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Chronique : NU

Nu

Dans le flot de sorties de ce début d’année se cache quelques petites merveilles qui méritent un léger détour. Un gros détour même si on prend l’exemple de NU. Si notre cher allemand a déjà écumé toute l’Europe avec ses Set dévastateurs il devient vital de faire une petite pause histoire de voir ou il en est niveau studio. NU se détache clairement de la masse dès les premières secondes d’écoute : on surf sur un immense amas d’inspiration tout en restant dans la carte de la finesse. Si certains voient là un paris irréalisable, l’allemand prend un énorme plaisir à nous contredire. Rolf Fabian Laumer (la personne en question) est le genre de gas ultra discret qui ne donne aucune information à son sujet. Point d’interview et encore moins de passage à la TV, le mystère reste total. Enfin pas vraiment puisque ses productions laissent entrevoir un semblant d’information si on prend le temps de faire gaffe aux détails. Allez l’amis, laisse toi embarquer dans l’expérience et prépare le calumet tu vas être servis !

(2008) Voca : Ce petit maxis de deux morceaux (l’un de Nu, l’autre de Mo’Joe) laisse entrevoir les débuts d’une carrière prestigieuse (non non je ne déconne pas). Derrière la sobriété de Voca se trouve un morceau de 10 minutes tout bonnement envoutant. La fibre électronique est présente mais très vite on se demande ou il a pu trouvé les divers samples et boites à rythmes nécéssaires à la composition. L’envolée se fait douceur et te fait tripper pendant les 5 premières minutes. Ce petit amuse bouche cède toutefois la place à une seconde partie beaucoup plus envoutante. Oui oui tu te surprendras même à attendre comme un drogué la petite mélodie qui te fait tant sourire. Efficacité, simplicité, originalité, BOUM dans ta face.

 (2009) Viento : Ah sayais on a enfin droit à une galette un peu plus remplie. 3 morceaux de 7 à 9 minutes voilà de quoi se faire plaisir en rentrant du boulot. La Fuente t’introduit dans sa sphère encore une fois en douceur : NU cherche à te faire rentrer dans son petit univers de sonorités toutes plus dingue que les autres. Si ce premier titre fait son effet c’est aussi grace à un léger changement d’orientation : les graves sont bien plus présentes et s’accordent parfaitement avec la petite flute à partir de 3 minutes. Le coté tribal est aussi une des raisons pour laquelle le morceau s’écoute bien. Sangre n’apporte cependant pas de réelles nouveautés, le vocal mis en boucle aura peut être le don de te faire décoller mais le coté instrumental du titre reste timide. Trop timide d’ailleurs, la simplicité a ses propres limites. Certains aimeront d’autres moins, c’est à vous de voir. Razones arrive à la rescousse et rétablie très vite les bases : on retrouve bien heureusement le talent du producteur mystérieux. Le rythme a plus de peps, les montées mieux maitrisées, yepa yepa il est de retour.

Sorry, pas d’intégration possible pour ces vidéos donc clique sur le lien.

(2011) We Love The Sun : Une pause de deux ans fait toujours du bien. La preuve avec ce maxis tout bonnement jouissif et qui se hisse dans le top de ses créations. Jo Ke vient donner un coup de main par la même occasion et c’est tant mieux. Véritable tournant dans sa carrière, Nu s’attaque enfin à une symbiose entre vocal et instrumental. Who Love The Sun démarre en trombe sans te laisser le temps de réagir : c’est agressif sans l’être réellement, un peu comme si on vous passait du classique sur un sound system de Ravers. Aucun choc notoire à l’horizon l’amis, retiens uniquement ton souffle à l’arrivée des 1,55 minutes du titre parce que tu ne pourras plus reculer sur la piste. Le remix d’Acid Pauli tape dans le même délire sans non plus dénaturer le mythe : la structure du morceau colle au passé du bonhomme, les bonnes graves bien lourdes accompagnent une partie vocale tout aussi bonne. Le morceau de base ou son remix trouveront forcément des adeptes. Dance In My Pants t’invite à bouger d’une autre manière et ce sans faire tâche sur le maxis. Ton petit crâne se souviendra longtemps de ce titre surtout si tu es dans un état second. Alors, satisfait ?

(2011) Fool : même année, même label, même producteur. Le trio de choc pour tout label en quelque sorte, surtout quand l’artiste se révèle être un petit génie. Yerbal mériterait à lui seul un flot de récompense : sur un sample tiré d’un trip en pleine forêt d’Amazonie vient débarquer des putins de graves juste bandantes. Ambiance teknival à la forêt de Brocéliande bon dieu ! Trève de plaisanteries le titre est simplement la petite merveille à dégainer en début de Set pour faire bouger la foule. Manque plus que des champignons et t’es bon. Jo Ke est de retour sur Fool pour notre plus grand plaisir : ultra mélancolique, ce second titre laisse un temps de repos après la claque du début de maxis. C’est encore une fois maitrisé et diablement mixé, du NU dans toute sa splendeur. Soltero restera d’ailleurs dans le même esprit et t’achèvera un bon coup.

(2012) This Land : Ah que de souvenirs en écoutant This Land. Ce maxi (encore ?!) comporte de belles perles toutes plus bonnes que les autres. A commencer par la track éponyme qui du haut de ses 9,40 minutes vient abaisser ton rythme cardiaque en flèche. Tu te retrouves même à être envoutés par le combos Grave/Vocales toujours aussi efficaces. C’est sans aucun doute le morceau le plus accessibles de Nu pour monsieur tout le monde. All That Sound est plus orienté vers les club même si sa longue introduction de 2 minutes laissait présager une belle épopée. Ah merde c’est encore une tuerie au final. A l’état pur. Jouissivement jouissive. Enfin bref je m’égare. DUBomat change d’univers mais aussi de contrée, le Brésil est cette fois la destination de NU. Oubliez le principe de nationalités, Nu te fait voyager n’importe ou et quand il le désire. Te voilà plongé en plein festival sur les plages de Rio, 3 grammes dans le sang mais toujours de l’énergie à donner après 10heures de teuf. Et oui c’est NU qui te met dans cet état là. Eyeflower s’adresse quand à elle aux amateurs d’After chargé à coup de substances toutes plus diverses que les autres. Mais bordel, tu trippes alors à quoi bon arrêter le son ?

(2012) About Love : C’est chez Katermukke que Nu vient cette fois poser son matos. Encore un maxi tu me diras, le bonhomme semble maître en la matière. Mais bordel que c’est bien produit, pourquoi reste il dans l’ombre ?! On en sait strictement rien mais sa carrière va être amener à décoller par la suite. La Sirena Negra illustre tout son talent en 7 minutes : une profonde connaissance des rythmes, des vocales minimalistes en boucle, des sonorités chaudes, et etc et etc… La recette sera toujours la bonne même dans 3000 ans. About Love se lance que tu es déjà à sautiller comme un petit fou dans ton salon. Le son a beau être sérieux dans l’esprit, sur la forme c’est bien sympa. La consécration rythmique de NU se trouve cependant dans Kleiner Prinz. Troisième titre de la galette qui dure à peu près 8 minutes, la touche de swing nécessaire à te propulser sur la piste est bien présente. On continue à entendre ces fameux vocales tous plus fous les un des autres mais nom de dieu ça marche quoi ! Histoire de te laisser te reposer NU t’a concocté Cielo, magnifique conclusion qui t’entrainera sur les hauts nuages du 7ième ciel. About Love marque un échelon gravis, un peu comme si l’allemand s’était soudain rendu compte que ses productions pouvaient coller avec des images, même dans le creux de ta tête.

(2012) Places EP : C’est au tour de Sprinkler de recevoir notre pote NU. Je vous le dit depuis tout à l’heure mais le bonhomme est habitué à changé d’air. Mais plus le temps passe et plus il est productif : 4 morceaux inédits rien que pour ce maxis. On lance la sono pour arriver sur Places, titre hypnotique et bien répétitif de 5 minutes. Enfin oublions le terme répétitif, la seconde moitié du morceau voit débarquer une armada mélodique accompagné de la douce voix de Julia Go. Apprenez bien la leçon apprentis producteur, c’est la démonstration même de l’efficacité. Kaiser continue ainsi l’épopée mais pas dans le bon sens malheureusement : certes on est à force des écoutes devenu accro aux samples et autres effets bien loufoques de NU mais dans le cas présent on est plus face à une maquette qu’au master. Petit raté voyons, ne soyez pas aussi impitoyables. Schmerz est le genre de son à pouvoir aisément jouer le rôle de transition entre le before et ta soirée. D’un coté tu as la longue série de kick bien fat qui t’explose la tête, de l’autre les vocales entrainant. Fais ton choix, avec un peu de chance tes potes adhèreront au concept. Amor conclue la sortie de belle manière. Nu est clairement un producteur ambitieux capable de mélanger tout les genres et inspirations sur terre mais pour moi il manque encore l’image. Oui Amor pourrait aisément figurer dans la bande son d’un grand film. De le Deep House comme peu savent en faire.

(Malheureusement point de vidéos ou de Soundcloud du maxis, à toi de chercher sur le net)

(2013) Four Season Album Episodes : Cette chronique a été en grande partie rédigé dans le but de vous faire connaitre cet album. Ou plutôt cette série de mix. Ou plutôt cette série de mix entièrement faite de ses productions. Oui c’est Nu derrière ces 9h40 de sons. Un mec et une dizaine d’heure de teuf. Un pari extrêmement risqué et relevé haut la main : c’est très simple, prenez la crème de la crème des précédents maxis, mariez la avec un flot de titres unreleased et mixez ça d’une belle manière et c’est bon. Non sérieusement cet exploit est clairement une des choses à retenir de l’année 2013. De l’excellent Otonio (celui le plus ouvert sans doute aux nouveaux venus) à La Prima Vera en passant par SOL pour terminer sur Lluvia Blanca, bref du délire du délire. NU repousse les limites des formats actuels et invente carrément une nouvelle pratique. Certains critiqueront la longueur ou encore la ressemblance des morceaux le long de tel ou tel mix mais croyez moi vous êtes dans l’erreur : le talent de NU réside dans le fait qu’il peut te faire passer le dit mix comme une seule et unique track. Et c’est ça l’intérêt justement, tu clique sur play et c’est partis pour une aprem’ tranquille à vaguer à tes occupations sans regarder ton  macbook. Du grand art, la leçon à retenir par dessus tout.

(2013) Carat EP : Ayant eu la chance (plutôt le réflexe) d’acheter le maxis en Vinyl dès sa sortie j’ai pu en profiter quelque temps. Comme d’habitude de la grande maitrise même si les deux premiers morceaux (Abre et Sleepsong) ne resteront pas forcément dans les esprits. Dans le cas contraire c’est bel et bien Carat (version originale plus le remix) ainsi que Emarceva qui récoltent la palme. La pointe de classique du premier t’apportera forcément le calme nécessaire tandis que la reprise bien loufoque du second te relancera sur la piste. C’est agréable d’écouter NU, avec lui on est sur et certains de ne jamais en sortir dégouté.

(2014) Saga Chapter One : Fidèles, il est temps de partir en croisade pour défendre notre cher et magnifique BAR 25. Et oui, s’il a disparu il y a déjà quelque temps son esprit reste lui bien présent. Après une série de maxis, un album-mix de 9h40 et une masse de lives à travers l’Europe NU est de retour. Et les nouvelles sont bonnes, on aura encore droit à un album-mix. Hein quoi, c’est déjà disponible et gratuitement ?! Oui ça l’est l’amis, fonce sur son souncloud pour télécharger l’oeuvre et magne toi d’allumer ta sono. Le premier chapitre concentre à lui seul une bonne trentaine de morceaux. L’évolution réside dans la diversité de l’ensemble : multi inspirations, multi genres, multi rythmes, bref le Saint Graal de tout amateur de Deep House. Et attend l’amis parce que c’est pas finis, la suite est en chantier. Quand je te parle de Saga on en est actuellement qu’au premier chapitre ce qui laisse présager de bonnes choses pour la suite.

https://soundcloud.com/n-u/saga-chapter-one

La encore Soundcloud m’empêche d’intégrer certains contenus (tout comme youtube) donc n’hésitez pas à allez fouiner sur le net histoire de trouver les morceaux manquants.

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Panda Dub – Psychoidub

Il est rare de voir du renouveau dans la dub, mis à part quelques perles (du genre de Molecule par exemple). Mais aujourd’hui, et ce par le biais d’un amis, j’ai réussis à dégotter du lourd : Panda Dub, un mec de Lyon qui compose seulement avec un ordinateur, Reason et 2 trois trucs par ci et par là. Et le résultat est époustouflant, un mélange subtil de sonorités et de graves bien maitrisées, il n’y a rien à dire si ce n’est qu’on prend juste un putin de pied ! Pour les curieux, l’artiste a fait déjà plusieurs albums, tous (ou la majorité) disponibles gratuitement sur le site du label, donc foncez !

Paul Kalkbrenner – Guten Tag

Guten Tag

Notre allemand bien aimé a enfin sortis son album, Guten Tag, disponible en de multiples versions ( le vinyle me donne bien envie de passer à la caisse d’ailleurs). Alors qu’en est-il de ce nouvel opus ? A t-il réussis à remonter le niveau par rapport à Icke Wieder (qui certes était un bon album de techno, mais demeurait bien en dessous du résultat de Berlin Calling) ? C’est ce que je vais tenter de vous expliquer, et pour rassurez les impatients, « mister kalkbrenner » est revenu à sa grande période de succès !

Mais place à la petite chronique : on le rappelle, Paul est dans le milieux depuis les années 90, et a alterné différentes périodes : certains parlent d’avant-Kalkbrenner et d’un après, pour ma part je resterais en dehors de cette vision même si l’artiste a su alterner « Techno bien agressive » à une « Techno plus mélodique ». Cette dernière partie a lancé son succès, et je trouve dommage qu’on ne parle pas de ses EP comme Chrono ou dB+ qui pour moi sont de pures merveilles.

Enfin bref, Guten Tag est là, autant admirer la galette ! On se lance donc avec Schnurbi, titre introductif a l’album : bizarrement, cela fait penser au thème de « Batman The Dark Knight Rises » mais en plus planant, moins appuyé sur les basses. Je suis peut être le seul à penser ça, mais dans tout les cas ça me plait ! On poursuit ensuite avec Der Stabsvörnern (essayez de le dire rapidement, franchement impossible). Malgré ce nom bien ancré dans la langue Allemande (c’est sur que c’est pas de l’italien), cette track  est peut être une des plus grosse claque de Guten Tag. Avec des graves bien lourd, un kick unique à notre Paul adoré, et une  belle petite mélodie qui vient s’installer en milieu de morceau, on peut juste dire chapeau. C’est surprenant car ça diffère légèrement de son style général, mais on applaudis cette vague de fraicheur ! Kernspalte passe juste ensuite pour détendre l’atmosphère. Track de transition, elle apporte aussi son petit charme même si on garde encore en tête le rythme du morceau précédent. Spitz-Auge continue dans l’esprit de l’album : un titre ravageur basé sur des graves bien lourdes et saturées. On réussit a entendre vers le milieu du morceau quelques notes bien similaires à celles de Aaron, célèbre morceau présent sur Berlin Calling. On est content mais l’on se dit que Paul aurait pu faire mieux, bien mieux même.

On enchaine donc très vite sur Globale Gehung, autre morceau transitoire. Les fans les plus acharnés laisseront défiler, les autres décideront de passer à la suite. Et cette suite, c’est Das Gezabel. Petit rappel, Paul l’avait présenté bien avant la sortie de l’album, illustré d’un beau clip. Cette petite perle se base essentiellement sur le coté mélodique : on retrouve la pate kalkbrenner, mais en plus léchée, plus aboutie. On ne peut qu’en tomber sous le charme bien entendu, c’est l’aboutissement d’une carrière qui a su évoluer et emprunter de nouvelles portes, étapes bien compliquées dans le monde la Techno. Vörnern-Anwärter nous fait quitter ce petit monde sur les nuages pour quelque chose de plus basique. Avec ses 3 minutes, le morceau peut paraitre bien court, mais le choix est résolu : présenté sous la forme d’une instru’ répétitive, on est très vite surpris par cette idée bien barrée. Je doute que Paul passe cette track en live (peut être trop calme pour la foule), mais pourtant la démarche pourrait être originale (à condition d’en faire une sorte de mashup je pense). Vörnern-Anwärter est ainsi un vraie petite perle réservée à l’élite des fans. On continue avec Hinrich Zur See : plus classique, la track séduira le commun des mortels en tout cas. Encore une fois, l’aspect mélodique est bel et bien présent : c’est travaillé et ça peut rappeler l’excellent D.E.E.P de l’allemand. N’attendez donc pas un morceau tout en puissance, ici Paul joue la carte de l’envoutement, de l’ambiance.

Der Buhold arrive justement pour donner un coup de fouet à tout ça. Le morceau se présente avec un kick bien bourrin, mêlé plus tard par une sublime mélodie, encore une fois typique de l’artiste. A 2,12 minutes, c’est même l’orgie auditive ! C’est après ces 5 minutes de pur plaisir que se lance Speiseberndchen. Orienté vers un rythme bien plus posé (au début en tout cas), la track pourra aisément se placer dans les playlist d’avant-soirée. Ni trop calme, ni trop hard, cette petite pause dans l’écoute de ce Lp est vraiment bien pensée (encore une autre idée géniale de Paul tient). On passera Fochleise-Kassette qui fait tellement penser à Coldplay que l’on se demande pourquoi les Anglais n’ont pas cherché à porter plainte (non plus sérieusement, ces 30 secondes de mélodie auraient pu être facilement enlevées de l’album). On se change ainsi les idées avec Trümmerung, autre perle du Lp. Apothéose, voilà le mot qui conviendrait : avec un BPM bien élevé (ne voyez pas non plus une piste de Hard-Tech), on est très vite soulagé par l’incroyable talent dont dispose Paul : ça peut paraitre basique (et même répétitif à la longue) mais je demande a voir la tête des détracteurs en plein live ! Parce qu’avec le rapide aperçu du Festival de Berlin (là ou justement je vous avais dit que Paul avait passer cette  même track), ça claque à foison ! Datenzwerg nous permet ainsi de faire une petite pause dans cet enchainement de festivité. Les 30 secondes peuvent cependant paraitre bien courtes. On renchaine alors avec Schwer Verbindlich, véritable clin d’oeil à la bande son d’American Beauty (les petites notes de synthé, le rythme ou encore les petits effets par ci par là). On en sort avec un gros ou sourire aux lèvres pour aborder Der Ast-Spink. Bien plus agressif, le morceau montre le coté sombre de Paul : une petite réverb’, des graves bien lourdes, une mélodie toute simple qui se marie avec élégance avec le reste du morceau, non il n’y a rien à dire, encore une autre merveille de Guten Tag. Des Bieres Meuse a la lourde tache de nous faire oublier  la bombe précédente, mais ça ne marche pas. Track optionnelle, on aurait bien pu s’en passer pour directement arrive à Das Gezabel De Luxe, conclusion de l’album.

Et en parlant justement de cette conclusion, ce dernier morceau est vraiment étonnant : une guitare acoustique bien rythmée, de bons kicks bien placé, de la mélodie typique à la  Kalkbrenner, tout y est ! Un hymne du Far-West version XXIième siècle, à vous de voir, mais dans tout les cas, on ne pouvait pas trouver meilleure fin à cet incroyable Lp. Et c’est ça que Paul arrive à parfaitement gérer : une performance sans aucun temps mort (on oublie les 2 ou 3 transitions), un renouvellement de son style (bien sur n’allez pas voir par là un scindage de sa carrière, non, je parle plus d’un aboutissement de ses talents et de son savoir faire). Parce que l’ami n’a pas finis de nous faire bouger, sa longue tournée de 2013 à travers le monde étant là pour nous montrer qu’il ne déconne pas avec les Live : il l’a dit lui même, sa conception de la musique passe forcément par la foule, il est née dedans et ne parviendra jamais à s’en séparer. Paul Kalkbrenner nous livre ainsi un magnifique Lp, sans doute à classer dans le top 10 des albums de l’année. C’est certain, ce nouvel opus se vendra comme des petits pains (grosses distributions prévues) et pas mal de gens viendront critiquer cette « industrialisation de l’artiste » : rien à foutre, Guten Tag est et restera une perle, à vous de voir dans quel état d’esprit vous l’écouterez, mais autant vendre en masse une bonne production que de se taper les sortis pouilleuses de Steve Aoki !

Zero 7 – Give It Away

En terme de relaxation, ou même de plaisir d’été, j’ai dégoté une sacré merveille il y a quelques temps et je m’empresse donc de la mettre sur le blog. Au gré de mes favoris Soundcloud, parfois c’est le bordel pour retrouver les musiques que je veut écouter, mais celle ci est vite revenu dans mon esprit. Le genre de track a passer en été, sur une belle plage (ou peu importe) avec un paquet de potes pour se poser quelques minutes. Chapeau à la petit guitare qui donne tout le charme et aux multiples petites mélodies à la fin du morceau, le voyage est pleinement assuré !

Aeroplane – In Flight Entertainment

 

 

Je partage aujourd’hui avec vous une compilation qui m’a marqué l’année dernière et dont je viens de remettre la main dessus. In Flight Entertainment est et restera une des meilleures compil’ de l’année 2011 selon moi, en tout cas pour ce qu’il s’agit de la Nu Disco, et pour tout fan du genre on ne peut pas passer inaperçu face à cette merveille. Aeroplane (déjà bien connu en Europe pour ses productions énormissimes) rassemble ici les morceaux de ses amis, collaborateurs et même d’illustres inconnus sur une galette. Composé de 13 tracks, certaines exclusives (comme Save Me Now d’Aeroplane ou encore Foolishness (Vocodub mix) de Bxentric), permette très vite de se laisser emporté par le talent des différents artistes : rien n’est à jeter, chaque track dispose de son propre esprit. Aeroplane à en quelque sorte lié ces différentes petites merveilles pour notre plus grand plaisir. On se régalera du petit coté nostalgique de Take Me Home, de la claque qu’est Snakes Head, du synthé typique 80’s de Through Thorns To The Stars ou encore de la nervosité de Let’s Burn It All. Pour ceux qui désirent acheter le vinyle, celui ci est disponible sur discogs sous la forme de deux 12″ ou d’un CD ici.

Franchement, ça en vaut la peine, de plus ça permet de soutenir Eskimo Recordings, le label d’Aeroplane et de pas mal d’autres collaborateurs présents sur cette compilation. Sur ce, et comme l’aurait dit notre chère Barry White, « Let The Music play ! »