Étiquette : Track

Mind 80 #18 … and the Groove.

... and the Groove.

Cette 18ième Playlist m’aura demandé beaucoup de tris mais pardi j’en suis venu à bout. Au contraire de la précédente qui visait les sentiers battus de la Tech’ et autres joyeusetés bien Dark celle ci se focalisera sur des sonorités un peu plus chaudes. Disco, House, Nu Disco, Deep House, autant de genres et sous genres qui je l’espère te feront agréablement groover. Les 12 titres sont tirés de recherches et trouvailles diverses, certains étant perdu dans les limbes de Discogs et de l’Internet tandis que d’autres réveilleront peut être des souvenirs de soirées bien dansantes. A la bonne heure, profites tant que la canicule est avec nous !

Si tu veut un seul (et je dis bien un seul) titre pour ouvrir ton set en plein air ou bien pour te tirer de ton plumard je suis fier de t’annoncer que PBR Streetgang a répondu à ta demande avec succès. Leur excellent J2ThaB en est un bon exemple  : les vocal de James Brown associées au rythme groovy sont déjà deux bonnes choses, quand le duo Anglais décide de faire monter la sauce tout en finesse c’en est une autre. Big Up à ces fiers producteurs de Leeds, ils viennent sans doute de te mettre une belle claque en direct !

Et ce sentiment de gros kiff revient avec Dancing In Outer Space (MAW Lunar Mix Part 1) de Atmosfear. L’arrivée du saxophone fait toujours plaisir à entendre, les connards de Bakermat et toute sa clique ont pourtant bien pourris l’aura de la bébête mais petit détail fort sympathique : Dancing In Outer Space reste une track fidèle à elle même. Entre une grosse ambiance des 90’s (que ce soit pour le rythme aussi bien que les enchainements du titre) plus un travail de Masterisation efficace, le titre a tout pour joué dans la cour des grands et c’est tant mieux.

Adeptes du Lounge ou autres Grooves de Saint Tropez (à la bonne époque des 90’s/début 00’s bien entendu) tu devrais être servis avec le classique et indémodable Tania de Harry  »Choo Choo » Romero. A la croisée des mondes entre St Germain, le rythme House et les débuts sonores de la French Touch, Tania est indémodable pour une seule et bonne raison : la nostalgie d’une époque ou les petits péteux de la Jet Set du Sud écoutaient encore du bon son. Cruauté et réalité en somme.

Même chose pour Soul Right On de Silicone : force est de reconnaitre au titre une ambiance que l’on ne retrouve plus trop ces derniers temps (et qui pourrait paraitre kitch aux oreilles de certains). Les Haters crieront que le rythme fait vieillot, qu’il faut allez de l’avant mais je vous met au défis de trouver une Track qui puisse réunir les ingrédients de celle ci aussi simplement. Allez bande de rageux, vous avez 2 heures.

Whirlpool Productions, plutôt louche comme nom de scène. Mais attendez un peu que je vous explique l’histoire derrière le classique que les trois compères ont sortis en 1996 : Eric D. Clark, Hans Nieswandt ainsi que le troisième et plus connu Justus Köhncke (membre de Compact de longue date) venaient de rentrer de boite à Cologne. Dans un état bien fracassé, le trio décide de se faire une petite session en studio histoire de passer le temps. Sur le coup de l’improvisation, Clark (les vocales) entonne un léger « From Disco To Disco » sur un rythme House fraichement tiré de l’imagination des deux autres biturés. Enregistré à l’arrache, ces quelques minutes d’improvisations donneront naissance à un classique des 90’s : From Disco To Disco. Peace & Respect les gars.

I’m So Crazy est à réserver pour les occasions spéciales. Spéciales car malgré le succès de l’époque peu de gens se souviennent de la track. Spéciales aussi car c’est typiquement le genre de son à dégainer quand tout part bien en couille dans votre soirée adorée. Encore plus spéciales quand vous regarderez la réaction des gens : entre questionnements et gros défoulements sur la piste c’est à chacun de décider quoi faire au moment venu. Mettre en versus Par-T-One et Inxs fut une bonne idée finalement.

Gichy Dan est de ceux qui nous ont quitté bien trop tôt. Au vu de son excellent Cowboys & Gangsters (qui est déjà culte pour les adeptes de la Disco/Nu Disco) on ne peut que saluer le bonhomme. Quand en plus le morceau est sortis de base en 1981 et qu’il continue fièrement de tourner sur les platines du monde entier on a une bonne pensée pour ce bon vieux Ron Rodgers. Cet édit de Social Disco redonne un petit coup de pep’s à l’oeuvre originale sans trahir ses acquis, Well Done !

Cappuccino m’était encore inconnu il y a peu. C’était sans compter le mix de King So So (nouveau poulain de Hippie Dance Record) qui comportait justement leur titre phare, Hell Dance With Me. Je n’ai rien à redire sur cette track que j’ai déjà positionné dans mon top personnel de la Disco, que ce soit en écoute ralentie (qui donnent une ambiance plus « Caliente ») ou en écoute originale le résultat reste toujours aussi agréable à entendre.

Relativement inclassable dans cette playlist plus orientée Disco, j’ai choisis de tout même mentionner mister Blue Boy. Et oui, vous connaissez pour beaucoup d’entre vous son célèbre tube Remember Me. Prenez un peu de plaisir à réécouter ces 7 minutes de minimalisme, pour les nouveaux plongez vous dans ce subtile mix des 70’s/90’s.

J’ai fait la découverte de Poolside grâce à Aeroplane et sa compile (de grand malade) In Flight Entertainment. Quand j’ai appris que c’était eux qui était derrière un morceau qui me tenait à coeur, Only Everything en l’occurence, j’ai vite compris pourquoi Aéroplane les ont inclus dans sa liste des artistes Nu Disco en pleine montée. Ils sont californiens, aiment leurs potes et le bon son et préfèrent rester positif : en quelque sorte Only Everything les résume parfaitement eux comme la vie sur la côte Ouest.

Au contraire de la playlist Darkside j’avais déjà trouvé ma conclusion pour celle ci, c’était plutôt pratique. Pratique parce que le célèbre (et dans le même temps trop délaissé) Be Thankful For What You Got de Winston Curtis mérite sa place. Surtout quand l’on a droit à une subtile version Dub/Reggae signée William de Vaughn, pas n’importe qui dans le domaine. Rien à redire sur le tempo aussi bien que sur le travail de remake/remix, c’est effectué d’un main d’orfèvre. A recommander à toute heure, le matin pour éviter la sale gueule, l’aprèm pour décompresser comme le début de soirée pour entamer l’apéro, une vrai anguille. « Just relax my friend, it’s over ».

Mind 80 #13

Bud Le Vénérable

Il était temps que je sorte cette satané playlist les amis, il était grand temps. Au programme pas mal de Tech’ triée sur le volet, on ne change pas la recette gagnante après tout. Il y a beaucoup de choses que j’aurait pu rajouter dans le même temps mais je garde quelques surprises pour la suite de l’année, on est pas pressé !

Randomer était déjà présent dans ma bibliothèque depuis quelques temps mais malheur à moi j’avais oublié son excellent titre « Stupid Thing I Do ». Je me rattrape donc, mon meilleur pote m’a relancé sur le sujet et c’est ainsi que ce monstre de Techno à la Old School se retrouve en tête de cette 11ième playlist. Ta mission : encaisser les kicks bien fat de ce tube en puissance, Randomer a sorti les grosses machines pour l’occasion !

 

Toute personne qui suit un tant soit peu les Boiler Room ou autres events du paysage de l’Underground de la Techno ont entendu ce bon vieux « Model 1 » de Truncate. Utilisé par pas mal de vieux squales pour raviver les DJ Sets, cette track reste sobre et puissante et fait office de Tool parfait pour renchainer dans ton mix. Une recette classique certes mais qui dont on ne s’en lasse pas.

 

Ah ah passons maintenant à la vitesse supérieure avec cet énormissime « Corp » de Markus Suckut. Déjà entendu (et longtemps introuvable) dans la Boiler Room du paternaliste Len Faki, l’effet qui se dégage de ces 7minutes de Techno à l’Allemande est tout bonnement hallucinant. Tu te retrouves pris dans les rouages d’une machinerie prête à tout faire péter à coup de graves furieuses. Sur un bon système et à un niveau correct tu vas t’en prendre PLEIN LA TÊTE !

 

Mark Broom a des hauts et des bas en tant que producteur mais il faut lui reconnaitre une certaine ingéniosité non déplaisante. La preuve en 5minutes avec « Nucleus » : Ben Klock est lui aussi tombé sous le charmes de ces graves si caractéristiques et a pour habitude de la passer dans pas mal de ses Sets. Sans être trop agressive, cette track a l’intérêt de relancer la fête un bon coup et de motiver les troupes sur la piste. Yeah man, je perçois un semblant de Groove.

 

Finis de rigoler, l’heure est venu d’inclure une petite track de Virgil Enzinger et de son pote Submerge. « Eternal Flame » comme elle se nomme rassemble deux versants pourtant opposé : une Dark Techno puissante et à un rythme frappeur avec de l’autre côté une touche orientale non déplaisante. Pour le coup cette track te mettra directement dans l’ambiance et te lancera peut être sur les vagues de la Dark Techno, domaine vaste et remplie de tube en puissance…

 

Petite pause émotion l’ami, l’heure est venue de se poser dans ton canapé et de t’écouter « Crystal City » de Jackson Ryland. Prend le côté contemplatif de Moonin, rajoutes y un zeste de House à l’ancienne et une rythmique vraiment décente et te voilà devant un véritable petit trip auditif. Du très très bon boulot, Jackson Ryland a réussi son paris de nous transporter dans une cité futuriste en douceur.

 

Les titres de Tech House qui sortent du lot sont plutôt rares mais j’ai réussis à dégotter une petite merveille : « Roach Hotel » de Pele & Shawnecy. Inconnus à mes oreilles, ces deux gars m’ont foutu une sacré claque rythmique dans la tête. L’ambiance du titre est travaillée, la page rythmique excellente et entrainante à n’importe qu’elle heure, bref de quoi te lancer sur les starting block de la soirée l’ami !

 

Je vais faire un petit hommage au magnifique « Never Grow Old » de Floorplan (aka Robert Hood, l’un des Padre de Detroit). La touche mélodique qu’il maitrise si bien s’allie avec élégance avec la voix d’Aretha Franklin, preuve en est la track s’est déjà classé dans le top de la Tech de cette année 2014. De temps en temps une petite leçon par un grand maître du milieu ça ne fait pas de mal !

 

Ah quel plaisir j’ai pris à l’écoute de « A Ground Without a Figure ». Shuttle358 m’était pourtant totalement inconnu (et un peu trop obscur) mais je dois reconnaitre que j’ai été transporté pendant ces courtes 4 minutes. Le message est on ne peut plus simple : fait le point sur ton année, réfléchis à la suite mais ne renie pas ton passé. Gros gros merci Shuttle358 pour cette track contemplative.

 

PAUSE. S’il y a bien une énorme révélation pour l’année 2014 c’est DJ Metatron qui reçoit la palme d’or avec sa dernière sortie « U’ll Be The King Of The Stars ». Subjugué, voilà le mot pour décrire ma réaction lors de la première écoute de ses productions. Entre un travail d’orfèvre sur le mixage de ses titres, une ambiance vraiment à part dans le paysage des sorties électroniques de cette année, DJ Metatron est LE génie du même rang que Renart, un expérimentateur de haute volée qui donne le sourire après écoute. Avec « Oh Ah » et ses plus de 8minutes d’envolées, tu tombera sous le charme l’ami !

Chronique : Zenker Brothers

Zenker Brothers

Les deux compères nous viennent d’une belle contrée Allemande, Munich. Relativement jeunes (et armés de leurs éperons) les « Zenker Brothers » forment le fer de lance d’une génération talentueuse. Ils en sont encore à leur débuts mais Marco et Darius savent faire cracher ton caisson c’est moi qui te le dit. Ta vie après une simple écoute de leurs galettes va sensiblement changer mais je laisse encore le mystère tout entier… Pas de Dolorean cette fois ci mais la bonne vieille loco’ de Doc, vous comprendrez par la suite.

2011 – Berg 10 EP : C’est sur leur label Ilian Tape que les frères Zenker décident de se lancer. Quoi de plus logique après tout ? La jeune structure a auparavant signer de belles productions donc tout semble allez pour le mieux. En résulte donc 3 morceaux à commencer par Berg 10. Savante entrée dans la matière dans leur univers, l’auditeur est fraichement acceuillie par une rafale de grave ponctuée d’une petite réverb’. Quoi de plus classique après tout ? Que nenni, c’était sans compter sur la petite ligne mélodique qui te ramènes dans ta tendre enfance. La magie du titre c’est avant tout ce mélange : les deux frères se renvoient la balle en y rajoutant chacun un peu de leur savoir et si au premier abord l’écoute te laisse de marbre, les suivantes feront leur effet. Inti poursuit l’idée mais on est plus face à un titre d’ambiance qu’à une track Techno. Remarquez, le morceau a peut être de l’avenir du coté des OST qui sait. Pourtant ce cher Inti en a dans le ventre, la montée se fait en douceur et sans se presser ce qui plaira à certain. Sans être le bouc-émissaire de leurs productions, cette seconde track à un petit air d’inachevé mais passons, il y a heureusement une suite qui arrive. Studio est dans la place que tu te retrouves déjà à groover dans ton salon. La précédente bavure est immédiatement corrigée avec cette solide track : le rythme est on ne peut plus entrainant, la ligne de grave envoutante, les petites mélodies attachantes, je manque d’adjectif pour exprimer ma pensée mais restons en là. Yeahhhhhhh, un premier maxis réussis ça fait toujours plaisir !

 

 

2013 – Lion On Mars : Bingo, 2 ans d’attentes équivalent bien souvent à 4 années de pure plaisir. Tu veut savoir pourquoi ? Et bien commence l’écoute du magnifique Knighthof. Cette petite bombe de Techno te redonnera le pep’s qui te manquait en début de soirée. La base rythmique (qui pourrait se résumer à une bonne groovebox des 90’s) s’accompagne merveilleusement bien avec la boucle « semie-orientale » du morceau. Répétitif mais jouissif, Knighthof est l’une des plus grandes réussites des Zenker Brothers. On renchaine cependant avec The Future Is You, second titre de la galette. Changement d’ambiance cette fois ci, les deux frères ont tapé dans l’ambiance tribale des afters de folie. Le pire c’est que le rendu final, plutôt simple à l’écoute, fait son effet. Tu garderas même en mémoire le « Big Kick » qui rythmeras ton petit coeur pendant 6 minutes. Heureusement que Davin est là pour te calmer un minimum. Si cette troisième track emprunte légèrement à Knighthof, les douces nappes mélodiques qui apparaissent en milieu de morceau sauront t’apaiser. Remplie d’émotion, Davin est le genre de titre qui apportera un semblant de mélancolie en plein SET tout en demeurant fidèle à la sainte et douce Techno. « Petite pause neurologique en cours, merci de patienter quelques minutes ». Voilà c’est bon, tes petites oreilles reposées sont prêtes à se lancer sur Cosmilian. Cosmique ou comique à chacun de choisir, j’opte toutefois pour le premier choix. Cette dernière track est un cas à part : sans être en avance sur son temps elle a le mérite d’innover chez les Zenker Brothers. Attention toutefois, dégainer ce titre en plein SET peut vite faire chambouler l’ambiance donc je recommande l’écoute studio. J’ai envie de dire qu’on en arrive à la conclusion de ce second maxis. L’ambiance générale est plus que positive, aucun sans faute au compteur à déplorer et en plus de cela un style vraiment à part de ce qui se fait traditionnellement à Berlin. Comme quoi sur un malentendu ça peut marcher.

 

 

2014 – Stratus Phunk : Mouhahaha on en arrive au sésame ultime, mon coup de coeur absolue. J’ai fait la connaissance des Zenker Brothers par le biais d’une amie (thanks « Grande Chambellante ») et surtout avec Knighthof. Je ne vais pas me plaindre de ça, loin de là même. Non, si j’ai très vite adhéré au style des deux allemands c’est surtout par le biais du morceau éponyme Stratus Phunk. 10 minutes de pure folie et parfaitement orchestrées, le tout plongé dans un magnifique clip du studio « The 29 November Films ». Au programme : samplage des cheminots, gros rythme bien tapeur, envolée nerveuse pour une fin diablement jouissive, communion parfaite entre la vidéo et l’audio, bref du très très très bon boulot à l’Allemande. Je comprend pourquoi les gars du Tresor ont signé, ce seul titre parvient à renverser ton petit crâne en quelques secondes. Renchainons toutefois avec Thirty-Who. Ce second morceau est très facilement assimilable à une grosse Rave Party sur Pluton. Nos potes extraterrestres pourraient pas s’empêcher de se déchainer sur la piste c’est moi qui te le dit. Chose malheureuse, la précédente claque avec Stratus Phunk est difficilement éclipsable d’ou un sentiment de manque à la fin des 6 minutes. Heureusement Vamp Like (ultime track) rajoute un peu de trash à l’ambiance générale : le gros rythme furieux transportera les junkies dans un nouvel espace tridimensionnel. Bref une finale en beauté !

 

Chronique : Unknown Artist – Doge 001

Unknown Artist - Doge 001

Petite pointe de Old School aujourd’hui, je doute fortement que vous ayez entend parler du bonhomme derrière la galette dont je vais vous parler. Pourquoi donc alors ? Et bien le gars n’a tout bonnement laissé aucune information pour le suivre, juste un « Unknown Artist » histoire de dire que c’est officialisé sur un label. « Ca craint grave ton truc » tu me diras. Que nenni l’amie, c’est même tout le contraire, embarque avec moi et tu verras !

Observe petit(e) manant(e) que tu es ce cher Organ House et remet en question tes pensées préétablies. L’introduction du titre est commune dans le milieux, ne t’attend pas à quelque chose de révolutionnaire. Là ou ça commence à bouger cependant c’est au niveau de la ligne de synthé qui débarque vers le milieu du morceau. Par la suite le producteur a même rajouté quelques petits vocales qui te tenteront vite à bouger sur la piste. A titre introductif Organ House fait un sans faute : c’est le début de soirée qui commence, l’ambiance est encore fixé sur les débats entre potes, tout va bien. Fucking Bingo ! « Winter is coming ». Cold Summer Lights va mettre un terme à cette insouciance apparente du début de galette. La veine Old School est toujours de mise je te rassure, rien de troublant. Le rythme est posé, la groovebox en plein délire auditif le tout manié par la main du maitre. Après l’introduction c’est bien à une transition que tu dois faire face, les 5 minutes du titres laissent clairement entrevoir ce petit message tout doux. Mais bon, derrière tout ça tu commences à méditer et je vais t’apporter de quoi te rassasier pleinement. Imagine toi dans un banquet remplis de Skekses tout plus repus les uns que les autres. La nourriture, le bon cône, le siège bien feutré, bref du grand bonheur digne d’un empereur des temps modernes. Get Up se lance timidement mais tu sais que la track va faire son effet. C’est une certitude même. Cette putin de boucle qui accompagne la totalité du titre va même raisonner dans ton petit crâne pour l’éternité. Du côté rythmique c’est un sans faute total, le précédent cadre feutré t’entraine sur la vague du début d’été en douceur, ça groove comme il se doit. Les plus barrés d’entre vous tomberont sous le charme de cette pépite c’est moi qui vous le dit ! Difficile de faire mieux pour la suite d’ailleurs. Way With Her surf sur le côté Deep House du maxi, l’idée de base étant bien présente mais sa maitrise quelque peu déconcertante. L’expérimentation avec les vieilles MC 303 ou autre MC 909 a bien des limites l’ami, il faut savoir rester clair dans ses projets. Et c’est bien là le problème de cette dernière track : au lieu de conclure en beauté la galette Way With Her est plus un joyeux méli mélo d’expérimentations en tout genre. La partie mélodique résolument planante pourra tout de même plaire aux « officionados » du genre. Mais ne nous plaignons pas, 1 sans faute pour 3 grosses claques ça fait toujours plaisir !

 

PS : Le maxi est dispo’ sur plusieurs sites (je vous conseille pour ma part le bon vieux Decks) donc n’hésiter pas à passer commande.

Chronique : Renart

Renart

Derrière cette photo qui te rappellera le roi Arthur (et toute sa bande de joyeux copains) se cache pourtant l’un des producteurs les plus en vogue du moment. Son nom c’est Renart, le Goupil des temps modernes mais surtout un gars qui te propulse en pleine renaissance auditive à chaque écoute. Mais comment le mystérieux Frédéric Destres parvient il à te sortir ces sons de l’espace ? Je vais tenter d’apporter une petite réponse à ce propos, mon but est déjà de parler de la carrière du jeune producteur et ce à quoi elle est amenée à être dans quelque temps. Pose toi en forêt avec un bon soundsystem et lance toi dans une « Medieval Party » si tu as le cran Macfly !

 

2010 – Music For The Royal Fireworks EP : C’est dans le courant de cette année là que le Goupil est sortis de sa tanière pour te balancer son tout premier Maxis. 3 compositions pour 3 remixes, ça commence déjà bien avant même d’allumer le compteur. Comme introduction à l’ensemble on a droit au magnifique Wolf Winterwood, titre nerveux bourré de synthés qui saura égayé tes afters de folie d’été. On remarque presque une petite pointe de sonorité arabes à certains moments (Acid Arab bonjour), c’est un très bon point mais cela reste à nuancer selon les avis (et oui je vois des choses partout, je suis un petit fou !). La track éponyme, Music For The Royal Fireworks, est quand à elle beaucoup plus subtile. La base rythmique très solide du titre (ainsi que ses graves) fait place à des envolées mélodiques par à coup très bien pensées. Ça pourra te rappeler Qualia (de son dernier maxis) au départ mais tu deviendras quand même vite accros à ce morceau. Autre détail les deux morceaux déjà abordés comportent un petit coté Electro-Clash très plaisant à entendre. Néanmoins la merveille du maxis c’est avant tout chose ce bon vieux Oiseau de Malheur. Combine la nervosité de Voyage Chromatique avec des graves ultra saturés et te voilà plongé en plein trip avec les corbac’s de Game Of Thrones. J’abuse peut être un peu les choses mais quand on te procure tes 6,30 minutes de kiff avec cette track tu en ressors indéniablement satisfait. Mais oui monsieur, je fait l’impasse sur les trois remixes de la galette car mon but est avant tout de chroniquer notre célèbre Goupil !

https://soundcloud.com/ftw/sets/renart-music-for-the-royal-fireworks-ep   (Sorry l’amie pas de lien intégrable).

2010 – Voyage Chromatique (Single) : Je ne vous présente plus ce tube devenu mythique en un rien de temps. Voyage Chromatique c’est un peu comme si tu prenais un zeste de l’esprit de Philip K. Dick et que tu l’associais finalement avec une Techno tout droit sortis du monolithe de 2001 : L’odyssée de l’espace. « That’s a fucking Bingo » tu pourras dire, je serais d’accord avec toi l’amis car les 7,40 minutes du morceau ont eu droit à un très beau clip (et quand je dis très beau c’est très beau). Badaboum cosmique dans ta tête !

2011 – Voyage Chromatique EP : Il fallait réitérer le trip pour convaincre la foule. Renart nous livre ici un maxis très spécial, des inédits saupoudrés de bon remix par ses potes. Malpertuis nous dévoile un Edit vraiment sympa de Voyage Chromatique : si peu de choses changent réellement, cette version est plus uniforme et assez intéressante pour y jeter un coup d’oeil. Renart renchaine avec Charlatan, une track au nom aguicheur qui te prouvera que la Techno en période de fête ça peut être cool en fin de compte. Tu commenceras même à te poser une question : mais d’ou sort-il tous ces samples, mélodies et j’en passe ?! Grande énigme l’amie, intéresse toi plutôt au morceau suivant, Confiture. Le petit son du carillon, aussi bête soit il, donne une sacré immersion dès les premiers coups lancés. Pour résumer ce titre de manière objective on est face à une sacré expérimentation rythmique comme mélodique. Confiture est et restera un sacré morceau, tu t’amuseras à le fredonner dans des situations bien barjo en compagnie de tes potes. FAON en a lui aussi fait les frais en nous en pondant un remix « illico-presto ». Plus traditionnel sur certains aspects, le résultat reste tout bonnement jouissif. Tu es dans ta bulle, perdu dans tes idées à te questionner sur la manière dont la track a été composée. Larcier rejoint le champ de bataille et nous livre sa version des choses : la carte de l’envoutement est tirée, tu ne peut rien y faire ton trip ne fait que commencer.

2010-2011 – Inédits : Ne stresse pas l’amie j’ai tout bonnement donné le nom « Inédits » aux différentes tracks du Goupil qui étaient inclassables. Enfin non, pas inclassables mais plus à part. Je commencerais donc avec le très bon Al Isra, titre méconnu du grand public mais qui a pourtant un énorme potentiel en milieu de soirée. C’est sans doute pour moi l’une des plus belle fusion qu’il m’ai été donné d’entendre : le coté expérimentateur de Renart se marrie avec celui de la balade électronique en plein moyen-orient. La carte rythmique est elle aussi impeccable, nerveux mais juste comme il faut. Mais comme toute chose à une fin il va être temps de lancer Songe Enigmatique Séquentiel. 13,30 minutes de délire auditif à réserver aux puristes de l’extreme. C’est précisément avec CETTE track que tu peut apercevoir le génie créatif de Renart : une belle part d’imagination poussée à coup d’expérimentations innovantes sans aucun temps morts. Il est certain que ce morceau n’est pas adressé à tout le monde mais les quelques personnes qui sauront apprécier l’idée du titre comprendront ce que je veut dire. La suite se trame déjà avec Styx. Cette fois ci Renart s’attaque presque au travail d’un compositeur d’OST : sortir la carte de l’ambiance et faire planer le mystère. Sans faute absolue, à bon rendement sur un bon système audio vous pourrez presque vous imaginez dans le Solaris russe de 1972.

2012 – Petits Charmes : Ma découverte de Renart remonte précisément à ce Maxis. Déjà 2 ans que je m’écoute cette petite merveille, c’est fous comme le temps passe vite quand on y pense. 4 morceaux uniques composent la galette, galette qui commence ainsi avec Au Matin, La Mort De L’Astre. Outre ce nom plutôt évocateur Renart a tiré la carte de simplicité en utilisant tout ce qu’il sait faire de mieux à bon escient. Le résultat est impressionnant : un style particulier t’envoute pendant les 6 minutes du morceau, bref du travail de maestro. L’expérience se poursuit avec la track éponyme, Petits Charmes. Elle porte bien son nom d’ailleurs, l’ambiance chaude doublée des magnifiques petites notes de synthé est convaincante dès les premières secondes d’écoutes. Les nappes mélodiques qui surviennent et disparaissent au fur et à mesure du titre rajoutent vraiment un petit plus qu’on attendait tous. Pour avoir vu ce que ça donnait en live (et je suis loin d’être le seul) l’ambiance que procure Petits Charmes est absolument unique. Tellement unique que Renart nous a dégotté une autre version, Petits Charmes (Le Poème). La structure reste similaire mais tout auditeur qui se respecte aura remarqué les subtiles réverb’ placé sur le synthé d’origine. Comble du plaisir on a droit à une très bonne vocale (de qui, je ne sais pas) qui rajoute un coté presque skyzophrénique au titre. La seconde partie s’accélère nettement avec des réverb’ encore plus dingue, en bref du grand génie à la Française. Ouh ouh ouh on arrive au met ultime, le Saint Graal absolue de ma bibliothèque audio. Quand j’ai entendu la première fois Conte D’Été je n’ai pas réussis à classer le morceau dans telle ou telle catégorie. Le titre va à l’encontre même des concepts préétablis de la musique électronique : Renart a fait preuve d’audace en ressortant de sa besace ses meilleurs samples. Ou plutôt la totale, groovebox, synthés, vocales et j’en passe. Ces 7,50 minutes te transporteront sur un petit paradis imaginaire et feront de toi un être repus de musique (du moins pendant longtemps, très longtemps). Trop de Techno dans la tête depuis quelque temps ? Alors jette toi sur Conte d’Été de suite et amuse toi à écouter les vocales de la petite fille qui s’amuse à observer le studio du Goupil. Du grand art, et à la Française merde !

2013 – Et Le Rêve Des Absents : C’est en ce mois de Novembre 2013 que Frédéric nous lâche cet EP : Et le rêve des absents est une vraie surprise, un savant mélange tribal/mélodique sur une vague d’ambiance psychédélique. Rares sont les sorties à me procurer un tel plaisir, j’ai mis du temps à rédiger cette chronique en partie pour cette raison car l’oeuvre se savoure sur le long terme, en écoute casque ou avec un très bon Sound-System. Stratagème nous laisse pénétrer doucement dans cet univers chaotique, champ de bataille entre les Kick d’une techno agressive et d’une suite de mélodies synthétiques. On se reprend à penser à Voyage Chromatique, l’atmosphère du single revient à quelques moments mais ici elle est poussée à son paroxysme. Introduction en douceur et qui joue à merveille son rôle, cette première track démontre un important travail de production et de réflexion, tout  est millimétré et orchestré à la perfection. Ces 6 minutes de plaisir se poursuivent avec Qualia placé en seconde position de la galette. L’agressivité est remontée de 10 crans avec des Kick bien lourd, ça surprend même au départ mais très vite on se prend a planer. L’envoutement se fait ici par palier successif, des notes de synthés saturées qui s’amplifient, ralentissent et se relancent au fur et à mesure de l’écoute. Point d’ajouts barbants, ici Renart vise un minimalisme maitrisé et qui te fait bouger pendant 5,30 minutes. La Bataille de Synthèse poursuit cette épopée et le moins que l’on puisse dire c’est que ça envoie : une montée en puissance tout bonnement jouissive, cette track a un sérieux avenir en club ! Ce 3ième morceau même s’il est de la même veine que les deux précédents surprend beaucoup plus dès la première écoute car on nage en plein dans un mélange Minimal agressive/Ambient. Surprise surprise l’ami ça ne s’arrête pas pendant les 5 minutes suivantes et bien au contraire, ici l’animal te livre une véritable fresque mélodique. Comme quoi une boite à rythme, un synthé, une pannelle de VST et un producteur talentueux peuvent donner un véritable chef d’oeuvre. Attention l’ami ne te dit pas que l’aventure est finie, bien au contraire il reste encore la fameuse track éponyme Et le Rêve de absents. Parce que l’apogée de ton trip se situe bien entendu dans ces dernières 7,30 minutes. Ecouter la galette de manière disparate ne ferait que casser l’idée, l’écoute d’une traite est largement conseillée (surtout avec une bon casque ou une belle paire d’enceintes). Car oui, ce dernier morceau équivaut à la démultiplication de Voyage Chromatique à coup de M16. Les kicks te lancent en pleine Rave, les mélodies en plein voyage interstellaire. Faire mieux me paraît difficile voir suicidaire tellement l’idée est géniale.

2012-2013 – Renart Remixes : Pour faciliter le rangement de ma Bibliothèque MP3 j’aime bien simplifier les choses. C’est ainsi que j’ai décidé de rassembler tout les remix de Renart dans une seul compil’ histoire de faire perdurer le trip comme il se doit de faire. Avant toute chose il s’agit de te faire apprécier l’esprit du Goupil donc je commencerais avec Love Is Not A Joke (Renart Remix). Initialement composé par Ahmad Al Kosem, ce morceau marque l’affection que porte Renart vis à vis des sonorités du moyen-orient. Et c’est tant mieux vu le résultat nerveux que ça donne : crois moi ta soirée risque de devenir complètement tarée si tu passes ce titre. Bon point donc, en plus d’être un producteur émérite Renart affirme désormais ses talents de remixeur. Bell (Renart Remix) est aussi une petite merveille : les graves sont bien mixés et se marie parfaitement avec le coté un peu déjanté des mélodies. Parfait pour faire monter l’ambiance et en même temps rester dans le cadre du milieu de soirée. Dream Is On (Renart Remix) de Loony Wise Men change la donne en faisant péter ton caisson. Les graves envoutantes font très vite place au son industriel qui se répète tout du long, et ce en appelant en renfort des vocales robotiques à certains moments. « Très intriguant » : telle sera ta réaction, mais « très kiffant » tel sera ton souvenir (Maître Yoda est avec moi les gars). Si tu veut de reposer après cette bataille nerveuse alors enchaine avec Sometimes I See (Renart Remix) de Larcier. Je pourrais presque reconnaitre un sample de John Shepheard (Type on A pour être précis) mais l’ambiance posée du titre me dissuade de faire preuve de réflexion. Calme toi l’amie et endors toi tout simplement. Si tu veut que ça groove tout en planant alors démarre Atoms & Axes (Renart Remix). Tu vas bien phaser sur les vocales lancinantes en intro mais ce sont les graves qui forgent l’essence même du titre. Petit détail tu peut même entendre le petit clic d’un trackpad Apple, et oui le Goupil a pensé à tout ! Ça ne te suffit pas ? Alors pars avec moi dans le désert Syrien pour découvrir l’histoire des souverains Perses avec Atabat (Renart Remix). C’est le géniallissime Omar Souleyman qui a été remixé, en élément de comparaison tu peut imaginer l’excellent Surf Smurf (Rebolledo Version) transformé à la sauce du moyen-orient et de l’asie mineure. Alicia (Renart Remix) va te booster un petit coup avant d’affronter le mur du son du Berghain. Imagine l’USS Enterprise passer en vitesse lumière avec Renart qui te pose un set dans le même temps, tout est dit. Si tu es tombé sous le charme de Petits Charmes (yeah la blague) alors jette toi sur The Wheel (Renart Remix) de Square Mode. Petit retour aux ambiances chaudes du sud de la France le tout servis sur un petit nuage de volupté musicale. Mushroom (Renart Remix) de vOPhoniQ surfe sur la même tendance, dis toi que des petits champignons seront parfait pour savourer l’expérience (pas de blague voulue). Je t’ai gardé le meilleur pour la fin l’amie, c’est pas tout le monde qui est capable de pondre un remix pareil. Je parle de Enfant Flamme (Renart Remix) originalement composé par Blind Digital Citizen. Point d’introduction mélodieuse le kick est déjà lancé à fond. Non ce qui frappe c’est le goût prononcé de Renart pour les envolées mélodiques. Le coté d’abord agressif du titre fait la part belle à un côté bien plus poétique, coté qui m’a d’ailleurs rappelé le talent de Vangelis sur la bande son de Blade Runner. Je te laisse découvrir le remix de Home Music par tes propres moyens, là aussi c’est du grand art. Oh mon petit c’en est finis des remixes malheureusement, le Goupil a disparu dans un buisson. Pas grave, la suite est tout aussi énorme.

2013 – Normal Music 01 : La courte apparition de Renart chez Normal Music est une histoire à ne pas oublier. Un seul titre en a découlé pour l’instant, Or Sang Tu Mens. Une petite bombe d’envoutement comme le jeune producteur sait le faire, que ce soit en Live ou bien en écoute chez toi tu resteras fasciné par cette track. Là est le talent de Renart justement…

2013 – Acid Arab Collections #1 : LE titre absolu de la compilation. Versatile Records à du être bien content en voyant la réaction des gens à l’écoute de Sahra min tahab. LA combinaison parfaite de la puissance de la Techno, de l’envoutement des mélodies et enfin des sonorités arabes (Syriennes pour plus précis). Si tu as l’occasion de partir dans le désert un de ces quatre embarque ton Ipod et ce morceau d’office. Si tu es encore plus chanceux ramène ta sono et fais péter le son avec les scorpions du Sahara. Bref c’est Renart quoi.