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Mind 80 #19 « Peregrination d’un joyeux luron « 

Le guerrier silencieux

Cette 19ième playlist sort un peu des sentiers battus : les amateurs de Techno en sortiront peut être ravis, d’autres auront reconnus certains « comportements » typiques des soirées du genre, bref l’heure est à l’humour. Il y a en grande majorité de belles pépites de Techno qui m’ont durablement marqués cette année mais la fin de playlist comporte aussi quelques sons plus soft et plus accessible pour le commun des mortels. Libre à vous de suivre la petite histoire inventée par mes soins, ça n’est qu’un petit accompagnement destiné à vous donner le sourire. Bonne écoute !

Le label anglais Digital Tsunami regorge déjà de bonnes pépites mais la surprise fut totale avec le mix de ce cher An-I. Pour les plus curieux celui derrière cet alias n’est autre que Lee Douglas, un génie touche à tout capable de déchainer les septs enfer avec la montagne de matos à sa disposition. Ça se ressent particulièrement sur ce mix d’ailleurs, la touche analogue fera toujours des putins de merveilles.  Si tu es à la recherche de sonorités qui oscillent entre le punk, la new beat (5% pour être précis), la techno et un soupçon d’électro-clash (pardi!) tu es entre de bonnes mains. Mention spéciale pour la track à 22min et son groove galactique !

SITUATION : 21h23, bide remplis de pattes carbo’ cuisinée à l’arrache 38minutes avant, sourire en coin qui démontre ton envie pressante d’allez te prendre un demie au bar, un désir exaucé après 1minute14 d’attente parce que Melissa (17ans, blogueuse mode, hipster kékoide superficielle) draguait le serveur dans l’objectif de nouer un contact professionnel (sexu….). Tu gardes cependant foi en l’humanité et décide de continuer à danser.

 

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Toute en puissance. 14anger & Dep Affec nous avaient déjà habitués à des sorties méchamment vénère de chez vénère. Ils récidivent ici avec ce qui pourrait s’apparenter à « l’OST d’une 3ième guerre mondiale en 2034 » : littéralement Eye Trap a tout le potentiel pour transformer une foule de Techos en joyeux lurons tous plus déchainés les uns que les autres. Et c’est justement ça le délire.

SITUATION : 22h56, 1 bon stick et 3 bières t’ont mis dans un début de zion plutôt agréable, soudain le tonnerre retentit quand un mur de grave s’éclate en plein dans ta tronche. Plusieurs aventuriers comme toi hésiteront dans l’attitude à employer :

  1. Foncer comme un déluré (à savoir danser comme un joyeux primate bloqué dans le groove mais complètement furieux, vu de l’extérieur personne ne comprendra mais vu de l’intérieur c’est la guerre psychique totale)
  2. Demander le 50/50 (tu alterneras entre micro-sessions furieuses et descente de ta pinte en vitesse subliminique, et oui il faut tout de même garder son image un minimum préservée dans ces moments de chaos et tu as très soif. Tellement soif que tu te décides à emmerder tout le monde en te ramenant au premier rang et, au passage, en renversant la moitié de ta pinte sur d’innocentes petits âmes. Voici Ryan, petit con en école de commerce prêt à tout pour montrer qu’être ravagé c’est encore mieux quand tu fais le bon enculé)
  3. Jouer au « squatteur de tabouret » (beh oui tu vois tu as galère 17minutes pour pouvoir reposer tes pattes et tu commences à découvrir la faune et la flore du bar, peut être qu’il y a moyen de procrastiner sait on jamais, en plus les shots ne sont qu’à 7euros c’est pas cher, c’est pas comme si il y avait 500 personnes dans la boite et que tu faisais chier à bloquer le passage. Doux connard.)
  4. Tu y vas timidement (Jean Christophe, bouge ses bras dans un petit mimick sympathique mais tente avant tout de chercher une présence féminine, eh oui Jean Christophe pense avec sa bite et n’en a rien à carrer de la Techno, c’est un con tout simplement. Un con qui se donne un genre mais un con)
  5. Tu cries de joie (tu gueules des « allez la » qui emmerdent tout le monde, méritent une grosse paire de claque et surtout font perdre foi en l’humanité. 4h après le Kevin ayant choisis cette option sera raide mort, même plus capable de danser et réduit à l’état d’une loque déshydratée. Repensez à Frodon qui épargne Gollum et vous comprendrez la situation, la pitié l’emportera toujours)
  6. Tu continues ton chemin (« eh eh cé ti que cé aussi simple »)

 

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Prenez Moby, souvenez vous que le mec a pondu l’un des plus bel album de Trip Hop qui existe, qu’il a récidivé par la suite et s’est forgé une carrière ô combien gigantesque. Pour beaucoup on l’imagine comme un mec plutôt cool, le genre de gars posé en studio, un bon spliff au bec et une innovation débordante. Sauf que voyez vous le gugus avait déjà fait ses faits d’armes dans la Techno depuis bien longtemps : preuve en est l’un des morceaux les plus givrés que j’ai pu écouter dans le domaine n’est autre que son excellent Thousand (check du padre). Un classique que Perc a subtilement repris en apportant sa petite touche.

SITUATION : 00h23, tu es raide mort et vainement conscient mais tu est dans un kiff auditif des plus total. La soirée n’en est encore qu’à ses prémices ce qui te donnes une joie de fou, un oublie total de l’existence de cours le lendemain (ouh le vilain TD) et surtout une envie de faire la fiesta comme un joyeux petit fou. Continue aventurier, ton chemin est loin d’être terminé.

Leçon de mathématique : 1993 -> (HARDCORE TECHNO+ MOBY) +  (PERC -> EDIT) = CAISSONS EN MIETTES/FOULE EN DÉLIRE.

 

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C’est fou de voir que 5 ans après Renart continue de foutre de grandes paires de claques aux plus grands. Son remix de The Dead Mantra a cette fois ci explosé les compteurs : je ne sais pas si on peut parler de Techno ou de Hardcore, le son du goupil a assurément une ambiance à part dans le paysage de la musique électronique actuelle. Voyez la track comme un voyage galactique à vitesse lumière : extrêmement brutal, fondamentalement intriguant, la mention spéciale revient aux notes stridentes en fin de morceau, la cerise sur le gâteau qui te fait comprendre que tu n’écoutes pas n’importe quoi.

SITUATION : 3h36, Jean Christophe désespère mais persévère, Ryan et Kevin sont tout deux dans le chaos mental tandis que la 3ième vague de « squatteurs de tabourets » s’est décidée à allez danser « à la lounge » sur du gros son. Melissa a fait d’incroyables photos de l’Event et est fier d’être allez en backstage (votre imagination fera le reste). La situation est paradoxalement délire : d’un côté les quelques vétérans encore présents, de l’autre les nouveaux venus assez déroutés par le choc émotionnel et l’ambiance surréaliste des lieux. Mais c’est pas grave, tout le monde s’éclate et dans l’ensemble c’est un peu l’apothéose de la soirée.

 

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Si vous avez écoutez un à un les sons précédents avec une bonne sono’ alors vos tympans vous remercient. Partons vers quelque chose de plus soft, de plus aérien : « coucou la trance ». Hallucinogen (pas les champis, l’artiste) est l’un des piliers du genre, les connaisseurs reconnaitront d’emblée ses productions. Pourquoi cette track ?  Parce que Starling Black Mabel est étonnamment minimaliste mais tout aussi entrainante et fun. Pas de réflexion, tout est dans l’intuition.

SITUATION : 4h47, gueule enfarinée mais toujours dans le groove, tu demandes une mi-temps mais tes potes te font signe qu’ils préfèrent largement s’enquiller leur dernier stick avant de bouger chez Sylvain, une connaissance hétéroclite qui promet du gros son et une fin de soirée prometteuse. Aventurier sois vigilant, les autres « Concreteux et Techoide » sont à proscrire tout comme les afters à l’autre bout de la ville (tes jambes ont déjà souffert). A part ça un léger vent de fatigue t’envahis et tu observes les requins tourner autour de Cindy (20ans, étudiante en Psycho polyvalente et pleine d’énergie). Tu comprend le petit manège en jeux, souris, puis continue ton chemin.

 

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Encore lui ! J’insiste checker le sur Discogs voir ma chronique précédente (ici). Toujours dans des sonorités trances.

SITUATION : 5h22, Bob arbore son stick dans une longue conversation sur les dérives politiques du couple Balkany. Pendant ce temps tu phase sur la playlist youtube lancée par Sylvain (25ans, DJ et producteur de Trance, N°2765 sur la liste nationale des « gars sympa mais bien trop dans leur délire »). Le gang des requins s’est considérablement réduit, passant de 5 congénères à seulement 2. Les perdants descendent une bière en guise de consolation, les gagnants eux choisissent de redoubler d’effort dans la bataille finale. Tu es bien, terriblement bien et tu commences à lorgner le canapé. Ton ventre t’appelle, le détour au macdonald du coin commence à germer dans ton esprit. Tu lances l’appel à Steven qui lui aussi est à la recherche d’un casse dalle rapide. Bonne résolution.

 

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Alias résolument perché (les Borgs doivent y être pour quelque chose) Gnork va te transporter sur un doux petit nuage de fraicheur. Mêlant une bonne recette à l’ancienne avec des sonorités plus synthétiques Lose Control porte à merveille son nom. Envolée auditive, voilà les qualificatifs de cette petite pépite.

SITUATION : 6h26, ton ventre est repue et tu es sur le chemin du retour. Tes potes sont repartis à pied ou pour les plus chanceux en metro/tram/bus. Tu as quitté l’after depuis 41minutes et la fatigue t’envahis pleinement, minute par minute. Bob s’était endormis, Cindy avait décliné l’offre de Steven (qui déçu, avait décidé de rentrer lui aussi). Sylvain avait mis un terme à la soirée 23minutes après ton départ en raison des voisins qui faisaient chier la planète. Tu observes les quelques vétérans sur leurs chemins de retour respectifs. Tu décides de mettre tes écouteurs pour passer le temps, qui sait tu auras peut être l’âme d’un philosophe en marchant dans cette ville que tu connais tant. L’ambiance est surréaliste : pleinement déphasé du monde réel tu regardes les lieux se réveiller progressivement. Tu atteints ton appart’, te brosse les dents et sombre dans les bras de morphé en 2minutes. Ton parcours, ô grand aventurier, prend fin. Une autre épreuve t’attend pourtant le lendemain.

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Mind 80 #13

Bud Le Vénérable

Il était temps que je sorte cette satané playlist les amis, il était grand temps. Au programme pas mal de Tech’ triée sur le volet, on ne change pas la recette gagnante après tout. Il y a beaucoup de choses que j’aurait pu rajouter dans le même temps mais je garde quelques surprises pour la suite de l’année, on est pas pressé !

Randomer était déjà présent dans ma bibliothèque depuis quelques temps mais malheur à moi j’avais oublié son excellent titre « Stupid Thing I Do ». Je me rattrape donc, mon meilleur pote m’a relancé sur le sujet et c’est ainsi que ce monstre de Techno à la Old School se retrouve en tête de cette 11ième playlist. Ta mission : encaisser les kicks bien fat de ce tube en puissance, Randomer a sorti les grosses machines pour l’occasion !

 

Toute personne qui suit un tant soit peu les Boiler Room ou autres events du paysage de l’Underground de la Techno ont entendu ce bon vieux « Model 1 » de Truncate. Utilisé par pas mal de vieux squales pour raviver les DJ Sets, cette track reste sobre et puissante et fait office de Tool parfait pour renchainer dans ton mix. Une recette classique certes mais qui dont on ne s’en lasse pas.

 

Ah ah passons maintenant à la vitesse supérieure avec cet énormissime « Corp » de Markus Suckut. Déjà entendu (et longtemps introuvable) dans la Boiler Room du paternaliste Len Faki, l’effet qui se dégage de ces 7minutes de Techno à l’Allemande est tout bonnement hallucinant. Tu te retrouves pris dans les rouages d’une machinerie prête à tout faire péter à coup de graves furieuses. Sur un bon système et à un niveau correct tu vas t’en prendre PLEIN LA TÊTE !

 

Mark Broom a des hauts et des bas en tant que producteur mais il faut lui reconnaitre une certaine ingéniosité non déplaisante. La preuve en 5minutes avec « Nucleus » : Ben Klock est lui aussi tombé sous le charmes de ces graves si caractéristiques et a pour habitude de la passer dans pas mal de ses Sets. Sans être trop agressive, cette track a l’intérêt de relancer la fête un bon coup et de motiver les troupes sur la piste. Yeah man, je perçois un semblant de Groove.

 

Finis de rigoler, l’heure est venu d’inclure une petite track de Virgil Enzinger et de son pote Submerge. « Eternal Flame » comme elle se nomme rassemble deux versants pourtant opposé : une Dark Techno puissante et à un rythme frappeur avec de l’autre côté une touche orientale non déplaisante. Pour le coup cette track te mettra directement dans l’ambiance et te lancera peut être sur les vagues de la Dark Techno, domaine vaste et remplie de tube en puissance…

 

Petite pause émotion l’ami, l’heure est venue de se poser dans ton canapé et de t’écouter « Crystal City » de Jackson Ryland. Prend le côté contemplatif de Moonin, rajoutes y un zeste de House à l’ancienne et une rythmique vraiment décente et te voilà devant un véritable petit trip auditif. Du très très bon boulot, Jackson Ryland a réussi son paris de nous transporter dans une cité futuriste en douceur.

 

Les titres de Tech House qui sortent du lot sont plutôt rares mais j’ai réussis à dégotter une petite merveille : « Roach Hotel » de Pele & Shawnecy. Inconnus à mes oreilles, ces deux gars m’ont foutu une sacré claque rythmique dans la tête. L’ambiance du titre est travaillée, la page rythmique excellente et entrainante à n’importe qu’elle heure, bref de quoi te lancer sur les starting block de la soirée l’ami !

 

Je vais faire un petit hommage au magnifique « Never Grow Old » de Floorplan (aka Robert Hood, l’un des Padre de Detroit). La touche mélodique qu’il maitrise si bien s’allie avec élégance avec la voix d’Aretha Franklin, preuve en est la track s’est déjà classé dans le top de la Tech de cette année 2014. De temps en temps une petite leçon par un grand maître du milieu ça ne fait pas de mal !

 

Ah quel plaisir j’ai pris à l’écoute de « A Ground Without a Figure ». Shuttle358 m’était pourtant totalement inconnu (et un peu trop obscur) mais je dois reconnaitre que j’ai été transporté pendant ces courtes 4 minutes. Le message est on ne peut plus simple : fait le point sur ton année, réfléchis à la suite mais ne renie pas ton passé. Gros gros merci Shuttle358 pour cette track contemplative.

 

PAUSE. S’il y a bien une énorme révélation pour l’année 2014 c’est DJ Metatron qui reçoit la palme d’or avec sa dernière sortie « U’ll Be The King Of The Stars ». Subjugué, voilà le mot pour décrire ma réaction lors de la première écoute de ses productions. Entre un travail d’orfèvre sur le mixage de ses titres, une ambiance vraiment à part dans le paysage des sorties électroniques de cette année, DJ Metatron est LE génie du même rang que Renart, un expérimentateur de haute volée qui donne le sourire après écoute. Avec « Oh Ah » et ses plus de 8minutes d’envolées, tu tombera sous le charme l’ami !

Chronique : Renart

Renart

Derrière cette photo qui te rappellera le roi Arthur (et toute sa bande de joyeux copains) se cache pourtant l’un des producteurs les plus en vogue du moment. Son nom c’est Renart, le Goupil des temps modernes mais surtout un gars qui te propulse en pleine renaissance auditive à chaque écoute. Mais comment le mystérieux Frédéric Destres parvient il à te sortir ces sons de l’espace ? Je vais tenter d’apporter une petite réponse à ce propos, mon but est déjà de parler de la carrière du jeune producteur et ce à quoi elle est amenée à être dans quelque temps. Pose toi en forêt avec un bon soundsystem et lance toi dans une « Medieval Party » si tu as le cran Macfly !

 

2010 – Music For The Royal Fireworks EP : C’est dans le courant de cette année là que le Goupil est sortis de sa tanière pour te balancer son tout premier Maxis. 3 compositions pour 3 remixes, ça commence déjà bien avant même d’allumer le compteur. Comme introduction à l’ensemble on a droit au magnifique Wolf Winterwood, titre nerveux bourré de synthés qui saura égayé tes afters de folie d’été. On remarque presque une petite pointe de sonorité arabes à certains moments (Acid Arab bonjour), c’est un très bon point mais cela reste à nuancer selon les avis (et oui je vois des choses partout, je suis un petit fou !). La track éponyme, Music For The Royal Fireworks, est quand à elle beaucoup plus subtile. La base rythmique très solide du titre (ainsi que ses graves) fait place à des envolées mélodiques par à coup très bien pensées. Ça pourra te rappeler Qualia (de son dernier maxis) au départ mais tu deviendras quand même vite accros à ce morceau. Autre détail les deux morceaux déjà abordés comportent un petit coté Electro-Clash très plaisant à entendre. Néanmoins la merveille du maxis c’est avant tout chose ce bon vieux Oiseau de Malheur. Combine la nervosité de Voyage Chromatique avec des graves ultra saturés et te voilà plongé en plein trip avec les corbac’s de Game Of Thrones. J’abuse peut être un peu les choses mais quand on te procure tes 6,30 minutes de kiff avec cette track tu en ressors indéniablement satisfait. Mais oui monsieur, je fait l’impasse sur les trois remixes de la galette car mon but est avant tout de chroniquer notre célèbre Goupil !

https://soundcloud.com/ftw/sets/renart-music-for-the-royal-fireworks-ep   (Sorry l’amie pas de lien intégrable).

2010 – Voyage Chromatique (Single) : Je ne vous présente plus ce tube devenu mythique en un rien de temps. Voyage Chromatique c’est un peu comme si tu prenais un zeste de l’esprit de Philip K. Dick et que tu l’associais finalement avec une Techno tout droit sortis du monolithe de 2001 : L’odyssée de l’espace. « That’s a fucking Bingo » tu pourras dire, je serais d’accord avec toi l’amis car les 7,40 minutes du morceau ont eu droit à un très beau clip (et quand je dis très beau c’est très beau). Badaboum cosmique dans ta tête !

2011 – Voyage Chromatique EP : Il fallait réitérer le trip pour convaincre la foule. Renart nous livre ici un maxis très spécial, des inédits saupoudrés de bon remix par ses potes. Malpertuis nous dévoile un Edit vraiment sympa de Voyage Chromatique : si peu de choses changent réellement, cette version est plus uniforme et assez intéressante pour y jeter un coup d’oeil. Renart renchaine avec Charlatan, une track au nom aguicheur qui te prouvera que la Techno en période de fête ça peut être cool en fin de compte. Tu commenceras même à te poser une question : mais d’ou sort-il tous ces samples, mélodies et j’en passe ?! Grande énigme l’amie, intéresse toi plutôt au morceau suivant, Confiture. Le petit son du carillon, aussi bête soit il, donne une sacré immersion dès les premiers coups lancés. Pour résumer ce titre de manière objective on est face à une sacré expérimentation rythmique comme mélodique. Confiture est et restera un sacré morceau, tu t’amuseras à le fredonner dans des situations bien barjo en compagnie de tes potes. FAON en a lui aussi fait les frais en nous en pondant un remix « illico-presto ». Plus traditionnel sur certains aspects, le résultat reste tout bonnement jouissif. Tu es dans ta bulle, perdu dans tes idées à te questionner sur la manière dont la track a été composée. Larcier rejoint le champ de bataille et nous livre sa version des choses : la carte de l’envoutement est tirée, tu ne peut rien y faire ton trip ne fait que commencer.

2010-2011 – Inédits : Ne stresse pas l’amie j’ai tout bonnement donné le nom « Inédits » aux différentes tracks du Goupil qui étaient inclassables. Enfin non, pas inclassables mais plus à part. Je commencerais donc avec le très bon Al Isra, titre méconnu du grand public mais qui a pourtant un énorme potentiel en milieu de soirée. C’est sans doute pour moi l’une des plus belle fusion qu’il m’ai été donné d’entendre : le coté expérimentateur de Renart se marrie avec celui de la balade électronique en plein moyen-orient. La carte rythmique est elle aussi impeccable, nerveux mais juste comme il faut. Mais comme toute chose à une fin il va être temps de lancer Songe Enigmatique Séquentiel. 13,30 minutes de délire auditif à réserver aux puristes de l’extreme. C’est précisément avec CETTE track que tu peut apercevoir le génie créatif de Renart : une belle part d’imagination poussée à coup d’expérimentations innovantes sans aucun temps morts. Il est certain que ce morceau n’est pas adressé à tout le monde mais les quelques personnes qui sauront apprécier l’idée du titre comprendront ce que je veut dire. La suite se trame déjà avec Styx. Cette fois ci Renart s’attaque presque au travail d’un compositeur d’OST : sortir la carte de l’ambiance et faire planer le mystère. Sans faute absolue, à bon rendement sur un bon système audio vous pourrez presque vous imaginez dans le Solaris russe de 1972.

2012 – Petits Charmes : Ma découverte de Renart remonte précisément à ce Maxis. Déjà 2 ans que je m’écoute cette petite merveille, c’est fous comme le temps passe vite quand on y pense. 4 morceaux uniques composent la galette, galette qui commence ainsi avec Au Matin, La Mort De L’Astre. Outre ce nom plutôt évocateur Renart a tiré la carte de simplicité en utilisant tout ce qu’il sait faire de mieux à bon escient. Le résultat est impressionnant : un style particulier t’envoute pendant les 6 minutes du morceau, bref du travail de maestro. L’expérience se poursuit avec la track éponyme, Petits Charmes. Elle porte bien son nom d’ailleurs, l’ambiance chaude doublée des magnifiques petites notes de synthé est convaincante dès les premières secondes d’écoutes. Les nappes mélodiques qui surviennent et disparaissent au fur et à mesure du titre rajoutent vraiment un petit plus qu’on attendait tous. Pour avoir vu ce que ça donnait en live (et je suis loin d’être le seul) l’ambiance que procure Petits Charmes est absolument unique. Tellement unique que Renart nous a dégotté une autre version, Petits Charmes (Le Poème). La structure reste similaire mais tout auditeur qui se respecte aura remarqué les subtiles réverb’ placé sur le synthé d’origine. Comble du plaisir on a droit à une très bonne vocale (de qui, je ne sais pas) qui rajoute un coté presque skyzophrénique au titre. La seconde partie s’accélère nettement avec des réverb’ encore plus dingue, en bref du grand génie à la Française. Ouh ouh ouh on arrive au met ultime, le Saint Graal absolue de ma bibliothèque audio. Quand j’ai entendu la première fois Conte D’Été je n’ai pas réussis à classer le morceau dans telle ou telle catégorie. Le titre va à l’encontre même des concepts préétablis de la musique électronique : Renart a fait preuve d’audace en ressortant de sa besace ses meilleurs samples. Ou plutôt la totale, groovebox, synthés, vocales et j’en passe. Ces 7,50 minutes te transporteront sur un petit paradis imaginaire et feront de toi un être repus de musique (du moins pendant longtemps, très longtemps). Trop de Techno dans la tête depuis quelque temps ? Alors jette toi sur Conte d’Été de suite et amuse toi à écouter les vocales de la petite fille qui s’amuse à observer le studio du Goupil. Du grand art, et à la Française merde !

2013 – Et Le Rêve Des Absents : C’est en ce mois de Novembre 2013 que Frédéric nous lâche cet EP : Et le rêve des absents est une vraie surprise, un savant mélange tribal/mélodique sur une vague d’ambiance psychédélique. Rares sont les sorties à me procurer un tel plaisir, j’ai mis du temps à rédiger cette chronique en partie pour cette raison car l’oeuvre se savoure sur le long terme, en écoute casque ou avec un très bon Sound-System. Stratagème nous laisse pénétrer doucement dans cet univers chaotique, champ de bataille entre les Kick d’une techno agressive et d’une suite de mélodies synthétiques. On se reprend à penser à Voyage Chromatique, l’atmosphère du single revient à quelques moments mais ici elle est poussée à son paroxysme. Introduction en douceur et qui joue à merveille son rôle, cette première track démontre un important travail de production et de réflexion, tout  est millimétré et orchestré à la perfection. Ces 6 minutes de plaisir se poursuivent avec Qualia placé en seconde position de la galette. L’agressivité est remontée de 10 crans avec des Kick bien lourd, ça surprend même au départ mais très vite on se prend a planer. L’envoutement se fait ici par palier successif, des notes de synthés saturées qui s’amplifient, ralentissent et se relancent au fur et à mesure de l’écoute. Point d’ajouts barbants, ici Renart vise un minimalisme maitrisé et qui te fait bouger pendant 5,30 minutes. La Bataille de Synthèse poursuit cette épopée et le moins que l’on puisse dire c’est que ça envoie : une montée en puissance tout bonnement jouissive, cette track a un sérieux avenir en club ! Ce 3ième morceau même s’il est de la même veine que les deux précédents surprend beaucoup plus dès la première écoute car on nage en plein dans un mélange Minimal agressive/Ambient. Surprise surprise l’ami ça ne s’arrête pas pendant les 5 minutes suivantes et bien au contraire, ici l’animal te livre une véritable fresque mélodique. Comme quoi une boite à rythme, un synthé, une pannelle de VST et un producteur talentueux peuvent donner un véritable chef d’oeuvre. Attention l’ami ne te dit pas que l’aventure est finie, bien au contraire il reste encore la fameuse track éponyme Et le Rêve de absents. Parce que l’apogée de ton trip se situe bien entendu dans ces dernières 7,30 minutes. Ecouter la galette de manière disparate ne ferait que casser l’idée, l’écoute d’une traite est largement conseillée (surtout avec une bon casque ou une belle paire d’enceintes). Car oui, ce dernier morceau équivaut à la démultiplication de Voyage Chromatique à coup de M16. Les kicks te lancent en pleine Rave, les mélodies en plein voyage interstellaire. Faire mieux me paraît difficile voir suicidaire tellement l’idée est géniale.

2012-2013 – Renart Remixes : Pour faciliter le rangement de ma Bibliothèque MP3 j’aime bien simplifier les choses. C’est ainsi que j’ai décidé de rassembler tout les remix de Renart dans une seul compil’ histoire de faire perdurer le trip comme il se doit de faire. Avant toute chose il s’agit de te faire apprécier l’esprit du Goupil donc je commencerais avec Love Is Not A Joke (Renart Remix). Initialement composé par Ahmad Al Kosem, ce morceau marque l’affection que porte Renart vis à vis des sonorités du moyen-orient. Et c’est tant mieux vu le résultat nerveux que ça donne : crois moi ta soirée risque de devenir complètement tarée si tu passes ce titre. Bon point donc, en plus d’être un producteur émérite Renart affirme désormais ses talents de remixeur. Bell (Renart Remix) est aussi une petite merveille : les graves sont bien mixés et se marie parfaitement avec le coté un peu déjanté des mélodies. Parfait pour faire monter l’ambiance et en même temps rester dans le cadre du milieu de soirée. Dream Is On (Renart Remix) de Loony Wise Men change la donne en faisant péter ton caisson. Les graves envoutantes font très vite place au son industriel qui se répète tout du long, et ce en appelant en renfort des vocales robotiques à certains moments. « Très intriguant » : telle sera ta réaction, mais « très kiffant » tel sera ton souvenir (Maître Yoda est avec moi les gars). Si tu veut de reposer après cette bataille nerveuse alors enchaine avec Sometimes I See (Renart Remix) de Larcier. Je pourrais presque reconnaitre un sample de John Shepheard (Type on A pour être précis) mais l’ambiance posée du titre me dissuade de faire preuve de réflexion. Calme toi l’amie et endors toi tout simplement. Si tu veut que ça groove tout en planant alors démarre Atoms & Axes (Renart Remix). Tu vas bien phaser sur les vocales lancinantes en intro mais ce sont les graves qui forgent l’essence même du titre. Petit détail tu peut même entendre le petit clic d’un trackpad Apple, et oui le Goupil a pensé à tout ! Ça ne te suffit pas ? Alors pars avec moi dans le désert Syrien pour découvrir l’histoire des souverains Perses avec Atabat (Renart Remix). C’est le géniallissime Omar Souleyman qui a été remixé, en élément de comparaison tu peut imaginer l’excellent Surf Smurf (Rebolledo Version) transformé à la sauce du moyen-orient et de l’asie mineure. Alicia (Renart Remix) va te booster un petit coup avant d’affronter le mur du son du Berghain. Imagine l’USS Enterprise passer en vitesse lumière avec Renart qui te pose un set dans le même temps, tout est dit. Si tu es tombé sous le charme de Petits Charmes (yeah la blague) alors jette toi sur The Wheel (Renart Remix) de Square Mode. Petit retour aux ambiances chaudes du sud de la France le tout servis sur un petit nuage de volupté musicale. Mushroom (Renart Remix) de vOPhoniQ surfe sur la même tendance, dis toi que des petits champignons seront parfait pour savourer l’expérience (pas de blague voulue). Je t’ai gardé le meilleur pour la fin l’amie, c’est pas tout le monde qui est capable de pondre un remix pareil. Je parle de Enfant Flamme (Renart Remix) originalement composé par Blind Digital Citizen. Point d’introduction mélodieuse le kick est déjà lancé à fond. Non ce qui frappe c’est le goût prononcé de Renart pour les envolées mélodiques. Le coté d’abord agressif du titre fait la part belle à un côté bien plus poétique, coté qui m’a d’ailleurs rappelé le talent de Vangelis sur la bande son de Blade Runner. Je te laisse découvrir le remix de Home Music par tes propres moyens, là aussi c’est du grand art. Oh mon petit c’en est finis des remixes malheureusement, le Goupil a disparu dans un buisson. Pas grave, la suite est tout aussi énorme.

2013 – Normal Music 01 : La courte apparition de Renart chez Normal Music est une histoire à ne pas oublier. Un seul titre en a découlé pour l’instant, Or Sang Tu Mens. Une petite bombe d’envoutement comme le jeune producteur sait le faire, que ce soit en Live ou bien en écoute chez toi tu resteras fasciné par cette track. Là est le talent de Renart justement…

2013 – Acid Arab Collections #1 : LE titre absolu de la compilation. Versatile Records à du être bien content en voyant la réaction des gens à l’écoute de Sahra min tahab. LA combinaison parfaite de la puissance de la Techno, de l’envoutement des mélodies et enfin des sonorités arabes (Syriennes pour plus précis). Si tu as l’occasion de partir dans le désert un de ces quatre embarque ton Ipod et ce morceau d’office. Si tu es encore plus chanceux ramène ta sono et fais péter le son avec les scorpions du Sahara. Bref c’est Renart quoi.

Renart – Et le rêve des absents

 

Renart - Et le Rêve des absents

 

Renart est l’image même du renouveau de la scène Française, un peu comme un Ovni dans un paysage parsemé de caissons et de DJ en veut tu en voilà. Derrière l’image de l’animal se cache pourtant un gas comme les autres alias Frédéric et qui cherche juste à s’éclater avec des sons. Mais attention, ici on ne prend pas le client pour un con, on lui sert une des meilleures sorties de 2013. Revenons simplement sur l’année 2012 avec son maxi Petits Charmes : 4 morceaux pour 25 minutes d’écoute. Mais bordel quelle efficacité, entre le cercle lyrique de Petits Charmes, le trip galactique d’au matin la mort de l’astre et l’envolée théâtrale de Conte d’été, Renart commençait très fort. Un talent de dingue injustement méconnu selon moi, le triple oscar aurait du lui être décerné d’office. Mais j’était confiant pour l’avenir que l’animal allait décoller au 7ième ciel de la sphère électronique. Son single Voyage Chromatique de 2010 laissait toujours présager une part d’ouverture sur d’autres genres moins ouvert, une originalité risquée qui a pourtant fais pas mal de succès (le clip collait parfaitement à l’ambiance du morceau en même temps).

 

Et c’est donc en ce mois de Novembre 2013 que Frédéric nous lâche cet EP : Et le rêve des absents est alors une vrai surprise, un savant mélange tribal/mélodique sur un ambiance psychédélique. Rares sont les sorties à me procurer ce plaisir, j’ai mis du temps à rédiger cette chronique en partie pour cette raison car l’oeuvre se savoure sur le long terme, en écoute casque ou avec un très bon Sound-System. Stratagème nous laisse pénétrer doucement dans cet univers chaotique, champ de bataille entre les Kick d’une techno agressive et d’une suite de mélodies synthétiques. On se reprend à penser à Voyage Chromatique, l’atmosphère du single revient à quelques moments mais ici elle est poussée à son paroxysme. Introduction en douceur et qui joue à merveille son rôle, cette première track démontre un important travail de production et de réflexion, tout  est millimétré et orchestré à la perfection. Ces 6 minutes de plaisir se poursuivent avec Qualia placé en seconde position de la galette. L’agressivité est remontée de 10 crans avec des Kick bien lourd, ça surprend même au départ mais très vite on se prend a planer. L’envoutement se fait ici par palier successif, des notes de synthés saturées qui s’amplifient, ralentissent et se relancent au fur et à mesure de l’écoute. Point d’ajouts barbants, ici Renart vise un minimalisme maitrisé et qui te fait bouger pendant 5,30 minutes. La Bataille de Synthèse poursuit cette épopée et le moins que l’on puisse dire c’est que ça envoie : une montée en puissance tout bonnement jouissive, cette track a un sérieux avenir en club ! Ce 3ième morceau même s’il est de la même veine que les deux précédents surprend beaucoup plus dès la première écoute car on nage en plein dans un mélange Minimal agressive/Ambient. Surprise surprise l’ami ça ne s’arrête pas pendant les 5 minutes suivantes et bien au contraire, ici l’animal te livre une véritable fresque mélodique. Comme quoi une boite à rythme, un synthé, une pannelle de VST et un producteur talentueux peuvent donner un véritable chef d’oeuvre. Attention l’ami ne te dit pas que l’aventure est finie, bien au contraire il reste encore la fameuse track éponyme Et le Rêve de absents. Parce que l’apogée de ton trip se situe bien entendu dans ces dernières 7,30 minutes. Ecouter la galette de manière disparate ne ferait que casser l’idée, l’écoute d’une traite est largement conseillée (surtout avec une bon casque ou une belle paire d’enceintes). Car oui, ce dernier morceau équivaut à la démultiplication de Voyage Chromatique à coup de M16. Les kicks te lancent en pleine Rave, les mélodies en plein voyage interstellaire. Faire mieux me paraît difficile voir suicidaire tellement l’idée est géniale. Ce maxi est donc à écouter fort, accompagné de bonnes substances mystérieuses (si tu voit ce que je veut dire) parce qu’il représente sans aucun doute la meilleure sortie de 2013.