Mois : avril 2013

Solar Fields – Random Friday

Solar Fields - Random Friday

Youtube a l’énorme talent de faire découvrir un tas de choses tout les jours. Spécialement quand on part d’une musique à notre gout et qu’on fait un tour dans les suggestions proposées. Solar Fields rentre dans cette catégorie, j’ai découvert son album Random Friday par pur hasard et depuis je ne décroche plus. En voyant Trance j’étais sceptique, ce n’est pas que je n’aime pas le genre, mais il y a une telle masse d’artiste qui en produisent tout les jours qu’on a finis par exploiter l’idée au maximum (voir à la surdose). Mais des exceptions demeurent comme j’ai pu le remarquer par la suite, des artistes qui se démarquent de cette masse grouillante et qui parviennent à fournir des productions dans la même trempe que d’autres grosses pointures de la musique. L’album (l’avant-dernier du nom) est sortis en 2012 dans un mimétisme total : très peu de chroniques, pas de marketing ni de publicités ou très peu, il faut vraiment connaitre le genre et ses sorties annuelles pour y avoir prêter attention. Je parle bien sur du point de vue du mec qui débarque dans tout ça, les fans de la première heure eux ont eu le temps de savourer le Lp bien avant nous. Enfin bref, attaquons le sujet là ou il devrait normalement commencer !

L’artiste porte bien son nom : Solar Fields (Champs-Solaires dans la langue de Molière) semble surfer sur une vague spatiale sans fin, alternant voyage entre galaxies et planètes diverses. Chaque album à en soit ses propres sonorités, si dans le cas de cette chronique je m’attarderais uniquement sur Random Friday j’encourage les auditeurs curieux à visiter Youtube pour constater la véracité de mes propos. Dans tout les cas, l’album s’écoute d’une traite. Oubliez les morceaux moyens, bons ou passables, l’artiste uniformise ici ses tracks dans le haut niveau, alternant montée en puissance et mélodies planantes. Tout est dans l’ambiance et dans l’idée, si tu rentres dans cette sphère l’ami tu pourras te surprendre à t’écouter en boucle le Lp.

C’est donc chez soit  (de préférence) devant sa chaîne Hi-Fi et avec une bonne dose de stimulant (à vous de choisir lequel du moment que ça ne tourne pas en gros bordel) que la galette s’écoute. Finement travaillé (dans le mixage et le choix des samples et synthés), Random Friday surprend très vite : dès le morceau introductif (Light Control) ça démarre. Véritable passage en vitesse lumière (FTL pour les fans de SF) la track commence par un synthé grave et des mélodies à coup de réverb’. C’est dans l’arrivée du beat principal que tout se joue, très discret au départ voir optionnel, l’arrivée successive des graves vient balayer  les suspicions. Et c’est aussi à ce moment fatidique que l’album se lance : les rythmes s’alterneront selon les morceaux mais toujours dans un soucis d’uniformisation avec les autres morceaux. Les BPM plutôt rapide de la Trance deviennent donc naturels, par le thème spatial qu’a choisis l’artiste en premier lieu mais aussi par la liaison parfaite entre les morceaux (aucun temps morts, c’est presque produit comme un Mix d’1h30). Les graves restent ainsi toujours dans la même trempe que celles de Light Control, un synthé typiquement analogique bien rare sur cette scène musicale. Les médiums eux varient selon l’avancée du LP (plus on enchaîne les morceaux et plus ils monteront vers les aigues). Comme une rivière galactique (Hyperion l’amis !), les mélodies s’enchaînent sans cesse, discrètes sur le début de l’album, prenantes sur le milieux et donc ultimes sur la fin.

Que dire de plus ? Chacun aura le plaisir de juger Random Friday selon son bon gré, mais l’impression que je vient de dégager est exactement celle que j’ai eu dès la première écoute. Qu’on aime ou pas, la Trance étant un genre encore difficilement compris du grand public, je suis convaincu qu’un paquet de gens pourraient aimer ce Lp avec un peu de curiosité derrière. Bref, je dis un grand merci aux suggestions « Youtubienne » et je te souhaite à toi l’amis de faire de même 😉

 

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