Étiquette : Robert Hood

Mind 80 #18 Darkside…

Darkside...

Une pointe de beau temps, un zeste de recherche et une bonne dose de sono, voici les ingrédients pour trouver le temps et l’inspiration de faire une petite playlist. Au programme une flopée de titres qui touchent à tout : de la Dub/Deep Techno envoutante au rythme nerveux des 90’s, les adeptes de mère et sainte divine Techno seront servis. Entamons les hostilités !

Ne serait ce qu’en entendant les pointes synthéthiques du début de morceau on peut aisément retrouver le grain et la marque des 90’s. Basic Channel, autrement considérés comme les Padre de la Minimal, ont littéralement tout écrasé à leur passage : leurs sons épurés et nerveux ont marqué les esprits notamment grâce à des prestations Live de qualité et toujours impressionnantes à voir pour les nouveaux venus. Preuve en est l’efficacité de Phylyps Trak n’est plus à prouver, un simple passage en milieux de Set suffit pour re-motiver les troupes.

Paula Temple s’est taillé sa place à l’ancienne : déjà titulaire d’un paquet de mix/set en tout genre dans lesquels la perle rare est souvent présente, la Miss m’a surtout mis une claque avec Contact. Titre fortement apprécié par beaucoup de « DUR » du milieu (aka Jeff Mills par exemple), la track d’un peu moins de 6,30 minutes est comme dirait… sataniquement efficace. Le son Rave associé aux différentes envolées en puissance qui succèdent le titre sont tout bonnement jouissif, profites bien l’ami !

Plus besoin de vous présenter Jeff Mills, c’est de la culture générale de base pour tout Techos’ qui se respecte. En revanche impossible de ne pas parler de Changes Of Life dans les conditions actuelles : c’est sans doute l’un des titre des 90’s qui saura mettre tout le monde d’accord. Festif, hardcore et intemporel seront les trois qualificatifs à garder en tête.

Minute d’attention jeunes gens, au vu de ce qui se passe sur notre bonne vieille terre il est toujours bon de voir quelques oeuvres impliquées. Et c’est chose faite avec l’excellent Amazon de World 2 World (aka Jeff Mills & Mad Mike). Le titre a eu pour inspiration la destruction de la forêt amazonienne et les répercussions sur ses habitants, pas des nouvelles joyeuses mais le constat est posé, malgré les 23 ans qui nous séparent de la sortie d’Amazon la situation reste la même : les 4minutes du morceau illustrent à la perfection l’ambiance tragique des évènements.

On continue sur une bonne lancée, Phuture est dans la place. J’ai longuement hésité à choisir un titre qui puisse résumer rapidement l’esprit du groupe mais Rise From Your Grave m’a convaincu. Maitre des Groovebox et de l’Acid House, les pères spirituels du genre restituent avec classe toute la folie créatrice de la fin des 80’s/90’s. Vocal bien grave, rythme accrocheur, grave bien enrobées, bref la recette est toujours gagnante.

Quand Benjamin Damage a sortie son cultissime Delirium Tremens, le monde des Techos’ a savouré le moment. Quand la supra-pointure-subliminique de la Tech’, j’ai nommé Robert Hood, décide de remixer le morceau on ne peut qu’apprécier. Toujours aussi nerveux et puissant, ce remix devrait aisément se placer au top de vos playlist.

Jorden Hodgetts a beaucoup de talent dans la Techno. Son nom vous échappe mais si je prononce Cleric certains d’entre vous comprendront vite ou je veut en venir. Adepte des gros Kick et autres graves de la Dark Tech, ce « jeune » producteur est un vrai pro quand il s’y met. Blitz porte d’ailleurs bien son nom : préparez vous à une vague de son bien vénère. Finis les BOUM, place aux BANG.

Oh que j’ai savouré la découverte de Keith Carnal. Le kiff a été encore plus intense lorsque j’ai eu l’occasion d’écouter son maxis Instantaneously. Et la stratosphère du kiff a été atteinte une bonne fois pour toute avec Untold. A écouter avec de bons visuels, c’est typiquement le genre de track qui le mérite.

P.E.A.R.L. est sans conteste LA tête montante à étroitement surveiller dans le prochaines années. Découvert il y a peu le bonhomme m’a convaincu en rien de temps. Son dernier maxis Four Cardinal est déjà l’une des pépites de ma collection mais je choisirai de mettre en avant IVC I qui en plus de me rappeler mister Renart m’a foutu une claque de batard lors de la première écoute (et nombreuses ont été les suivantes). A recommander a vos potes de toute urgence, il a le profil du mec qui va cramer les Soundsystems de sa région.

Passons maintenant à des sonorités un tant soit peu plus contemplative. Histoire d’ouvrir le bal dans de bonnes conditions c’est Reeko qui a été choisis : je ne suis pas totalement admiratif de ses autres sorties mais je dois avouer que sa track Miracle est un vrai bonheur. La montée progressive associée aux graves puissantes (mais tout en rondeur encore une fois) se voient rapidement accompagner par un final en apothéose. A réserver dans les ambiances nocturnes en présence de gens ouverts.

Si il y a bien une catégorie de sortie qui est un peu à part c’est le fameux « Unknown Artist ». Ne jamais sous estimer ces petites pépites, bien souvent les producteurs s’y lancent justement pour sortir des sentiers battus et c’est gagnant dans beaucoup de cas. L’exemple que j’ai en tête justement suffira à vous convaincre : #0000ff a et ses 10minutes sont parfaits pour te caler tranquille au soleil avec un bon petit spliff et pourquoi pas une bonne bière bien fraiche. Profites bien l’ami.

On en arrive à la conclusion, étape ô combien difficile. J’ai choisis Fresh & Low qui est une valeur sure de la scène Deep House anglaise. Le titre date de 1997 et n’a toujours pas pris une ride, les amateurs de Groove seront donc servis. Pour les autres, New Life est un titre très accessible : ça donnera à certain l’impulsion nécessaire pour rechercher les perles rares dans les tréfonds du web. Bonne écoute !

Mind 80 #16

Mind 80 #16

De retour avec la playlist à Bibi, il y a matière à groover cette semaine. Je réitère le sempiternel topo histoire de te mettre dans les conditions : de la House qui te fout le smile (le contraire aurait été très bizarre), de la Techno comme il se doit d’être et quelques petites perles que les Officionados qualifieront de « Classics ». Si toi aussi tu fais un big fuck à cet hiver qui s’étire en longueur, que tu as juste envie de teuffer sous le soleil du Printemps et que pour conclure tu as envie de changer d’air cette playlist pourrait te plaire. Allez c’est partis, branche ton ampli et fais cracher ton Soundsystem comme si tu étais en enfer !

Des graves biens lourdes, le nom d’Inner City, Kevin Sanderson pose déjà les bases. Prend maintenant en compte le fait que c’est l’un des piliers de Detroit, rajoutes y des sonorités typiques de l’époque et te voilà perché dans l’au delà. Sans rire si tu veut te ré-imprégner de cet esprit quasi-idyllique des débuts de la Techno fonce regarder le documentaire « Universal Techno », tout est dit (dans les grandes lignes) et tu te rêveras à teuffer aux côtés de toute la fine bande.

 

Voilà sans doute la petite perle de la journée qui te redonnera le sourire même dans les conditions les plus extrêmes. Genn Watanabe fait partis des producteurs qui ont tout juste sortis quelques Maxis avant de s’ériger au panthéon de la House. Le rythme frappeur, ce bon vieux piano si reconnaissable, des pauses suivis de montées, la petite mélodie entêtante, tout les ingrédients te mettront dans un état de Groove le plus total. Le mec a trouvé le moyen de résumer en 5 minutes tout les moments les plus marquants des soirées de l’époque, Putin de merci man.

 

On reste dans les bonnes vieilles terres de l’Amérique pour continuer dans la veine House. Place au Chill cette fois ci, The African Dream sort son album éponyme en 1994 dans un tumulte de sortie diverse. Pourtant un morceau m’a particulièrement marqué dans l’ensemble, Makin A Living. Je vais te résumer la chose en deux points bien précis : primo les nappes bien Deep ont fait leur effet en un clin d’oeil, secondo les auditeurs avisés reconnaitront ce bon vieux sample de 20th Century Steel Band. Maintenant  je te renvoie à ma chronique de l’ami Paul Kalkbrenner, si tu es avisé tu sauras que le filou renard a utilisé le même sample pour Gebrunn Gebrunn. La boucle est elle bouclée ? Maybe.

 

Tout le monde connait Robert Hood donc je ne m’attarderai pas sur la carrière du célèbre bonhomme. A l’inverse Ø [Phase], même s’il se hisse à la vitesse de la lumière sous les projecteurs, peut être inconnu pour certains d’entres vous. Pour ceux concernés je vous offre la cerise sur le gâteau : un Remix diablement accrocheur accompagné d’un clip mystique qui fera indéniablement son effet en After. Libre a vous de comprendre la signification planquée de la vidéo, pour ma part je reste en plein kiff sur l’ambiance psyché qui s’en dégage.

 

Ah ah j’ai toujours aperçu ce bon vieux Tommy Four Seven un bon paquet de fois sur la toile. Inculte de ses productions pendant bien longtemps l’ami Rebolledo m’a mis sur la piste avec ce monstrueux Sor. Encore une fois le clip de 29 November Films fait son effet : tu pourrais presque croire que les graves bien Trash passaient réellement en boite à l’époque. L’un des rares morceaux de Techno Industrielle qui en plus de te donner le Smile te mettra dans un état de grand malade sur la piste. Pour les curieux je vous invite à écouter les Podcats CLR de Tommy Four Seven, on retrouve la même ambiance.

 

Pur instant délire cette fois ci. Petit topo pour que vous compreniez le pourquoi du comment : el Padre a eu pendant un temps sa période « Radio allemande » (Surf Music et j’en passe…). Comprenez moi bien, ces radios comportent un lot infinis de styles, genres allant du Krautrock à cette bonne vieille Techno Industrielle. Dans la continuité du morceau précédent je me suis dit que ce serait bien sympa de caler les mecs de Feindflug : vous aussi vous deviendrez accro à ces mélodies bien kitch, à ce Kick bien Trash, en clair à cette bonne vieille ambiance comme seul les Allemands savent la restituer. Avertissement, fais gaffe à ton système audio parce que ça crache les sept enfers.

 

Ah ah dieu que j’aime la bande à Giegling. Non seulement ces gars là produisent de la Techno de rêve mais en plus il restent dans l’anonymat le plus total, le top pour garder la forme en tant que producteur. Avec UV, Vril nous pond 10 minutes de Techno ultra nerveuses. Avec un peu d’habitude tu saura reconnaitre son style en quelques secondes et c’est bien ça le Kiff suprême : être préparé face à l’assaut des graves tout en savourant l’instant présent. Peace, Respect & Techno. Voilà les trois émotions qui se dégagent du morceau malgré sa force brute.

 

Pas besoin de vous présenter Low Jack, un simple tour sur Discogs, R.A et tout les sites de musiques électroniques reconnus vous permettront de bien connaitre le bonhomme. Si j’ai choisis Slow Dance c’est bien parce que ce morceau illustre à merveille le style du producteur : une masse de sonorités disparates réunis dans une ambiance proche du glauque, le tout accompagné d’un kick bien fat. En un peu plus de 7 minutes le gars impose sa marque de fabrique : si vous avez l’occasion d’allez le voir en DJ Set ou bien en Live, foncez !

 

Je vous ai gardé le meilleur pour la fin. Si ce Remix de Barnt tranche nettement avec les morceaux précédents de la playlist je ne pouvais pas m’empêcher de le mettre. Etant un grand fan de Barnt j’ai toujours suivis l’actualité qui entoure le producteur. Toutefois ce Remix m’a pendant longtemps échappé des mains, la faute à des Tracklists incomplètes (j’ai découvert le titre dans un mix de mister Rebolledo). Voilà la chose corrigée, Barnt a repris le travail déjà excellent de Daniel Avery pour nous délivrer ces 10 minutes de trip cosmique avec les Mayas. Ce Remix, en plus de s’inscrire dans la ligne artistique des deux producteurs, est un Putin d’ovni capable de mettre la foule en délire si les l’endroit le permet. Et je pèse mes mots bordel, écoutes ce morceau dans les bonnes conditions parce que tu vas t’en souvenir pendant longtemps si tu gères le truc.

Cette Mind 80 #16 est maintenant terminée, à toi l’ami de chercher les perles rares qui te feront vibrer toute la nuit. Continue de suivre l’actualité du blog, pas mal de chroniques sont à venir dont certaines qui devraient forcément te faire groover au 7ième ciel. Allez, je me tire

 

Mind 80 #13

Bud Le Vénérable

Il était temps que je sorte cette satané playlist les amis, il était grand temps. Au programme pas mal de Tech’ triée sur le volet, on ne change pas la recette gagnante après tout. Il y a beaucoup de choses que j’aurait pu rajouter dans le même temps mais je garde quelques surprises pour la suite de l’année, on est pas pressé !

Randomer était déjà présent dans ma bibliothèque depuis quelques temps mais malheur à moi j’avais oublié son excellent titre « Stupid Thing I Do ». Je me rattrape donc, mon meilleur pote m’a relancé sur le sujet et c’est ainsi que ce monstre de Techno à la Old School se retrouve en tête de cette 11ième playlist. Ta mission : encaisser les kicks bien fat de ce tube en puissance, Randomer a sorti les grosses machines pour l’occasion !

 

Toute personne qui suit un tant soit peu les Boiler Room ou autres events du paysage de l’Underground de la Techno ont entendu ce bon vieux « Model 1 » de Truncate. Utilisé par pas mal de vieux squales pour raviver les DJ Sets, cette track reste sobre et puissante et fait office de Tool parfait pour renchainer dans ton mix. Une recette classique certes mais qui dont on ne s’en lasse pas.

 

Ah ah passons maintenant à la vitesse supérieure avec cet énormissime « Corp » de Markus Suckut. Déjà entendu (et longtemps introuvable) dans la Boiler Room du paternaliste Len Faki, l’effet qui se dégage de ces 7minutes de Techno à l’Allemande est tout bonnement hallucinant. Tu te retrouves pris dans les rouages d’une machinerie prête à tout faire péter à coup de graves furieuses. Sur un bon système et à un niveau correct tu vas t’en prendre PLEIN LA TÊTE !

 

Mark Broom a des hauts et des bas en tant que producteur mais il faut lui reconnaitre une certaine ingéniosité non déplaisante. La preuve en 5minutes avec « Nucleus » : Ben Klock est lui aussi tombé sous le charmes de ces graves si caractéristiques et a pour habitude de la passer dans pas mal de ses Sets. Sans être trop agressive, cette track a l’intérêt de relancer la fête un bon coup et de motiver les troupes sur la piste. Yeah man, je perçois un semblant de Groove.

 

Finis de rigoler, l’heure est venu d’inclure une petite track de Virgil Enzinger et de son pote Submerge. « Eternal Flame » comme elle se nomme rassemble deux versants pourtant opposé : une Dark Techno puissante et à un rythme frappeur avec de l’autre côté une touche orientale non déplaisante. Pour le coup cette track te mettra directement dans l’ambiance et te lancera peut être sur les vagues de la Dark Techno, domaine vaste et remplie de tube en puissance…

 

Petite pause émotion l’ami, l’heure est venue de se poser dans ton canapé et de t’écouter « Crystal City » de Jackson Ryland. Prend le côté contemplatif de Moonin, rajoutes y un zeste de House à l’ancienne et une rythmique vraiment décente et te voilà devant un véritable petit trip auditif. Du très très bon boulot, Jackson Ryland a réussi son paris de nous transporter dans une cité futuriste en douceur.

 

Les titres de Tech House qui sortent du lot sont plutôt rares mais j’ai réussis à dégotter une petite merveille : « Roach Hotel » de Pele & Shawnecy. Inconnus à mes oreilles, ces deux gars m’ont foutu une sacré claque rythmique dans la tête. L’ambiance du titre est travaillée, la page rythmique excellente et entrainante à n’importe qu’elle heure, bref de quoi te lancer sur les starting block de la soirée l’ami !

 

Je vais faire un petit hommage au magnifique « Never Grow Old » de Floorplan (aka Robert Hood, l’un des Padre de Detroit). La touche mélodique qu’il maitrise si bien s’allie avec élégance avec la voix d’Aretha Franklin, preuve en est la track s’est déjà classé dans le top de la Tech de cette année 2014. De temps en temps une petite leçon par un grand maître du milieu ça ne fait pas de mal !

 

Ah quel plaisir j’ai pris à l’écoute de « A Ground Without a Figure ». Shuttle358 m’était pourtant totalement inconnu (et un peu trop obscur) mais je dois reconnaitre que j’ai été transporté pendant ces courtes 4 minutes. Le message est on ne peut plus simple : fait le point sur ton année, réfléchis à la suite mais ne renie pas ton passé. Gros gros merci Shuttle358 pour cette track contemplative.

 

PAUSE. S’il y a bien une énorme révélation pour l’année 2014 c’est DJ Metatron qui reçoit la palme d’or avec sa dernière sortie « U’ll Be The King Of The Stars ». Subjugué, voilà le mot pour décrire ma réaction lors de la première écoute de ses productions. Entre un travail d’orfèvre sur le mixage de ses titres, une ambiance vraiment à part dans le paysage des sorties électroniques de cette année, DJ Metatron est LE génie du même rang que Renart, un expérimentateur de haute volée qui donne le sourire après écoute. Avec « Oh Ah » et ses plus de 8minutes d’envolées, tu tombera sous le charme l’ami !