaque en flèche. Tu te retrouves même à être envoutés par le combos Grave/Vocales toujours aussi efficaces. C’est sans aucun doute le morceau le plus accessibles de Nu pour monsieur tout le monde. All That Sound est plus orienté vers les club même si sa longue introduction de 2 minutes laissait présager une belle épopée. Ah merde c’est encore une tuerie au final. A l’état pur. Jouissivement jouissive. Enfin bref je m’égare. DUBomat change d’univers mais aussi de contrée, le Brésil est cette fois la destination de NU. Oubliez le principe de nationalités, Nu te fait voyager n’importe ou et quand il le désire. Te voilà plongé en plein festival sur les plages de Rio, 3 grammes dans le sang mais toujours de l’énergie à donner après 10heures de teuf. Et oui c’est NU qui te met dans cet état là. Eyeflower s’adresse quand à elle aux amateurs d’After chargé à coup de substances toutes plus diverses que les autres. Mais bordel, tu trippes alors à quoi bon arrêter le son ?

(2012) About Love : C’est chez Katermukke que Nu vient cette fois poser son matos. Encore un maxi tu me diras, le bonhomme semble maître en la matière. Mais bordel que c’est bien produit, pourquoi reste il dans l’ombre ?! On en sait strictement rien mais sa carrière va être amener à décoller par la suite. La Sirena Negra illustre tout son talent en 7 minutes : une profonde connaissance des rythmes, des vocales minimalistes en boucle, des sonorités chaudes, et etc et etc… La recette sera toujours la bonne même dans 3000 ans. About Love se lance que tu es déjà à sautiller comme un petit fou dans ton salon. Le son a beau être sérieux dans l’esprit, sur la forme c’est bien sympa. La consécration rythmique de NU se trouve cependant dans Kleiner Prinz. Troisième titre de la galette qui dure à peu près 8 minutes, la touche de swing nécessaire à te propulser sur la piste est bien présente. On continue à entendre ces fameux vocales tous plus fous les un des autres mais nom de dieu ça marche quoi ! Histoire de te laisser te reposer NU t’a concocté Cielo, magnifique conclusion qui t’entrainera sur les hauts nuages du 7ième ciel. About Love marque un échelon gravis, un peu comme si l’allemand s’était soudain rendu compte que ses productions pouvaient coller avec des images, même dans le creux de ta tête.

(2012) Places EP : C’est au tour de Sprinkler de recevoir notre pote NU. Je vous le dit depuis tout à l’heure mais le bonhomme est habitué à changé d’air. Mais plus le temps passe et plus il est productif : 4 morceaux inédits rien que pour ce maxis. On lance la sono pour arriver sur Places, titre hypnotique et bien répétitif de 5 minutes. Enfin oublions le terme répétitif, la seconde moitié du morceau voit débarquer une armada mélodique accompagné de la douce voix de Julia Go. Apprenez bien la leçon apprentis producteur, c’est la démonstration même de l’efficacité. Kaiser continue ainsi l’épopée mais pas dans le bon sens malheureusement : certes on est à force des écoutes devenu accro aux samples et autres effets bien loufoques de NU mais dans le cas présent on est plus face à une maquette qu’au master. Petit raté voyons, ne soyez pas aussi impitoyables. Schmerz est le genre de son à pouvoir aisément jouer le rôle de transition entre le before et ta soirée. D’un coté tu as la longue série de kick bien fat qui t’explose la tête, de l’autre les vocales entrainant. Fais ton choix, avec un peu de chance tes potes adhèreront au concept. Amor conclue la sortie de belle manière. Nu est clairement un producteur ambitieux capable de mélanger tout les genres et inspirations sur terre mais pour moi il manque encore l’image. Oui Amor pourrait aisément figurer dans la bande son d’un grand film. De le Deep House comme peu savent en faire.

(Malheureusement point de vidéos ou de Soundcloud du maxis, à toi de chercher sur le net)

(2013) Four Season Album Episodes : Cette chronique a été en grande partie rédigé dans le but de vous faire connaitre cet album. Ou plutôt cette série de mix. Ou plutôt cette série de mix entièrement faite de ses productions. Oui c’est Nu derrière ces 9h40 de sons. Un mec et une dizaine d’heure de teuf. Un pari extrêmement risqué et relevé haut la main : c’est très simple, prenez la crème de la crème des précédents maxis, mariez la avec un flot de titres unreleased et mixez ça d’une belle manière et c’est bon. Non sérieusement cet exploit est clairement une des choses à retenir de l’année 2013. De l’excellent Otonio (celui le plus ouvert sans doute aux nouveaux venus) à La Prima Vera en passant par SOL pour terminer sur Lluvia Blanca, bref du délire du délire. NU repousse les limites des formats actuels et invente carrément une nouvelle pratique. Certains critiqueront la longueur ou encore la ressemblance des morceaux le long de tel ou tel mix mais croyez moi vous êtes dans l’erreur : le talent de NU réside dans le fait qu’il peut te faire passer le dit mix comme une seule et unique track. Et c’est ça l’intérêt justement, tu clique sur play et c’est partis pour une aprem’ tranquille à vaguer à tes occupations sans regarder ton  macbook. Du grand art, la leçon à retenir par dessus tout.

(2013) Carat EP : Ayant eu la chance (plutôt le réflexe) d’acheter le maxis en Vinyl dès sa sortie j’ai pu en profiter quelque temps. Comme d’habitude de la grande maitrise même si les deux premiers morceaux (Abre et Sleepsong) ne resteront pas forcément dans les esprits. Dans le cas contraire c’est bel et bien Carat (version originale plus le remix) ainsi que Emarceva qui récoltent la palme. La pointe de classique du premier t’apportera forcément le calme nécessaire tandis que la reprise bien loufoque du second te relancera sur la piste. C’est agréable d’écouter NU, avec lui on est sur et certains de ne jamais en sortir dégouté.

(2014) Saga Chapter One : Fidèles, il est temps de partir en croisade pour défendre notre cher et magnifique BAR 25. Et oui, s’il a disparu il y a déjà quelque temps son esprit reste lui bien présent. Après une série de maxis, un album-mix de 9h40 et une masse de lives à travers l’Europe NU est de retour. Et les nouvelles sont bonnes, on aura encore droit à un album-mix. Hein quoi, c’est déjà disponible et gratuitement ?! Oui ça l’est l’amis, fonce sur son souncloud pour télécharger l’oeuvre et magne toi d’allumer ta sono. Le premier chapitre concentre à lui seul une bonne trentaine de morceaux. L’évolution réside dans la diversité de l’ensemble : multi inspirations, multi genres, multi rythmes, bref le Saint Graal de tout amateur de Deep House. Et attend l’amis parce que c’est pas finis, la suite est en chantier. Quand je te parle de Saga on en est actuellement qu’au premier chapitre ce qui laisse présager de bonnes choses pour la suite.

https://soundcloud.com/n-u/saga-chapter-one

La encore Soundcloud m’empêche d’intégrer certains contenus (tout comme youtube) donc n’hésitez pas à allez fouiner sur le net histoire de trouver les morceaux manquants.

Chronique : Paul Kalkbrenner

Paul Kalkbrenner

L’ascension Kalkbrennerienne relève du miracle : Berlin Calling l’a propulsé sur les hautes sphères de la techno dès la sortie du film éponyme. Sa masse de fans n’a fait qu’augmenté avec le temps, toutefois il devient nécessaire d’éclairer la partie immergé de l’iceberg. PK a commencé bien avant sa célèbre bande son et j’ai l’impression qu’une bonne partie de ses fans ne se rend pas compte des nombreux maxis et albums qu’il a produit par le passé. Cette (longue) chronique retracera la totalité de ses sorties, de ses surnoms « Grenade » et « Paul dB+ » jusqu’à son dernier album Guten Tag sortie en 2012. Haters ou fan absolue du bonhomme vous avez le choix de suivre cette longue rétrospective !

Paul DB+

Rusé comme un squale, Kalkbrenner démarre dans la scène électronique Berlinoise avec ce surnom de Paul DB+. Il est toutefois encadré par un Label en plein essor : Bpitch Control. A sa tête Ellen Allien, jeune patronne en quête de réforme sonore et prête à tout pour dynamiser la capitale. L’influence qu’elle exercera sur Paulo sera conséquente avec le temps, pour du bon ou du moins bon il faut reconnaitre que la miss est une des premières a avoir propulsé notre allemand bien aimé sur le devant de la scène.

Friedrichshain (1999) est la toute première sortie officielle de Paul Kalkbrenner. Dans un style résolument Tech House voir pour certains morceaux Techno, le Berlinois planche sur des rythmes agressifs et des montées par palier (voyez y l’ajout d’un kick central puis celui d’un autre kick cette fois secondaire et etc). Force est de reconnaitre que ce maxi de 4 morceaux est efficace, Crazyness Of Myself restera d’ailleurs dans les mémoires. Même si l’utilisation de boucle reste prédominante, le style de Kalkbrenner s’étoffe au fur et à mesure des pistes. Le choix des samples et autres boites à rythmes est certe classique, son utilisation et son mélange n’en sont pas moins maitrisés. Cet EP lance timidement sa carrière du bon coté des choses et lui permet d’observer la réceptivité du public face à ses productions.

Largesse EP (1999) : tout fan de Techno ou du précédent EP trouvera de très bon titres dans ce maxi. Le temps accordé aux noms des morceaux est certes dérisoires (il s’est pas cassé la tête pour le coup notre Paulo) mais ne faites surtout pas l’impasse sur ce détail, beaucoup de surprises sont à découvrir.

Largesse Plus EP (2000) : La difficulté que j’ai eu pour trouver les différents morceaux de ce maxi a été énorme : comment voulez vous trouvez des RIP acceptables d’un Vinyl tiré en 300 exemplaires ? La encore c’est à vous de forger votre propre avis sur l’oeuvre. Vous pouvez très bien adoré comme cela a été le cas pour le précédent maxi ou bien vous pouvez détester. A vous de voir !

Gigahertz (2000) : Ah ah, on arrive à une étape importante. Point d’informations superflues ici, tout les titres s’appellent « Untitled ». On reste encore dans la même veine que les précédentes productions mais un morceau sort du lot : Untitled B1. Derrière ce nom robotique se cache une pure merveille de Minimale, un titre à l’énorme potentiel lors d’un SET.

 

dB+ (2000) innove en la matière. Composé de 4 morceaux, ce maxi envoie du lourd, très lourd même. Au point que le choc se fait rude, on passe de sa précédente expérience Tech House/Techno à de la Techno/Minimal bien bourrine. Le meilleur exemple c’est bien sur Eins avec ses 6 minutes de tabassage à coup de grave bien huilées. L’ajout de quelques mélodies au fur et à mesure du morceau (qui au passage deviendront sa spécialité par la suite) laisse penser que l’allemand à déjà beaucoup d’idées derrière la tête. En opposition à la montée frénétique du 1er titre, Vier conclue le maxi sur un rythme axé vers la Dub qui tranche sévèrement avec le reste. Cela reste toutefois une bonne idée, on en sort tout content et reposé après la claque du début. Tournant nécessaire ou non, dB+ reste tout de même une grosse surprise.

Performance Mode (2001) est un cas à part : sortis sous le pseudo de Grenade, Paul Kalkbrenner s’écarte un peu de Bpitch Control pour allez vers le label Cadeaux. Structure moins importante, le bonhomme dispose d’une certaine liberté de composition : pour moi ce maxi représente sans doute un des meilleurs délires de l’allemand. On reste dans de la Techno bien brute mais un petit plus se dégage : l’ambiance froide, le rythme rapide, les sonorités agressives, tout y est pour  te faire au moins remuer la tête pendant un bon quart d’heure. Les trois morceaux se différencient pas mal mais le coup de coeur majeur est la 3ième track. Un petit air de Blade Runner (cf Vangelis) mélangé à de la Techno bien froide et puissante sont la recette gagnante de cette sortie.

Superimpose (2001), premier album et première étape majeure à franchir pour tout artiste qui se respecte. Dans le cas présent, Kalkbrenner use de tout ses talents pour ce LP. La présences de graves bien puissantes est toujours à noter mais cette fois l’aspect mélodique est plus poussé. L’allemand a pris soin de mêler une pointe de chaleur dans ses productions bien hivernales. La montée par escalier des kicks (phénomène déjà connu et qu’il reprendra par la suite) accompagnée des magnifiques vocales plonge l’auditeur dans une ambiance très très glauque. Pas sur que l’album plaise à tout le monde d’ailleurs car même si une bonne partie des morceaux sont diablement efficaces il y a tout de même des séquences ratées. Certains accuseront la « simplicité » déconcertante de quelques tracks, d’autres la merveille de puissance de Far Away ou de La Force, bref c’est à chacun de trancher. A noter tout de même que Lp doit s’écouter dans de bonnes conditions, arrêter tout de suite l’écoute avec votre Iphone en mode haut parleur, ça vous ruinera l’expérience.

Chrono (2001). Douce merveille sortie du paradis de la Minimal, ce maxi se hisse clairement dans le top 3 des productions de notre allemand. Avec ses 4 morceaux, il résume à lui seul la synthèse de tout ce que Kalkbrenner sait faire de mieux. Guardia démarre en trombe, le morceau ouvre le bal d’une belle façon  : une boucle toute conne mais o combien phasante qui se voit secondée par la suite d’une série de kick rapide. Sur le papier la recette semble dérisoire mais bordel de merde que c’est efficace, tu es dans l’obligation de remuer tes petites pattes. Le trip se poursuit avec D.E.E.P, magnifique balade électronique de 5,30 minutes. Très poétique, ce titre pourrait très bien rentrer dans une OST de film SF. Glacier quand à lui te relance dans le bain de la foule : la track malgré sa forme épurée dispose d’un énorme potentiel en club et passera largement en before avec tes potes. Faites cependant une pause deux petites secondes parce que la consécration de cette sortie c’est Precision. Ce morceau de 6 minutes te fera bander/mouiller en l’espace de trentes secondes. C’est le combo parfait entre la carte mélodique et celle des graves, le mixage est dépouillée mais foutrement dansant, les différentes montées calculées à la perfection et j’en passe tellement il y a de points forts. LE titre à retenir dans la carrière de PK ! Ecoutez le en casque ou sur un sound system efficace car c’est pas avec des petits caissons de chez Sony ou Samsung que vous allez prendre votre pied croyez moi.

Zeit (2001), second album et étape incontournable pour tout fan qui se respecte. A l’opposé de son premier LP, Kalkbrenner se lance dans des ambiances bien plus chaudes. La preuve dès Sie Liebt Mich qui te fait décoller en douceur sur une nappe de mélodie envoutante. Frühling tape dans le même délire mais cette fois l’arrivée du kick est plus rapide. Les simples petites notes de piano qui résonnent au bout d’une minute te donneront forcément un bon souvenir de la track. Zeit change par contre la donne : sur un sample fort proche de My Weakness (Moby) l’allemand pose son matos et déploie toute sa puissance. Long trip de 5,30 minutes, ce morceau est injustement méconnu selon moi. L’album se poursuit avec Kranich, titre plus orienté vers le calme ambiant de ton petit duvet. Selber surfe sur la même vague que Crazyness Of Myself, toujours le genre de sonorité bonne à entendre. Unterton est un monstre d’ambient, le genre de titre forcément présent sur une playlist de vacances. Smaragd conclue le Lp d’une belle manière : cette courte odyssée synthétique joue parfaitement le rôle qu’on lui a assigné. Je passe bien sur les quelques interludes qui pour moi ont peu d’importance et certains morceaux présents sur la version vinyle : et oui, Bpitch Control a sortis deux versions de Zeit toutes deux agencées différemment. J’ai un faible pour la version numérique mais les deux sont appréciables. Tournant majeur dans carrière, ce second album lance Kalkbrenner sous les tropiques loin de son Berlin natal et c’est tant mieux au vu du résultat.

Brennt (2002) est le maxi qui suit la sortie de Zeit. Mille excuses humble auditeur je me suis trompé : notre allemand a passé environ 1 an a écumer les soirées et autres teknivals de son gout. Cette absence s’est malheureusement fait sentir sur la production : on sent que l’allemand a eu une petite panne d’inspiration et un profond coup de mou. Brennt est un morceau plutôt sympa pourtant mais le délire de l’ambiance prend trop le dessus sur la force brute. Dampf parvient à remonter le niveau mais là encore sans réel coup de coeur. Les deux autres tracks du maxi sont quand à elle inintéressantes. Petite erreur donc, pas de quoi se tirer une balle dans le crâne non plus.

F.FWD (2003) : Derrière ces initiales mystérieuses se cache deux morceau bandant. Bandant dans le sens que le minimalisme a beau être poussé à son maximum je continue à me dire que ça envoie sévère jour après jour. Clairement orienté vers une Techno bien classique, F.FWD (titre éponyme) te plongera dans une transe de Raver pendant 7,30 minutes. Miles Away poursuit l’expérience et calme le jeu : produit sous MD (99% certain) ce titre est d’un barré sans égal. Content de voir que notre PK est de retour, surtout avec deux bombes comme celles ci.

Steinbeisser (2003) : Tu n’as pas le temps de te poser qu’un autre maxi pointe le bout de son nez. Pas des moindres d’ailleurs, on reste dans la tradition des deux titres et on garde le même niveau de production que F.FWD. Ah non attendez, on passe Mac 5 cette fois ci. Steinbesser surfe sur un délir quasi tribal saupoudré de pointes mélodiques jouissives. Les graves saturées font bientôt place à des kicks teigneux et à des petites pauses nécessaires pour se rétablir mentalement. Oui c’est efficace, oui tu passes ça à Neuilly passy on te prendra pour un tarré mais bordel ça déchire sa race ! Le pire c’est que ça continue avec Mundgucci. Derrière ce nom enfin prononçable (« Thanks Dutch ») se cache une petite bombe de speed, le genre de titre qui peu importe l’heure d’écoute te réveillera forcément et te poussera à allez clubber plus vite qu’un rat des champs. Il aura suffit d’un tout petit quart d’heure pour démontrer le talent de Paul Kalkbrenner.

Self (2004) : si il n’y a plus de bouffe on va à la Cafet’ ! Ok blague de merde, je sors. Plus sérieusement on est face au 3ième Lp du bonhomme donc on arrête de déconner et on se met à l’écoute. Tout le monde connait le célèbre et bon Dockyard donc je ne m’attarderais pas dessus. Je passe aussi les interludes de 2 minutes qui sont sympa mais pas très intéressantes à l’écoute casque. Je commence donc avec Page Three : on reconnait direct le style et ça sonne un peu à la Zeit. Bon point qui se poursuit avec Queer Follow, bouse sans nom qui ne mérite aucune description de ma part. Heureusement The Grounch arrive et on retrouve le sourire : retour vers la minimal et les graves bien hardcore que PK nous faisait il y a peu. Ah ça fait du bien tout d’un coup, on se prend une méchante claque mais on en redemande. C’est donc en absorbant ta dose que se lance Since 77. Plus reposant et entrainant que ça tu meures, les douces nappées mélodiques sont tout bonnement jouissives. Gros travail dans le mixage (ça se sent dès les premières secondes) et idée prodigieuse sont les crédos de ce titre. Marbles fait presque mal à tes tympans, les sonorités ont beau me rappeler Moby elles restent agressives (bien trop après l’expérience précédente). Le problème vient surtout (et a mon avis) de la tracklist qui est mal agencée, il aurait fallu placer le morceau en début d’album. Ah ah, on arrive enfin à Castanets, mystère total du sampling. Pourquoi je vous dit ça ? Et bien el padre et moi même avions un jour écouté une cassette de Dub qui comportait le sample en question sauf que par malheur aucun de nous deux n’a pris le temps de prendre note. Alors quand il s’agit de retrouver LE bon morceau sur 500 cassettes, « good luck and may the force be with you ». Ne tentez pas de chercher sur le net car j’ai déjà procédé à des fouilles industrielles et nul internaute n’a eu la patience de révélez le titre. Au delà de cette petite histoire fort sympathique Castanets est un très bon morceau, de la Minimal pure mais efficace. Je passe The Palisades et pour une fois je vous laisse écouter tout seul (et oui comme des grands).

Press On (2004) : Encore un maxi ?! Bordel il a une armée d’esclave sous ses ordres ou c’est moi qui bug ? Trève de plaisanterie, Kalkbrenner est un grand bosseur et prend du plaisir a enchainer les sorties. On retrouve le titre éponyme déjà présent sur Self. Surprise par contre avec John 3-21 : on reste dans le style du premier morceau mais cette fois on prend ça comme une belle invitation à bouger. Petite réussite donc, Bpitch Control a surement voulu se faire un peu de tunes par ci par là histoire d’arranger les fins de mois.

Tatü-Tata (2005) : déjà culte pour les fans de Kalkbrenner, ce maxi est un sans faute total. Vous me direz qu’avec deux morceaux c’est pas bien compliquer de réussis la mission. Et bien… Oui et non : Kalkbrenner innove non seulement avec Gebrunn Gebrunn tout comme il reste dans sa ligne directrice (et bien bonne) avec Tatü-Tata. Le premier titre est d’une puissance sans nom (quels kicks putin !) tandis que l’autre mise sur une montée presque dans le groove (oui oui écoutez bien les graves dans le fond). Point bonus, les vocales utilisés pour Gebrunn Gebrunn seront plus tard repris dans un des remix de Paulo (vous verrez dans une prochaine chronique).

Maximalive (2005) : POWAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA !!!!!!!!! Je vais être clair : mon live album préféré de techno, celui que j’écoute tout les jours sans jamais m’en lasser. Et ce qui me donne envie de péter une gueulante c’est que ce Lp (si on peut le qualifier comme ça) est totalement inconnu pour une majorité des fans de Paulo. Et oui, les hipsters auront toujours deux petits neurones pour suivre tout ce qui fait le « buzz ». Sérieusement je donnerais cher pour assister à un live de cette qualité : Kalkbrenner reprend ici tout ses plus grands morceaux (période Bpitch Control) et les mixes avec une aisance sans égal. Du pur talent de producteur allié à une prouesse de DJ. Composé de 3 parties (chacune d’elles comprenant environ 4/5 morceaux), ce Lp transformera ta piaule en rave party pendant une bonne heure, garantie illimité. On entend du Torching (« Ah ah, Yes Yes » sur des kicks bien fat), du Gigahertz, du Mundgucci, du Steinbesser, du F.FWD et pleins d’autres morceaux unreleased. Mais quel kiff quoi, on m’aurait donné ça à mes 10 ans j’aurais chialé de bonheur. L’une des meilleures voir LA meilleure sortie de Paul Kalkbrenner.

Reworks (2006) : album en version numérique, Maxi dans sa forme vinyle. Ici ce sont tout les potes à Paulo qui se lancent dans le remixage de ses productions. On a droit à tout les genres et c’est tant mieux car chacun y trouvera son compte. Outre Ellen Allien, Modselektor ou encore Agoria (et j’en passe) Kalkbrenner nous offre même un autoremix de Der Berserker (je préfère toute de même l’original). C’est un peu comme si toute la famille avait voulu rendre un hommage au mentor du label, au gas qui a propulsé Bpitch Control sur la scène Européenne de la Techno. Alors allume ton spliff et accorde toi une petite minute de silence en faveur de tout ce Crew de passionné.

Keule (2006) : Décidément la sortie de maxi à tout va est un des autres talent caché de PK. On se magne le cul de poser la galette sur la platine et c’est partis pour Keule. Chose rare dans sa carrière, Kalkbrenner use d’une panoplie de synthétiseur boosté a du 120 BPM. Etrange au premier abord, diablement jouissif après écoute approfondie. Atzepeng que vous connaissez surement (Berlin Calling bonjour !) marque un petit tournant dans le style de l’Allemand. On sent que la force brute de ses précédentes sorties fait peu à peu place à des lignes mélodiques plus intenses. Bonne ou mauvaise chose, à vous de voir ! Freund Blase arrive à la fin de la galette (vinyle si vous ne comprenez pas) : a moitié surpris, le titre ne se hisse pas dans les espérances tant attendues. Demie succès qui se rapproche du sans faute, Keule (le maxi hein) est un bon trip qui annonce de grandes choses.

Altes Kamufel (2007) : Maxi sorti avant Berlin Calling, on retrouve le maintenant célèbre Altes Kamufel mais cette fois en version longue. Autre point important, la présence d’Icl Muss Aus Dit Milieu Heraus (oui je sais c’est totalement imprononçable, surtout pour un breton). Belle surprise pour l’occasion, ce morceau de 7 minutes s’écoute avec plaisir. On se croirait même en plein festoch’ de Transe lorsque les mélodies débarquent. Encore un de ses Maxi qui rentre dans la catégorie du sans faute.

Camping 02 (2007) : Cette fois on a droit à un jolie Single. Der Senat s’enclenche et démarre tout doucement. Baignée dans la minimale, cette track surprend plutôt au premier abord. C’est éloigné du style de Kalkbrenner, on pourrait certes faire un léger rapprochement entre les sonorités mécaniques de Mundgucci mais ça en reste là. 6 minutes d’ascension électroniques dans elle plus grand calme et la plus grande finesse. Chapeau l’artiste.

Berlin Calling (2008) : Je dirais que 99% des personnes de mon âge (18 ans en clair) connaissent Kalkbrenner avec cet album/OST. Ce doux mélange de morceaux déjà connus (Castanets, Queer Follow, etc…) et d’inédits (Train, QSA, Bengang, Torted, Absynthe) dégage un putin de souffle jouissif. C’est varié et après avoir vu le film ça colle parfaitement aux scènes en questions. Que ce soit avec Revolte ou notre Paulo (alias ickarus) pète un énorme câble ou Torted quand sa copine et une de ses amies se tapent gros trip en boite, tout y passe. Clairement une des meilleures OST électroniques de la décennie, Berlin Calling est très vite devenu le symbole d’un Berlin paradisiaque et d’une Allemagne porté vers la Techno. Et bon dieu que ça fait du bien ! Qui n’a pas chantonné les lyrics de Sky and Sand ?! Qui n’a jamais écouté le moindre morceau de cette OST ?! Petite piqure de rappel, l’album est disponible en version numérique (logique quoi) mais aussi en Vinyl (3 maxis vendus séparément de mémoire).

Bingo Bongo (2008) : accrocheur comme nom tu me diras. La première track éponyme rentre dans cette idée de « tu mixe n’importe quoi et ça donne du n’importe quoi ». Un peu comme si tu déballais une groovebox et que tu te lançais dans un paquet d’expérimentation. Schwere Ware tape quand à elle dans le dark : graves et mélodies acides sont les deux piliers du morceau. Enorme tube pour after selon moi, ce deuxième titre est injustement méconnu du grand public.

Icke Wieder (2011) : Détesté par une masse de fan en délire, ce 5ième album est un cas à part dans la discographie de Paul Kalkbrenner. Non pas qu’il soit forcément brouillon, loin de là d’ailleurs, ce Lp comporte pourtant son lot de surprise : Böxing Leise, Gutes Nitzwerk ou encore Kleines Bubu sont de très bon titres par exemple. Malheureusement il y a aussi tout un lot d’erreur : Des Stabes Reuse ou Jestrüpp sont proche de l’hérésie si l’on se fie à la carrière prospère de l’allemand. Album « moyen », Icke Wieder trouvera ses partisans chez les nouveaux venus dans la Techno : c’est un bon moyen pour rentrer dans la sphère électronique en douceur. Je décerne toutefois un point bonus pour Der Breuzen et la claque que le morceau envoie.

Guten Tag (2012) : Ici l’ami je t’invite à jeter un oeil sur ma précédente chronique. Allez, c’est détaillé et tu trouveras sans doute les réponses à tes questions. Clique ici

Voili voilou, cette chronique sur la carrière de Paul Kalkbrenner s’achève ici. Je suis bien conscient que j’ai oublié pas mal de choses : entre les remixes et les inédits de A Live Documentary ça fait un paquet de truc. Mais croyez moi une autre chronique sera nécessaire afin d’en parler convenablement. J’espère avoir éclairé une partie d’entre vous sur cet artiste talentueux qu’est PK. Je remercie aussi les gens qui prennent le temps de ripper leurs vinyles pour ensuite les poster sur youtube (et ce gratuitement). Ces personnes là sont vitales pour analyser la carrière de tel ou tel personne dans la Techno. Sur ce fête bien ça l’ami, dis toi que tu trouvera forcément ton bonheur dans cette masse de maxi/Lp/OST/single 😉

Mind 80 #5

Il est temps de faire péter la 5ième sélection, ça fait déjà un petit moment que je n’ai pas entretenu le blog. Il y aura donc du choix ce mois ci même si bien sur on reste sur la ligne de la minimal/techno bien causy. Alors fais chauffer l’ampli ou ton bon vieux casque histoire de te préparer à la petite heure de son qui va suivre.

 

Nu restait, reste et restera une valeur sure au niveau de la Minimal/Ambient de luxe : point d’ajout pompeux, ici la carte de la simplicité est tirée dès les première secondes. Entre des graves savamment maitrisées, des vocales recherchées et surtout un talent pour nous dégotter des airs bien planant, ce jeune producteur s’attire de nombreuses amitiés. La relation qu’il entretient avec Acid Pauli est sans aucun doute vouée à un très long futur comme le témoigne ce remix de We Love The Sun.

Le nom de Jurgen Paape m’étant encore inconnu jusqu’à la semaine dernière. Derrière celui ci se cache pourtant un des cofondateurs de Kompakt Records, véritable industrie de la techno à Cologne. Le gugus se fait bien discret, ses sorties étant généralement bien espacées et sa publicité quasi absente mais bon dieu qu’il est doué ! So Weit Wie Noch Nie n’est qu’un exemple dans son palmarès.

Rabbits In A Hurry ? Oui oui l’ami on est face au coté psyché de notre cher Superpitcher et même si son rôle dans les Pachanga Boys tend à l’écarter de sa carrière solo l’allemand restait à l’époque un producteur de renom. Rassurez vous le splendide n’a rien perdu, bien au contraire il a gagné en expérience avec le temps mais c’est tout de même avec une petite pointe de nostalgie que je réécoute ses productions d’antan.

Nina Kraviz, la belle russe qui au lieu de choisir le mannequinat a préféré se lancer dans la voix du caisson et de la fiesta. Vaste énigme que d’analyser cette décision, toutefois elle a bien eu raison : ses productions regorgent d’une ambiance a te foutre en transe en seulement 5 minutes chrono. Les vocals en boucle sur toutes les séries de kicks bien minimalistes ne peuvent que te faire bouger l’ami, Desire a bien été conçue pour ça.

JM Jackmaster est à ce jour un des plus dévoué et fervent défenseur des vieux tubes perdus ou en manque de popularité. Attention je parle bien de morceaux qui ont eu leur gloire dans les 80’s ou 90’s allant de la techno à l’Acide House. Histoire de passer du bon temps le gas nous réédite/remixe quotidiennement un tas de productions et les pose sur son soundcloud, le tout gratuitement et sans réclamer la moindre récompense. If You Will,Why Don’t You ? est une petite bombe de puissance, le genre de son à te propulser une masse en délire sur les hautes strates du 7ième ciel.

On continue par……. Bon bref il y a bien des moments ou la description rapide me casse la tête donc pose ton casque et écoute tout simplement, ça tape dans le reposant et tu vas pouvoir allez te faire un petit somme tranquille (un peu de green et t’es partis pour la nuit).

La phase Minimal/techno de passée il est temps de faire place à des rythmes un peu plus cool : non seulement ça va ta soulager ton petit crâne en bouillie (substances mystérieuses tu me tient) mais aussi tes jambes carrément brisées. This Time, véritable hymne à la détente entre pote s’impose comme une petit must à l’approche de Nöel : soirée de retrouvailles pour certains, moment de repos pour d’autres, peu importe les scénarios Vanilla nous a livré ici une petite perle de cool-attitude.

Gramatik est un artiste honnête : pirater pour lui ce n’est pas mal, au contraire c’est amener à découvrir et à toujours allez plus loin. Que les plus fourbes d’entres vous qui sont déjà sur les sites de torrent ne s’étonnent pas, l’artiste à lui même posté sa discographie gratuitement. Petit retour sur Tearin’ It Up qui reste pour moi un de ses plus gros hit.

Que dieu remercie Shazam pour l’aide que cette petite merveille a pu m’apporté : el padre a un jour dégotté une petite bombe d’Electro-Dub sur l’une de ses radios. Seul hic au tableau : l’artiste qui restait dans le domaine du mystère. C’est là ou mister Shazam intervient et m’économise des heures de recherches infructueuses sur le net. Lightning Head – Stilla Move, telles sont les infos que tu dois retenir l’ami parce qu’il est temps de se quitter !