Étiquette : moby

Mind 80 #19 « Peregrination d’un joyeux luron « 

Le guerrier silencieux

Cette 19ième playlist sort un peu des sentiers battus : les amateurs de Techno en sortiront peut être ravis, d’autres auront reconnus certains « comportements » typiques des soirées du genre, bref l’heure est à l’humour. Il y a en grande majorité de belles pépites de Techno qui m’ont durablement marqués cette année mais la fin de playlist comporte aussi quelques sons plus soft et plus accessible pour le commun des mortels. Libre à vous de suivre la petite histoire inventée par mes soins, ça n’est qu’un petit accompagnement destiné à vous donner le sourire. Bonne écoute !

Le label anglais Digital Tsunami regorge déjà de bonnes pépites mais la surprise fut totale avec le mix de ce cher An-I. Pour les plus curieux celui derrière cet alias n’est autre que Lee Douglas, un génie touche à tout capable de déchainer les septs enfer avec la montagne de matos à sa disposition. Ça se ressent particulièrement sur ce mix d’ailleurs, la touche analogue fera toujours des putins de merveilles.  Si tu es à la recherche de sonorités qui oscillent entre le punk, la new beat (5% pour être précis), la techno et un soupçon d’électro-clash (pardi!) tu es entre de bonnes mains. Mention spéciale pour la track à 22min et son groove galactique !

SITUATION : 21h23, bide remplis de pattes carbo’ cuisinée à l’arrache 38minutes avant, sourire en coin qui démontre ton envie pressante d’allez te prendre un demie au bar, un désir exaucé après 1minute14 d’attente parce que Melissa (17ans, blogueuse mode, hipster kékoide superficielle) draguait le serveur dans l’objectif de nouer un contact professionnel (sexu….). Tu gardes cependant foi en l’humanité et décide de continuer à danser.

 

////////

Toute en puissance. 14anger & Dep Affec nous avaient déjà habitués à des sorties méchamment vénère de chez vénère. Ils récidivent ici avec ce qui pourrait s’apparenter à « l’OST d’une 3ième guerre mondiale en 2034 » : littéralement Eye Trap a tout le potentiel pour transformer une foule de Techos en joyeux lurons tous plus déchainés les uns que les autres. Et c’est justement ça le délire.

SITUATION : 22h56, 1 bon stick et 3 bières t’ont mis dans un début de zion plutôt agréable, soudain le tonnerre retentit quand un mur de grave s’éclate en plein dans ta tronche. Plusieurs aventuriers comme toi hésiteront dans l’attitude à employer :

  1. Foncer comme un déluré (à savoir danser comme un joyeux primate bloqué dans le groove mais complètement furieux, vu de l’extérieur personne ne comprendra mais vu de l’intérieur c’est la guerre psychique totale)
  2. Demander le 50/50 (tu alterneras entre micro-sessions furieuses et descente de ta pinte en vitesse subliminique, et oui il faut tout de même garder son image un minimum préservée dans ces moments de chaos et tu as très soif. Tellement soif que tu te décides à emmerder tout le monde en te ramenant au premier rang et, au passage, en renversant la moitié de ta pinte sur d’innocentes petits âmes. Voici Ryan, petit con en école de commerce prêt à tout pour montrer qu’être ravagé c’est encore mieux quand tu fais le bon enculé)
  3. Jouer au « squatteur de tabouret » (beh oui tu vois tu as galère 17minutes pour pouvoir reposer tes pattes et tu commences à découvrir la faune et la flore du bar, peut être qu’il y a moyen de procrastiner sait on jamais, en plus les shots ne sont qu’à 7euros c’est pas cher, c’est pas comme si il y avait 500 personnes dans la boite et que tu faisais chier à bloquer le passage. Doux connard.)
  4. Tu y vas timidement (Jean Christophe, bouge ses bras dans un petit mimick sympathique mais tente avant tout de chercher une présence féminine, eh oui Jean Christophe pense avec sa bite et n’en a rien à carrer de la Techno, c’est un con tout simplement. Un con qui se donne un genre mais un con)
  5. Tu cries de joie (tu gueules des « allez la » qui emmerdent tout le monde, méritent une grosse paire de claque et surtout font perdre foi en l’humanité. 4h après le Kevin ayant choisis cette option sera raide mort, même plus capable de danser et réduit à l’état d’une loque déshydratée. Repensez à Frodon qui épargne Gollum et vous comprendrez la situation, la pitié l’emportera toujours)
  6. Tu continues ton chemin (« eh eh cé ti que cé aussi simple »)

 

////////

Prenez Moby, souvenez vous que le mec a pondu l’un des plus bel album de Trip Hop qui existe, qu’il a récidivé par la suite et s’est forgé une carrière ô combien gigantesque. Pour beaucoup on l’imagine comme un mec plutôt cool, le genre de gars posé en studio, un bon spliff au bec et une innovation débordante. Sauf que voyez vous le gugus avait déjà fait ses faits d’armes dans la Techno depuis bien longtemps : preuve en est l’un des morceaux les plus givrés que j’ai pu écouter dans le domaine n’est autre que son excellent Thousand (check du padre). Un classique que Perc a subtilement repris en apportant sa petite touche.

SITUATION : 00h23, tu es raide mort et vainement conscient mais tu est dans un kiff auditif des plus total. La soirée n’en est encore qu’à ses prémices ce qui te donnes une joie de fou, un oublie total de l’existence de cours le lendemain (ouh le vilain TD) et surtout une envie de faire la fiesta comme un joyeux petit fou. Continue aventurier, ton chemin est loin d’être terminé.

Leçon de mathématique : 1993 -> (HARDCORE TECHNO+ MOBY) +  (PERC -> EDIT) = CAISSONS EN MIETTES/FOULE EN DÉLIRE.

 

////////

C’est fou de voir que 5 ans après Renart continue de foutre de grandes paires de claques aux plus grands. Son remix de The Dead Mantra a cette fois ci explosé les compteurs : je ne sais pas si on peut parler de Techno ou de Hardcore, le son du goupil a assurément une ambiance à part dans le paysage de la musique électronique actuelle. Voyez la track comme un voyage galactique à vitesse lumière : extrêmement brutal, fondamentalement intriguant, la mention spéciale revient aux notes stridentes en fin de morceau, la cerise sur le gâteau qui te fait comprendre que tu n’écoutes pas n’importe quoi.

SITUATION : 3h36, Jean Christophe désespère mais persévère, Ryan et Kevin sont tout deux dans le chaos mental tandis que la 3ième vague de « squatteurs de tabourets » s’est décidée à allez danser « à la lounge » sur du gros son. Melissa a fait d’incroyables photos de l’Event et est fier d’être allez en backstage (votre imagination fera le reste). La situation est paradoxalement délire : d’un côté les quelques vétérans encore présents, de l’autre les nouveaux venus assez déroutés par le choc émotionnel et l’ambiance surréaliste des lieux. Mais c’est pas grave, tout le monde s’éclate et dans l’ensemble c’est un peu l’apothéose de la soirée.

 

////////

Si vous avez écoutez un à un les sons précédents avec une bonne sono’ alors vos tympans vous remercient. Partons vers quelque chose de plus soft, de plus aérien : « coucou la trance ». Hallucinogen (pas les champis, l’artiste) est l’un des piliers du genre, les connaisseurs reconnaitront d’emblée ses productions. Pourquoi cette track ?  Parce que Starling Black Mabel est étonnamment minimaliste mais tout aussi entrainante et fun. Pas de réflexion, tout est dans l’intuition.

SITUATION : 4h47, gueule enfarinée mais toujours dans le groove, tu demandes une mi-temps mais tes potes te font signe qu’ils préfèrent largement s’enquiller leur dernier stick avant de bouger chez Sylvain, une connaissance hétéroclite qui promet du gros son et une fin de soirée prometteuse. Aventurier sois vigilant, les autres « Concreteux et Techoide » sont à proscrire tout comme les afters à l’autre bout de la ville (tes jambes ont déjà souffert). A part ça un léger vent de fatigue t’envahis et tu observes les requins tourner autour de Cindy (20ans, étudiante en Psycho polyvalente et pleine d’énergie). Tu comprend le petit manège en jeux, souris, puis continue ton chemin.

 

////////

Encore lui ! J’insiste checker le sur Discogs voir ma chronique précédente (ici). Toujours dans des sonorités trances.

SITUATION : 5h22, Bob arbore son stick dans une longue conversation sur les dérives politiques du couple Balkany. Pendant ce temps tu phase sur la playlist youtube lancée par Sylvain (25ans, DJ et producteur de Trance, N°2765 sur la liste nationale des « gars sympa mais bien trop dans leur délire »). Le gang des requins s’est considérablement réduit, passant de 5 congénères à seulement 2. Les perdants descendent une bière en guise de consolation, les gagnants eux choisissent de redoubler d’effort dans la bataille finale. Tu es bien, terriblement bien et tu commences à lorgner le canapé. Ton ventre t’appelle, le détour au macdonald du coin commence à germer dans ton esprit. Tu lances l’appel à Steven qui lui aussi est à la recherche d’un casse dalle rapide. Bonne résolution.

 

////////

Alias résolument perché (les Borgs doivent y être pour quelque chose) Gnork va te transporter sur un doux petit nuage de fraicheur. Mêlant une bonne recette à l’ancienne avec des sonorités plus synthétiques Lose Control porte à merveille son nom. Envolée auditive, voilà les qualificatifs de cette petite pépite.

SITUATION : 6h26, ton ventre est repue et tu es sur le chemin du retour. Tes potes sont repartis à pied ou pour les plus chanceux en metro/tram/bus. Tu as quitté l’after depuis 41minutes et la fatigue t’envahis pleinement, minute par minute. Bob s’était endormis, Cindy avait décliné l’offre de Steven (qui déçu, avait décidé de rentrer lui aussi). Sylvain avait mis un terme à la soirée 23minutes après ton départ en raison des voisins qui faisaient chier la planète. Tu observes les quelques vétérans sur leurs chemins de retour respectifs. Tu décides de mettre tes écouteurs pour passer le temps, qui sait tu auras peut être l’âme d’un philosophe en marchant dans cette ville que tu connais tant. L’ambiance est surréaliste : pleinement déphasé du monde réel tu regardes les lieux se réveiller progressivement. Tu atteints ton appart’, te brosse les dents et sombre dans les bras de morphé en 2minutes. Ton parcours, ô grand aventurier, prend fin. Une autre épreuve t’attend pourtant le lendemain.

Publicités

Mind 80 #12 « Special Amsterdam »

 

Lezard cosmique

J’ai eu le temps de fouler les douces contrées de la capitale Hollandaise. 10 jours auront suffis pour me convaincre qu’Amsterdam est un lieu ou il fait bon vivre (même si tout n’est pas parfait non plus, je pense à ces Tram diaboliques). Entre l’armada de vélos à tout les coins de rue, l’ambiance de « collitude man » qui règne dans l’ensemble et la somme de trucs à faire, autant le dire tout de suite : éclate toi bien si tu y vas, tu as de la marge ! 

Place maintenant aux choses sérieuses : la playlist qui suit correspond à une partie de ce qu’on l’a pu écouter là bas, beaucoup de choses sont manquantes mais dans l’esprit cela résume assez bien le séjour. Attends toi à de multiples rebondissements, tu passeras des Black Uhuru à du Drake, tu pourras même retrouver les bon vieux Stealers Wheel. Autre détail, j’ai ajouté des petites descriptions résumant très rapidement le moment ou tel morceau est passé (l’ambiance, le lieu et nos états respectifs sont renseignés d’ailleurs, un peu d’humour ne fait pas de mal). Avec l’espérance que je fasse une compil’ similaire pour Berlin l’année prochaine je t’ordonne de profiter de suite l’ami !

 

Quoi de mieux que de rentrer dans un coffeeshop, passer à la caisse et savourer pleinement les heures de labeurs du mois d’aout sur du bon reggae (très très bon même). Quand en plus tu as dormis seulement quelques heures dans le bus, tu comprendras que l’adaptation est plutôt rude. Mais justement, tout prend sens avec les Black Uhuru, pose toi tranquillement sur le canap’ et amuse toi à observer le caméléon du De Graal.

 

Si tu as été bercé par le célèbre album Play de Moby ou bien si tu as déjà vu le film « La Plage » avec mister Guillaume Canet et Di Caprio, tu comprendras tout de suite le sens de Porcelain. Sorte de petit iceberg de douceur, cette track a aussi l’énorme potentiel de te réveiller un peu de tes torpeurs (thanks « Indica » !). On reste encore au De Graal mais cette fois c’est au studio que ça ce passe : outre une sonorisation correcte, l’esprit du coffee colle parfaitement. Que demander de mieux ?

 

Le petit nuage de douceur sur lequel on s’était allongé a continué. En parfaite continuité avec Moby, Morcheeba réussis là ou tant d’autres ont échoué : transmettre assez d’émotion sans non plus transformer la track en niaiserie pop. Au moment de l’écoute nous étions rentré dans la phase dite « contemplative » : jeux de regards avec les personnes aux alentours suivis d’une bonne balade au Vondelpark. Se balader en toute sérénité est clairement l’un des avantages d’Amsterdam. C’est d’autant plus appréciable avec cette track de Morcheeba.

 

 

Place à l’action cette fois ci. Totalement inconnu de mes petites oreilles, J Dilla a l’énorme avantage de te faire bouger un peu quand tu as passé une journée un peu enfumée. Say My Name est idéale à écouter quand la ville commence à passer du côté obscur. Pas de Chill’ ni de Groove’, l’heure est à la nervosité. C’est d’ailleurs grâce à ça que l’on a eu les forces de se bouger dans le centre le temps d’une soirée (l’endroit est affreusement touristique à la base mais il faut bien le faire, c’est pour la bonne cause).

 

Déjà que l’original transpire le groove absolu, ce mashup redonne un petit coup de jeune au titre plus que culte d’Indeep. Découverte sur Radio Meuh, nous n’avons pas eu la chance de pouvoir écouter cette petite merveille pendant le séjour. Si je l’ai rajouté dans la playlist c’est parce que l’idée de s’écouter cette track en plein dans le zoo de la ville m’aurait parut être une savante idée. Qui sait, peut être que les vautours auraient apprécier !

 

En rentrant dans l’Atlantis (coffeeshop dans le sud est de la ville), je ne pensais pas trouver une ambiance pareille à Amsterdam. Vois tu l’ami quand l’on te sert un bon Burning Spear (root de chez root) ton petit sourire transparait. Ce même sourire s’élargit encore plus quand l’on te sert l’or vert sur la table. Et pour compléter le tout quand tu commences à reconnaitre les habitués des lieux au fur et a mesure de la journée, là tu es bel et bien là ou tu dois être. Amateur de fauteuils massants ou de bons canapés bien moelleux, fonce tout de suite à l’Atlantis, tes oreilles ne le regretteront pas.

 

On reste à l’Atlantis encore un peu l’ami, faut bien profiter. Place à une reprise du grand Bob, ce dernier s’est attaquer au très connu « Soul Rebel » des Gladiators. Les deux versions ont heureusement le même esprit : la détente absolue. L’anecdote sympa c’est qu’au moment de l’écoute un grand rasta s’est mis à accompagner les vocales : le résultat était vraiment réussis, chapeau bas !

 

J’ai depuis longtemps dépassé le stade des recherches intensives sur Soundcloud. Les raisons sont multiples mais disons que j’avais l’impression de toujours découvrir le même genre de son. Pushing On aurait surement pu rentrer dans cette catégorie mais heureusement pour vous ce n’est pas le cas. A la place des divers schémas « soundcloudien » (ça se trouve à la pelle) on a droit à un bon morceau de House bien envoutant. Du coté de l’ambiance nous étions à ce moment là au Barney, un très bon coffee dans le centre à l’ambiance bien « lounge ». Fonce là bas si tu désires tester les vaporisateurs sur de la bonne Deep House, tu seras pleinement convaincu !

 

Je sens le petit sourire qui se forme sur tes lèves à la vue de l’artiste au dessus. Et oui, quand je t’ai dit que c’était diversifié c’était vrai l’ami. En revanche je t’avoue que Drake ou même les divers éléments du Rap US actuel ne sont pas ma tasse de thé, il faudra laissez ça entre les mains d’un plus fin connaisseur. Trève de bavardages, nous étions à l’Atlantis et tout se passait pour le mieux. On a même eu droit à la venue d’un magicien qui nous a fait une petite démonstration de l’étendue de ses pouvoirs (prend un Bang, remplis la douille jusqu’à en crever, aspire la totalité en une taff et tu comprendras qu’il y a des gars qui déconnent vraiment pas).

 

OUHHHHH YEAHHHHH. Vois tu l’ami dans la vie il y a quelques éléments qu’il convient de définir à propos de l’or vert :

  • La Monté : Tu l’attribues à la puissance de ton or vert mais en réalité c’est une vilaine fourberie de « Mrs Nicotine ». Attention toutefois à passer à l’étape suivante.
    • Le premier palier : Généralement un passage décisif car tout se joue à ce moment précis ; soit tu gères le coup et ta soirée est lancée, soit tu lâches les reines bien trop tôt au risque de te ramasser royalement. Je t’aurais prévenu !
  • La vitesse de croisière : Rigole rigole mais c’est bel et bien prouvé. Si tout s’est bien passé lors du premier palier alors tu as les honneurs de pouvoir gouter à cette seconde partie. Encore mieux, si tu accompagnes le tout avec du bon son tu seras comme sur un petit nuage.
  • Le « Groove » : Là on entame le gros de la bataille. Ton état de fusion avec la musique transcende les étapes précédentes, tu te dois de garder constant le flux qui te relie au Sound System car si coupure il y a tu seras condamné à errer dans le vide galactique de tes pensées.

Mais pourquoi toute cette explication et surtout dans quel but ? Celui de groover jusqu’à la tombée de la nuit l’ami, et c’est bien avec You Will Know de LTJ que tu vas y arriver.

 

Si tu as lu ma chronique sur les gentils bonhommes de Salut c’est cool tu connais déjà l’esprit qui anime leurs délires. En revanche si tu ne les connais pas mais que tu es à la recherche d’une histoire marrante ouvre bien tes petites oreilles : 21h, deux gugus bien frais, le dernier dans son plumard avec une énorme fièvre. Le point commun entre ces trois énergumènes : une belle montée euphorique avec un soupçon de ballade nocturne dans la tête. Après une longue (relative) escapade en ville (périmètre de 600 mètres tout au plus) et une montée d’enfer nous revoilà de retour dans ce bon vieux dortoir. Le casque solidement attaché, voilà venu le temps du bon vieux Salam Alaykoum. Et la, « c’est leeeeee kiffffffffff ». Sous champ l’ami.

 

« Venez comme vous êtes ». Ne pensez pas à Macdonald en entendant ça mais plutôt au centre ville d’Amsterdam. Car si comme moi la diversité est un gage de qualité, vous serez servis en arrivant dans la capitale hollandaise. Plutôt que de caser les différentes ethnies par quartier comme d’autres grandes villes, tout est mélangé dans un vaste melting-pot. Il n’y a pas un moment ou vous vous sentirez mal à l’aise là bas, chacun a ses idées, ses points de vue et chacun respecte son prochain. De la a dire que c’est le paradis sur terre il ne faut pas trop déconner, Amsterdam a aussi des quartiers un peu tendu mais l’idée de base est là : respect, ouverture, cohabitation.

 

Triste moment que le départ. Après 10 jours dans la capitale, le constat est simple : on reviendra. Mais en attendant c’est le retour à la réalité qui nous attend, une chose qui est loin d’être facile. C’est pour cela que l’Edit des Stealer Wheels par Todd Terje m’a accompagné tout le long du chemin du retour. Même si on s’éloignait de plus en plus, nos petites têtes respectives étaient encore dans le rythme de la ville. Et Stuck In The Middle With You me permettait de garder le souvenir de ces 10 jours déjantés.

 

Crois moi l’ami j’aurais vraiment aimé mettre l’ensemble de ce qu’on a écouter là bas dans la compile. En y réfléchissant pendant quelques temps le paris était bien trop compliqué d’ou une playlist limité aux moments marquants (et dont on se souvient bien entendu). Il manque beaucoup de choses néanmoins, sachez juste que les morceaux sélectionnés sont représentatifs de ce qu’on a pu vivre là bas. Mais n’oubliez pas, « là ou on va il n’y a pas de routes ! ».

Chronique : Paul Kalkbrenner

Paul Kalkbrenner

L’ascension Kalkbrennerienne relève du miracle : Berlin Calling l’a propulsé sur les hautes sphères de la techno dès la sortie du film éponyme. Sa masse de fans n’a fait qu’augmenté avec le temps, toutefois il devient nécessaire d’éclairer la partie immergé de l’iceberg. PK a commencé bien avant sa célèbre bande son et j’ai l’impression qu’une bonne partie de ses fans ne se rend pas compte des nombreux maxis et albums qu’il a produit par le passé. Cette (longue) chronique retracera la totalité de ses sorties, de ses surnoms « Grenade » et « Paul dB+ » jusqu’à son dernier album Guten Tag sortie en 2012. Haters ou fan absolue du bonhomme vous avez le choix de suivre cette longue rétrospective !

Paul DB+

Rusé comme un squale, Kalkbrenner démarre dans la scène électronique Berlinoise avec ce surnom de Paul DB+. Il est toutefois encadré par un Label en plein essor : Bpitch Control. A sa tête Ellen Allien, jeune patronne en quête de réforme sonore et prête à tout pour dynamiser la capitale. L’influence qu’elle exercera sur Paulo sera conséquente avec le temps, pour du bon ou du moins bon il faut reconnaitre que la miss est une des premières a avoir propulsé notre allemand bien aimé sur le devant de la scène.

Friedrichshain (1999) est la toute première sortie officielle de Paul Kalkbrenner. Dans un style résolument Tech House voir pour certains morceaux Techno, le Berlinois planche sur des rythmes agressifs et des montées par palier (voyez y l’ajout d’un kick central puis celui d’un autre kick cette fois secondaire et etc). Force est de reconnaitre que ce maxi de 4 morceaux est efficace, Crazyness Of Myself restera d’ailleurs dans les mémoires. Même si l’utilisation de boucle reste prédominante, le style de Kalkbrenner s’étoffe au fur et à mesure des pistes. Le choix des samples et autres boites à rythmes est certe classique, son utilisation et son mélange n’en sont pas moins maitrisés. Cet EP lance timidement sa carrière du bon coté des choses et lui permet d’observer la réceptivité du public face à ses productions.

Largesse EP (1999) : tout fan de Techno ou du précédent EP trouvera de très bon titres dans ce maxi. Le temps accordé aux noms des morceaux est certes dérisoires (il s’est pas cassé la tête pour le coup notre Paulo) mais ne faites surtout pas l’impasse sur ce détail, beaucoup de surprises sont à découvrir.

Largesse Plus EP (2000) : La difficulté que j’ai eu pour trouver les différents morceaux de ce maxi a été énorme : comment voulez vous trouvez des RIP acceptables d’un Vinyl tiré en 300 exemplaires ? La encore c’est à vous de forger votre propre avis sur l’oeuvre. Vous pouvez très bien adoré comme cela a été le cas pour le précédent maxi ou bien vous pouvez détester. A vous de voir !

Gigahertz (2000) : Ah ah, on arrive à une étape importante. Point d’informations superflues ici, tout les titres s’appellent « Untitled ». On reste encore dans la même veine que les précédentes productions mais un morceau sort du lot : Untitled B1. Derrière ce nom robotique se cache une pure merveille de Minimale, un titre à l’énorme potentiel lors d’un SET.

 

dB+ (2000) innove en la matière. Composé de 4 morceaux, ce maxi envoie du lourd, très lourd même. Au point que le choc se fait rude, on passe de sa précédente expérience Tech House/Techno à de la Techno/Minimal bien bourrine. Le meilleur exemple c’est bien sur Eins avec ses 6 minutes de tabassage à coup de grave bien huilées. L’ajout de quelques mélodies au fur et à mesure du morceau (qui au passage deviendront sa spécialité par la suite) laisse penser que l’allemand à déjà beaucoup d’idées derrière la tête. En opposition à la montée frénétique du 1er titre, Vier conclue le maxi sur un rythme axé vers la Dub qui tranche sévèrement avec le reste. Cela reste toutefois une bonne idée, on en sort tout content et reposé après la claque du début. Tournant nécessaire ou non, dB+ reste tout de même une grosse surprise.

Performance Mode (2001) est un cas à part : sortis sous le pseudo de Grenade, Paul Kalkbrenner s’écarte un peu de Bpitch Control pour allez vers le label Cadeaux. Structure moins importante, le bonhomme dispose d’une certaine liberté de composition : pour moi ce maxi représente sans doute un des meilleurs délires de l’allemand. On reste dans de la Techno bien brute mais un petit plus se dégage : l’ambiance froide, le rythme rapide, les sonorités agressives, tout y est pour  te faire au moins remuer la tête pendant un bon quart d’heure. Les trois morceaux se différencient pas mal mais le coup de coeur majeur est la 3ième track. Un petit air de Blade Runner (cf Vangelis) mélangé à de la Techno bien froide et puissante sont la recette gagnante de cette sortie.

Superimpose (2001), premier album et première étape majeure à franchir pour tout artiste qui se respecte. Dans le cas présent, Kalkbrenner use de tout ses talents pour ce LP. La présences de graves bien puissantes est toujours à noter mais cette fois l’aspect mélodique est plus poussé. L’allemand a pris soin de mêler une pointe de chaleur dans ses productions bien hivernales. La montée par escalier des kicks (phénomène déjà connu et qu’il reprendra par la suite) accompagnée des magnifiques vocales plonge l’auditeur dans une ambiance très très glauque. Pas sur que l’album plaise à tout le monde d’ailleurs car même si une bonne partie des morceaux sont diablement efficaces il y a tout de même des séquences ratées. Certains accuseront la « simplicité » déconcertante de quelques tracks, d’autres la merveille de puissance de Far Away ou de La Force, bref c’est à chacun de trancher. A noter tout de même que Lp doit s’écouter dans de bonnes conditions, arrêter tout de suite l’écoute avec votre Iphone en mode haut parleur, ça vous ruinera l’expérience.

Chrono (2001). Douce merveille sortie du paradis de la Minimal, ce maxi se hisse clairement dans le top 3 des productions de notre allemand. Avec ses 4 morceaux, il résume à lui seul la synthèse de tout ce que Kalkbrenner sait faire de mieux. Guardia démarre en trombe, le morceau ouvre le bal d’une belle façon  : une boucle toute conne mais o combien phasante qui se voit secondée par la suite d’une série de kick rapide. Sur le papier la recette semble dérisoire mais bordel de merde que c’est efficace, tu es dans l’obligation de remuer tes petites pattes. Le trip se poursuit avec D.E.E.P, magnifique balade électronique de 5,30 minutes. Très poétique, ce titre pourrait très bien rentrer dans une OST de film SF. Glacier quand à lui te relance dans le bain de la foule : la track malgré sa forme épurée dispose d’un énorme potentiel en club et passera largement en before avec tes potes. Faites cependant une pause deux petites secondes parce que la consécration de cette sortie c’est Precision. Ce morceau de 6 minutes te fera bander/mouiller en l’espace de trentes secondes. C’est le combo parfait entre la carte mélodique et celle des graves, le mixage est dépouillée mais foutrement dansant, les différentes montées calculées à la perfection et j’en passe tellement il y a de points forts. LE titre à retenir dans la carrière de PK ! Ecoutez le en casque ou sur un sound system efficace car c’est pas avec des petits caissons de chez Sony ou Samsung que vous allez prendre votre pied croyez moi.

Zeit (2001), second album et étape incontournable pour tout fan qui se respecte. A l’opposé de son premier LP, Kalkbrenner se lance dans des ambiances bien plus chaudes. La preuve dès Sie Liebt Mich qui te fait décoller en douceur sur une nappe de mélodie envoutante. Frühling tape dans le même délire mais cette fois l’arrivée du kick est plus rapide. Les simples petites notes de piano qui résonnent au bout d’une minute te donneront forcément un bon souvenir de la track. Zeit change par contre la donne : sur un sample fort proche de My Weakness (Moby) l’allemand pose son matos et déploie toute sa puissance. Long trip de 5,30 minutes, ce morceau est injustement méconnu selon moi. L’album se poursuit avec Kranich, titre plus orienté vers le calme ambiant de ton petit duvet. Selber surfe sur la même vague que Crazyness Of Myself, toujours le genre de sonorité bonne à entendre. Unterton est un monstre d’ambient, le genre de titre forcément présent sur une playlist de vacances. Smaragd conclue le Lp d’une belle manière : cette courte odyssée synthétique joue parfaitement le rôle qu’on lui a assigné. Je passe bien sur les quelques interludes qui pour moi ont peu d’importance et certains morceaux présents sur la version vinyle : et oui, Bpitch Control a sortis deux versions de Zeit toutes deux agencées différemment. J’ai un faible pour la version numérique mais les deux sont appréciables. Tournant majeur dans carrière, ce second album lance Kalkbrenner sous les tropiques loin de son Berlin natal et c’est tant mieux au vu du résultat.

Brennt (2002) est le maxi qui suit la sortie de Zeit. Mille excuses humble auditeur je me suis trompé : notre allemand a passé environ 1 an a écumer les soirées et autres teknivals de son gout. Cette absence s’est malheureusement fait sentir sur la production : on sent que l’allemand a eu une petite panne d’inspiration et un profond coup de mou. Brennt est un morceau plutôt sympa pourtant mais le délire de l’ambiance prend trop le dessus sur la force brute. Dampf parvient à remonter le niveau mais là encore sans réel coup de coeur. Les deux autres tracks du maxi sont quand à elle inintéressantes. Petite erreur donc, pas de quoi se tirer une balle dans le crâne non plus.

F.FWD (2003) : Derrière ces initiales mystérieuses se cache deux morceau bandant. Bandant dans le sens que le minimalisme a beau être poussé à son maximum je continue à me dire que ça envoie sévère jour après jour. Clairement orienté vers une Techno bien classique, F.FWD (titre éponyme) te plongera dans une transe de Raver pendant 7,30 minutes. Miles Away poursuit l’expérience et calme le jeu : produit sous MD (99% certain) ce titre est d’un barré sans égal. Content de voir que notre PK est de retour, surtout avec deux bombes comme celles ci.

Steinbeisser (2003) : Tu n’as pas le temps de te poser qu’un autre maxi pointe le bout de son nez. Pas des moindres d’ailleurs, on reste dans la tradition des deux titres et on garde le même niveau de production que F.FWD. Ah non attendez, on passe Mac 5 cette fois ci. Steinbesser surfe sur un délir quasi tribal saupoudré de pointes mélodiques jouissives. Les graves saturées font bientôt place à des kicks teigneux et à des petites pauses nécessaires pour se rétablir mentalement. Oui c’est efficace, oui tu passes ça à Neuilly passy on te prendra pour un tarré mais bordel ça déchire sa race ! Le pire c’est que ça continue avec Mundgucci. Derrière ce nom enfin prononçable (« Thanks Dutch ») se cache une petite bombe de speed, le genre de titre qui peu importe l’heure d’écoute te réveillera forcément et te poussera à allez clubber plus vite qu’un rat des champs. Il aura suffit d’un tout petit quart d’heure pour démontrer le talent de Paul Kalkbrenner.

Self (2004) : si il n’y a plus de bouffe on va à la Cafet’ ! Ok blague de merde, je sors. Plus sérieusement on est face au 3ième Lp du bonhomme donc on arrête de déconner et on se met à l’écoute. Tout le monde connait le célèbre et bon Dockyard donc je ne m’attarderais pas dessus. Je passe aussi les interludes de 2 minutes qui sont sympa mais pas très intéressantes à l’écoute casque. Je commence donc avec Page Three : on reconnait direct le style et ça sonne un peu à la Zeit. Bon point qui se poursuit avec Queer Follow, bouse sans nom qui ne mérite aucune description de ma part. Heureusement The Grounch arrive et on retrouve le sourire : retour vers la minimal et les graves bien hardcore que PK nous faisait il y a peu. Ah ça fait du bien tout d’un coup, on se prend une méchante claque mais on en redemande. C’est donc en absorbant ta dose que se lance Since 77. Plus reposant et entrainant que ça tu meures, les douces nappées mélodiques sont tout bonnement jouissives. Gros travail dans le mixage (ça se sent dès les premières secondes) et idée prodigieuse sont les crédos de ce titre. Marbles fait presque mal à tes tympans, les sonorités ont beau me rappeler Moby elles restent agressives (bien trop après l’expérience précédente). Le problème vient surtout (et a mon avis) de la tracklist qui est mal agencée, il aurait fallu placer le morceau en début d’album. Ah ah, on arrive enfin à Castanets, mystère total du sampling. Pourquoi je vous dit ça ? Et bien el padre et moi même avions un jour écouté une cassette de Dub qui comportait le sample en question sauf que par malheur aucun de nous deux n’a pris le temps de prendre note. Alors quand il s’agit de retrouver LE bon morceau sur 500 cassettes, « good luck and may the force be with you ». Ne tentez pas de chercher sur le net car j’ai déjà procédé à des fouilles industrielles et nul internaute n’a eu la patience de révélez le titre. Au delà de cette petite histoire fort sympathique Castanets est un très bon morceau, de la Minimal pure mais efficace. Je passe The Palisades et pour une fois je vous laisse écouter tout seul (et oui comme des grands).

Press On (2004) : Encore un maxi ?! Bordel il a une armée d’esclave sous ses ordres ou c’est moi qui bug ? Trève de plaisanterie, Kalkbrenner est un grand bosseur et prend du plaisir a enchainer les sorties. On retrouve le titre éponyme déjà présent sur Self. Surprise par contre avec John 3-21 : on reste dans le style du premier morceau mais cette fois on prend ça comme une belle invitation à bouger. Petite réussite donc, Bpitch Control a surement voulu se faire un peu de tunes par ci par là histoire d’arranger les fins de mois.

Tatü-Tata (2005) : déjà culte pour les fans de Kalkbrenner, ce maxi est un sans faute total. Vous me direz qu’avec deux morceaux c’est pas bien compliquer de réussis la mission. Et bien… Oui et non : Kalkbrenner innove non seulement avec Gebrunn Gebrunn tout comme il reste dans sa ligne directrice (et bien bonne) avec Tatü-Tata. Le premier titre est d’une puissance sans nom (quels kicks putin !) tandis que l’autre mise sur une montée presque dans le groove (oui oui écoutez bien les graves dans le fond). Point bonus, les vocales utilisés pour Gebrunn Gebrunn seront plus tard repris dans un des remix de Paulo (vous verrez dans une prochaine chronique).

Maximalive (2005) : POWAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA !!!!!!!!! Je vais être clair : mon live album préféré de techno, celui que j’écoute tout les jours sans jamais m’en lasser. Et ce qui me donne envie de péter une gueulante c’est que ce Lp (si on peut le qualifier comme ça) est totalement inconnu pour une majorité des fans de Paulo. Et oui, les hipsters auront toujours deux petits neurones pour suivre tout ce qui fait le « buzz ». Sérieusement je donnerais cher pour assister à un live de cette qualité : Kalkbrenner reprend ici tout ses plus grands morceaux (période Bpitch Control) et les mixes avec une aisance sans égal. Du pur talent de producteur allié à une prouesse de DJ. Composé de 3 parties (chacune d’elles comprenant environ 4/5 morceaux), ce Lp transformera ta piaule en rave party pendant une bonne heure, garantie illimité. On entend du Torching (« Ah ah, Yes Yes » sur des kicks bien fat), du Gigahertz, du Mundgucci, du Steinbesser, du F.FWD et pleins d’autres morceaux unreleased. Mais quel kiff quoi, on m’aurait donné ça à mes 10 ans j’aurais chialé de bonheur. L’une des meilleures voir LA meilleure sortie de Paul Kalkbrenner.

Reworks (2006) : album en version numérique, Maxi dans sa forme vinyle. Ici ce sont tout les potes à Paulo qui se lancent dans le remixage de ses productions. On a droit à tout les genres et c’est tant mieux car chacun y trouvera son compte. Outre Ellen Allien, Modselektor ou encore Agoria (et j’en passe) Kalkbrenner nous offre même un autoremix de Der Berserker (je préfère toute de même l’original). C’est un peu comme si toute la famille avait voulu rendre un hommage au mentor du label, au gas qui a propulsé Bpitch Control sur la scène Européenne de la Techno. Alors allume ton spliff et accorde toi une petite minute de silence en faveur de tout ce Crew de passionné.

Keule (2006) : Décidément la sortie de maxi à tout va est un des autres talent caché de PK. On se magne le cul de poser la galette sur la platine et c’est partis pour Keule. Chose rare dans sa carrière, Kalkbrenner use d’une panoplie de synthétiseur boosté a du 120 BPM. Etrange au premier abord, diablement jouissif après écoute approfondie. Atzepeng que vous connaissez surement (Berlin Calling bonjour !) marque un petit tournant dans le style de l’Allemand. On sent que la force brute de ses précédentes sorties fait peu à peu place à des lignes mélodiques plus intenses. Bonne ou mauvaise chose, à vous de voir ! Freund Blase arrive à la fin de la galette (vinyle si vous ne comprenez pas) : a moitié surpris, le titre ne se hisse pas dans les espérances tant attendues. Demie succès qui se rapproche du sans faute, Keule (le maxi hein) est un bon trip qui annonce de grandes choses.

Altes Kamufel (2007) : Maxi sorti avant Berlin Calling, on retrouve le maintenant célèbre Altes Kamufel mais cette fois en version longue. Autre point important, la présence d’Icl Muss Aus Dit Milieu Heraus (oui je sais c’est totalement imprononçable, surtout pour un breton). Belle surprise pour l’occasion, ce morceau de 7 minutes s’écoute avec plaisir. On se croirait même en plein festoch’ de Transe lorsque les mélodies débarquent. Encore un de ses Maxi qui rentre dans la catégorie du sans faute.

Camping 02 (2007) : Cette fois on a droit à un jolie Single. Der Senat s’enclenche et démarre tout doucement. Baignée dans la minimale, cette track surprend plutôt au premier abord. C’est éloigné du style de Kalkbrenner, on pourrait certes faire un léger rapprochement entre les sonorités mécaniques de Mundgucci mais ça en reste là. 6 minutes d’ascension électroniques dans elle plus grand calme et la plus grande finesse. Chapeau l’artiste.

Berlin Calling (2008) : Je dirais que 99% des personnes de mon âge (18 ans en clair) connaissent Kalkbrenner avec cet album/OST. Ce doux mélange de morceaux déjà connus (Castanets, Queer Follow, etc…) et d’inédits (Train, QSA, Bengang, Torted, Absynthe) dégage un putin de souffle jouissif. C’est varié et après avoir vu le film ça colle parfaitement aux scènes en questions. Que ce soit avec Revolte ou notre Paulo (alias ickarus) pète un énorme câble ou Torted quand sa copine et une de ses amies se tapent gros trip en boite, tout y passe. Clairement une des meilleures OST électroniques de la décennie, Berlin Calling est très vite devenu le symbole d’un Berlin paradisiaque et d’une Allemagne porté vers la Techno. Et bon dieu que ça fait du bien ! Qui n’a pas chantonné les lyrics de Sky and Sand ?! Qui n’a jamais écouté le moindre morceau de cette OST ?! Petite piqure de rappel, l’album est disponible en version numérique (logique quoi) mais aussi en Vinyl (3 maxis vendus séparément de mémoire).

Bingo Bongo (2008) : accrocheur comme nom tu me diras. La première track éponyme rentre dans cette idée de « tu mixe n’importe quoi et ça donne du n’importe quoi ». Un peu comme si tu déballais une groovebox et que tu te lançais dans un paquet d’expérimentation. Schwere Ware tape quand à elle dans le dark : graves et mélodies acides sont les deux piliers du morceau. Enorme tube pour after selon moi, ce deuxième titre est injustement méconnu du grand public.

Icke Wieder (2011) : Détesté par une masse de fan en délire, ce 5ième album est un cas à part dans la discographie de Paul Kalkbrenner. Non pas qu’il soit forcément brouillon, loin de là d’ailleurs, ce Lp comporte pourtant son lot de surprise : Böxing Leise, Gutes Nitzwerk ou encore Kleines Bubu sont de très bon titres par exemple. Malheureusement il y a aussi tout un lot d’erreur : Des Stabes Reuse ou Jestrüpp sont proche de l’hérésie si l’on se fie à la carrière prospère de l’allemand. Album « moyen », Icke Wieder trouvera ses partisans chez les nouveaux venus dans la Techno : c’est un bon moyen pour rentrer dans la sphère électronique en douceur. Je décerne toutefois un point bonus pour Der Breuzen et la claque que le morceau envoie.

Guten Tag (2012) : Ici l’ami je t’invite à jeter un oeil sur ma précédente chronique. Allez, c’est détaillé et tu trouveras sans doute les réponses à tes questions. Clique ici

Voili voilou, cette chronique sur la carrière de Paul Kalkbrenner s’achève ici. Je suis bien conscient que j’ai oublié pas mal de choses : entre les remixes et les inédits de A Live Documentary ça fait un paquet de truc. Mais croyez moi une autre chronique sera nécessaire afin d’en parler convenablement. J’espère avoir éclairé une partie d’entre vous sur cet artiste talentueux qu’est PK. Je remercie aussi les gens qui prennent le temps de ripper leurs vinyles pour ensuite les poster sur youtube (et ce gratuitement). Ces personnes là sont vitales pour analyser la carrière de tel ou tel personne dans la Techno. Sur ce fête bien ça l’ami, dis toi que tu trouvera forcément ton bonheur dans cette masse de maxi/Lp/OST/single 😉